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La contraception : quels sont les différents types de pilules

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La majo­ri­té des femmes adoptent la pilule dans leur pro­ces­sus de contra­cep­tion. La pilule est l’un des moyens de contra­cep­tion les plus adop­tés, pour évi­ter la gros­sesse à un moment don­né. Ce constat est fait, en rai­son de son effi­ca­ci­té et du fait que ce contra­cep­tif reste très pra­tique. Il en existe de plu­sieurs varié­tés et les indi­ca­tions liées à leur uti­li­sa­tion doivent être maî­tri­sées. Ain­si, les pilules res­tent des pro­duits de san­té sus­cep­tibles d’être uti­li­sés par les femmes en âge de pro­créer. Retrou­vez ici toutes les infor­ma­tions liées aux dif­fé­rentes varié­tés de pilules qu’il existe.

Généralités sur la pilule

La pilule est l’une des pra­tiques contra­cep­tives ayant pour but de créer une infé­con­di­té tem­po­raire. En effet, une fois qu’elle est prise, elle empêche ou encore retarde l’ovulation. De plus, elle agit sur la période post-ovu­la­toire, empê­chant ain­si l’implantation de l’œuf. Ceci, en rétré­cis­sant la taille de la paroi interne de l’utérus.

En outre, la pilule agit sur l’épaisseur de la glaire cer­vi­cale. Cela rend donc dif­fi­cile le pas­sage des sper­ma­to­zoïdes pour atteindre l’utérus. Elle met alors tout en œuvre pour empê­cher une gros­sesse non dési­rée.

La pilule est un pro­duit de san­té, mis sur le mar­ché pour la pre­mière fois dans les années 60. Cette pre­mière vague de pilules a pris fin, compte tenu de ses mul­tiples effets secon­daires engen­drés. Cela a don­né nais­sance à une deuxième vague de pilules entre 1970 et 1980 qui engendre moins de dégâts sani­taires. En 1990, une troi­sième vague de pilules appa­rut, et laisse place à la qua­trième vague en 2000. Cette der­nière vague engendre beau­coup moins d’effets secon­daires et reste plus effi­cace que les anciennes.

Par ailleurs, l’efficacité de la pilule est prou­vée dans 91 % des cas, lorsqu’elle est uti­li­sée adé­qua­te­ment et rigou­reu­se­ment. Tou­te­fois, son effi­ca­ci­té peut dépendre du type de pilule dont il est question.

Quelles sont les différentes variétés de pilules ?

La pilule contient l’une ou les deux hor­mones sécré­tées par les ovaires. Il s’agit de l’œstrogène et de la pro­ges­té­rone, des hor­mones inter­ve­nant dans le cycle repro­duc­tif de la femme. Étant don­né que la pilule contient soit une ou les deux hor­mones, il existe deux grandes varié­tés de pilules. Ain­si, il y a les œstro­pro­ges­ta­tives et les progestatives.

Pilules œstroprogestatives

Les pilules œstro­pro­ges­ta­tives sont des pilules com­po­sées de l’œstrogène et de la pro­ges­té­rone. Elles sont encore appe­lées pilules com­bi­nées, car elles sont une com­po­si­tion des deux hor­mones. Ces contra­cep­tifs oraux sont éga­le­ment pri­sés par les femmes et leur effi­ca­ci­té reste évidente.

L’efficacité des pilules œstro­pro­ges­ta­tives est garan­tie dès leur prise, pen­dant le pre­mier jour des mens­trues. De plus, il faut pré­ci­ser que des pré­cau­tions doivent être prises durant la pre­mière semaine de prise des pilules œstro­pro­ges­ta­tives.

Pilules progestatives

Celles-ci sont des pilules com­po­sées uni­que­ment de la pro­ges­té­rone. Elles sont encore appe­lées des pilules micro­pro­ges­ta­tives. Les pilules pro­ges­ta­tives sont fré­quem­ment uti­li­sées et requièrent plus de rigueur que celles œstro­pro­ges­ta­tives. La prise de ces types de pilules doit être régu­lière plus pré­ci­sé­ment chaque jour et à la même tranche d’heure.

Ces contra­cep­tifs oraux inter­viennent après qu’il y ait eu ovu­la­tion. Ils empêchent les sper­ma­to­zoïdes d’aller vers l’ovule. Par consé­quent, ils agissent sur la den­si­té de la glaire cer­vi­cale qui est cen­sée faci­li­ter le pas­sage aux sper­ma­to­zoïdes. Elles rendent la glaire très épaisse et dense, entraî­nant donc le pas­sage pénible aux spermatozoïdes.

