L’herpès génital est une infection sexuellement transmissible causée par le virus de l’herpès simplex de type 2 (VHS-2), qui évolue par poussées pouvant durer toute la vie une fois contractée. Le mode de transmission et les différents stades de la maladie sont détaillés dans notre article dédié, tout comme la durée exacte des poussées et la période de contagiosité. Une fois ces bases posées, une question concrète se pose au quotidien : quelles précautions adopter, pendant une poussée comme en dehors, pour se protéger et protéger son entourage ?
Herpès génital : conseils pratiques pendant les poussées
Durant les poussées herpétiques, pour protéger ses proches, se protéger et réduire le risque de transmission du VHS-2, il est impératif que le patient respecte certaines mesures. Retrouvez les plus importantes dans les sections suivantes.
Pratiquer l’abstinence sexuelle
Le virus de l’herpès simplex de type 2 responsable de l’herpès génital se transmet principalement par voie sexuelle. De ce fait, pour éviter à ses proches de faire la maladie, le patient doit impérativement s’abstenir de tout rapport sexuel durant les poussées.
Cette recommandation est valable, peu importe le type de rapport sexuel. De même, on l’élargit à toute pratique s’inscrivant dans le cadre d’un rapport sexuel. Par exemple le cunnilingus, les caresses, la fellation, etc.
Consulter et respecter le traitement introduit par le médecin
Outre la pratique de l’abstinence, la consultation médicale est l’une des mesures importantes qui s’imposent au patient. Elle doit se faire dès l’apparition des premiers symptômes évocateurs de la maladie de préférence auprès d’un médecin. Les autres professionnels de santé ne possèdent pas toujours les compétences nécessaires pour poser le diagnostic de l’herpès génital.
Après la consultation, le patient pour protéger ses proches doit prendre rigoureusement le traitement prescrit par le médecin. En général, il s’agit d’un traitement médicamenteux reposant sur une prise quotidienne d’antiviraux. Le but de celui-ci est de réduire la durée de l’infection, mais aussi sa gravité. Il permet une réduction du risque de transmission du virus durant les poussées.
Pratiquer un lavage régulier des mains
Durant les poussées d’herpès génital, les lésions herpétiques s’accompagnent généralement d’importantes démangeaisons. Par conséquent, le patient a tendance à se gratter plus souvent les parties infectées. Il est alors fort probable qu’il se retrouve avec le virus de l’herpès sur les mains. Pour cela, il se doit de se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon. Autrement, il pourrait contaminer facilement ses proches. À défaut d’un lavage régulier, le patient peut aussi appliquer régulièrement un gel hydroalcoolique possédant les propriétés virucides sur les mains.
Nettoyer régulièrement les parties infectées
Lors des poussées herpétiques, l’accumulation de microorganismes dans les lésions entraîne l’optimisation du risque de transmission du virus. Pour ce fait, on recommande au patient de nettoyer régulièrement les parties lésées. Le lavage peut se faire simplement à l’eau et au savon. On recommande, toutefois, d’opter pour un savon doux pour protéger la peau et éviter les blessures.
Sécher les parties lésées
Au cours des poussées herpétiques, les vésicules qui se forment contiennent un liquide particulièrement riche en VHS-2 et donc très contagieux. On peut donc réduire le risque de transmission du VHS-2 en les séchant. Le séchage rend les vésicules exemptes de liquide et améliore leur aspect en les cicatrisant.
Pour le réaliser, on peut se servir d’accessoires électroménagers tels que le séchoir à cheveux. Par ailleurs, afin d’éviter d’agresser la peau, on recommande un séchage à faible chaleur.
Éviter de toucher les yeux
Pendant les poussées, étant donné qu’il est possible que le VHS-2 se retrouve sur les mains, on déconseille au patient d’éviter de se toucher les yeux. En effet, se faisant, il expose les muqueuses des yeux au virus de l’herpès simplex. Il s’ensuit une optimisation du risque de contamination oculaire. Il peut alors survenir d’autres formes d’herpès et une exacerbation du risque de transmission du virus.
Porter des vêtements amples
Durant les poussées, le risque d’aggravation et de transmission de l’herpès génital connaît une hausse en milieu humide. Au vu de cela, on conseille au patient de porter des vêtements amples. Les vêtements serrés sont à bannir du style vestimentaire pendant toute la durée des poussées. Il en est de même pour les sous-vêtements synthétiques. En effet, les sous-vêtements de ce type retiennent l’humidité.
Éviter tout contact physique avec les personnes présentant un déficit immunitaire
Les personnes présentant un déficit immunitaire ont un risque accru de contracter le virus de l’herpès. Pour les protéger, le patient se doit d’éviter tout contact physique avec elle. Il en est de même pour les personnes vulnérables telles que les femmes enceintes et les femmes allaitantes.
Se retenir de gratter les lésions
Les démangeaisons occasionnées par les poussées d’herpès génital provoquent chez le patient une forte envie de se gratter. Celui-ci se doit, toutefois, d’éviter à tout prix de le faire. En effet, en grattant les lésions, le processus de cicatrisation ralentit. Les lésions perdurent alors pendant une durée plus importante. De plus, le risque de contamination d’une autre région ou d’un autre patient connaît une optimisation.
Herpès génital : conseils pratiques en dehors des poussées
En dehors des périodes de poussées, pour sa sécurité et la sécurité de ses proches, le patient doit aussi respecter un certain nombre de mesures. Voir les plus importantes ci-dessous.
Utiliser un préservatif
Utiliser un préservatif à chaque rapport sexuel peut s’avérer véritablement contraignant. Cependant, hors des poussées herpétiques, il représente une condition sine qua non à la réduction des transmissions du VHS-2. Il protège à près de 90 % le partenaire sain. Il faut préciser, toutefois, qu’il est efficace seulement quand les régions lésées sont parfaitement identifiées. Dans le cas contraire, il offre une protection réduite.
Réduire les tensions et le stress
Le stress et les tensions quotidiennes constituent des éléments qui participent à l’affaiblissement du système immunitaire. Pour ce fait, on recommande au patient d’éviter de se soumettre à des situations de hauts stress et tensions. Cela lui permettra de se prémunir des réactivations virales et poussées ultérieures.
Réduire le temps d’exposition au soleil et aux sources de températures extrêmes
Les sources de chaleur contribuent à la création d’un environnement humide. Par conséquent, afin de prévenir les poussées ultérieures, on recommande au patient de réduire son temps d’exposition au soleil. Il en est de même pour les temps d’exposition aux sources de températures extrêmes. Par exemple, le charbon de bois, le feu de camp, etc.

