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Contraception œstroprogestative et diabète : quelles sont les possibilités ?

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Toute femme dia­bé­tique a le droit d’une contra­cep­tion effi­cace. Cepen­dant, lorsque vous déci­dez d’adopter la contra­cep­tion œstro­pro­ges­ta­tive, il est impor­tant d’accorder une atten­tion par­ti­cu­lière aux condi­tions néces­saires à cet effet.

Au pre­mier abord, les contra­cep­tifs œstro­pro­ges­ta­tifs sont contre-indi­qués aux femmes dia­bé­tiques. En effet, ces contra­cep­tifs sont sus­cep­tibles de com­pli­quer les cas de dia­bète et donc affec­ter la san­té de la béné­fi­ciaire. Ce trouble de la san­té de la femme dia­bé­tique peut éga­le­ment com­pli­quer sa future gros­sesse et in fine affec­ter la vie du bébé.

Pour cela, la femme dia­bé­tique doit bien se ren­sei­gner. Quels sont les types de contra­cep­tion œstro­pro­ges­ta­tive ? Com­ment les conci­lier avec les trai­te­ments anti­dia­bé­tiques ? Dans quels cas de dia­bète uti­li­ser et ne pas uti­li­ser des contra­cep­tions hor­mo­nales ? Quelles sont les alter­na­tives aux contra­cep­tions hor­mo­nales ? Com­ment choi­sir une contra­cep­tion avec un méde­cin en cas de diabète ?

Contraception œstroprogestative : définition, fonctionnement et efficacité

En matière de contra­cep­tion œstro­pro­ges­ta­tive, on compte trois méthodes. Il s’agit de la pilule, l’anneau vagi­nal et le patch. Chaque méthode a son mode de fonc­tion­ne­ment et per­met à leur niveau d’éviter la sur­ve­nue d’une grossesse.

En quoi consiste la contraception œstroprogestative ?

La contra­cep­tion œstro­pro­ges­ta­tive regroupe un ensemble de dis­po­si­tifs à insé­rer dans le corps et de médi­ca­ments à ingé­rer par voie orale en vue d’éviter une gros­sesse sans por­ter atteinte à l’équilibre phy­sio­lo­gique de la femme. Ces dis­po­si­tifs et médi­ca­ments sont dits œstro­pro­ges­ta­tifs, car ils sont compo­sés d’hormones œstro­gènes et pro­ges­ta­tives.

La méthode de contra­cep­tion œstro­pro­ges­ta­tive la plus répan­due est la pilule œstro­pro­ges­ta­tive (orale). Bon nombre de per­sonnes ont recours à cette méthode contra­cep­tive. Tou­te­fois, elle est sui­vie d’autres contra­cep­tifs œstro­pro­ges­ta­tifs moins cou­rants, tels que l’anneau vagi­nal et le patch.

La pilule : la contraception œstroprogestative la plus utilisée

La pilule, méthode de contra­cep­tion œstro­pro­ges­ta­tive orale très uti­li­sée, se décline sous deux formes : la pilule com­bi­née et la pilule séquen­tielle.

La pilule com­bi­née est soit mini­do­sée (faible), soit nor­mo­do­sée (forte) en œstro­gènes. La pilule com­bi­née revêt plu­sieurs varié­tés selon la quan­ti­té d’hormone ingé­rée en un cycle, notamment :

  • La pilule com­bi­née peut être mono­pha­sique, c’est-à-dire que les quan­ti­tés d’hormones sont constantes durant un cycle ;
  • Elle peut être bipha­sique, lorsque deux quan­ti­tés de dif­fé­rentes hor­mones sont ingé­rées durant un cycle ;
  • Elle peut aus­si être tri­pha­sique lorsque trois varié­tés d’hormones sont ingé­rées pen­dant un cycle.

La pilule séquen­tielle est la seconde forme de pilule œstro­pro­ges­ta­tive. Pour un fonc­tion­ne­ment de 7 à 14 jours, elle ne contient que des œstro­gènes et pour un fonc­tion­ne­ment de 15 ou 7 jours, asso­cie l’œstrogène et le progestatif.

