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Cystites – infections urinaires basses (IU) Prévention des récidives

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Diag­nos­tic et anti­bio­thé­ra­pie des infec­tions uri­naires bac­té­riennes com­mu­nau­taires de l’adulte – SPILF 2015
[Texte complet]

Ce pro­to­cole est exclu­si­ve­ment des­ti­né aux femmes. Un trouble mic­tion­nel, gyné­co­lo­gique voire une lithiase doivent être envisagés.
Pour les hommes toute infec­tion uri­naire doit faire évo­quer un pro­blème de pros­tate voire de lithiase.

Trai­te­ment pro­phy­lac­tique non anti­bio­tiqueDes mesures peuvent être pro­po­sées, bien que leur effi­ca­ci­té ne soit pas démontrée :

  • Uri­ner après les rap­ports sexuels.
  • Des apports hydriques suf­fi­sants, des mic­tions non-rete­nues et une régu­la­ri­sa­tion du tran­sit intestinal.
  • L’ar­rêt des sper­mi­cides s’il y a lieu.
  • La can­ne­berge peut être pro­po­sée en pré­ven­tion des cys­tites réci­di­vantes à E. coli à la dose de 36 mg/jour de proan­tho­cya­ni­dine. A véri­fier sur les pro­duits commercialisés.
  • Les oes­tro­gènes en appli­ca­tion locale peuvent être pro­po­sés en pré­ven­tion des cys­tites réci­di­vantes chez les femmes méno­pau­sées après avis gynécologique.

Anti­bio­pro­phy­laxie

Rap­pel
TMP = Sul­fa­mé­thoxa­zole = Rufol ®
TMP-SMX = Sul­fa­mé­thoxa­zole + Tri­mé­tho­prime = Bactrim ®

Du fait de son impact éco­lo­gique indi­vi­duel et col­lec­tif poten­tiel, une anti­bio­pro­phy­laxie ne doit être pro­po­sée que chez les patientes pré­sen­tant au moins une cys­tite par mois, lorsque les autres mesures ont échoué.
Un ECBU doit être réa­li­sé au plus tard une à deux semaines avant le début de l’an­ti­bio­pro­phy­laxie. Celui­ci doit être néga­tif avant de débu­ter la pro­phy­laxie. La prise d’une anti­bio­pro­phy­laxie conti­nue ou dis­con­ti­nue per­met une dimi­nu­tion de la fré­quence des cystites .
L’antibioprophylaxie post-coï­tale est aus­si effi­cace qu’un trai­te­ment quo­ti­dien lorsque les rap­ports sexuels sont en cause. L’an­ti­bio­pro­phy­laxie n’est que suspensive.
Les anti­bio­tiques recom­man­dés en pro­phy­laxie des infec­tions uri­naires réci­di­vantes sont le TMP-SMX et la fos­fo­my­ci­ne­tro­mé­ta­mol (Monu­ril ®). L’u­ti­li­sa­tion de nitro­fu­ran­toïne (Fura­dan­tine ®) dans cette indi­ca­tion est for­mel­le­ment contre-indi­quée. Flu­ro­qui­no­lones et bêta-lac­ta­mines doivent être évi­tées dans cette indi­ca­tion en rai­son du risque de sélec­tion de résistance.

Cys­tites – infec­tions uri­naires basses post-coïtales

    Deux sché­mas sont pro­po­sés, sans dépas­ser le rythme de la pro­phy­laxie continue :
  • 1ère inten­tion : TMP, 1 com­pri­mé à 100 mg dans les 2 heures pré­cé­dant ou sui­vant le rap­port sexuel (admi­nis­tra­tion une fois par jour au maximum),
  • 2ème inten­tion : fos­fo­my­cine-tro­mé­ta­mol, 3 grammes en prise unique dans les 2 heures pré­cé­dant ou sui­vant le rap­port sexuel (admi­nis­tra­tion tous les 7 jours au maxi­mum, en rai­son de l’ef­fet pro­lon­gé de la prise unique).
  • Alter­na­tive : TMP-SMX (dosage « adulte », 400 mg de SMX + 80 mg de TMP), un com­pri­mé dans les 2 heures pré­cé­dant ou sui­vant le rap­port sexuel (admi­nis­tra­tion une fois par jour au maxi­mum),

    Cys­tites – infec­tions uri­naires basses très fré­quentes (au moins une par mois)
    Une anti­bio­pro­phy­laxie conti­nue peut être proposée.
    La durée de trai­te­ment lors d’une anti­bio­pro­phy­laxie conti­nue est contro­ver­sée. En pra­tique, elle est d’au moins 6 mois. L’an­ti­bio­pro­phy­laxie doit être rééva­luée au moins 2 fois par an. Les patientes doivent être infor­mées des risques d’ef­fets indé­si­rables rares mais graves avec ces molé­cules et de la dis­pa­ri­tion de l’ef­fet pro­phy­lac­tique à l’ar­rêt du traitement.
    Les sché­mas recom­man­dés en anti­bio­pro­phy­laxie sont :

  • 1ère inten­tion : TMP, 1 com­pri­mé à 100 mg par jour,
  • 2ème inten­tion : fos­fo­my­cine-tro­mé­ta­mol (3 g tous les 7 jours).
  • Alter­na­tive : TMP-SMX (dosage « adulte », 400 mg de SMX + 80 mg de TMP) 1 com­pri­mé par jour.

    Cys­tites – infec­tions uri­naires basses moins fré­quentes (moins d’une par mois)
    Il faut pré­fé­rer à l’an­ti­bio­pro­phy­laxie au long cours le trai­te­ment de chaque épi­sode, cer­taines patientes gérant elles-mêmes ce trai­te­ment après réa­li­sa­tion d’une ban­de­lette uri­naire. Le trai­te­ment est simi­laire à la prise en charge des cys­tites aiguës simples, à l’exception de la nitro­fu­ran­toïne qui ne doit pas être pres­crite dans cette indication.

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