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Service de Rhumatologie Professeur Olivier MEYER Article didactique

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Les nou­veaux mar­queurs bio­lo­giques du lupus
O. MEYER

http://perso.wanadoo.fr/corine.bensimon/marqueurlupus.htm
 

Le lupus sys­té­mique est carac­té­ri­sé, sur le plan immu­no­lo­gique, par la pré­sence qua­si-constante d’au­toan­ti­corps anti­nu­cléaires (11ème cri­tère de l’A­CR 1982), par­mi les­quels on recon­naît la grande spé­ci­fi­ci­té des anti­corps anti-ADN natif (sen­si­bi­li­té 85 %, spé­ci­fi­ci­té 99 %) et des anti­corps anti-Sm (sen­si­bi­li­té 8 %, spé­ci­fi­ci­té 100 %) au point de consti­tuer une par­tie du 10ème cri­tère (immu­no­lo­gique) de la clas­si­fi­ca­tion de l’A­CR 1982. Plus récem­ment, les tra­vaux consa­crés à l’a­pop­tose ont mis l’ac­cent sur la pro­duc­tion pré­coce d’an­ti­corps anti­nu­cléo­somes en réponse à la libé­ra­tion de struc­tures nucléo­so­males dans les modèles murins de lupus. Ces mêmes anti­corps anti­nu­cléo­somes ont ensuite été décrits chez l’homme et la pre­mière par­tie de cette mise au point sera consa­crée ce nou­veau mar­queur biologique.

 

Le 10ème cri­tère de clas­si­fi­ca­tion de l’A­CR com­porte éga­le­ment la pré­sence pos­sible d’an­ti­corps anti­phos­pho­li­pides sous forme, soit d’un anti­coa­gu­lant cir­cu­lant, soit d’an­ti­corps anti-car­dio­li­pine d’i­so­type IgG ou IgM (cri­tère modi­fié par l’A­CR en 1997) [1], soit d’une fausse séro­lo­gie syphi­li­tique. On sait que ces anti­corps anti­phos­pho­li­pides sont asso­ciés à des mani­fes­ta­tions throm­bo­tiques et obs­té­tri­cales connues sous le nom de syn­drome des anti­corps anti­phos­pho­li­pides. Les pro­grès de ces der­nières années ont concer­né la cible pro­téique des anti­corps dits anti­phos­pho­li­pides et mieux nom­més anti­co­fac­teurs. Il s’a­git de pro­téines inter­ve­nant dans la cas­cade de la coa­gu­la­tion ou de la fibri­no­lyse : le plus impor­tant est la ß2 gly­co­pro­téine (ß2GPI), mais d’autres cibles sont désor­mais iden­ti­fiées (pro­throm­bine, pro­téine C acti­vée, pro­téine S, kini­no­gène de haut et bas poids molé­cu­laire (HMWK, LMWK), l’an­nexine V).

 

La deuxième par­tie de cette mise au point sera consa­crée aux anti­corps anti-cofac­teurs et à leur valeur pré­dic­tive, com­pa­rée aux anti­car­dio­li­pine, de com­pli­ca­tions throm­bo­tiques ou obs­té­tri­cales au cours du lupus. Ces deux caté­go­ries d’au­toan­ti­corps ne résument pas à eux seuls les nou­veaux autoan­ti­corps décrits au cours du lupus. Le tableau I résume l’é­ten­due des struc­tures anti­gé­niques cibles d’au­toan­ti­corps récem­ment mis en évidence[2].

