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Rhumatologie : définition, classification des maladies, causes, symptômes, diagnostic, traitement

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Cer­taines acti­vi­tés quo­ti­diennes ou sim­ple­ment le mode de vie amènent des per­sonnes à  souf­frir de dou­leurs arti­cu­laires (dos, genoux, bras, etc.). En effet, les dou­leurs arti­cu­laires sont mon­naie cou­rante et il est esti­mé qu’en France, envi­ron 20 mil­lions de per­sonnes souffrent ou ont été affec­tées par des dou­leurs arti­cu­laires. C’est une situa­tion cri­tique qui en appelle à la pru­dence et au ména­ge­ment des modes de vie. 

Pour jus­te­ment faire face aux dou­leurs arti­cu­laires, il a été insa­tu­ré en méde­cine une spé­cia­li­té dénom­mée rhu­ma­to­lo­gie, qui traite des patho­lo­gies qua­li­fiées de rhu­ma­tismes. C’est en effet une branche de la méde­cine qui s’occupe du trai­te­ment de la dégra­da­tion à tous les niveaux du sque­lette loco­mo­teur de l’homme. 

Les appli­ca­tions de la rhu­ma­to­lo­gie sont vastes et les trai­te­ments impli­qués sont aus­si divers. Alors, que faut-il savoir de la rhu­ma­to­lo­gie, des mala­dies et leurs mani­fes­ta­tions ?  De même, quelles sont les causes de ces mala­dies et com­ment les prendre en charge et les prévenir ? 

Définition

La rhu­ma­to­lo­gie est une spé­cia­li­té médi­cale qui traite les mala­dies de l’appareil loco­mo­teur. L’appareil loco­mo­teur étant consti­tué des os, des arti­cu­la­tions, des muscles, des ten­dons et des liga­ments qui aident le corps à mou­voir. Le rôle de la rhu­ma­to­lo­gie est alors de soi­gner les dou­leurs et dys­fonc­tion­ne­ments qui sur­viennent dans ces dif­fé­rentes zones du corps.

Par ailleurs, la dis­ci­pline rhu­ma­to­lo­gie se consacre à soi­gner les affec­tions neu­ro­lo­giques péri­phé­riques. C’est le cas par exemple de la scia­tique qui signi­fie une lésion du nerf scia­tique, se mani­fes­tant par une dou­leur vive au niveau de la colonne ver­té­brale, ou à sa proxi­mi­té immédiate.

D’un autre côté, la rhu­ma­to­lo­gie soigne éga­le­ment l’ensemble des rhu­ma­tismes inflam­ma­toires et les mala­dies auto-immunes qui ont par­fois d’incident sur des zones extra arti­cu­laires du corps. Il s’agit entre autres des yeux, de la peau, des reins et des poumons.

La rhu­ma­to­lo­gie s’avère une dis­ci­pline médi­cale holis­tique en rai­son des dif­fé­rentes patho­lo­gies qu’elle soigne. D’une part, son but est de réduire les dou­leurs qui empiètent sur le fonc­tion­ne­ment nor­mal du sys­tème loco­mo­teur. D’autre part, la rhu­ma­to­lo­gie per­met de réédu­quer les patients quant à l’amélioration de leur sou­plesse ain­si que leur mobilité.

Classification des maladies rhumatologiques

Les mala­dies que soigne la rhu­ma­to­lo­gie sont clas­si­fiées selon leur ori­gine et leur mode opé­ra­toire. À cet effet, il existe une varié­té de patho­lo­gies rhu­ma­to­lo­giques appar­te­nant cha­cune à une famille bien précise.

Les maladies inflammatoires

Les mala­dies inflam­ma­toires regroupent :

  • La poly­ar­thrite rhumatoïde ;
  • La mala­die de Sever ou l’apophysite cal­ca­néenne ;
  • Le rhu­ma­tisme psoriasique ;
  • La spon­dy­lar­thrite ankylosante ; 
  • Et le lupus éry­thé­ma­teux disséminé.

Ces mala­dies sont en géné­ral auto-immunes. En d’autres termes, elles sont cau­sées par l’hyper­ac­ti­vi­té du sys­tème immu­ni­taire à l’encontre des sub­stances et des tis­sus pré­sents dans l’organisme humain.

