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GYNECOMASTIE
Dr H. Raybaud - 12/2004 - MAJ 2012

DEFINITION

La gynécomastie est un développement excessif des seins chez l’homme ou l'enfant de sexe masculin, d’un seul côté ou des deux côtés, de façon symétrique ou non.
La gynécomastie est fréquente, en particulier à certaines périodes de la vie : chez le nouveau né, au moment de la puberté où elle disparaît généralement en moins de deux ans. Chez l’homme adulte, la gynécomastie devient assez banale après 70 ans.
, l’affirmer, il faut pratiquer un bilan complet, à la recherche d’une éventuelle cause pathologique ou médicamenteuse.
Chez l'adulte jeune ou l'adolescent, en particulier dans les formes unilatérales, on recherchera le cancer testiculaire et le cancer du sein.

La difficulté peut être de confondre avec une adipomastie d'autant plus gynécomastie et adipomastie sont fréquemment associées.

Selon le Dr Mascarel, radiologue, Le premier examen à demander est une mammographie avant même le bilan hormonal . En effet la mammographie va permettre de trancher entre une véritable gynécomastie et une pseudo gynécomastie par accumulation de graisse dans les seins. Dans ce cas le bilan s’arrête là. [Lire]

CAUSES IATROGENES ++++
  • Oestrogènes, androgènes, antiandrogènes,
  • Tagamet, spirono-lactones, digoxine,
  • Antidopaminergiques
  • Aldomet
  • Neuroleptiques
  • Amphétamines)
  • Digitaliques
  • Kétoconazole...
  • Cétirizine (cf infra)
  • Chimiothérapie
  • Liste non limitative
CAUSES GENERALES:
  • Cancer du testicule
  • Cancer du sein
  • cirrhose
  • Insuffisance rénale, cancer du rein
  • hyperthyroïdie
  • $ paranéoplasique Bronches ++
  • Syndrome de Klineferter
  • Maladie d'Addison
  • Acromégalie
  • Dystrophie myotonique de Steinert
  • Liste non limitative
BILAN

Selon le contexte, l'âge et l'examen clinique
  • NF,VS, Transaminases, Gamma GT
  • Glycémie, T4,TSH, créatininémie, Na, K
  • Bilan lipidique
  • Prolactine si sécrétion mammaire

    Imagerie
  • Mammographie +/- echographie
  • Radio poumon
  • Echographie testicules et surrénales
  • Echographie hépatique
  • Scanner thoraco abdomino pelvien
  • Scanner cérébral.

    Voir à ce sujet : Dr Mascarel, radiologue [Lire]

    Puis dans un second temps
  • HCG augmenté : $ paranéoplasique ++ poumon
  • [ HCG et Béta HCG augmenté (Tumeur germinale)
  • 17 Béta-oestradiol (Tumeur testiculaire, surrénale
  • Testostérone augmentéé: Tumeur testiculaire
  • Delta-4 andorosténedione augmenté : tumeur surrénale
  • Si bilan biologique perturbé (FSH,LH augmentés) : caryotype
CAT - TRAITEMENT

Il sera évidemment fonction de l'étiologie découverte
Si aucune étiologie retrouvée, revoir à 6 mois et éventuellement refaire le bilan

La gynécomastie physiologique de l'adolescent peut régresser spontanément en 2 ou 3 ans. Dans les formes importantes ou mal supportées, le gel de 5-alpha dihydrotestostérone ou la chirurgie peuvent être proposés
La cure chirurgicale d'une gynécomastie est une intervention prise en charge par la sécurité sociale.

PAR AILLEURS...

GYNECOMASTIE ET CETIRIZINE (VIRLIX*, ZYRTEC*)
http://www.centres-pharmacovigilance.net/nice/bulletin131/index.html
2 cas de gynécomastie, associée à une hyperprolactinémie chez 2 enfants, âgés de 6 ans et demi, traités par la cétirizine, un antihistaminique de seconde génération, pour une rhinite allergique saisonnière, ont été rapportés(1). Il s'agissait :
  • d'une petite fille (20 kg pour 1,14 m) qui a développé une gynécomastie bilatérale 20 jours après le début du traitement (5 mg/j) avec régression complète 2 mois après l'arrêt de ce médicament. La cétirizine a été remplacée par la loratadine (Clarytine*) sans problème.
  • et d'un petit garçon (24 kg pour 1,20 m) initialement traité par méquitazine (Primalan*) bien supporté. En mars 2001, le traitement par cétirizine a été instauré sans problème. En mai 2002, 7 jours après une posologie de 10 mg/j, une gynécomastie unilatérale est apparue.
Dans les 2 cas, cette gynécomastie était accompagnée d'une hyperprolactinémie qui s'est également normalisée à l'arrêt du traitement.
(1) M.P. Louis et coll Thérapie 2004; 59(1): 163-4

Gynécomastie médicamenteuse
Extraits du Bulletin d'information de Pharmacovigilance de Toulouse

Cet effet indésirable traduit soit un déséquilibre du rapport testostérone/oestrogène, soit une hyperproduction de prolactine.
Il doit être différencié de l'adipomastie.

    Il s¹observe le plus souvent avec
  • les hormones sexuelles
  • les antiandogènes,
  • la spironolactone,
  • le vérapamil,
  • la cimétidine
  • les cytostatiques
  • et bien sûr les neuroleptiques (même les "cachés" comme le Primpéran °).

    Plus rarement, on l¹a décrit sous
  • diazépam
  • antidépresseurs imipraminiques
  • Les antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (?)
  • captopril
  • digitaliques,
  • oméprazole
  • et autres antagonistes calciques.
(Ann. Med. Intern.2000, 151,
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