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HYPERURICEMIE – GOUTTE

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Une cor­rec­tion de dié­té­tique s’impose
Sources : C. Thou­lon-Page, Pra­tique dié­té­tique cou­rante, Mas­son, Paris, deuxième édi­tion, 1997
A.-F. Creff, Manuel de dié­té­tique en pra­tique médi­cale cou­rante, Mas­son, Paris, 4ème édi­tion, 2000
MAJ 2008 – 2012 – 2014 – 2015

Voir éga­le­ment : HTA et uri­cé­mie : quel trai­te­ment choi­sir en 2012 ?[Lire] (BMJ)

Si votre taux d’a­cide urique san­guin est éle­vé vous ris­quez de faire une crise de goutte (ou vous en avez fait une), il existe des médi­ca­ments pour faire bais­ser ce taux. Néan­moins des pré­cau­tions dié­té­tiques res­tent néces­saires, soit pour évi­ter d’a­voir à prendre un médi­ca­ment, soit en com­plé­ment du trai­te­ment médicamenteux.

L’a­cide urique est un déri­vé du méta­bo­lisme des pro­téines (et plus par­ti­cu­liè­re­ment de la famille chi­mique des « purines »). Il s’ac­cu­mule dans le sang lors­qu’il est pro­duit en excès, ou lorsque son excré­tion dans les urines est insuffisante.
C’est pour­quoi les prin­cipes du régime sont au nombre de trois :

  1. Réduire les apports ali­men­taires res­pon­sables de l’é­lé­va­tion de l’uricémie,
  2. Aug­men­ter le débit urinaire,
  3. Evi­ter cer­tains ali­ments sus­cep­tibles de déclen­cher une crise aiguë.

N.B.: la goutte s’ac­com­pagne sou­vent d’une sur­charge pon­dé­rale. Le régime sui­vant n’a pas pour objet la réduc­tion du poids du sujet. Réduire les apports ali­men­taires res­pon­sables de la pro­duc­tion d’a­cide urique
L’a­cide urique est pro­duit lorsque notre orga­nisme méta­bo­lise les pro­téines : les ali­ments à réduire sont donc essen­tiel­le­ment des viandes. Les pro­duits les plus riches en acide urique sont les abats.

Ali­ments à éviter :

  • tous les abats : ris de veau sur­tout, mais aus­si rognons, foie, cer­velle, tripes, coeur, langue
  • les char­cu­te­ries
  • les viandes séchées
  • les exraits de viande (type KUB) et bouillons de viande
  • cer­tains pois­sons par­ti­cu­liers : sar­dines, anchois, hareng, truite, carpe, brochet.

MAJ 2008 (Source : http://www.jim.fr)
L’identification des fac­teurs de risque modi­fiables est donc la pre­mière étape pour la pré­ven­tion et la prise en charge de la goutte.
la consom­ma­tion de bois­sons sucrées non alcoo­li­sées est for­te­ment asso­ciée à une aug­men­ta­tion du risque de goutte. Il en est de même pour les fruits et les jus de fruits riches en fruc­tose. Ceci devrait donc inci­ter à ajou­ter à la liste des ali­ments décon­seillés ceux riches en fruc­tose et les bois­sons riches en sucre.
Choi H‑K et coll. : Soft drinks, fruc­tose consump­tion, and the risk of gout in men : pros­pec­tive cohort stu­dy. » BMJ 2008 ; 336 : 309–12. en ligne avant publi­ca­tion le 31 jan­vier, BMJ, doi:10.1136/bmj.39449.819271.BE.

Ali­ments dont la consom­ma­tion doit être réduite
. Evi­ter les ali­ments sus­cep­tibles de déclen­cher une crise aiguë
Cer­tains ali­ments peuvent, par des méca­nismes com­plexes, favo­ri­ser le déclen­che­ment d’une crise de goutte, alors même qu’ils n’ap­portent pas en soi d’a­cide urique.

