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Toxoplasmose et Grossesse : Causes, Symptômes, Diagnostic, Traitement

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La toxo­plas­mose est une mala­die consi­dé­rée pour la plu­part du temps comme banale, voire bénigne. Mais elle peut se révé­ler très dan­ge­reuse lorsqu’une femme en état de gros­sesse l’attrape. D’une manière natu­relle, la gros­sesse est une période à risque aus­si bien pour la mère que pour le bébé. Voi­là pour­quoi, il est impor­tant de connaître toutes les infor­ma­tions sur la toxo­plas­mose afin de s’en prémunir.

Pour ce faire, cet article vous four­nit tous les détails sur la toxo­plas­mose. Vous y décou­vri­rez sa défi­ni­tion, les causes et fac­teurs qui en sont les vec­teurs, les symp­tômes pré­sen­tés et les com­pli­ca­tions aux­quelles elle expose la femme pen­dant la grossesse. 

Vous y trou­ve­rez aus­si les méthodes de dépis­tage, les moyens de trai­te­ment effi­cace et adé­quat de la toxo­plas­mose en cas de gros­sesse. Pour finir, vous décou­vri­rez les conseils essen­tiels et simples pour évi­ter la toxo­plas­mose pen­dant la grossesse.

La toxoplasmose : définition, causes et facteurs de risque chez une femme enceinte

La toxo­plas­mose, à l’instar des autres mala­dies, est aus­si une alté­ra­tion, une dégra­da­tion de quelque chose ou un trouble de l’organisme. C’est la rai­son pour laquelle il faut la connaître de façon spécifique.

Définition

La toxo­plas­mose est une mala­die qui résulte d’une infec­tion par le para­site appe­lé toxo­plas­ma gon­dii. En effet, le toxo­plas­ma gon­dii est une espèce de para­sites intra­cel­lu­laires appar­te­nant au phy­lum des Api­com­plexa.

La toxo­plas­mose est une zoo­nose, c’est-à-dire une infec­tion trans­mise par les ani­maux dont les patho­gènes en cause peuvent être des bac­té­ries, des virus ou des parasites.

Causes et facteurs de la toxoplasmose

La toxo­plas­mose est une mala­die d’origine ani­male. Elle est due à une infec­tion par un para­site micro­sco­pique, le toxo­plas­ma gon­dii. Ce para­site infecte le plus sou­vent des ani­maux à sang chaud dont l’hôte défi­ni­tif est un féli­dé : le chat.

En effet, le chat s’infeste en man­geant des sou­ris ou des oiseaux dans les­quels le para­site est déjà pré­sent en forme de kystes conte­nant jusqu’à 300 toxo­plasmes. Le toxo­plasme peut se trou­ver aus­si dans les muscles de nom­breux ani­maux de boucherie.

Par consé­quent, la toxo­plas­mose peut se trou­ver dans les excré­ments des chats, mais aus­si dans des ali­ments conta­mi­nés. Les her­bi­vores comme les mou­tons, les porcs qui broutent au ras du sol souillé, des crottes de chat sont les plus atteints. Plu­sieurs autres fac­teurs favo­risent la conta­mi­na­tion de la toxoplasmose :

  • La consom­ma­tion de la viande mal cuite ;
  • Le contact avec des cou­verts et autres usten­siles non lavés et ayant tou­ché la viande ;
  • La consom­ma­tion des fruits et légumes mal­propres et des pro­duits non pas­teu­ri­sés tels que le lait, le camembert.

La toxo­plas­mose est à l’origine de séquelles impor­tantes chez le fœtus lorsqu’elle est contrac­tée par une femme en état de gros­sesse. D’une per­sonne à une autre, elle peut se mani­fes­ter de diverses manières.

Symptômes et complications de la toxoplasmose pendant la grossesse

La toxo­plas­mose, à l’instar des autres mala­dies, déclenche une alerte orga­nique qui se mani­feste sous maintes formes selon les cas. Dans le cas d’une femme en état de gros­sesse, l’alerte peut appa­raître d’une manière encore plus grave.

Symptômes

En géné­ral, dans 60 % des cas, la toxo­plas­mose parait asymp­to­ma­tique. Les signes éven­tuels sont bénins et peu spé­ci­fiques parce qu’elle déclenche plu­sieurs symp­tômes simi­laires à ceux de plu­sieurs mala­dies. Les symp­tômes de la toxo­plas­mose peuvent se regrou­per en 3 caté­go­ries.

