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FIÈVRE DE L’ENFANT et du NOURRISSON : comment la traiter ?

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La fièvre est un pas­sage nor­mal dans le déve­lop­pe­ment d’un enfant. En géné­ral, elle est pas­sa­gère et tra­duit la réponse de l’organisme de bébé face à une agres­sion. Alors inutile de s’alarmer si le ther­mo­mètre monte.

Tou­te­fois, si elle dure plus de 48h, il est indis­pen­sable de prendre des pré­cau­tions. Cela dit, com­ment se mani­feste une fièvre chez l’enfant et le nour­ris­son ? Quelles en sont les causes éven­tuelles et sur­tout, quelles sont les solu­tions pour en venir à bout ?

La fièvre bébé : qu’est-ce que c’est ?

Pour com­men­cer, la fièvre en elle-même n’est pas une mala­die. Elle est plu­tôt la mani­fes­ta­tion visible d’une agres­sion bac­té­rienne ou d’une infec­tion. Il s’agit d’une réac­tion natu­relle et nor­male de l’organisme face à une agression.

En fait, celui-ci aug­mente volon­tai­re­ment la tem­pé­ra­ture interne, en vue de faire réagir le sys­tème immu­ni­taire du nour­ris­son en face de n’importe quelle pré­sence bac­té­rienne. Dans le fond, c’est une bonne chose que votre enfant ait des fièvres pas­sa­gères, parce que cela atteste de l’efficacité de ses défenses immunitaires.

Tou­te­fois, il devient néces­saire de prendre des pré­cau­tions lorsque la fièvre de l’enfant s’accompagne par exemple d’un refus de téter, de vomis­se­ments ou d’asphyxie. Il en est de même lorsque vous consta­tez que l’augmentation de la tem­pé­ra­ture cor­po­relle de bébé vient de faire 48h d’af­fi­lée sans s’estomper. Dans ces condi­tions, il est conseillé de contac­ter rapi­de­ment un méde­cin ou un pédiatre, sur­tout lorsque l’enfant n’a pas encore 6 mois.

À quelle température décréter une fièvre chez le nourrisson ?

Géné­ra­le­ment, un parent décrète que son bébé fait de la fièvre, lorsqu’il sent que sa tem­pé­ra­ture cor­po­relle est plus éle­vée que d’habitude. Ce qui n’est pas faux. En fait, une fièvre de bébé se tra­duit essen­tiel­le­ment par l’élévation de la température.

Médi­ca­le­ment, on consi­dère que l’enfant fait une fièvre dès lors que sa tem­pé­ra­ture dépasse 37,5°C. Cepen­dant, tout dépend du ther­mo­mètre uti­li­sé et de l’endroit où la tem­pé­ra­ture a été récol­tée sur le corps du nour­ris­son. La tem­pé­ra­ture sus indi­quée est valable lorsqu’on uti­lise un ther­mo­mètre axil­laire.

S’il s’agit d’un ther­mo­mètre par voie rec­tale, le seuil est de 38,5°C, pour les bébés de plus de 3 mois. Pour les moins de 3 mois, une tem­pé­ra­ture de 38,1°C est lar­ge­ment suf­fi­sante pour prendre des pré­cau­tions. Mais c’est au-delà de 38°C sur les baro­mètres d’un ther­mo­mètre par voie buc­cale, qu’il faut décré­ter une fièvre à un enfant.

Comment savoir qu’on est en présence d’une fièvre chez un enfant ?

Il n’est pas aisé de recon­naître une fièvre chez l’enfant à pre­mière vue. Mais, si vous êtes atten­tif, l’un des signes sui­vants peut vous mettre la puce à l’oreille.

  • Ses joues sont rouges ;
  • Sa peau est brû­lante au tou­cher du front ;
  • Il trans­pire abondamment ;
  • Il ron­ronne ou pleure plus que d’ordinaire ;
  • Fatigue et somnolence ;
  • Des pupilles brillants ;
  • Le refus de téter.

Néan­moins, ces signes qui témoignent de la pré­sence éven­tuelle d’une fièvre peuvent varier d’un bébé à un autre. Mieux, ils peuvent s’accompagner de maux de ventre, de maux d’oreille, d’un assè­che­ment de la gorge, dans le cas d’une infec­tion tenace. Il importe donc de sur­veiller tout chan­ge­ment dans son com­por­te­ment habituel.