Les maladies d’origine infectieuse

Les mala­dies d’origine infec­tieuse concernent entre autres l’arthrite sep­tique et la spon­dy­lo­dis­cite. Ces mala­dies pro­viennent d’une infec­tion de la peau. Les arti­cu­la­tions sont affec­tées par une infec­tion de la peau pour plu­sieurs raisons.

D’une part, lorsqu’il y a frac­ture sur un endroit de la peau plus ou moins proche d’une arti­cu­la­tion. D’autre part, la plaie engen­drée n’est pas cor­rec­te­ment explo­rée et en dépit des trai­te­ments anti­bio­tiques,  l’articulation visée est infec­tée par les corps étran­gers de la plaie.

Les maladies du squelette

Les mala­dies du sque­lette sont l’arthrose, l’ostéoporose, le rachi­tisme, l’ostéomalacie, l’ostéose para­thy­roï­dienne, l’ostéophytose, la mala­die de Paget. Ces mala­dies sont en effet issues des troubles du sque­lette humain. Elles ont des effets directs sur l’os.

Il en existe une varié­té de chaque mala­die, clas­sée selon leur effet sur l’os et leur origine.

Les maladies d’origine métabolique

La forme fré­quente de rhu­ma­tisme méta­bo­lique est la goutte. Elle est aus­si sui­vie de la chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire. Ces mala­dies sont en effet pro­vo­quées par un trouble du métabolisme.

Les troubles méta­bo­liques qui déter­minent la nature de la patho­lo­gie sont ceux liés à la trans­for­ma­tion et au trai­te­ment de cer­taines sub­stances pré­sentes dans l’organisme.

Les maladies d’origine dysplastique

Les mala­dies d’origine dys­plas­tique concernent les patho­lo­gies telles que :

  • L’ostéogenèse impar­faite ;
  • L’hypochondroplasie, achon­dro­pla­sie, les dys­pla­sies d’étiologies déter­mi­nées ou non avec bilan étio­lo­gique en cours.
  • Le syn­drome de larsen ;
  • Le nanisme primordial ;
  • Les exos­toses multiples ;
  • La dys­pla­sie fibreuse, syn­drome de McCune-Albright ;
  • Les dys­os­toses (crâne, ver­tèbres, rotules, membres).

Sont concer­nées aus­si d’autres patho­lo­gies liées au méta­bo­lisme phos­pho­cal­cique à savoir : la cal­ci­nose tumo­rale, le pseu­do­hy­po­pa­ra­thy­roï­die (PHP), le pseu­dop­seu­do­hy­po­pa­ra­thy­roï­die (PPHP), l’hétéroplasie osseuse pro­gres­sive, hypo­phos­pha­té­mies, etc.

Les autres maladies rhumatologiques

Les autres mala­dies rhu­ma­to­lo­giques sont celles qui touchent direc­te­ment les arti­cu­la­tions. Elles sont :

  • L’arthrose ;
  • La her­nie dis­cale cervicale ;
  • La bur­site ;
  • L’ankylose ;
  • La cer­vi­cal­gie ; 
  • La cyphose ;
  • La déchi­rure musculaire ; 
  • L’élongation ou bles­sure musculaire ; 
  • La dis­co­pa­thie encore appe­lée mal de dos ; 
  • L’épicondylite ;
  • La gonal­gie ;
  • L’entorse ;
  • L’hallux val­gus ;
  • La lom­bal­gie ;
  • Le lum­ba­go ;
  • La mala­die de Scheuermann ;
  • La myas­thé­nie ;
  • La sco­liose ;
  • La ten­di­nite ;
  • L’algodystrophie ;
  • La mala­die de Dupuytren ;
  • Le syn­drome du canal carpien. 

Causes

Étant don­né que les mala­dies rhu­ma­to­lo­giques sont nom­breuses, leurs ori­gines sont aus­si diverses. Cepen­dant, il est rete­nu deux grands types de causes liées aux patho­lo­gies rhumatologiques.