1. Anti­corps antinucléosomes

1.1. Struc­ture du nucléosomes

Le nucléo­some est la sous-uni­té élé­men­taire de la chro­ma­tine. Il s’a­git d’un com­plexe plu­ri­mo­lé­cu­laire consti­tué d’un corps pro­téique for­mé de l’as­so­cia­tion de 4 paires d’his­tones H2A-H2B, H3 et H4, pro­téines basiques autours des­quelles s’en­roule un ADN double brin (natif) d’une lon­gueur moyenne de 146 paires de bases for­mant deux tours de spire, l’en­semble étant ren­du cohé­rent par l’his­tone H1 qui sert d’é­car­teur entre deux paires de nucléo­somes (figure 1). En effet, au sein de la chro­ma­tine, les nucléo­somes sont liés entre eux, comme les perles d’un col­lier par un frag­ment d’ADN natif de liai­son de 20 à 60 paires de bases.

 

1.2. Pro­duc­tion d’au­toan­ti­corps antinucléosomes

La pro­duc­tion d’an­ti­corps anti­nu­cléaires au cours du lupus est conduite par l’an­ti­gène et implique une pré­sen­ta­tion par une cel­lule pré­sen­ta­trice d’an­ti­gène et des lym­pho­cytes T CD4+ por­teurs d’un TCR spé­ci­fique d’un épi­tope por­té par l’an­ti­gène. Les anti­gènes nucléaires sont habi­tuel­le­ment consti­tués d’un com­plexe nucléo­pro­téique, qu’il s’a­gisse de ribo­nu­cléo­pro­téines (U‑RNPs, pour Sm et U1-70kD RNP, et Y‑RNPs pour Ro/SSA et La/SSB) ou de desoxy­ri­bo­nu­cléo­pro­téines comme les nucléo­somes. L’a­na­lyse des modèles murins de lupus a mon­tré qu’il existe pré­co­ce­ment des lym­pho­cytes T CD4+ spé­ci­fiques du nucléo­some, avant l’ap­pa­ri­tion de lym­pho­cytes T spé­ci­fiques des consti­tuants, l’ADN et les his­tones. De même, les pre­miers autoan­ti­corps pro­duits sont d’a­bord des anti­nu­cléo­somes, leur pro­duc­tion se pour­sui­vant après l’ap­pa­ri­tion secon­daire des anti-ADN natif et des anti­his­tones. Les nucléo­somes appa­raissent ain­si comme un anti­gène pri­mi­tif pou­vant être à l’o­ri­gine de la pro­duc­tion d’au­toan­ti­corps diri­gés contre la par­ti­cule entière et ses dif­fé­rents consti­tuants. Pro­duits en grande quan­ti­té au cours des phé­no­mènes d’a­pop­tose, leur pou­voir immu­ni­sant s’ex­pli­que­rait par les modi­fi­ca­tions post-tra­duc­tion­nelles liées à la pro­duc­tion de radi­caux libres réac­tifs et au défaut de pha­go­cy­tose des cel­lules apop­to­tiques au cours du lupus, lais­sant ain­si per­sis­ter des quan­ti­tés éle­vés de nucléo­somes dans la cir­cu­la­tion des lupiques.

 

1.3. Anti­corps anti­nu­cléo­somes circulants

Par méthode ELISA on montre que les anti­corps anti-DNA mono­clo­naux sont capables de fixer les nucléo­somes. Il en est de même des anti­his­tones H1 et H2B qui recon­naissent les épi­topes situés sur la par­tie externe (acces­sible aux anti­corps), à la sur­face des nucléo­somes. Ain­si des com­plexes immuns sont sus­cep­tibles de se for­mer dans la cir­cu­la­tion (ou in situ) entre des nucléo­somes et les anti-ADN natif et les anti­his­tones. Il est démon­tré que les anti-ADN et les anti­his­tones ne contri­buent que pour 30 % à l’ac­ti­vi­té anti­nu­cléo­some et que pour 70 % il s’a­git d’an­ti­corps spé­ci­fiques des nucléo­somes. Il existe donc trois caté­go­ries d’antinucléosomes :

  • spé­ci­fiques
  • avec acti­vi­té anti-ADN
  • avec acti­vi­té antihistones

 