Chez les personnes en bonne santé

Chez les per­sonnes en bonne san­té, la toxo­plas­mose pro­voque les symp­tômes tels que :

  • Fièvre légère ;
  • Dou­leurs musculaires ;
  • Fatigue ;
  • Gan­glions enflés.

Ces symp­tômes ne durent que peu de temps avant de disparaître.

Chez les personnes immunodéprimées (celles dont le système immunitaire est fragilisé)

Chez les per­sonnes immu­no­dé­pri­mées, c’est-à-dire celles dont le sys­tème immu­ni­taire est fra­gi­li­sé, la toxo­plas­mose appa­raît avec des symp­tômes neu­ro­lo­giques sévères ou graves, à savoir :

  • Convul­sions ;
  • Pneu­mo­nie.

Chez la femme en état de grossesse et le fœtus

La toxo­plas­mose est dan­ge­reuse chez la femme enceinte, avec des mani­fes­ta­tions telles que :

  • Fièvre modé­rée infé­rieure à 38 °C ;
  • Pré­sence des gan­glions de façon par­ti­cu­lière au cou et à la base du crâne ;
  • Érup­tion cuta­née sur tout le corps ;
  • Fatigue qui dure pour la plu­part des semaines ou des mois ;
  • Mal de tête ;
  • Dou­leurs et cour­ba­tures dans les arti­cu­la­tions et les muscles.

Ces alertes ne sont pas sans consé­quence néfastes sur le fœtus. La toxo­plas­mose peut pro­vo­quer des troubles à la nais­sance. Le fœtus est aus­si sus­cep­tible d’avoir des lésions ocu­laires ou neu­ro­lo­giques assez graves.

L’infection est d’autant plus sévère lorsqu’elle sur­vient en début de gros­sesse. Elle peut expo­ser le fœtus à d’importantes ano­ma­lies du déve­lop­pe­ment. La toxo­plas­mose pour­rait dans le cas extrême pro­vo­quer une fausse couche.

Par ailleurs, le para­site tra­verse le pla­cen­ta si la conta­mi­na­tion a lieu à un moment avan­cé de la gros­sesse. Ain­si, le bébé peut :

  • Souf­frir des troubles du déve­lop­pe­ment des yeux ;
  • Pré­sen­ter une jaunisse ;
  • Avoir une aug­men­ta­tion de la rate et du foie ;
  • Avoir des convulsions.

Complications de la toxoplasmose pendant la grossesse

Les risques de la toxo­plas­mose sont rela­tifs selon le stade de la gros­sesse. Si une femme enceinte attrape la toxo­plas­mose, elle pour­ra trans­mettre l’infection au fœtus. Cela peut conduire à une mala­die toxo­plasme chez le fœtus.

En revanche, il faut recon­naître que l’infection fœtale n’est pas tou­jours grave. Sa sévé­ri­té dépend du nombre et de la viru­lence des para­sites trans­mis. De même, l’immaturité immu­ni­taire du fœtus l’expose davan­tage. L’âge fœtal est donc un fac­teur fon­da­men­tal. En effet, plus le toxo­plasme est trans­mis tard, moins les lésions sont graves.

  • Lorsque l’infection est anté­rieure à la concep­tion de plus de 6 mois, il ne peut y avoir de risque de toxo­plas­mose congénitale ;
  • Lorsque l’infection de la mère s’est pro­duite dans les semaines ayant pré­cé­dé la concep­tion ou avant la 10esemaine d’aménorrhée, le risque de conta­mi­na­tion fœtale reste faible. En revanche, lorsque les lésions existent, elles sont graves ;
  • Lorsque l’infection mater­nelle se pro­duit entre les 10e et 16esemaines, le risque de toxo­plas­mose congé­ni­tale est maxi­mal ;
  • Si les infec­tions mater­nelles sur­viennent après la 16esemaine, le risque de trans­mis­sion de toxo­plas­mose est aus­si maxi­mal.

À ce stade, il est clair que la matu­ra­tion immu­ni­taire du fœtus a pro­gres­sé. Alors, les infec­tions congé­ni­tales sont bénignes. Tou­te­fois, les enfants doivent être traités.

