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LE POINT « G » ?

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Mythe ou réalité ?
MAJ 2012

Cette zone a été décrite pour la pre­mière fois par un gyné­co­logue, le Dr GRAFENBERG, qui l’a loca­li­sée dans la par­tie médiane et haute de la paroi vagi­nale, près de la base de la ves­sie (par­tie anté­ro-supé­rieure du vagin).

Le point G est une zone située à l’intérieur du vagin, sur sa paroi anté­rieure, et dont la sti­mu­la­tion par le tou­cher, par­ti­cu­liè­re­ment par les doigts, induit chez la femme une sen­sa­tion de plai­sir impor­tante ain­si qu’une conges­tion des vais­seaux pel­viens accom­pa­gnée des autres mani­fes­ta­tions phy­siques de l’excitation sexuelle, par­ti­cu­liè­re­ment aug­men­ta­tion de la lubri­fi­ca­tion vaginale.

Les obser­va­tions du Dr GRAFENBERG ont été confir­mées depuis par d’autres cher­cheurs. Cette zone éro­tique a été nom­mée « point G » en son hon­neur, bien qu’elle soit plus éten­due qu’un simple point. On sait aujourd’hui que sa loca­li­sa­tion varie d’une femme à l’autre, mais qu’elle se situe tou­jours sur la paroi anté­rieure du vagin.

On peut iden­ti­fier un « point G », ou plu­tôt une « zone G », chez la plu­part des femmes.
Pour cela il faut intro­duire les doigts dans le vagin, et sti­mu­ler par des pres­sions douces la paroi anté­rieure (l’avant) du vagin à dif­fé­rents niveaux, du plus bas, près de la vulve, au plus éle­vé, près du col de l’utérus. Pour­sui­vie de façon per­sé­vé­rante, selon une inten­si­té gui­dée par les sen­sa­tions éprou­vées par la femme, cette sti­mu­la­tion peut pro­gres­si­ve­ment ampli­fier les sen­sa­tions éro­tiques jusqu’à éven­tuel­le­ment conduire à l’orgasme.
On peut pra­ti­quer ce type de mas­sage inté­rieur pour déve­lop­per soi-même sa sen­si­bi­li­té éro­tique. Un par­te­naire atten­tion­né peut aus­si le pra­ti­quer pour déve­lop­per lui-même la sen­si­bi­li­té de sa par­te­naire, ou l’inclure dans les pré­li­mi­naires pour enri­chir la qua­li­té éro­tique du rap­port. Les sexo­logues recom­mandent sou­vent ce type d’auto-exploration et de mas­sage dans leurs stra­té­gies de trai­te­ment des troubles du plai­sir féminin.

Des études ana­to­miques ont sug­gé­ré que le point G était situé au niveau du sphinc­ter de l’u­rètre. D’autres ont conclu qu’il était plu­tôt situé au niveau de glandes entou­rant l’u­rètre, qu’on trouve en quan­ti­té plus ou moins impor­tante chez 90 % des femmes, et qui cor­res­pon­draient pour cer­tains à l’é­qui­valent fémi­nin de la pros­tate. Pour d’autres, le point G cor­res­pond à la région du fas­cia de Hal­ban, une zone située entre le tri­gone (base) de la ves­sie et la par­tie anté­rieure de la paroi vagi­nale. Ce fas­cia de Hal­ban contient de nom­breux vais­seaux san­guins et des cor­pus­cules de Krause, ter­mi­nai­sons ner­veuses dont la sti­mu­la­tion induit des sen­sa­tions érotiques.

Escu­lape (06/2008)
Selon le doc­teur Marie Claude Bena­tar gyné­co­logue et auteur d’un livre sans équivoque…Plaisir fémi­nin ! Sous titré ‘’ Les 10 points pour éveiller ou retrou­ver le plai­sir’’, le point G aurait la même ori­gine embryo­lo­gique que la pros­tate masculine.
Ce qui me gêne dans cette ana­lyse est que la pros­tate mas­cu­line n’in­ter­vient pas dans le plai­sir sexuel… enfin je crois !!!!
Quoi­qu’il en soit : vive le point G !!!!

Is the Female G‑Spot Tru­ly a Dis­tinct Ana­to­mic Entity ?
Ami­chai Kil­chevs­ky MD1,2,*, Yoram Var­di MD1, Lior Lowen­stein MD1, Ilan Gruen­wald MD1
The Jour­nal of Sexual Medi­cine Ear­ly View 12 jan­vier 2012

Dans cette étude, le point « G » serait donc, plu­tôt et au risque de déce­voir, le fruit d’un désir socia­le­ment conduit pour ren­for­cer l’exis­tence phy­sio­lo­gique de la sexua­li­té. Car, selon cette ana­lyse, il n’existe pas de preuve forte et cohé­rente de l’exis­tence d’un site ana­to­mique qui pour­rait être ce fameux « G‑spot ».


 Voir éga­le­ment : le point H [Lire]

Intro­duc­tion. The exis­tence of an ana­to­mi­cal­ly dis­tinct female G‑spot is contro­ver­sial. Reports in the public media would lead one to believe the G‑spot is a well-cha­rac­te­ri­zed enti­ty capable of pro­vi­ding extreme sexual sti­mu­la­tion, yet this is far from the truth.

Aim. The aim of this article was to pro­vide an over­view of the evi­dence both sup­por­ting and refu­ting the exis­tence of an ana­to­mi­cal­ly dis­tinct female G‑spot.

Methods. Pub­Med search for articles publi­shed bet­ween 1950 and 2011 using key words “G‑spot,”“Grafenberg spot,”“vaginal innervation,”“female orgasm,”“female ero­ge­nous zone,” and “female eja­cu­la­tion.” Cli­ni­cal trials, mee­ting abs­tracts, case reports, and review articles that were writ­ten in English and publi­shed in a peer-revie­wed jour­nal were selec­ted for analysis.

Main Out­come Mea­sure. The main out­come mea­sure of this article was to assess any valid objec­tive data in the lite­ra­ture that scien­ti­fi­cal­ly eva­luates the exis­tence of an ana­to­mi­cal­ly dis­tinct G‑spot.

Results. The lite­ra­ture cites dozens of trials that have attemp­ted to confirm the exis­tence of a G‑spot using sur­veys, patho­lo­gic spe­ci­mens, various ima­ging moda­li­ties, and bio­che­mi­cal mar­kers. The sur­veys found that a majo­ri­ty of women believe a G‑spot actual­ly exists, although not all of the women who belie­ved in it were able to locate it. Attempts to cha­rac­te­rize vagi­nal inner­va­tion have shown some dif­fe­rences in nerve dis­tri­bu­tion across the vagi­na, although the fin­dings have not pro­ven to be uni­ver­sal­ly repro­du­cible. Fur­ther­more, radio­gra­phic stu­dies have been unable to demons­trate a unique enti­ty, other than the cli­to­ris, whose direct sti­mu­la­tion leads to vagi­nal orgasm.

Conclu­sions. Objec­tive mea­sures have fai­led to pro­vide strong and consistent evi­dence for the exis­tence of an ana­to­mi­cal site that could be rela­ted to the famed G‑spot. Howe­ver, reliable reports and anec­do­tal tes­ti­mo­nials of the exis­tence of a high­ly sen­si­tive area in the dis­tal ante­rior vagi­nal wall raise the ques­tion of whe­ther enough inves­ti­ga­tive moda­li­ties have been imple­men­ted in the search of the G‑spot. .

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