1.4. Anti­corps anti­nu­cléo­somes et lésions tissulaires

Les nucléo­somes ont une affi­ni­té éle­vée pour les consti­tuants des mem­branes basales telles que l’hé­pa­rane sul­fate et la lami­nine. Expé­ri­men­ta­le­ment les reins de rat per­fu­sés fixent sur leurs mem­branes glo­mé­ru­laires les nucléo­somes conte­nues dans la solu­tion per­fu­sée. Les anti­corps anti-ADN et anti­his­tones sont alors à même de for­mer des com­plexes immuns in situ en se fixant sur les nucléo­somes « plan­tés ». Les reins de malades lupiques contiennent éga­le­ment des dépôts faits de nucléo­somes. Les reins de sou­ris lupiques contiennent des anti-ADN mais aus­si des anti­corps spé­ci­fiques des nucléo­somes. Par ana­lo­gie on peut s’at­tendre à ce que ces anti­nu­cléo­somes soient dépo­sés dans les reins de malades lupiques et par­ti­cipent aux lésions glomérulaires.

 

1.5. Valeur diag­nos­tique des anti­corps antinucléosomes

Plu­sieurs séries sont désor­mais dis­po­nibles qui ont étu­dié la signi­fi­ca­tion cli­nique des anti­corps anti­nu­cléo­somes à par­tir de trousses com­mer­ciales aisé­ment dis­po­nibles. Ain­si les IgG anti­nu­cléo­somes ont été mises en évi­dence chez les lupus sys­té­miques dans 56 à 85 % des cas, voire plus en période évo­lu­tive (100 %) (tableau II), mais aus­si dans d’autres connec­ti­vites telle que la sclé­ro­der­mie sys­té­mique (5 à 46 % des cas) et la connec­ti­vite mixte (20 à 45 % des cas), deux affec­tions ne com­por­tant pas d’an­ti­corps anti-ADN natif (tableau III). On peut conclure ain­si à une forte sen­si­bi­li­té des anti­nu­cléo­somes au cours du lupus, ces anti­corps per­sis­tant sou­vent lorsque le lupus est inac­tif (62 %) ou lors­qu’il n’y a pas ou plus d’an­ti-ADN natif (10 à 30 %). La spé­ci­fi­ci­té cal­cu­lée varie de 94 à 97 % selon les séries [3, 4]. Une étude mul­ti­cen­trique euro­péenne a com­pa­ré la sen­si­bi­li­té et la spé­ci­fi­ci­té de 4 trousses com­mer­ciales dif­fé­rentes d’an­ti­nu­cléo­somes : les sen­si­bi­li­tés varient de 67 à 84 % et la spé­ci­fi­ci­té de 92 à 98 % [5].

 

1.6. Inté­rêt évo­lu­tif et pro­nos­tique des antinucléosomes

Une cor­ré­la­tion a pu être éta­blie entre le taux des anti­nu­cléo­somes de type IgG3 et l’in­dice d’é­vo­lu­ti­vi­té SLEDAI pour un groupe d’in­di­vi­dus lupiques. En effet, il semble que la sous-classe IgG3 des anti­nu­cléo­somes soit la plus inté­res­sante sur le plan du pro­nos­tic puisque Amou­ra et coll. ont mon­tré l’aug­men­ta­tion élec­tive de cette sous-classe d’IgG au cours des pous­sées de lupus, et en par­ti­cu­lier lors­qu’il existe une atteinte rénale glo­mé­ru­laire alors que cela ne semble pas être le cas pour les IgG3 anti-ADN natif. L’é­tude récente de Bruns et coll. [4] a éga­le­ment mon­tré une cor­ré­la­tion signi­fi­ca­tive entre l’é­vo­lu­ti­vi­té du lupus et les IgG anti­nu­cléo­some, avec l’at­teinte glo­mé­ru­laire et avec les troubles psy­chia­triques. Des études lon­gi­tu­di­nales devront être menées pour tes­ter la valeur pré­dic­tive d’une pous­sée lupique des IgG3 anti­nu­cléo­somes à l’é­chelle d’un malade donné.