Au nombre des risques et com­pli­ca­tions poten­tiels pour l’embryon et le fœtus, nous avons :

  • Hydro­cé­pha­lie ;
  • Retard men­tal ;
  • Cal­ci­fi­ca­tions intracrâniennes ;
  • Cho­rio­ré­ti­nite ;
  • Ictère, qui peut par­fois atteindre presque tous les organes ;
  • Un avor­te­ment tar­dif et une mort fœtale in ute­ro possibles.

Compte tenu des risques éle­vés, un enfant conta­mi­né devra subir un exa­men com­plet à sa nais­sance. Il est sou­mis à un sui­vi médi­cal durant son enfance jusqu’à l’âge adulte pour pré­ve­nir les réci­dives. En fait, ces formes com­plexes d’infections sont capables de se réac­ti­ver plus tard à l’âge adulte. En consé­quence, elles peuvent lais­ser une cas­cade de séquelles.

Pour s’assurer de sa san­té, il est donc impor­tant pour la femme de se faire dépis­ter afin de prendre les pré­cau­tions en cas de contamination.

Dépistage et traitement de la toxoplasmose

Le dépis­tage d’un mal est la pre­mière étape pour le vaincre. Il per­met de connaître son ori­gine et d’enclencher le pro­ces­sus de son traitement.

toxoplasmose prévention et traitement

Dépistage

Il est indis­pen­sable de savoir si une femme enceinte est por­teuse ou immu­ni­sée contre le para­site toxo­plas­ma gon­dii. C’est la rai­son pour laquelle le dépis­tage est impor­tant. En effet, la sémio­lo­gie toxo­plas­mose (dépis­tage) doit être faite avant la gros­sesse.

Dans le cas contraire, elle est obli­ga­toire avant le 3e mois de la gros­sesse. Ce dépis­tage doit inclure en même temps les séro­lo­gies rubéoles et syphi­lis.

Il faut savoir que plus de 60 % des femmes n’ont pas contrac­té le para­site avant la gros­sesse. Dès lors qu’on est enceinte, il est donc néces­saire de réa­li­ser la séro­lo­gie de la toxo­plas­mose. Elle se fait avec une simple prise de sang.

La séro­lo­gie recherche les anti­corps syn­thé­ti­sés ou pro­duits par le corps pour lut­ter contre le toxo­plas­ma gon­dii. Ce test de dépis­tage per­met de détec­ter une infec­tion récente ou en cours en fonc­tion des taux des immu­no­glo­bu­lines G et M. Dans ce pro­ces­sus, deux élé­ments appa­raissent dans les résultats :

  • IgM : il s’agit des anti­corps qui appa­raissent d’une manière pré­coce après la conta­mi­na­tion. En géné­ral, ils dis­pa­raissent au bout de 3 à 6 mois. Il est rare, mais il peut arri­ver qu’ils per­sistent à taux faible ;
  • IgG : à l’opposé des pre­miers, ce sont des anti­corps qui per­sistent toute la vie et confèrent une immu­ni­té vis-à-vis du parasite.

Par ailleurs, lorsque les IgM se révèlent posi­tives, plu­sieurs autres exa­mens devront être réa­li­sés pour connaître la date du début de l’infection. Cela per­met de savoir si l’infection a eu lieu avant la concep­tion. Au cas où l’infection est anté­rieure à la gros­sesse, il n’y a aucun risque pour le bébé.

Voi­ci à cet effet quelques exa­mens qui pour­ront être effectués :

  • La séro­lo­gie toxo­plas­mose sera répé­tée pour suivre l’évolution des taux d’anticorps IgG et IgM ;
  • La mesure de l’indice d’avidité des anti­corps IgG. Lorsque l’indice d’avidité des anti­corps IgG est éle­vé, il exclut une toxo­plas­mose sur­ve­nue dans les 3 à 4 mois ;
  • Une détec­tion par bio­lo­gie molé­cu­laire dans l’ADN de toxo­plas­ma gon­dii est aus­si pos­sible dans le sang, le liquide cépha­lo-rachi­dien ou le liquide amnio­tique.

Mère immunisée contre le toxoplasme

Quand la femme en état de gros­sesse est immu­ni­sée, son bébé ne court aucun risque. Dans ce cas, il faut :

  • Faire une 2eprise de sang un mois plus tard pour confir­mer le résultat ;
  • Conser­ver le résul­tat de cette séro­lo­gie durant la gros­sesse en cours et les autres gros­sesses à venir.

Dans ce cas de figure, les mesures de pré­ven­tion de la toxo­plas­mose ne concernent plus cette femme.