Contraception œstroprogestative : des autres formes

Les autres contra­cep­tifs œstro­pro­ges­ta­tifs à savoir, le patch et l’anneau vagi­nal, sont com­po­sés d’œstrogène et de pro­ges­ta­tif qui sont libé­rés dans la cir­cu­la­tion san­guine. Autant qu’ils sont, l’ensemble des contra­cep­tifs œstro­pro­ges­ta­tifs ont un fonc­tion­ne­ment com­mun : libé­rer les hor­mones afin d’éviter les gros­sesses.

Tou­te­fois, la durée, l’utilisation et le mode d’agissement varient d’une méthode à une autre.

Contraception œstroprogestative : fonctionnement et efficacité

Afin d’empêcher une gros­sesse, les hor­mones œstro­gène et pro­ges­ta­tive sont libé­rées dans le corps. En effet, dans l’hypothalamus, les œstro­pro­ges­ta­tifs ralen­tissent la sécré­tion de la gona­do­li­bé­rine (Gn-RH), l’hormone qui libère les gona­do­tro­phines. Ain­si, l’ovulation ain­si que les sécré­tions d’œstrogènes et de pro­ges­ta­tifs par l’ovaire sont blo­quées. Selon la méthode contra­cep­tive œstro­pro­ges­ta­tive, le mode d’action et d’utilisation est différent :

  • Pilule œstro­pro­ges­ta­tive : elle est prise une fois par jour à une heure fixe pen­dant 21 ou 22 jours, et on observe une pause allant de 6 à 7 jours pour avoir ses règles. D’abord, la pilule ingé­rée inhibe l’ovulation. Ensuite, elle modi­fie la glaire cer­vi­cale afin de limi­ter le pas­sage des sper­ma­to­zoïdes. Enfin, elle empêche la nidation ;
  • Le patch : c’est un timbre qui se colle sur la peau (ventre, épaules, bas du dos) chaque semaine, pen­dant trois semaines du cycle mens­truel. Il libère de l’œstrogène et le pro­ges­ta­tif qui tra­verse la peau et atteint pro­gres­si­ve­ment la cir­cu­la­tion sanguine ;
  • L’anneau vagi­nal : pour une pre­mière uti­li­sa­tion, il est insé­ré le plus pro­fon­dé­ment pos­sible dans le vagin le pre­mier jour des règles. Pour des uti­li­sa­tions ulté­rieures, il peut être insé­ré le deuxième ou le cin­quième jour des règles, à condi­tion d’utiliser un pré­ser­va­tif les sept pre­miers jours. L’anneau doit obli­ga­toi­re­ment être chan­gé après trois semaines. Tout comme le patch, les hor­mones sont libé­rés dans la cir­cu­la­tion sanguine.

Ces dif­fé­rentes méthodes contra­cep­tives œstro­pro­ges­ta­tives sont effi­caces en théo­rie à 99,7 %. Une uti­li­sa­tion par­faite est néces­saire pour atteindre ce taux. Cepen­dant, avec les risques d’accident comme l’oubli par exemple, ou encore les erreurs d’utilisation, l’efficacité pra­tique est esti­mée à 91 %.

Contraception œstroprogestative et traitement antidiabétique

Il faut rap­pe­ler que le patch et l’anneau vagi­nal sont des contra­cep­tifs œstro­pro­ges­ta­tifs de deuxième inten­tion. De ce fait, la pilule est la méthode contra­cep­tive œstro­pro­ges­ta­tive d’usage. Cepen­dant, son uti­li­sa­tion en cas de dia­bète pour­rait entrai­ner quelques complications.

Pilule et insuline sont-elles compatibles ?

Toute femme atteinte de dia­bète insu­li­no­dé­pen­dant et trai­tée par insu­line peut adop­ter la pilule comme mode de contra­cep­tion. En effet, la pilule ne pré­sente aucune inter­ac­tion avec l’insuline et n’est donc pas contre-indiquée.

Néan­moins, avant toute uti­li­sa­tion de la pilule, il est impé­ra­tif que le dia­bète soit par­fai­te­ment contrô­lé et qu’il ne soit pas sus­cep­tible d’occasionner une cer­taine com­pli­ca­tion car­dio­vas­cu­laire. Il est pos­sible que les œstro­gènes pré­sents dans la pilule aggravent les lésions de réti­no­pa­thie ou ceux de néphro­pa­thie lais­sés par le diabète.