 

2. Anti­corps anti-cofac­teurs / antiphospholipides

Le lupus sys­té­mique se com­plique, dans 10 à 20 % des cas dans les grandes séries, de mani­fes­ta­tions throm­bo­tiques vei­neuses et/ou arté­rielles asso­ciées à la pré­sence d’an­ti­corps anti­phos­pho­li­pides, qu’il s’a­gisse d’un anti­coa­gu­lant cir­cu­lant ou d’an­ti­corps anti­car­dio­li­pine IgG ou IgM détec­tés par ELISA ou plus rare­ment d’une séro­lo­gie syphi­li­tique dis­so­ciée (VDRL posi­tif ou TPHA et immu­no­fluo­res­cence néga­tifs). Ces mêmes séries de lupus font état d’une fré­quence des anti­corps anti­phos­pho­li­pides variant de 20 à 40 %, chiffre d’au­tant plus haut que la durée de sui­vi et le nombre de recherches d’an­ti­corps sont plus éle­vés. Envi­ron la moi­tié des malades por­teurs d’an­ti­corps anti­phos­pho­li­pides ne pré­sentent pas ces mani­fes­ta­tions cli­niques de syn­drome secon­daire des anti­phos­pho­li­pides. Quelques séries pros­pec­tives tendent à mon­trer que, par­mi ces malades por­teurs chro­niques d’an­ti­corps, envi­ron 50 % déve­lop­pe­ront une com­pli­ca­tion cli­nique dans les dix ans de sui­vi, mais il reste donc un fort contin­gent de patients asymptomatiques.

 

2.1. Prin­ci­paux cofac­teurs asso­ciés aux phospholipides

Pour ten­ter d’a­mé­lio­rer la valeur pré­dic­tive des anti­corps anti­phos­pho­li­pides, nombre d’au­teurs se sont inté­res­sés aux prin­ci­paux cofac­teurs pro­téiques liés aux phos­pho­li­pides qui semblent être la cible prin­ci­pale sinon exclu­sive des autoan­ti­corps obser­vés dans le syn­drome des anti­phos­pho­li­pides. Seuls les anti­corps immuns pro­duits en réponse à une sti­mu­la­tion bac­té­rienne (ou virale) recon­naî­traient réel­le­ment le phos­pho­li­pide lui-même et non les cofac­teurs pro­téiques. Le tableau IV regroupe les prin­ci­pales pro­téines cibles des anti­corps anti­co­fac­teur, les plus fré­quentes étant la b2glyprotéine I (b2GPI) et la prothrombine.

 

2.2. Acti­vi­té anti­coa­gu­lante cir­cu­lante des anti­corps anticofacteurs

Cer­tains anti­corps anti­co­fac­teurs ont la pro­prié­té d’al­lon­ger les tests de coa­gu­la­tion in vitro et sont ain­si assi­mi­lés à un anti­coa­gu­lant cir­cu­lant dont la fré­quence dans les séries de lupus varie entre 8 et 20 % des cas selon le nombre de tests mis en œuvre pour les dépis­ter. Ain­si les anti­pro­throm­bine allongent pré­fé­ren­tiel­le­ment le temps de kao­lin (KCT) (1/3 des anti­coa­gu­lants cir­cu­lants lupiques), alors que cer­tains antib2GPI (mais pas tous) allongent pré­fé­ren­tiel­le­ment le temps de coa­gu­la­tion du venin de vipère Rus­sell dilué (dRVVT) (2/3 des anti­coa­gu­lants cir­cu­lants lupiques). La figure 2 résume les prin­ci­paux types d’an­ti­coa­gu­lants cir­cu­lants lupiques.