Cepen­dant, une prise de tem­pé­ra­ture à l’aide d’un ther­mo­mètre peut per­mettre de confir­mer la pré­sence d’une fièvre chez le nour­ris­son. Tou­te­fois, cer­tains spé­cia­listes recom­mandent de s’en tenir à l’état géné­ral de l’enfant fié­vreux, parce que le ther­mo­mètre peut être trompeur.

Dans bien des cas, un enfant peut pré­sen­ter une fièvre légère alors qu’il a un pro­blème de san­té plus inquié­tant. Dans le doute, il est pré­fé­rable de consul­ter un médecin.

Quelles sont les complications possibles d’une fièvre chez l’enfant ?

Des com­pli­ca­tions peuvent accom­pa­gner la fièvre de bébé, en fonc­tion de l’infection qui a déclen­ché cette aug­men­ta­tion de tem­pé­ra­ture cor­po­relle. Chez les nour­ris­sons qui n’avaient pas l’habitude de téter suf­fi­sam­ment, la fièvre peut entraî­ner une déshydratation.

Dans cer­tains cas, on peut noter des crises convul­sives. Les symp­tômes sont fonc­tion de l’état géné­tique du bébé. Mais en géné­ral, les membres peuvent s’agiter invo­lon­tai­re­ment dans tous les sens, du fait des contrac­tions symé­triques sou­daines. L’enfant peut perdre connais­sance ou rou­ler des yeux, etc. Les épi­sodes de convul­sion fébrile com­mencent par s’estomper au bout de 60 secondes.

Une fois ter­mi­nées, elles ne se repro­duisent plus, sauf peut-être chez des sujets pré­dis­po­sés. En fait, si la crise fébrile convul­sive est la consé­quence d’une modi­fi­ca­tion de la tem­pé­ra­ture ou d’une réac­tion de l’organisme face à un virus, il n’y aura pas de réci­dives. Sauf si la fièvre n’est pas bien traitée.

Quelles sont les causes éventuelles d’une fièvre chez le bébé ?

De nom­breuses infec­tions peuvent se mani­fes­ter par une fièvre chez le nour­ris­son. En trai­tant le mal à l’origine, on a plus de chance de gué­rir bébé de sa fièvre. Voi­ci une liste non exhaus­tive de mala­dies sus­cep­tibles d’engendrer une aug­men­ta­tion anor­male de la tem­pé­ra­ture chez les plus petits.

  • Le rhume ;
  • La sinu­site ;
  • La grippe ;
  • La sep­ti­cé­mie ;
  • L’otite ;
  • Le mal de ventre ;
  • La ménin­gite ;
  • La pneu­mo­nie ;
  • La laryn­gite.

En somme, il s’agit d’infections virales res­pi­ra­toires, d’infections bac­té­riennes ou diges­tives. Chez les nour­ris­sons de moins de 28 jours, la plu­part des infec­tions pou­vant pro­vo­quer une fièvre sont rela­tives à la période péri­na­tale. Paral­lè­le­ment, les pous­sées den­taires peuvent être à l’origine d’une fièvre chez l’enfant.

Mais, cer­tains vac­cins pour enfant peuvent aus­si pro­vo­quer une hyper­ther­mie de l’enfant, au bout des 48h qui pré­cèdent l’injection. L’insolation et l’ingestion de sub­stances toxiques peuvent toutes aus­si impli­quer une fièvre chez le nour­ris­son. C’est pour­quoi, il est décon­seillé d’exposer un bébé au soleil et de lui faire ava­ler un médi­ca­ment sans l’avis d’un médecin.

Quelles sont les solutions médicales pour baisser la fièvre de l’enfant ?

Lorsqu’une fièvre menace votre bébé, il est recom­man­dé de prendre sa tem­pé­ra­ture à l’aide d’un ther­mo­mètre et de contac­ter un pro­fes­sion­nel. Le degré de la fièvre conjoin­te­ment avec l’âge du bébé, lui seront com­mu­ni­qués ain­si que les cir­cons­tances éven­tuelles de sa sur­ve­nue. Il convient aus­si d’indiquer la façon dont la tem­pé­ra­ture de l’en­fant a été récoltée.