D’une part, les causes méca­niques sont à l’origine de cer­taines mala­dies rhu­ma­to­lo­giques, notam­ment les mala­dies qui affectent les arti­cu­la­tions. Ces causes se tra­duisent par des frot­te­ments ou des mou­ve­ments répé­tés qui usent pro­gres­si­ve­ment les arti­cu­la­tions sol­li­ci­tées.  En exemple, l’arthrose est pro­vo­quée par des mou­ve­ments méca­niques. C’est ce qui jus­ti­fie son déve­lop­pe­ment dans divers corps de métier.

D’autre part, des  causes inflam­ma­toires sont à l’origine des rhu­ma­tismes inflam­ma­toires, regrou­pées sous le thème d’arthrite. Ces causes sont non connues. Tou­te­fois, des fac­teurs géné­tiques pour­raient expli­quer l’existence des rhu­ma­tismes inflam­ma­toires. De même, ces mala­dies peuvent être déclen­chées par des élé­ments de toxi­ci­té tels que le tabac.

Par ailleurs, selon cer­taines études, il exis­te­rait un lien entre des ano­ma­lies de la flore intes­ti­nale et le déve­lop­pe­ment des rhu­ma­tismes inflam­ma­toires. Quel qu’en soit, les rhu­ma­tismes en géné­ral sont cau­sés en par­tie par le vieillis­se­ment, des trau­ma­tismes arti­cu­laires, ou une contrainte exces­sive sur le car­ti­lage.

La déré­gu­la­tion immu­ni­taire et par­fois des infec­tions  ou tumeurs can­cé­reuses sont à l’origine des rhu­ma­tismes. C’est en rai­son de cette varié­té de fac­teurs en cause que les mala­dies rhu­ma­to­lo­giques sont classifiées.

Symptômes

Compte tenu de la varié­té des rhu­ma­tismes, les symp­tômes de mala­dies trai­tées en rhu­ma­to­lo­gie varient d’une patho­lo­gie à une autre.  Néan­moins, ces mala­dies ont un point en com­mun. Il s’agit de la dou­leur qui carac­té­rise la plu­part des affec­tions de rhumatisme.

La douleur : un symptôme commun aux pathologies en rhumatologie

On retrouve la dou­leur de la même façon dans les rachi­al­gies (dou­leurs du dos ou de la colonne ver­té­brale) que dans l’arthrose, l’algodystrophie, les mala­dies méta­bo­liques, d’origine infec­tieuse ou des mala­dies du squelette.

Les dou­leurs sont géné­ra­le­ment obser­vées au niveau des arti­cu­la­tions et s’accompagnent par­fois de symp­tômes sup­plé­men­taires. La rai­deur arti­cu­laire, le gon­fle­ment, la cha­leur et une gêne à peu près importante.

Les rhu­ma­tismes dans leur majo­ri­té peuvent se mani­fes­ter sous forme de crises répé­tées ou encore pous­sées, asso­ciées à des dou­leurs intenses. Ces dou­leurs sont de type méca­nique, le plus sou­vent déclen­chées et aggra­vées par des mou­ve­ments récur­rents.

Par ailleurs, les symp­tômes asso­ciés aux dou­leurs s’atténuent lorsque le corps est en mou­ve­ment dans la jour­née et mobi­lisent les arti­cu­la­tions. En revanche, seul le repos dimi­nue l’intensité des dou­leurs, et les trai­te­ments médi­caux les soignent efficacement.

Des déformations

Les défor­ma­tions ne sont pas com­munes à toutes les patho­lo­gies de rhu­ma­tisme. Cer­taines patho­lo­gies telles que la mala­die de Dupuy­tren, l’arthrose sont mar­quées par des défor­ma­tions, notam­ment celles des doigts.

En matière de défor­ma­tion, la mala­die de Dupuy­tren se mani­feste par la flexion et la rétrac­tion des doigts. Quant à l’arthrose, elle se carac­té­rise aus­si par des défor­ma­tions ines­thé­tiques et gênantes des doigts. L’hallux éga­le­ment est concer­né par la défor­ma­tion, celle du gros orteil.

