HomeNon classéUlcérations de la verge

Ulcérations de la verge

Publié le

spot_img

(Mise sur le site 2006)

Les plus fré­quentes sont les suivants :
  • Her­pès géni­tal : dou­leur et pru­rit pro­dro­maux sont fréquents.
    Sur une base rouge appa­raissent vési­cules puis ulcé­ra­tions mul­tiples grou­pées en bou­quet. L’ul­cé­ra­tion peut être chan­croïde. L’a­dé­no­pa­thie satel­lite est le plus sou­vent uni­la­té­rale. Les signes géné­raux peuvent être pré­sents lors du pre­mier accès.
    Le carac­tère réci­di­vant des ulcé­ra­tions oriente le diagnostic.
    L’her­pès est idéa­le­ment confir­mé par la culture virale. L’exa­men direct d’un frot­tis de raclage de la lésion géni­tale (cyto­diag­nos­tic de Tzanck) est sen­sible. En revanche, le séro­diag­nos­tic manque de spécificité.
    Voir : Guide Her­pès
    Voir : Prise en charge de l’her­pès cuta­néo-muqueux chez le sujet immu­no­com­pé­tent (ANAES)
  • Syphi­lis : l’ulcération géni­tale est d’incubation longue (envi­ron trois semaines). Elle est sou­vent super­fi­cielle, propre et à sur­face indu­rée. Les adé­no­pa­thies ingui­nales tou­jours pal­pables ne sont pas douloureuses.
    Le diag­nos­tic est confir­mé par l’examen direct au micro­scope à fond noir (mise en évi­dence de tré­po­nèmes) et par les résul­tats du TPHA-VDRL répé­tés à quinze jours d’intervalle (séro­con­ver­sion, ascen­sion du titre du VDRL quan­ti­ta­tif aux exa­mens suc­ces­sifs).  [Lire]
  • Chancre mou : l’incubation est courte (trois à sept jours). Il existe des ulcé­ra­tions cuta­nées à dis­tance du chancre et sur­tout une adé­no­pa­thie ingui­nale inflam­ma­toire (bubon), fluc­tuante, se fis­tu­li­sant à la peau en un seul pertuis.
    Le diag­nos­tic bac­té­rio­lo­gique est déli­cat car le germe Hae­mo­phi­lus ducreyi est dif­fi­ci­le­ment cultivable.
    Le trai­te­ment clas­sique du chancre mou (Bac­trim ®) montre, depuis quelques années, ses limites en rai­son d’une résis­tance crois­sante du bacille de Ducrey à cet anti­bio­tique. Le bacille de Ducrey est sen­sible à d’autres familles anti­bio­tiques comme les macro­lides, cer­taines cépha­lo­spo­rines et les fluoroquinolones :
    —- azi­thro­my­cine (macro­lide aza­li­dé) à la dose de 1 g per os en dose unique ;
    —- cef­triaxone, 250 mg par voie intra­mus­cu­laire en dose unique.
    —- éry­thro­my­cine, 500 mg quatre fois par jour per os pen­dant 7 jours ;
    —- cipro­floxa­cine, 500 mg deux fois par jour pen­dant 3 jours (contre-indi­quée pen­dant la grossesse).
    Source : [http://www.therapeutique-dermatologique.org]

Derniers articles

Le pied douloureux de l’adulte : causes, symptômes, diagnostic, traitements

De multiples facteurs peuvent causer des douleurs au niveau du pied. Celles-ci peuvent invalider...

Mycoplasma pneumoniae : maladies caractéristiques, traitements

Les maladies infectieuses constituent un problème de santé majeur et figurent parmi les dix...

Paralysie faciale a frigore : causes, symptômes, diagnostic et traitement

La paralysie faciale a frigore (PFF) est l’une des formes les plus fréquentes des...

Ostéopénie : clinique, physiopathologie, étiologies, traitement

L’ostéopénie est un état de fragilité osseuse fréquent à partir de 50 ans. Elle est...

Pour aller plus loin

Le pied douloureux de l’adulte : causes, symptômes, diagnostic, traitements

De multiples facteurs peuvent causer des douleurs au niveau du pied. Celles-ci peuvent invalider...

Mycoplasma pneumoniae : maladies caractéristiques, traitements

Les maladies infectieuses constituent un problème de santé majeur et figurent parmi les dix...

Paralysie faciale a frigore : causes, symptômes, diagnostic et traitement

La paralysie faciale a frigore (PFF) est l’une des formes les plus fréquentes des...