Pour dimi­nuer le risque d’une telle com­pli­ca­tion, la pilule doit être accom­pa­gnée d’un dosage de la microal­bu­mi­nu­rie et/ou de la pro­téi­nu­rie. Une sur­veillance dans les trois mois qui suivent est néces­saire à cet effet.

Par ailleurs, il est sou­hai­table d’utiliser une pilule fai­ble­ment dosée en œstro­gènes et pro­ges­té­rones. Tou­te­fois, les pilules micro­do­sées (fai­ble­ment dosé) sont bien moins tolé­rées sur le plan gyné­co­lo­gique. Elles requièrent de la rigueur pour être effi­caces. En outre, elles sont réser­vées aux femmes pour qui les autres contra­cep­tions ne sont pas indiquées.

Pilule et médicaments antidiabétiques sont-ils compatibles ?

La pilule œstro­pro­ges­ta­tive n’est pas contre-indi­quée pour les femmes dia­bé­tiques qui suivent un trai­te­ment par anti­dia­bé­tiques oraux. La condi­tion qui sous-tend cette com­pa­ti­bi­li­té est l’absence de com­pli­ca­tions micro­vas­cu­laires (réti­no­pa­thie, néphro­pa­thie, neu­ro­pa­thie, patho­lo­gie cardiovasculaire).

En dehors de cette condi­tion, la pilule peut être contre-indi­quée dans les cas suivants :

  • Le dia­bète est connu depuis plus de 20 ans. Pour ce faire, un bilan est donc néces­saire pour recher­cher l’âge du dia­bète et les autres fac­teurs de contre-indi­ca­tion de la pilule ;
  • Lorsque la patiente est en sur­poids, il ne peut avoir l’utilisation de la pilule œstro­pro­ges­ta­tive en rai­son de la pro­ba­bi­li­té de sur­ve­nue d’une phlé­bite et d’embolie pul­mo­naire. En cas de sur­poids, l’insuffisance vei­neuse est fré­quente et peut cau­ser ces pathologies ;
  • En pré­sence d’un seul des fac­teurs de risque throm­bo­tique arté­riel, la pilule est aus­si contre-indi­quée. Il s’agit de l’âge de la patiente (supé­rieure à 35 ans), du taba­gisme, des anté­cé­dents fami­liaux en matière d’accidents arté­riels au pre­mier degré, du HTA, de la dys­li­pi­dé­mie et la migraine.

Quels que soient les risques de contre-indi­ca­tions chez une femme dia­bé­tique, une consul­ta­tion chez un méde­cin géné­ra­liste, un gyné­co­logue ou une sage-femme est néces­saire pour adop­ter une méthode fiable et sans répercussions.

Contraception œstroprogestative et diabète : les effets secondaires de la pilule

Les effets secon­daires de la pilule sont les mêmes chez une femme souf­frant du dia­bète que chez une autre qui n’en souffre pas. Tou­te­fois, cer­taines pilules peuvent cau­ser des désa­gré­ments chez la femme dia­bé­tique, tels que les dés­équi­libres hor­mo­naux et de la flore vagi­nale, les infec­tions myco­siques et la séche­resse vaginale.

En revanche, la pilule ne peut faire gros­sir. En effet, les nou­veaux dosages réduisent le risque de prise de poids exces­sive. Au maxi­mum, un à deux kilos peuvent s’ajouter au poids cor­po­rel. Le risque de prise de poids dû à la pilule étant minime, il est judi­cieux de contrô­ler son ali­men­ta­tion lorsqu’on constate une prise de poids exces­sive. Aus­si, il faut pen­ser au sevrage tabagique.

Pilule, tabac et diabète : les risques

Contraception œstroprogestative - pilule et diabète

Il est for­te­ment décon­seillé d’utiliser la pilule œstro­pro­ges­ta­tive en cas de taba­gisme. En effet, le tabac et la pilule œstro­pro­ges­ta­tive ne font pas bon ménage. Lorsque le tabac et la pilule œstro­pro­ges­ta­tive sont com­bi­nés, le risque de throm­bose arté­rielle est for­te­ment augmenté.

Cette situa­tion favo­rise les acci­dents vas­cu­laires graves. Aus­si, en cas de dia­bète, le taba­gisme accen­tue expo­nen­tiel­le­ment les com­pli­ca­tions macro­vas­cu­laires à savoir les acci­dents vas­cu­laires céré­braux et les infarc­tus du myocarde.