S’il y a d’antécédents médi­caux ou si la fièvre est accom­pa­gnée d’autres symp­tômes, il fau­dra éga­le­ment le dire. Avec toutes ces infor­ma­tions, il vous dira quoi faire.

Tou­te­fois, il existe des dis­po­si­tions uni­ver­selles à prendre lorsqu’on constate une fièvre chez un bébé. Il s’agit de :

  • Aérer la pièce ou de la rafraî­chir (jusqu’à 20°C) de sorte qu’elle soit confor­table au bébé ;
  • Ôter ses vête­ments en par­tie ou l’habiller le plus légè­re­ment possible ;
  • Poser un linge frais sur son front ;
  • L’hydrater avec de l’eau plate ;
  • Le ber­cer.

Ces gestes pour­ront aider bébé à tra­ver­ser l’étape de la fièvre qui est sans dan­ger et qui n’a pas besoin d’intervention médi­cale. Lorsque ces actions échouent, le méde­cin peut pres­crire des médi­ca­ments en fonc­tion de l’état du fié­vreux, de son âge et de l’origine du mal.

Le para­cé­ta­mol peut être recom­man­dé pour sou­la­ger la fièvre chez un enfant de moins de 3 mois. On peut éga­le­ment lui pres­crire des anti­bio­tiques liquides, pour ren­for­cer son foie dans la lutte contre les infec­tions. S’il a plus de 6 mois, alors, l’acétaminophène ou l’ibu­pro­fène sont des médi­ca­ments qui peuvent aider à bais­ser la tem­pé­ra­ture.

Fièvre chez le nourrisson : quelles sont les solutions grand-mère ?

Il existe aus­si des astuces grand-mère pour faire bais­ser la fièvre d’un nour­ris­son.

La tranche d’aloe vera

L’aloe vera peut être uti­li­sé pour bais­ser la fièvre d’un enfant. Il suf­fit de poser une tranche de la plante sur le front du bébé ou dans la plante des pieds.

De la pomme de terre ou des rondelles d’oignon

Le fait d’appliquer de la pomme de terre ou des ron­delles d’oignon dans la plante des pieds peut contri­buer à bais­ser la tem­pé­ra­ture. Il fau­dra néan­moins rem­pla­cer le cata­plasme jusqu’à obte­nir satisfaction.

Ces méthodes sont plus conseillées pour un enfant de 6 mois ou plus. N’hé­si­tez pas à deman­der l’avis du méde­cin avant de les expérimenter.

Quels sont les gestes à éviter dans le cas d’une fièvre bébé ?

Cer­tains gestes sont décon­seillés aux parents pour bais­ser la fièvre d’un bébé.

Les bains froids

Il faut évi­ter de don­ner un bain avec de l’eau tiède ou froide à l’enfant qui tra­verse une fièvre. Cela pour­rait aggra­ver le mal, en le fai­sant fris­son­ner ou en pro­vo­quant des convul­sions. Il en est de même pour l’usage du ven­ti­la­teur, les bains de glace ou les fric­tions à l’alcool.

L’alternance des médicaments

Dans la panique, il peut arri­ver d’alterner les médi­ca­ments dans l’espoir d’un rapide sou­la­ge­ment. Sauf que cela pour­rait créer des pro­blèmes plus graves comme une over­dose infan­tile. Par consé­quent, il faut don­ner au nour­ris­son un seul type de médi­ca­ment pour faire bais­ser la fièvre. S’il doit en être autre­ment, le méde­cin le dira.

Forcer l’enfant à s’alimenter

Un enfant fébrile a besoin de calme et d’espace. Par consé­quent, le bru­ta­li­ser pour­rait aggra­ver son état. Alors, inutile de le for­cer à s’alimenter plus qu’il ne peut. Si le refus de man­ger per­siste, consul­tez un pédiatre.

Le res­pect de ces gestes peut évi­ter le pire, sur­tout lorsque la crise touche un bébé de moins de 90 jours.

Par ailleurs, toute fièvre de plus de 48h accom­pa­gnée d’autres symp­tômes ou non chez un nour­ris­son de moins de 3 mois, doit être immé­dia­te­ment signa­lée au pédiatre. Il sau­ra vous conseiller sur les dis­po­si­tions à prendre pour la faire bais­ser.

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