LE HOQUET
Le hoquet se définit comme une contraction spasmodique du diaphragme déterminant une brusque secousse de l'abdomen et du thorax. A côté des hoquets bénins ou ceux traduisant une pathologie sous-jacente (inflammatoire, néoplasique ou infectieuse), certains médicaments peuvent déclencher des hoquets.
?? Irritation des nerfs périphériques, pneumogastrique ou phrénique.
ETIOLOGIES
- Oesophage ++ ( RGO, hernie hiatale, oesophagite, ulcère ).
- Iatrogènes probablement par " irritation " digestive (cf infra)
- ORL y compris corps étranger sur un tympan ( insecte voire cheveu !)
- Par ingestion alimentaire, alcool
- Pneumonie, pleurésie, péricardite, IDM
- Iatrogènes : BZP, barbituriques, corticoïdes
- Cancers ( thorax, abdomen ).
- Des affections du SNC : tumeurs, traumatisme, méningite, encéphalite, syphilis
- Causes métaboliques : urémie, les grands désordres métaboliques
- Psy, idiopathique : anxiété, stress, conversion hystérique, etc...
CAT
Dans les formes rebelles, Rx thorax, fibroscopie, échographie abdominale, etc...
TRAITEMENT SYMPTOMATIQUE
A défaut du traitement étiologique démontré.
---- Les manoeuvres respiratoire, déglutition, etc...
---- PRIMPERAN, MOTILIUM peuvent être tentés.
---- Chlorpromazine gouttes ( X matin, midi et XX le soir ) associé avec AZANTAC, RANIPLEX 150 effervescent après chaque repas (traitement d'épreuve sur " irritation " digestive iatrogène,alimentaire, alcoolique ).
---- Chlorpromazine (LARGACTIL inj 25 mg/amp de 5 ml ) : 10 à 50 mg x 3/J IM ( ++ post opératoire )
---- Myorelaxants ?? (TRANCOPAL,... )
---- LIOSERAL ( baclofène ) 5 mg x 3/J ( la presse Médicale 1991,20:658 ) qui peut être associer au PROZAC . Trt prolongé possible dans les formes récidivantes idiopathiques
---- TEGRETOL dans les formes prolongées, invalidantes
Le hoquet d'origine médicamenteuse
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=1758217
Le hoquet d'origine médicamenteuse, rare, est essentiellement un diagnostic d'élimination. Le mécanisme exact de cet effet indésirable médicamenteux reste souvent méconnu.
Par ordre de fréquence: les classes médicamenteuses suivantes
- corticoides (23 pour cent)
- psychiatrie (15 pour cent, principalement les antidépresseurs non imipraminiques)
- neurologie (13 pour cent, principalement les médicaments dopaminergiques antiparkinsoniens)
- antibiotiques (12 pour cent, bêta-lactamines, macrolides, fluoroquinolones)
- médicaments cardiologiques (7 pour cent, surtout les digitaliques)
- antalgiques (6 pour cent, surtout opiacés)
- antiinflammatoires non stéroidiens (6 pour cent)