obesite
OBESITE
Chronique d'une catastrophe annoncée
TV, Fast-food, bas revenus, hérédité

MAJ : 30.06.2002

DEFINITION
L'indice de masse corporelle (IMC) permet de chiffrer le surpoids.
Il se calcule en divisant le poids en kilos par la taille exprimée en mètre multipliée par elle-même.(exemple :92 Kg / (1,73)² = 30,7)
  • Surpoids : IMC > 27 kg/m² pour l'homme et IMC > 24 kg/m² pour la femme
  • Obésite : IMC > 30 kg/m²
  • Obéité sevère IMC > 35 Kg/m²
  • Même si les Etats-Unis tiennent toujours le haut du pavé en matière d'obésité, l'excès de poids touche désormais l'ensemble des pays industrialisés, et aussi certaines populations d'Asie et d'Océanie.

    Aux Etats-Unis, 61 millions de personnes souffrent de surcharge pondérale, soit une augmentation de plus de 40 % depuis le début des années 60. Un adolescent sur cinq serait concerné par ce problème. Corrolaire de la pauvreté et de la mauvaise alimentation, certaines minorités - noirs et latino-américains - sont nettement plus touchées que la population plus aisée.

    Dans ce pays, l'obésité et les maladies qui lui sont associées coûtent chaque année près de 50 milliards de dollars en dépenses de santé, selon une étude de chercheurs américains publiée le mois dernier dans le journal Archives of Internal Medicine
    Selon le Pr Charles Quesenberry, du Kaiser Institute d'Oakland (Californie), par rapport aux personnes de poids normal, la facture médicale des personnes souffrant d'un excès de poids est supérieure de 25 % et celle des obèses de 44 %. En moyenne, le nombre annuel de jours d'hospitalisation des obèses est supérieur de 74 % à celui des personnes de poids normal.

    Principaux accusés, la restauration rapide et la télévision. La facilité apportée par la restauration rapide (hot-dogs, frites...) pour se nourrir et le fait que la télévision soit un loisir passif semblent être des agents de choix pour la prise de poids chez la femme, estimait en février dernier le Pr Robert Jeffrey, de l'Université du Minnesota à Minneapolis dans une étude publiéepar l'American Journal of Public Health.

    Deuxième continent affecté: l'Océanie. Chez les Mélanésiens et les Micronésiens, l'obésité atteint des taux records: selon les spécialistes, près de 70 % d'entre eux souffrent d'obésité sévère, définie par un indice de masse corporelle égal ou supérieur de 35 à 40.
    Esculape : Une hypothèse intéressante est que la sélection naturelle a privilégié, lors des périodes de famine, les individus capable de survivre avec peu de nourriture. La rencontre explosive avec la société de consommation et en particulier les sucres rapides fait le reste. Les DNID sont particulièrement fréquents

    L'excès de poids affecte aussi lourdement l'Europe, où la prévalence varie de 10 à 25 % et atteint des niveaux record (40 %) chez les femmes des pays d'Europe de l'Est.
    Un phénomène identique gangrène également les pays du bassin méditerranéen. En Tunisie par exemple, 40 % des personnes de plus de 30 ans habitant dans les grandes villes sont atteintes d'obésité, selon une étude publiée en octobre dernier par le Pr Khemaïs Nagati.

    En France, l'obésité frappe 8,2 % de la population, soit 3 à 3,5 millions de personnes, mais semble assez inégalement répartie. Une enquête publiée cette semaine montre une forte prévalence de l'excès de poids dans le Nord (12,7 % de la population), soit plus du double qu'en Franche-Comté (est,6%), Bretagne (ouest, 6,4%) ou Provence-Alpes-Côte d'Azur (sud, 6,4%).
    Les autres régions les plus touchées sont l'Auvergne (centre, 10,4 %), la Haute-Normandie (ouest, 10,2%), la Lorraine (est, 10,1%) et le Languedoc (sud, 10%).
    L'étude a été menée en 1997 par la SOFRES, l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) et les laboratoires Roche, qui s'apprêtent à mettre sur le marché un médicament s'opposant à l'obsorption des graisses par le tube digestif.

    Esculape : L'hyperinsulinisme parait être un facteur important du phénomène. Il nous parait paradoxal que la lutte contre l'obésité ne soit pas une priorité de santé publique et des médicaments comme les biguanides et/ou l'acarbose ne soient pas expérimenté dans cette indication.
    La frilosité - voire le racisme anti-gros qui mange trop c'est bien fait pour sa g....... - parait dominer

    Voir également : DNID
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    Voir également : Syndrome X
    Voir également : Obésité-surpoids Approche globale
    Voir également : Obésité de l'enfant six conseils pour les protéger
    Voir également : Obésité de l'enfant La mauvaise influence des pubs TV
    Voir également : Le coût de l'obésité

    30.08.1998
    L'obésité progresse partout dans le monde malgré les avancées de la médecine

    PARIS (AP) -- Le 8e Congrès international sur l'obésité, qui s'est ouvert samedi 29 Août 1998 à Paris, tire la sonnette d'alarme: le mode de vie occidental produit de plus en plus d'obèses. Dans le même temps, la médecine, et particulièrement la génétique, comprend de mieux en mieux les mécanismes de cette maladie qui touche plus de trois millions de Français.
    L'Organisation mondiale de la santé -qui présentera au congrès la première étude à l'échelle mondiale sur l'obésité- n'hésite pas à évoquer une ``pandémie'', résultant de la combinaison de multiples facteurs.

    Pourtant, la science progresse à grands pas, même si l'existence d'un gène de l'obésité semble de plus en plus improbable. Les recherches génétiques ont en tout cas confirmé le poids de l'hérédité et permis de mieux connaître le rôle de certains gènes, notamment le gène Ob, producteur de la leptine, hormone-clef dans la régulation du poids.
    Les chercheurs ont également découvert des protéines ``découplantes'', qui permettent de dissiper l'énergie sous forme de chaleur plutôt que de l'utiliser pour le stockage (la formation de graisse) ou l'effort musculaire. Des équipes tentent de déterminer si des variations de ces protéines expliqueraient l'inégalité des individus face à la prise de poids, comme c'est le cas chez la souris.
    Malgré les progrès de la recherche et des traitements, l'obésité gagne du terrain: un Américain sur quatre et un Nord-Américain sur trois en sont atteints. En Grande-Bretagne le nombre de morts liées à l'obésité a doublé en deux ans et, en France, la proportion d'enfants modérément ou massivement obèses a augmenté de 17% et 28% ces dix dernières années.
    Résultat: l'obésité représente environ 3 à 8% des dépenses de santé dans le monde.
    Et de montrer du doigt le mode de vie moderne, où tout est fait pour limiter l'activité physique et encourager à manger n'importe quoi, n'importe quand.
    Et tous les secteurs de la société sont concernés, souligne-t-il: ``L'ensemble des acteurs du système de santé, mais aussi le monde de l'éducation et de l'industrie''. Bref, c'est ``l'ensemble de la société civile'' qui doit combattre l'obésité.

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