Le taba­gisme peut éga­le­ment être à l’origine des com­pli­ca­tions micro­vas­cu­laires. Il s’agit des risques de neu­ro­pa­thie, de néphro­pa­thie et de réti­no­pa­thie. Le taba­gisme se révèle donc la cause prin­ci­pale des com­pli­ca­tions car­dio­vas­cu­laires lorsqu’on uti­lise la pilule en cas de diabète.

Contraception œstroprogestative patch ou anneau vaginal : qu’en est-il  en cas de diabète ?

Les contra­cep­tifs œstro­pro­ges­ta­tifs patch et anneau vagi­nal répondent aux mêmes res­tric­tions que la pilule œstro­pro­ges­ta­tive. Ils sont donc contre-indi­qués en cas de :

  • Taba­gisme ;
  • Âge supé­rieur à 35 ans ;
  • Sur­poids ou obésité ;
  • Hyper­ten­sion artérielle ;
  • Dys­li­pi­dé­mie, même celle contrôlée ;
  • Migraine simple ou avec aura ;
  • Anté­cé­dent fami­lial au 1erdegré d’infarctus du myo­carde ou d’AVC sur­ve­nu avant 65 ans ;
  • Situa­tion dia­bé­tique connue depuis plus de 20 ans ;
  • Com­pli­ca­tion car­dio­vas­cu­laire du diabète.

En l’absence de contre-indi­ca­tion, il peut être pres­crit une pilule œstro­pro­ges­ta­tive de deuxième géné­ra­tion pour­vue d’une faible dose d’éthinyl œstra­diol. Le patch et l’anneau vagi­nal sont contre-indi­qués en pre­mière inten­tion, car ils contiennent un pro­ges­ta­tif de troi­sième géné­ra­tion, et sont donc trop rigides pour une diabétique.

Diabète de type 1 et 2 : prescription des contraceptifs hormonaux adaptés

Pour évi­ter tout risque de com­pli­ca­tions, les œstro­pro­ges­ta­tifs peuvent être sub­sti­tués par d’autres contra­cep­tifs hor­mo­naux. Étant don­né que la pilule œstro­pro­ges­ta­tive est uti­li­sée sous réserve chez une dia­bé­tique et que son uti­li­sa­tion pré­sente des risques de com­pli­ca­tions, elle peut être rem­pla­cée par d’autres contra­cep­tifs hor­mo­naux en dehors du patch et de l’anneau vaginal.

De même, le patch et l’anneau vagi­nal aus­si ne garan­tissent pas dans tous les cas de dia­bète la réus­site de la contra­cep­tion. Il est alors judi­cieux de se tour­ner vers d’autres méthodes contraceptives.

Il s’agit de méthodes de contra­cep­tion de deuxième inten­tion qui peuvent être pres­crites spon­ta­né­ment lorsqu’une dia­bé­tique ne sou­haite pas uti­li­ser la pilule, mais compte uti­li­ser un contra­cep­tif hor­mo­nal. Ain­si, compte tenu du type de dia­bète, le méde­cin peut pres­crire dif­fé­rents contra­cep­tifs hormonaux.

Diabète de type 1

Selon la période de vie géni­tale et selon l’évolution du dia­bète de type 1, il peut être pro­po­sé les contra­cep­tifs qui suivent :

Pilule microprogestative

La pilule micro­pro­ges­ta­tive contient uni­que­ment la pro­ges­té­rone à faible dose. Elle n’augmente pas le risque de throm­bose arté­rielle chez la femme dia­bé­tique. La pilule au déso­ges­trel est celle qui assure la meilleure efficacité.

Implant progestatif

L’implant pro­ges­ta­tif pré­sente une grande effi­ca­ci­té et n’a pas de majo­ra­tion du risque de throm­bose arté­rielle. Le géné­rique qui cor­res­pond à ce contra­cep­tif est le Nex­pla­non®. Sa pose néces­site tout de même une courte formation.

Macroprogestatifs oraux (hors AMM)

En matière de macro­pro­ges­ta­tifs oraux, sont indi­qués les géné­riques suivants :

  • Luté­ran® chlor­ma­di­none 10 mg/jour ;
  • Col­prone® médro­ges­tone 10 mg/jour ;
  • Luté­nyl® nomé­ges­trol 5 mg/jour ;
  • Sur­ges­tone® pro­mé­ges­tone 500 mg/jour.