Diagnostic

Pour poser le diag­nos­tic d’un rhu­ma­tisme, le rhu­ma­to­logue fait appel à toute une palette d’exa­mens d’imageries médi­cales ain­si que des inter­ven­tions chi­rur­gi­cales pour répa­rer les défor­ma­tions et dys­fonc­tion­ne­ments de l’appareil loco­mo­teur. Les actes thé­ra­peu­tiques sont aus­si associés.

Des actes thérapeutiques

Avant toute inter­ven­tion, le rhu­ma­to­logue prend le soin de poser des ques­tions au patient sur ses plaintes tout en exa­mi­nant les arti­cu­la­tions et l’amplitude des mou­ve­ments.  Les ques­tions adres­sées au patient peuvent être :

  • Depuis quand souffrez-vous ? 
  • Com­ment se mani­festent les douleurs ? 
  • Quelles sont les arti­cu­la­tions menacées ?

À ces ques­tions, il asso­cie des actes qui per­mettent au patient de lais­ser paraitre des plaintes. Par exemple, éti­rer les bras vers le haut, se cour­ber en remon­tant le dos, plier les genoux, etc.

Le rhu­ma­to­logue peut lui aus­si poser des actes thé­ra­peu­tiques au niveau local préa­la­ble­ment à tout trai­te­ment.  En exemple, il peut pro­cé­der à des infil­tra­tions de cor­ti­coïdes direc­te­ment dans l’articulation afin de sou­la­ger les douleurs.

Diagnostic par examens d’imageries médicales  articulations

Les exa­mens d’imageries sur les­quels s’appuie le diag­nos­tic de rhu­ma­tisme sont :

  • L’échographie ;
  • La radio­gra­phie ;
  • Le scan­ner ;
  • L’IRM ;
  • La scin­ti­gra­phie osseuse ;
  • L’arthrographie et
  • le tep-scan­ner.

Le but de ces exa­mens est d’observer de près les dys­fonc­tion­ne­ments sur l’appareil loco­mo­teur et d’y appor­ter les solu­tions idoines.

Diagnostic par ponctions articulaires et bilan biologique

Selon les plaintes du patient, le méde­cin rhu­ma­to­logue réa­lise des ponc­tions arti­cu­laires afin d’analyser le liquide pré­sent dans l’articulation et iden­ti­fier la pré­sence de bac­té­ries ou de cris­taux soli­di­fiés.

Il réa­lise aus­si des exa­mens san­guins sont aus­si réa­li­sés afin d’associer le mal à une patho­lo­gie don­née. Prin­ci­pa­le­ment, les exa­mens san­guins sont réa­li­sés lorsqu’il s’agit d’une poly­ar­thrite rhu­ma­toïde. Ces exa­mens per­mettent de confir­mer l’effectivité de la pathologie.

Traitement

Les trai­te­ments rhu­ma­to­lo­giques vont des trai­te­ments symp­to­ma­tiques médi­ca­men­teux aux trai­te­ments rhu­ma­to­lo­giques non médicamenteux.

Les traitements médicamenteux

Les trai­te­ments médi­ca­men­teux regroupent trois caté­go­ries de soins. D’abord, on retrouve les trai­te­ments symp­to­ma­tiques qui sont constitués :

  • Des antal­giques dont l’objectif est de dimi­nuer la dou­leur due au dys­fonc­tion­ne­ment des arti­cu­la­tions. En tête de liste, le para­cé­ta­mol est l’antidouleur le plus usi­té et par­fois en asso­cia­tion avec des déri­vés de mor­phines. En plus de cela, il peut être uti­li­sé des anti­dé­pres­seurs et anti-épi­lep­sies pour soi­gner les dou­leurs notam­ment celles chro­niques celles d’origines nerveuses.
  • Des anti-inflam­ma­toires sté­roï­diens ou non sté­roï­diens vont réduire l’inflammation et dimi­nuer la douleur ;
  • Des myo­re­laxants qui ont pour rôle de réduire les contrac­tures des muscles pou­vant cau­ser de douleur.