La majo­ri­té des femmes font sur­tout recours à ces pilules, dans les cas où le pre­mier type de pilule leur est contre-indi­qué. En outre, l’efficacité des contra­cep­tifs oraux pro­ges­ta­tives est évi­dente au bout de 48 heures après la prise de la pilule. Il est impor­tant de pré­ci­ser que la prise des pilules pro­ges­ta­tives implique éga­le­ment les jours de menstrues.

Quels sont les différents noms des pilules ?

Les dif­fé­rentes pilules exis­tantes sur le mar­ché concernent chaque vague de géné­ra­tion. Tout d’abord, la pre­mière vague com­prend des pilules com­po­sées de noré­this­té­rone comme hor­mone pro­ges­ta­tive. Les dif­fé­rentes pilules sur le mar­ché pen­dant la pre­mière vague res­tent la triella.

Ensuite, la deuxième vague concerne les pilules com­po­sées du lévo­nor­ges­trel ou du nor­ges­trel. Les pilules de cette vague sont les suivantes :

  • Ade­pal ;
  • Zikiale Ge ;
  • Ama­rance Ge ;
  • Tri­nor­diol ;
  • Dai­ly Ge ;
  • Ste­di­ril ;
  • Eva­ne­cia Ge ;
  • Sea­so­nique ;
  • Eva­par ;
  • Paci­lia Ge ;
  • Lee­loo Ge ;
  • Etc.

De plus, une troi­sième vague concerne les pilules conte­nant du déso­ges­trel, du ges­to­dène et du nor­ges­ti­mate. Il s’agit des pilules que sont :

  • Anti­gone ;
  • Mer­ci­lion ;
  • Car­lin ;
  • Melo­dia ;
  • Cera­zette ;
  • Meliane ;
  • Cilest ;
  • Hol­gyeme ;
  • Cla­real Ge ;
  • Har­mo­net ;
  • Cycleane ;
  • Felixi­ta ;
  • Deso­bel Ge ;
  • Effi­prey ;
  • Etc.

Enfin, la qua­trième et la der­nière vague contiennent de la dro­pi­ré­none, de la chlor­ma­di­none, du nomé­ges­trol et du dié­no­gest. Ces contra­cep­tifs oraux sont les suivants :

  • Bela­nette ;
  • Zoe­ly ;
  • Bela­ra ;
  • Yaz ;
  • Convu­line ;
  • Rimen­dia ;
  • Dros­pi­bel ;
  • Jas­mi­nelle ;
  • Etc.

Par ailleurs, toutes ces varié­tés de pilules doivent être prises avec pré­cau­tions, car quelques-unes sont inter­dites dans cer­taines circonstances.

Quelles sont les contre-indications des pilules ?

Les pilules sont des contra­cep­tifs oraux rigou­reu­se­ment recom­man­dés par un gyné­co­logue ou un méde­cin. Tou­te­fois, elles peuvent aus­si être recom­man­dées par un phar­ma­cien en cas d’e contra­cep­tion d’urgence.

En outre, les pilules doivent être prises avec pré­cau­tions, car elles sont décon­seillées à la femme souf­frant de troubles vas­cu­laires. Elles sont éga­le­ment décon­seillées à celles qui souffrent d’un infarc­tus du myo­carde, d’une phlé­bite ou d’une embo­lie pul­mo­naire.

De plus, l’utilisation de ces contra­cep­tifs oraux reste inter­dite aux femmes pré­dis­po­sées à déve­lop­per une throm­bose arté­rielle. Aus­si, est-elle décon­seillée à celles qui pré­sentent le risque de déve­lop­per des troubles de coa­gu­la­tion sanguine.

Il est impor­tant de pré­ci­ser que les femmes souf­frant d’un dia­bète ou d’une hyper­ten­sion arté­rielle doivent évi­ter les pilules. Par ailleurs, ces contra­cep­tifs sont éga­le­ment inter­dits aux femmes en cas :

  • D’angine de poitrine ;
  • D’atteinte de la rétine ou des reins ;
  • De taux de cho­les­té­rol élevé ;
  • De migraines sévères asso­ciées à des troubles visuels ou neurologiques ;
  • D’inflammation du pancréas ;
  • D’allaitement ;
  • De post-par­tum de 3 semaines environ ;
  • D’alcoolisme ;
  • De troubles hépatiques ;
  • De can­cer de sein, d’utérus ou d’une tumeur de foie ;
  • D’insuffisance rénale sévère.