  • L’al­cool sous toutes ses formes (et pas seule­ment du por­to ou du vin blanc…): pas plus de deux verres par jour
  • Les corps gras : pas plus de 40 à 50 grammes de corps gras d’a­jout par jour
  • Cer­tains ali­ments par­ti­cu­liers à chaque patient (cho­co­lat ou cham­pi­gnons par exemple).

Aucun végé­tal ne pose pro­blème, car les purines végé­tales ne se trans­forment pas en acide urique (ni l’o­seille, ni le chou, ni les épi­nards, ni le thé n’ont donc lieu d’être évités…)

Aug­men­ter le débit urinaire
Plus le débit uri­naire sera éle­vé, meilleure sera l’é­pu­ra­tion de l’a­cide urique san­guin par vos reins. Il vous faut donc boire beau­coup (2 à 3 litres par jour) d’eau. Vous pou­vez choi­sir n’im­porte quelle eau, y com­pris l’eau du robinet.

MAJ 2015
Fiche conseil nutri­tion pra­tique : Quels conseils nutri­tion­nels pour réduire l’hyperuricémie ? [Lire] (Nest­lé)

MAJ 2014
Beer, liquor, and wine consump­tion and serum uric acid level : the Third Natio­nal Health and Nutri­tion Exa­mi­na­tion Survey.
Arthri­tis Rheum. 2004 Dec 15;51(6):1023–9.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15593346

OBJECTIVE :
To eva­luate the rela­tion­ship bet­ween intakes of beer, liquor, and wine and serum uric acid levels in a natio­nal­ly repre­sen­ta­tive sample of men and women.
METHODS :
Using data from 14,809 par­ti­ci­pants (6,932 men and 7,877 women) age > or =20 years in The Third Natio­nal Health and Nutri­tion Exa­mi­na­tion Sur­vey (1988–1994), we exa­mi­ned the rela­tion­ship bet­ween intakes of beer, liquor, and wine and serum uric acid levels. Alco­hol intake was asses­sed by a food fre­quen­cy questionnaire.
RESULTS :
Serum uric acid levels increa­sed with increa­sing beer or liquor intake but not with increa­sing wine intake. After adjus­ting for age, the dif­fe­rence in serum uric acid levels as com­pa­red with no intake increa­sed with increa­sing beer or liquor intake (P values for trend 0.001), but the asso­cia­tion was inverse with increa­sing wine intake (P for trend <0.001). After adjus­ting mutual­ly for these alco­ho­lic beve­rages and for other risk fac­tors for hyper­uri­ce­mia, inclu­ding die­ta­ry risk fac­tors, the asso­cia­tions were atte­nua­ted but remai­ned signi­fi­cant for beer or liquor (mul­ti­va­riate dif­fe­rence per ser­ving per day 0.46 mg/dl [95% confi­dence inter­val [95% CI] 0.32, 0.60] and 0.29 mg/dl [95% CI 0.14, 0.45], res­pec­ti­ve­ly ; both P values for trend <0.01), but not for wine (0.04 mg/dl [95% CI ‑0.20, 0.11]; P for trend=0.6).
CONCLUSION :
These data sug­gest that the effect of indi­vi­dual alco­ho­lic beve­rages on serum uric acid levels varies sub­stan­tial­ly : beer confers a lar­ger increase than liquor, whe­reas mode­rate wine drin­king does not increase serum uric acid levels.

Beer, Spi­rits Increase Gout Risk But Wine May Be OK, Resear­cher Says
WebMD News Archive April 15, 2004
Beer Is High in Purines
In the lar­gest stu­dy of its kind, resear­chers found that as few as two to four beers a week increa­sed the risk of gout by 25%. But men who drank at least two beers a day were more than 200% as like­ly to deve­lop gout as non-beer drin­kers. And the more beer they drank, the more like­ly they were to suf­fer an attack of gout. [Lire]

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