Ensuite, les trai­te­ments de fond sont constitués :

  • Des trai­te­ments de fond clas­sique basé sur l’utilisation de médi­ca­ments tels que leflu­no­mide, metho­trexate, sul­fa­sa­la­zine, hydroxy­chlo­ro­quine ;
  • Des bio­thé­ra­pies obte­nues par la bio­tech­no­lo­gie et dont l’action est de long terme et l’efficacité est retar­dée dans le temps. Ce sont entre autres : les anti-TNF, l’abatacept, le toci­li­zu­mab trans­mis par voie sous-cuta­née.

Enfin, les trai­te­ments locaux quant à eux sont constitués :

  • Des infil­tra­tions de cor­ti­coïdes au voi­si­nage d’un ten­don, d’un nerf, au sein d’une arti­cu­la­tion ou au niveau de la colonne rachi­dienne de la cor­ti­sone. Les cor­ti­coïdes ont un effet anti-inflam­ma­toire qui va sou­la­ger et amé­lio­rer la fonc­tion des articulations ;
  • Des injec­tions de l’acide hya­lu­ro­nique ou vis­co­sup­plé­men­ta­tions afin de lubri­fier l’articulation pour amé­lio­rer la mobi­li­té et la dou­leur. Ce trai­te­ment est par­ti­cu­liè­re­ment sol­li­ci­té pour soi­gner l’arthrose ;
  • Du lavage arti­cu­laire qui est de net­toyer  les micro­par­ti­cules res­pon­sables de l’inflammation d’une arti­cu­la­tion en uti­li­sant du sérum phy­sio­lo­gique. Ce trai­te­ment est sou­vent cou­plé à l’injection de cortisone ;
  • Des syno­vior­thèses iso­to­piques per­mettent de soi­gner des rhu­ma­tismes inflam­ma­toires. Ils sont uti­li­sés au cas où une syno­vite résis­te­rait à une cor­ti­sone. Il s’agit par­ti­cu­liè­re­ment de réduire la syno­vite en injec­tant un iso­tope au sein d’une articulation.

L’ensemble des thé­ra­peu­tiques de fond et symp­to­ma­tiques est des­ti­né à réduire les signes et symp­tômes d’un rhu­ma­tisme et aus­si d’écar­ter les dégâts arti­cu­laires. En ce qui concerne les trai­te­ments locaux, il s’agit d’extraire les agents toxiques créant de la dou­leur au sein des articulations.

Les traitements non médicamenteux

Les trai­te­ments non médi­ca­men­teux sont consti­tués d’exer­cices phy­siques visant à cor­ri­ger les dys­fonc­tion­ne­ments du sque­lette loco­mo­teur. On note :

  • La kiné­si­thé­ra­pie qui uti­lise des tech­niques manuelles sol­li­ci­tant les muscles, ten­dons et tis­sus sous-cuta­nés. Elle se décline aus­si en la réédu­ca­tion afin de ren­for­cer les muscles, mais aus­si d’entretenir la mobi­li­té arti­cu­laire et rachi­dienne et pré­ve­nir aus­si les gestes douloureux ;
  • L’hypnose cou­plée à la kiné­si­thé­ra­pie a pour but de réini­tia­li­ser le sché­ma cor­po­rel per­tur­bé. Cette tech­nique favo­rise éga­le­ment le contrôle de la dou­leur  en cas d’algodystrophie, et per­met donc de faire des séances de kiné­si­thé­ra­pie pas­sives et confortables ;
  • L’acupuncture vise à éta­blir l’harmonie des flux éner­gé­tiques du corps. L’acupuncture est un trai­te­ment d’appoint de la dou­leur, qu’elle soit aiguë ou chro­nique, méca­nique ou inflam­ma­toire. Pour ce faire, il prend en compte  les scia­tiques, cru­ral­gies, névral­gies cer­vi­co-bra­chiales, dou­leurs cer­vi­cales, dor­sales et lom­baires, les contrac­tures mus­cu­laires et les tendinites.

À cette liste, il est ajou­té l’ostéopathie qui traite manuel­le­ment les dys­fonc­tion­ne­ments inter­ver­té­braux mineurs. La méso­thé­ra­pie, l’ergo­thé­ra­pie et les appa­reillages sont aus­si pris en compte.

Il y a encore le ther­ma­lisme et l’édu­ca­tion thé­ra­peu­tique qui font par­tie de l’arsenal médi­cal en rhumatologie.