Ces com­pri­més sont pris au mini­mum 20 jours sur 28 jours. Tou­te­fois, ils sont contre-indi­qués ou néces­sitent une pré­cau­tion d’emploi lorsque la patiente a des anté­cé­dents de throm­bose vei­neuse ou artérielle.

Diabète de type 2

Lorsqu’une patiente souffre d’un dia­bète de type 2, les œstro­pro­ges­ta­tifs sont clas­si­que­ment contre-indi­qués. Les contra­cep­tifs à uti­li­ser en cas de dia­bète de type 2 sont entre autres :

  • DIU au cuivre ou au lévonorgestrel ;
  • Micro­pro­ges­ta­tifs tels que la pilule au déso­ges­trel, et l’implant progestatif ;
  • Macro­pro­ges­ta­tifs oraux hors MMA ;
  • Et la sté­ri­li­sa­tion tubaire.

Ces contra­cep­tions sont com­pa­tibles en cas de dia­bète de type 2 seule­ment chez une femme mul­ti­pare, dont le dia­bète est tar­dif et qui pré­sente en géné­ral des fac­teurs de risques car­dio­vas­cu­laires. Il ne faut en aucun cas uti­li­ser les œstro­pro­ges­ta­tifs en cas de dia­bète de type 2.

Le stérilet, une meilleure alternative en cas de diabète

Quel que soit le type de dia­bète, le sté­ri­let est recom­man­dé comme méthode contra­cep­tive com­pa­tible. Il existe deux types de sté­ri­lets, à savoir :

  • Le sté­ri­let hor­mo­nal ou pro­ges­ta­tif : il n’accentue pas les atteintes micro­vas­cu­laires liées au dia­bète. Il ne modi­fie pas non plus le pro­fil lipi­dique et n’accroit pas la pres­sion artérielle ;
  • Le sté­ri­let au cuivre : il ne pré­sente aucun effet sur tous les para­mètres qui pour­raient com­pli­quer l’utilisation d’un œstro­pro­ges­ta­tif en cas de dia­bète. Il n’a pas non plus d’incidence sur le diabète.

Au vu de tous ces élé­ments, le sté­ri­let parait une solu­tion inté­res­sante pour les dia­bé­tiques qui risquent des com­pli­ca­tions liées aux contra­cep­tifs œstro­pro­ges­ta­tifs ou encourent des risques de com­pli­ca­tions vas­cu­laires.

Par ailleurs, le sté­ri­let est un contra­cep­tif per­ma­nent. En effet, le sté­ri­let hor­mo­nal peut durer 5 ans tan­dis que le sté­ri­let au cuivre peut être effi­cace de quatre à cinq ans voire dix ans. Tout dépend des dis­po­si­tions prises par le méde­cin. Aus­si, les sté­ri­lets sont sans dan­ger pour la fer­ti­li­té et la san­té en général.

Le préservatif féminin : un contraceptif sain à adopter en cas de diabète

Le pré­ser­va­tif fémi­nin est une contra­cep­tion peu connue et donc peu uti­li­sée. Pour­tant, il est une solu­tion inté­res­sante pour évi­ter les gros­sesses non dési­rées. En plus d’être dépour­vu de sub­stances hor­mo­nales qui pour­raient inter­agir avec des pré­dis­po­si­tions dia­bé­tiques, le pré­ser­va­tif fémi­nin pro­tège contre les infec­tions sexuel­le­ment transmissibles.

Contrai­re­ment aux sté­ri­lets et implants, il pro­tège prin­ci­pa­le­ment le vagin, le col de l’utérus et les organes géni­taux externes des IST et MST, le VIH en occur­rence. De plus, le pré­ser­va­tif fémi­nin ne néces­site aucune pres­crip­tion médi­cale. Son uti­li­sa­tion est pra­tique contrai­re­ment aux contra­cep­tifs hor­mo­naux qui requièrent de l’attention et la régu­la­ri­té dans la prise des com­pri­més ou encore le sui­vi médical.

Le pré­ser­va­tif fémi­nin peut même être por­té huit heures à l’avance avant l’acte sexuel. Par ailleurs, avec les nou­velles avan­cées, des dis­po­si­tions sont prises pour que le pré­ser­va­tif fémi­nin ne cause pas de désa­gré­ments aux utilisatrices.

