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Le massage cardiaque externe et la réanimation cardio-pulmonaire (RCP)

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Nou­velles recom­man­da­tions de prise en charge de l’ar­rêt car­diaque par les pre­miers secours.
[Texte com­plet] (pdf)
Dr Ber­nard-Alex Gau­zere (CHR Félix Guyon – ST Denis – Réunion)

But
Assu­rer la sup­pléance du cœur (cir­cu­la­tion san­guine) et des pou­mons (oxy­gé­na­tion du sang et éli­mi­na­tion du gaz carbonique).

Quand ?
En l’ab­sence de pouls pal­pable (inef­fi­ca­ci­té cir­cu­la­toire) ou lorsque la vic­time ne res­pire plus (arrêt respiratoire).

Com­ment ?

La seule excep­tion à cette règle concerne les sau­ve­teurs qui ne se sentent pas capables de réa­li­ser le bouche-à-bouche. En effet, en l’ab­sence de maté­riel (Ambu, masque, Pocket-Mask ®), ven­ti­ler par bouche à bouche n’est pas facile. Dans ce cas, la tech­nique des com­pres­sions tho­ra­ciques seules est pré­fé­rable à l’ab­sence totale de RCP. « Si le secou­riste ne peut pas effec­tuer des insuf­fla­tions : en cas de répul­sion, de vomis­se­ments, d’ab­sence de pro­tec­tion buc­cale, il réa­lise des com­pres­sions tho­ra­ciques seules et fait alerter. »
Voir éga­le­ment : L’ARRÊT CARDIO-RESPIRATOIRE
  • Chez l’a­dulte et le grand enfant (30 + 2, 30 + 2, 30 + 2…)
    Com­men­cer par 30 mas­sages car­diaques à un rythme de 80 à 100 par minute, sui­vis de 2 insuf­fla­tions par bouche à bouche, en pin­çant la narine de la vic­time afin d’é­vi­ter les fuites d’air. Conti­nuer par des séquences de 30 mas­sages car­diaques sui­vis de 2 insuf­fla­tions par bouche à bouche, jus­qu’à réani­ma­tion de la vic­time.Excep­tions : noyade ou intoxi­ca­tion (5 + 30, 2 + 30, 2 + 30…)
    Com­men­cer par 5 insuf­fla­tions par bouche à bouche, en pin­çant la narine de la vic­time afin d’é­vi­ter les fuites d’air, puis faire 30 mas­sages car­diaques à un rythme de 80 à 100 par minute, sui­vis de 2 insuf­fla­tions par bouche à bouche. Conti­nuer par des séquences de 30 mas­sages car­diaques sui­vis de 2 insuf­fla­tions par bouche à bouche, jus­qu’à réani­ma­tion de la victime.
  • Chez le jeune enfant
    A deux sau­ve­teurs : (5 + 15, 2 + 15, 2 + 15…)
    Pre­mier sau­ve­teur : Com­men­cer par 5 insuf­fla­tions par bouche à bouche en pin­çant la narine de la vic­time afin d’é­vi­ter les fuites d’air ou par bouche sur nez et bouche de la petite vic­time, puis…
    Deuxième sau­ve­teur : faire 15 mas­sages car­diaques à un rythme de 100 par minute, puis…
    Pre­mier sau­ve­teur : 2 insufflations.
    Conti­nuer par des séquences de 15 mas­sages car­diaques sui­vis de 2 insuf­fla­tions jus­qu’à réani­ma­tion de la vic­time.Un seul sau­ve­teur : (5 + 30, 2 + 30, 2 + 30 …)
    Com­men­cer par 5 insuf­fla­tions par bouche ou bouche en pin­çant la narine de la vic­time afin d’é­vi­ter les fuites d’air ou par bouche sur nez et bouche de la petite vic­time, puis faire 30 mas­sages car­diaques à un rythme de 100 par minute, sui­vis de 2 insuf­fla­tions. Conti­nuer par des séquences de 30 mas­sages car­diaques sui­vis de 2 insuf­fla­tions jus­qu’à réani­ma­tion de la victime.

Remarques

  • Le sau­ve­teur se place à genou à côté du patient, bras ten­dus et mains pla­cées au niveau du sternum.
  • Il faut don­ner la prio­ri­té aux com­pres­sions tho­ra­ciques sur les insuf­fla­tions ini­tiales chez l’a­dulte. En effet, le mas­sage car­diaque main­tient une irri­ga­tion céré­brale et entraîne une cer­taine ven­ti­la­tion qui ne peut suf­fire que pen­dant les pre­mières minutes (5 à 10 minutes maxi­mum) de la réanimation.
  • Il faut s’as­su­rer que les ven­ti­la­tions sont enchaî­nées avec les com­pres­sions sans perte de temps. Le sau­ve­teur doit déli­vrer chaque insuf­fla­tion en une seconde. L’ef­fi­ca­ci­té de l’in­suf­fla­tion est jugé sim­ple­ment par le sou­lè­ve­ment du tho­rax de la victime.
  • La seule excep­tion à cette règle concerne les sau­ve­teurs qui ne se sentent pas capables de réa­li­ser le bouche-à-bouche. En effet, en l’ab­sence de maté­riel (Ambu, masque, Pocket-Mask ®), ven­ti­ler par bouche à bouche n’est pas facile. Dans ce cas, la tech­nique des com­pres­sions tho­ra­ciques seules est pré­fé­rable à l’ab­sence totale de RCP. « Si le secou­riste ne peut pas effec­tuer des insuf­fla­tions : en cas de répul­sion, de vomis­se­ments, d’ab­sence de pro­tec­tion buc­cale, il réa­lise des com­pres­sions tho­ra­ciques seules et fait alerter. »
  • S’il y a plus d’un sau­ve­teur pré­sent, un relais de la RCP sera effec­tué chaque minute afin de limi­ter leur fatigue cause d’inefficacité.
  • Si la vic­time est noyée, la ven­ti­la­tion par le bouche à bouche peut être réa­li­sée dans l’eau par un sau­ve­teur entraî­né, si pos­sible vêtu d’un gilet de sau­ve­tage. Par contre, le mas­sage car­diaque externe quant à lui ne peut être débu­té dans l’eau.

Com­bien de temps ?
Jus­qu’à l’ar­ri­vée des secours ou jus­qu’à ce que le pouls soit de nou­veau pal­pable et que la vic­time respire.

Quand arrê­ter les manœuvres de réanimation ?
Il est offi­ciel­le­ment recom­man­dé d’in­ter­rompre la réani­ma­tion après 20 à 30 minutes d’i­nef­fi­ca­ci­té des manœuvres pra­ti­quées par les méde­cins du SAMU. Tou­te­fois s’il s’a­git de secou­ristes pra­ti­quant la réani­ma­tion et si la vic­time est un enfant ou un noyé, la réani­ma­tion peut être pour­sui­vie beau­coup plus longtemps.

Réfé­rence
Nou­velles recom­man­da­tions de prise en charge de l’ar­rêt car­diaque par les pre­miers secours.
Urgence Pra­tique – Car­dio­lo­gie – 2007 Numé­ro 81

 

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