Traitement : règles pratiques pour prescrire en rhumatologie

Pour un trai­te­ment opti­mal de rhu­ma­tisme, l’association des trai­te­ments phar­ma­co­lo­giques et non phar­ma­co­lo­giques est néces­saire. Cepen­dant, les trai­te­ments phar­ma­co­lo­giques et médi­caux sont faits en per­son­na­li­sant les soins du patient.

En effet, lors de la pres­crip­tion, il est pris en compte les fac­teurs de risques de la mala­die cou­plés à l’âge du patient. Pour ce faire, les trai­te­ments sont pres­crits selon les affec­tions affi­chées avec appli­ca­tion de mesures adé­quates à la prise en charge sani­taire du patient, selon qu’il s’agit d’un enfant ou d’un adulte.

En dehors des trai­te­ments clas­siques, il est judi­cieux de com­plé­ter un trai­te­ment non phar­ma­co­lo­gique. Ce trai­te­ment revient à :

  • Édu­quer le patient sur sa mala­die, ses fac­teurs de risques, les pro­fils évo­lu­tifs de la mala­die, les dif­fé­rents traitements ;
  • Apprendre au patient l’économie arti­cu­laire ;
  • Orien­ter le patient vers un spé­cia­liste pour soi­gner des mani­fes­ta­tions spé­ci­fiques engen­drées par la patho­lo­gie affectant.

Par ailleurs, il faut l’amener à réa­li­ser des exer­cices de kiné­si­thé­ra­pie pour amé­lio­rer sa san­té. Une pré­pa­ra­tion psy­cho­lo­gique du patient en amont à toute inter­ven­tion médi­cale et un sui­vi réédu­ca­tif après le trai­te­ment sont impor­tants et béné­fiques à sa guérison.

Conseils bien-être en cas de rhumatisme

Pour mieux vivre avec son rhu­ma­tisme, il peut être appli­qué cer­tains remèdes natu­rels et astuces de bien-être. Ceux-ci pré­sentent des effets béné­fiques sur les dou­leurs et sou­lagent les autres malaises engen­drés par la mala­die. Les remèdes natu­rels et astuces à pri­vi­lé­gier concernent :

  • Les cata­plasmes froids qui sont effi­caces en cas de dou­leurs arti­cu­laires aiguës asso­ciées au gon­fle­ment. Son appli­ca­tion plu­sieurs fois par jour à base de cata­plasmes d’argile, ou de com­presse froide donne un effet anti-inflam­ma­toire, décon­ges­tion­nant et analgésique ;
  • Les trai­te­ments ther­miques : ce sont des bains com­plets et par­tiels avec des fleurs de foin, de l’arni­ca, de la boue vol­ca­nique thé­ra­peu­tique ou encore la tourbe. Le bain avec l’un de ces élé­ments atté­nue la dou­leur et sti­mule le méta­bo­lisme et la cir­cu­la­tion sanguine ;
  • Des tisanes de reine des prés : à consom­mer 2 fois par jour une tasse. L’herbe uti­li­sée contient de l’acide acé­ty­lé­nique, un anti-inflam­ma­toire et un analgésique ;
  • L’activité phy­sique régu­lière per­met d’améliorer la mobi­li­té et pré­ve­nir la dégra­da­tion du car­ti­lage. Les sports tels que l’aqua­fit, le nor­dic wal­king, la mus­cu­la­tion, le vélo et la nata­tion per­mettent de ména­ger les articulations ;
  • La détente : les ten­sions et les crampes accen­tuent les dou­leurs. Grâce à des tech­niques telles que  le trai­ning auto­gène, la gym­nas­tique res­pi­ra­toire ou la médi­ta­tion, il est facile de se détendre et mini­mi­ser les risques de dou­leurs graves.

En plus de tout cela, il est impor­tant d’avoir une bonne ali­men­ta­tion. À l’instar des acti­vi­tés phy­siques et de la relaxa­tion, l’ali­men­ta­tion équi­li­brée va aider à avoir une vie saine et réduire les risques de dou­leurs et de contrac­tions des muscles.

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