Mère non immunisée contre le toxoplasme

Quand la femme en état de gros­sesse n’est pas immu­ni­sée, elle court de risque et son bébé n’est pas pro­té­gé. C’est la rai­son pour laquelle, elle doit :

  • Faire une prise de sang régu­lière pour la sérologie ;
  • Pra­ti­quer cette séro­lo­gie si pos­sible dans le même labo­ra­toire toutes les 4 semaines jusqu’à l’accouchement.

La toxoplasmose chez le nourrisson

Après une gros­sesse mar­quée par des doutes et des sus­pi­cions de la toxo­plas­mose, il faut effec­tuer des exa­mens sur l’enfant. Ces exa­mens séro­lo­giques s’étendent au mini­mum sur 10 mois. Chez le nou­veau-né, les tests de sang ou du pla­cen­ta posi­tifs sont des argu­ments de cer­ti­tude.

Chez le nour­ris­son, la syn­thèse des anti­corps IgG vers 6 mois ou 12 mois est l’argument de diag­nos­tic essen­tiel. En effet, les anti­corps de la mère, en par­ti­cu­lier les IgG, dis­pa­raissent au bout de 10 mois. En cas d’une évo­lu­ti­vi­té à moyen et à long termes, l’on peut son­ger à une par­ti­cu­la­ri­té de toxo­plas­mose congénitale.

Dans tous les cas, il faut suivre le trai­te­ment adé­quat du parasite.

Traitement de la toxoplasmose en état de grossesse

Pour trai­ter au mieux la toxo­plas­mose, il convient de mesu­rer d’abord les risques. Dans ce cas, il faut tenir compte de la caté­go­rie de la per­sonne concernée.

En géné­ral, le trai­te­ment de la toxo­plas­mose repose sur la prise des anti­pa­ra­si­taires. Les médi­ca­ments peuvent réduire la gra­vi­té des effets de l’infection. Cepen­dant, l’ultime et la meilleure approche est la prévention.

Chez les femmes enceintes

En cas de pri­mo-infec­tion pen­dant la gros­sesse, la femme doit se rendre le plus tôt pos­sible dans un ser­vice hos­pi­ta­lier pour les diag­nos­tics. Si la mala­die est confir­mée, une prise en charge adap­tée est donc préconisée.

Cas de faible risque

Lorsque le risque repré­sen­té par la mala­die est faible, la femme enceinte est trai­tée avec un anti­bio­tique dont la spi­ra­my­cine ou la rova­my­cine par soins de 10 jours chaque mois jusqu’à l’accouchement. Ces cures dimi­nuent à hau­teur de 60 % les risques de transmission.

Atten­tion : ce trai­te­ment est insuf­fi­sant si le risque d’atteinte fœtale parait éle­vé ou lorsque cette atteinte a été prou­vée par le diag­nos­tic pré­na­tal de la toxo­plas­mose congénitale.

Chez un fœtus présentant une toxoplasmose congénitale confirmé par une analyse du liquide amniotique

Chez un fœtus pré­sen­tant une toxo­plas­mose congé­ni­tale confir­mé par une ana­lyse du liquide amnio­tique, il est pré­co­ni­sé une asso­cia­tion de deux anti­bio­tiques, notam­ment la pyri­mé­tha­mine et la sul­fa­dia­zine. Pour évi­ter les carences, une sup­plé­men­ta­tion d’acide folique est néces­saire.

En cas extrême, le méde­cin peut pro­po­ser une inter­rup­tion médi­cale de la gros­sesse appe­lée un avor­te­ment thérapeutique.

Chez les personnes immunodéprimées

Chez les per­sonnes immu­no­dé­pri­mées atteintes par la toxo­plas­mose et pré­sen­tant un défi­cit immu­ni­taire consi­dé­rable, il est mis en place un trai­te­ment par asso­cia­tion d’antibiotiques. À visée pro­phy­lac­tique, il est prescrit :

  • Sul­fa­mé­thaxa­zole + triméthoprime ;
  • Ou Sul­fa­mé­thaxa­zole + cotri­moxa­zole.

Eu égard aux causes et fac­teurs de la toxo­plas­mose, se pré­ve­nir reste la meilleure option pour évi­ter de cou­rir de risques par­fois fatals. C’est pour­quoi il faut suivre de façon rigou­reuse cer­taines bonnes pratiques.

