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BPCO
Traitement en fonction de la gravité

Source GOLD Guidelines - www.goldcopd.com (12/2000 - 2011

RAPPEL
Le terme "bronchopneumopathie chronique obstructive" (BPCO) désigne l'association, constante mais à des degrés divers, de lésions bronchiques déterminant une symptomatologie clinique (toux et expectoration, bronchite chronique) et de lésions pulmonaires destructives (emphysème), concourant à une limitation des débits bronchiques expiratoires (obstruction bronchique, définie lors des explorations fonctionnelles respiratoires par une réduction du volume expiré maximal en une seconde -VEMS- plus important que celle de la capacité vitale -CV- ; la réduction du VEMS ne définit pas à elle seule l'obstruction mais en évalue la sévérité).
Par opposition à l'asthme, l'obstruction bronchique des BPCO n'est pas ou très peu réversible après bronchodilatateurs et/ou corticostéroïdes ; une réversibilité en termes de VEMS supérieure à 12% de la valeur théorique doit faire évoquer une composante asthmatique

DEPISTAGE
La BPCO se place au rang du diabète comme maladie émergeante. Le problème est que contrairement au diabète, la maladie est banalisée. Les patients vivent avec leur maladie, leur essoufflement, jusqu'à ce qu'ils soient hospitalisés lors d'une poussée infectieuse. La maladie est alors diagnostiquée mais il est trop tard pour la freiner. Le dépistage peut se faire en cinq questions
  • Avez-vous fumé ou fumez-vous ?
  • Toussez-vous fréquemment ?
  • Crachez-vous fréquemment ?
  • Lorsque vous pratiquez une activité donnée, êtes-vous plus essoufflé(e) que les gens de votre âge ?
  • Avez-vous plus de 40 ans ? Si le patient répond positivement à trois de ces questions, le généraliste peut soit mesurer le souffle du patient à l'aide d'un spiromètre soit orienter le patient vers un confrère pneumologue.

    Etude FLAME - 2016
    Indacatérol-glycopyrronium (cf infra) était plus efficace que le salmétérol-fluticasone (cf infra) dans la prévention des exacerbations de BPCO chez les patients ayant des antécédents d'exacerbation au cours de l'année précédente.[Lire]
    L'étude FLAME a été financée par Novartis, le fabricant de l'indacatérol-glycopyrronium.
    A suivre...

    MAJ 2015
    Exacerbation de BPCO : des corticostéroïdes pendant comien de temps ?
    Dans les derniers guidelines publiés en 2015 (GOLD), en cas d'exacerbation d'une BPCO, après échec des mesures concernant la bronchodilatation, c'est une cure de 5 jours d'un corticostéroïde systémique qui est recommandée, et plus de 10 à 14 jours comme précédemment recommandées. La méta-analyse ici analysée conforte cette recommandation, au vu de l'absence de différence d'effet entre les 2 types de cure, mais en confirmant que ces conclusions pourraient être remises en question par de nouvelles études de bonne qualité méthodologique.
    [Texte complet / Minerva]

      POUR TOUS LES STADES
    • Eviter les facteurs de risque ++ tabac
    • Education du patient
    • Vaccination anti-haemophilus une à deux fois par an
    • Importance des programme de réhabilitation à l'effort [Lire]

      STADE 0
    • E.F.R. Normal
    • Symptômes : toux, expectoration
      Pas de traitement

      STADE 1 : BPCO débutante
    • VEMS/CV < 70 %
    • VEMS < 80 % de la valeur prédite
    • Présence ou non de symptomatologie chronique : toux, expectorations
      Traitement : Bronchodilatateurs de courte durée d'action

      STADE 2 : BPCO modérée
    • VEMS/CV < 70 %
    • VEMS entre 30 et 70 %
    • La mesure de la PaO2 doit être réalisée pour les VEMS < 40% et en cas de dyspnée et/ou d'insuffisance cardiaque droite (Voir les chiffres ICI
    • Présence ou non de symptomatologie chronique : toux, expectorations, dyspnée
      Traitement par bronchodilatateur au long court associé un bronchodilatateur de courte durée d'action.Une réhabilitation par kinésithérapie mise en place
      Une corticothérapie inhalée devrait être réservée aux patients symptomatiques, chez ceux dont le VEMS < 50% et ceux dont les infections fréquentes nécessitent antibiothérapie et corticoïdes oraux


      STADE 3 : BPCO sevère
    • VEMS/CV < 70 %
    • VEMS < 30 %
    • ou VEMS < 50 % associé à une insuffisance respiratoire ou des signes cardiaque droite
      Traitement par bronchodilatateur au long court associé un bronchodilatateur de courte durée d'action.Une réhabilitation par kinésithérapie mise en place
      Une corticothérapie inhalée est généralement associée.
      Oxygénothérapie prolongée en cas d'insuffisance respiratoire



      LES BRONCHODILATEURS
    • Bêta-2 mimétiques
    • Anti-cholinergique
      ---- SPIRIVA ° (tiotropium bromure)
      ---- SEEBRI BREEZHALER (glycopyrronium bromure)
    • Théophylline
      L'association de plusieurs molécules peut être utilisée

      NB
    • Un traitement au long cours par corticothéapie orale doit être évitée : rapport bénéfice/rique défavorable
    • Antileucotriènes (à évaluer)
    Le texte complet peut être consulté sur www.goldcopd.com

    =============================

    Classification GOLD de la BPCO : 5 stades (2011)
    NB : VEMS = FEV1 et FVC = CV

    Stade 0: à risque
    Spirométrie Normale
    Symptômes Chroniques (toux, expectoration)

    Stade 1: BPCO débutante
    FEV1/FVC < 70%
    FEV1 > ou égale à 80% des valeurs prédites
    Avec ou sans symptômes chroniques (toux, expectoration)

    Stade 2: BPCO modérée
    FEV1/FVC < 70%
    FEV1 entre 50% et 80% des valeurs prédites
    Avec ou sans symptômes chroniques (toux, expectoration)

    Stade 3: BPCO sévère
    FEV1/FVC < 70%
    FEV1 entre 30% et 50% des valeurs prédites
    Avec ou sans symptômes chroniques (toux, expectoration)

    Stade 4: BPCO très sévère
    FEV1/FVC < 70%
    FEV1 > 30% des valeurs prédites ou FEV1 > 50% des valeurs prédites et insuffisance respiratoire



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