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CANCER DU COLON

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Socié­té Natio­nale Fran­çaise de Gastroentérologie
Fédé­ra­tion Natio­nale des Centres de Lutte contre le Cancer
Jeu­di 29 et ven­dre­di 30 jan­vier 1998
Forum Rive-Gauche – 75014 PARIS

En France, le can­cer colo­rec­tal (CCR) est le plus fré­quent des can­cers dans l’en­semble de la popu­la­tion. Les don­nées d’in­ci­dence four­nies par le réseau fran­çais des registres de can­cers per­mettent d’es­ti­mer à 33 500 envi­ron le nombre de nou­veaux cas par an dont 21 500 (65%) sont des can­cers du côlon (CC).

Durant cette Confé­rence, le jury a répon­du aux 6 ques­tions suivantes :

  • La pré­ven­tion pri­maire du can­cer colo­rec­tal est-elle possible ?
  • Le dépis­tage du can­cer colique est-il pos­sible et utile ?
  • Quelles sont les explo­ra­tions utiles au diag­nos­tic et à la déci­sion thérapeutique ?
  • Quels sont les stan­dards du trai­te­ment à visée curative ?
  • Que faire après exé­rèse à visée cura­tive d’un can­cer du côlon ?
  • Quel trai­te­ment pro­po­ser dans les can­cers coliques loca­le­ment avan­cés et/ou métastatiques ?

Texte inté­gral : http://www.snfge.asso.fr/01-Bibliotheque/0C-Conferences-consensus/CC-Colon-1998/CC-Colon-1998.htm —- [zz]

MAJ AVRIL 1999
– Un trai­te­ment régu­liè­re­ment pres­crit pour réduire le cho­les­té­rol semble éga­le­ment avoir un effet pro­tec­teur contre le can­cer du côlon, ont affir­mé des cher­cheurs devant le congrès de l’As­so­cia­tion amé­ri­caine pour la recherche contre le can­cer réuni à Phi­la­del­phie (Penn­syl­va­nie). Pré­sen­tés dimanche, les tra­vaux du doc­teur Banke Agar­wal, de l’u­ni­ver­si­té Colum­bia de New York, indiquent que ce trai­te­ment, mélan­geant de l’as­pi­rine et le médi­ca­ment lovas­ta­tine, a per­mis de réduire consi­dé­ra­ble­ment le nombre de nou­veaux cas de can­cer du côlon sur des rats de laboratoire.

Plu­sieurs études réa­li­sées sur des patients souf­frant d’un taux éle­vé de cho­les­té­rol avaient déjà sug­gé­ré que l’as­pi­rine avait un effet pré­ven­tif contre le déve­lop­pe­ment des tumeurs du côlon.
Deux autres essais cli­niques réa­li­sés sur plu­sieurs mil­liers de per­sonnes pour le compte du groupe phar­ma­ceu­tique Merck avaient éga­le­ment mis en évi­dence que la lovas­ta­tine, un nou­veau médi­ca­ment des­ti­né lui-aus­si à réduire le risque de mala­die car­dio­vas­cu­laire, avait le même effet pro­tec­teur contre le can­cer du côlon. « Nous esti­mons que la com­bi­nai­son d’un anti-réduc­tase de type lovas­ta­tine et (d’un médi­ca­ment de type aspi­rine) pour­rait être plus effi­cace que la seule (aspi­rine) pour la pré­ven­tion du can­cer du côlon », écrivent les auteurs de l’étude.

Ces résul­tats devront tou­te­fois être confir­més sur l’homme, ont sou­li­gné les cher­cheurs amé­ri­cains. Plus de 130.000 nou­veaux cas de can­cer du côlon et du rec­tum sont recen­sés chaque année aux Etats-Unis, selon les sta­tis­tiaues de l’As­so­cia­tion amé­ri­caine contre le can­cer (ACS). Près de 60.000 malades meurent chaque année de ce type de cancer.

MAJ JUIN 2004

40e Congrès de l’ASCO. Des sta­tines pour pré­ve­nir le can­cer colorectal ?
Poyn­ter J et coll. : « HMG CoA reduc­tase inhi­bi­tors and the risk of colo­rec­tal can­cer. » Abs­tract #1. 40ème mee­ting annuel de l’A­me­ri­can Socie­ty of Cli­ni­cal Onco­lo­gy – http://www.jim.fr
Une pro­tec­tion contre le can­cer colo­rec­tal pour­rait bien être pro­cu­rée par ces molé­cules car elles inhibent la crois­sance de cer­taines lignées de cel­lules can­cé­reuses coliques.
Une équipe israé­lienne menée par Ste­phen Gru­ber du CHS Natio­nal Control Cen­ter de Haï­fa et des cher­cheurs de l’université du Michi­gan ont com­pa­ré les don­nées de 1814 patients souf­frant d’un can­cer colo­rec­tal avec celles de 1959 per­sonnes du même âge et avec les mêmes comor­bi­di­tés. Tous ont rem­pli un ques­tion­naire sur leurs anté­cé­dents per­son­nels, fami­liaux (y com­pris pour le can­cer), leur acti­vi­té phy­sique, les para­mètres bio­lo­giques, les médi­ca­tions conco­mi­tantes (essen­tiel­le­ment aspi­rine et AINS) et leur régime ali­men­taire. Au total, 267 patients (8 %) pre­naient des sta­tines depuis 5 ans au moins.
Il a été consta­té une réduc­tion du risque de can­cer de 51 % grâce à l’usage de sta­tines (p<0,001) entre les deux groupes, la majo­ri­té des patients pre­nant de la pra­vas­ta­tine ou de la sim­vas­ta­tine. Il faut remar­quer que les autres sta­tines n’étaient pas encore ou depuis peu sur le mar­ché au début du recru­te­ment en mars 1998.
Et d’ajouter que ce sont bien les sta­tines et non la dimi­nu­tion de la cho­les­té­ro­lé­mie qui est en cause, puisque aucune rela­tion n’a pu être mise en évi­dence avec le béza­fi­brate (OR 1,08).
Faut-il pour autant pres­crire des sta­tines chez les patients à risque majeur de can­cer colo­rec­tal ? On en est encore loin, répondent en chœur les auteurs, mais la voie de recherche est intéressante.

Dr Domi­nique-Jean Bouilliez

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