Le modèle récent Female condom FC2 est conçu à base de nitrite. Un pro­duit qui ne contient pas de latex. Il peut donc être uti­li­sé par les femmes qui sont aller­giques au latex. Cepen­dant, il fau­drait s’habituer à uti­li­ser le pré­ser­va­tif féminin.

En effet, lors des pre­mières uti­li­sa­tions, la lon­gueur et la lubri­fi­ca­tion du pré­ser­va­tif peuvent dégou­ter. Tou­te­fois, de petites astuces per­mettent une uti­li­sa­tion profitable.

Utilisation du préservatif féminin : quelques bonnes pratiques

Voi­ci de bons gestes à obser­ver pour un usage judi­cieux du pré­ser­va­tif féminin :

  • Bien main­te­nir en place l’anneau afin que le pénis glisse cor­rec­te­ment au sein de la protection ; 
  • Être vigi­lant en cas de chan­ge­ment de posi­tion pour que le dis­po­si­tif ne se déplace pas ;
  • Lorsque le pré­ser­va­tif est pla­cé avant le rap­port sexuel, cela signi­fie que le vagin n’est pas encore dila­té. Il y a lieu de lais­ser l’extrémité du pré­ser­va­tif à l’extérieur ;
  • Faire ren­trer (à l’intérieur) l’extrémité exté­rio­ri­sée aupa­ra­vant au moment de la pénétration.

Il faut savoir que le pré­ser­va­tif fémi­nin ne s’utilise qu’une seule fois. Il est donc impé­ra­tif de jeter le pré­ser­va­tif après un rap­port sexuel.

Pilule du lendemain : qu’en est-il en cas de diabète ?

En cas de dia­bète, la contra­cep­tion d’urgence est tolé­rée. Étant don­né qu’il s’agit d’une urgence, la femme dia­bé­tique peut s’administrer des pilules dédiées à cet effet. Les types de contra­cep­tions d’urgence qui peuvent être ingé­rées sont aux nombres de deux caté­go­ries : la pilule du len­de­main com­po­sé d’un pro­ges­ta­tif, ou la pilule com­po­sée d’un anti-progestatif.

Ces contra­cep­tions sont ingé­rées par voie orale dans les 3 à 5 jours sui­vants. Selon qu’il s’agisse d’une pilule pro­ges­ta­tive ou anti-pro­ges­ta­tive, l’efficacité dimi­nue. Il est alors judi­cieux de prendre la contra­cep­tion le plus tôt possible.

Par ailleurs, pour évi­ter une gros­sesse en cas de rap­port sexuel non pro­té­gé, le sté­ri­let au cuivre est une option plau­sible. Par­ti­cu­liè­re­ment, le sté­ri­let au cuivre doit être insé­ré dans l’utérus dans les cinq jours qui suivent le rapport.

Consultation pour le choix d’un contraceptif en cas de diabète

Pour une pre­mière consul­ta­tion concer­nant le choix d’un contra­cep­tif, dif­fé­rentes étapes doivent être rigou­reu­se­ment sui­vies. C’est une pro­cé­dure qui va per­mettre de faire un choix idoine d’un contra­cep­tif œstro­pro­ges­ta­tif. Voi­ci com­ment procéder :

  • Le méde­cin s’enquiert du bon sui­vi du dia­bète, notam­ment le trai­te­ment en cours, les bilans bio­lo­gique, oph­tal­mo­lo­gique et car­dio­vas­cu­laire ain­si que le régime ;
  • Ensuite, il fait un exa­men cli­nique  pour pro­po­ser les contra­cep­tions les plus appro­priées au type de dia­bète et selon son ancien­ne­té. Bien enten­du qu’il tient éga­le­ment compte des com­pli­ca­tions du dia­bète, et des autres fac­teurs de risque de throm­boem­bo­lique arté­rielle et vei­neuse, fré­quem­ment asso­ciés au diabète ;
  • Enfin, le spé­cia­liste informe la patiente des avan­tages et incon­vé­nients de cha­cune des contra­cep­tions qu’il a proposées.

Il est impé­ra­tif que le méde­cin fasse un sui­vi, trois mois après. Cette visite de la patiente dia­bé­tique a pour objec­tif de s’assurer de la tolé­rance bio­lo­gique adé­quate et cli­nique de la contra­cep­tion choisie.

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