Conseils importants pour éviter la toxoplasmose

Compte tenu des risques éva­lués, la pré­ven­tion de la toxo­plas­mose concerne sur­tout les per­sonnes dont le sys­tème immu­ni­taire est fra­gi­li­sé et les femmes en état de gros­sesse. Cette pré­ven­tion réside de façon par­ti­cu­lière dans :

  • Une hygiène excel­lente de mains ;
  • Le net­toyage des fruits et légumes souillés de terre ;
  • L’évitement des chats.

Pour les femmes en état de grossesse

Avant toute gros­sesse ou au début de celle-ci, chaque femme doit connaître son sta­tut immu­ni­taire concer­nant la toxo­plas­mose. De nom­breuses femmes ont déjà contrac­té le para­site sans avoir subi des symp­tômes. C’est pour­quoi une prise de sang reste indis­pen­sable pour véri­fier la quan­ti­té d’anticorps pré­sents dans l’organisme.

Si la séro­lo­gie est néga­tive, chaque femme doit res­pec­ter les conseils d’hygiène ali­men­taires et envi­ron­ne­men­taux néces­saires. La toxo­plas­mose se trans­met prin­ci­pa­le­ment par les ali­ments infec­tés par le para­site, toxo­plas­ma gondii.

Les bonnes pratiques à observer

Pour une meilleure pré­ven­tion, voi­ci quelques conseils :

  • Man­ger de la viande bien cuite (steaks tar­tares, grillades et fon­dues bour­gui­gnonnes) : une bonne cuis­son per­met de détruire le para­site qui peut être pré­sent chez l’animal ;
  • Évi­ter la char­cu­te­rie crue, fumée ou salée ;
  • Ne pas man­ger des œufs crus ;
  • Évi­ter de consom­mer de lait non pasteurisé ;
  • Laver avec grand soin les fruits et légumes en contact avec le sol ;
  • Uti­li­ser les assiettes sépa­rées pour la viande crue et les ali­ments cuits.

Le para­site de la toxo­plas­mose peut pro­ve­nir aus­si bien du jar­din, de la cui­sine que de la litière du chat. C’est pour­quoi il ne faut pas négli­ger les mesures d’hygiène de base :

  • Se laver les mains à l’eau et au savon avant chaque repas ;
  • Por­ter les gants pour tra­vailler au jardin ;
  • Laver les usten­siles de cui­sine de façon cor­recte et soi­gneuse à chaque fin de cuisson ;
  • Net­toyer les éviers et les plans de tra­vail qui ont été en contact avec de la viande crue ou de la terre ;
  • Évi­ter de por­ter la main au visage après avoir tou­ché une viande crue.

Mesures particulières concernant le chat

Si le por­teur confir­mé du para­site de la toxo­plas­mose est le chat, cela va de soi qu’une grande atten­tion soit faite à son égard. Doit-on s’en débar­ras­ser ? La réponse est néga­tive. En effet, la plu­part des chats ont déjà la toxo­plas­mose et en sont immu­ni­sés. Dans ce cas pré­cis, ce chat ne sera conta­mi­nant que pen­dant 10 jours s’il l’attrape.

Vous devez savoir que la conta­mi­na­tion se fait par grif­fure ou par l’intermédiaire de ses excré­ments. Pour limi­ter les risques au futur bébé, il faut donc :

  • Réduire au maxi­mum le contact avec le chat y com­pris son environnement ;
  • Déter­mi­ner le cas échéant le sta­tut séro­lo­gique du chat pour savoir s’il est por­teur ou non de la toxoplasmose ;
  • Faire net­toyer de façon régu­lière la litière du chat ;
  • Laver la caisse du chat à l’eau bouillante ;
  • Don­ner à man­ger au chat des pro­duits cuits et conserves ;
  • Ne pas adop­ter de chat errant pen­dant la grossesse ;
  • Évi­ter de boire de l’eau non contrô­lée sur­tout l’eau courante ;
  • Ne pas cueillir des fruits sauvages.

ATTENTION

La toxo­plas­mose est une mala­die non moins dan­ge­reuse sur­tout pour la femme en état de gros­sesse. Elle peut non seule­ment engen­drer des mal­for­ma­tions énormes chez le fœtus, mais aus­si pro­vo­quer une fausse couche. 

Il appert donc de res­pec­ter les conseils d’hygiène pour la pré­ve­nir. En revanche, en cas d’apparition des symp­tômes de la toxo­plas­mose, il faut, le plus vite pos­sible, se réfé­rer à son médecin.

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