De plus, les pilules doivent être évi­tées en cas de gros­sesse et en cas de consom­ma­tion du tabac. Cette pré­cau­tion concerne toutes les dif­fé­rentes varié­tés de pilules. Ain­si, qu’elles soient des œstro­pro­ges­ta­tives ou des pro­ges­ta­tives, leur prise doit être évi­tée dans ces cas.

Quels sont les éventuels effets secondaires des pilules ?

La prise des pilules peut engen­drer des effets secon­daires. Ces réac­tions varient en fonc­tion de l’organisme de chaque femme. Ain­si, cer­taines peuvent pré­sen­ter des effets com­pli­qués et d’autres, des réac­tions légères.

En ce qui concerne les effets secon­daires après la prise de pilules, on peut assis­ter à une throm­bose vei­neuse. En effet, la pilule est com­po­sée des élé­ments actifs qui aug­mentent le risque de throm­bose vei­neuse. Donc, une prise régu­lière de pilule peut pro­vo­quer cette maladie.

Tou­te­fois, les pilules de troi­sième et de qua­trième vague contiennent moins d’éléments actifs pro­vo­quant cette pathologie.

De plus, la prise de pilules peut com­pli­quer une phlé­bite ou une embo­lie pul­mo­naire. Elle peut aus­si conduire à la longue, à un acci­dent vas­cu­laire céré­bral ou à un infarc­tus du myo­carde. Dans cer­tains cas, la pilule peut com­pli­quer un cas de dia­bète et d’hypertension artérielle.

En ce qui concerne les effets secon­daires légers des pilules, il peut être remar­qué une acné ou des migraines répé­tées. Une prise de poids peut être aus­si remar­quée chez cer­taines femmes. De plus, d’autres femmes remarquent des troubles des règles comme une abon­dance ou une dimi­nu­tion des règles. Des sai­gne­ments avant même les règles peuvent être remarqués.

Par ailleurs, d’autres effets peuvent être pré­sen­tés comme le gon­fle­ment des seins, la nau­sée et la baisse de libi­do. La pilule peut éga­le­ment agir sur l’humeur.

Les varié­tés de pilules qui engendrent moins d’effets secon­daires sont celles de la deuxième vague. Mais, il est pré­fé­rable de consul­ter un gyné­co­logue avant d’adopter une pilule. Cela per­met d’effectuer un choix conve­nable et adé­quat, comme tenu de son état de san­té. Cela per­met aus­si d’adopter la pilule avec moins d’effets secondaires.

Dans le cas où les effets secon­daires per­sistent après la prise de pilules, il faut effec­tuer une consul­ta­tion. Cette der­nière per­met de déter­mi­ner s’il faut arrê­ter, pour­suivre avec la pilule ou chan­ger de méthode de contraception.

Quelles sont les indications des pilules ?

La pilule peut être prise après l’accouchement, plus pré­ci­sé­ment deux mois après. Cepen­dant, la pilule œstro­pro­ges­ta­tive est décon­seillée en cette période. Seule la pilule pro­ges­ta­tive est conseillée comme pilule contra­cep­tive après l’accouchement.

En outre, des pilules peuvent être uti­li­sées chaque jour sans pause. Elles sont adop­tées par les femmes qui évitent tout risque de tom­ber enceinte. Dans ces cas, les pilules œstro­pro­ges­ta­tives et les pilules pro­ges­ta­tives sont recom­man­dées pour la prise conti­nue de pilules. Il faut pré­ci­ser que la prise conti­nue de pilule peut engen­drer des com­pli­ca­tions à la longue. En outre, elle peut conduire à une atro­phie muqueuse.

Par ailleurs, des pilules peuvent être prises seule­ment au len­de­main des rap­ports sexuels à risque de gros­sesse. Les pilules les plus uti­li­sées dans ces cas sont actuel­le­ment le nor­le­vo et l’ellaone. Elles contiennent des pro­ges­ta­tifs à forte dose et sont des contra­cep­tifs d’urgence.

Ces contra­cep­tifs du len­de­main ont pour but de retar­der l’ovulation de cinq jours, si le rap­port est consom­mé avant l’ovulation. Dans le cas où il y a eu déjà ovu­la­tion ou fécon­da­tion, la pilule empêche l’implantation de l’œuf. À cet effet, elle réduit la paroi de l’utérus.

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