 

2.3. Anti­corps anti-b2 GPI

L’es­poir du cli­ni­cien est de dis­po­ser d’un test bio­lo­gique per­met­tant une meilleure pré­dic­tion du risque throm­bo­tique chez les lupiques por­teurs d’an­ti­corps anti­car­dio­li­pine. La mise à dis­po­si­tion de trousses com­mer­ciales per­met­tant le dosage direct des anti­corps antib2GPI a sti­mu­lé cet espoir, mais il faut recon­naître que les études publiées montrent la grande dis­pa­ri­té des résul­tats d’une marque à l’autre, ren­dant dif­fi­cile toute com­pa­rai­son entre deux équipes dis­po­sant de trousses dif­fé­rentes [6]. Il n’existe aucune stan­dar­di­sa­tion du dosage des antib2GPI expli­quant, pour par­tie, la non-inclu­sion de ce dosage dans les cri­tères inter­na­tio­naux du syn­drome des anti­phos­pho­li­pides (SAPL) [7]. Il semble pour­tant inté­res­sant pour le cli­ni­cien de dis­po­ser au moins d’un dosage des IgG antib2GPI : envi­ron 10 à 40 % des lupiques (en moyenne 18 %) [8] ont des IgG antib2GPI [9, 10, 11, 12, 13, 14], la fré­quence d’IgM étant de 15 à 20 % et celle des IgA de 10 à 15 %.

 

Une cor­ré­la­tion a été éta­blie entre la pré­sence de ces anti­corps et les mani­fes­ta­tions de throm­bose, les pertes fœtales et la throm­bo­pé­nie au cours du lupus [15]. Cette asso­cia­tion au sein d’un groupe d’in­di­vi­dus est cepen­dant incons­tante [9]. Ain­si, chez des patients lupiques ayant un syn­drome cli­nique des anti­phos­pho­li­pides, les IgG antib2GPI ne sont pré­sents que chez 30 à 60 % d’entre eux [16, 17] (tableau V).

 

Des IgG antib2GPI sont par­fois pré­sents dans un sérum de lupiques avec mani­fes­ta­tions cli­niques de SAPL, alors qu’il n’est pas pos­sible de mettre en évi­dence des anti­car­dio­li­pine ou d’autres anti­phos­pho­li­pides [18]. Cette éven­tua­li­té ne dépasse pas 5 % des LED avec SAPL [17]. Ain­si la sen­si­bi­li­té des IgG et IgM antib2GPI pour les throm­boses lupiques semble se situer entre 30 et 60 % et la spé­ci­fi­ci­té autour de 85 à 95 %, meilleure cepen­dant que celle des anti­car­dio­li­pine (66 et 75 % dans les mêmes études de Swald­ba et coll [19] et Amen­gual et coll. [20]. La signi­fi­ca­tion cli­nique des IgA antib2GPI n’est pas clai­re­ment éta­blie. En effet, les IgA mises en évi­dence chez 25 à 58 % des lupus sont très sou­vent asso­ciées aux IgG antib2 GPI [21, 22, 23]. Cepen­dant, dans une étude récente de Gre­co et coll [24], 30 % des patients avec des signes cli­niques de SAPL mais sans anti­car­dio­li­pine avaient des antib2GPI et par­mi eux, les 3/4 avaient des IgA antib2GPI.

 

On dis­pose de très peu de tra­vaux lon­gi­tu­di­naux ayant éva­lué pour un indi­vi­du don­né la valeur diag­nos­tique des antib2GPI. La plus démons­tra­tive, mal­gré l’exis­tence de biais de recru­te­ment, est celle de Gomez Pache­co et coll [25] mon­trant l’é­vo­lu­tion dans le temps des IgG et IgM antib2GPI mesu­rées avant, pen­dant et après un épi­sode throm­bo­tique : 24 lupiques ont été rap­por­tés dont 18 ont fait une throm­bose vei­neuse et 6 une throm­bose arté­rielle : 88 % avaient des antib2GPI (17 % des lupiques contrôles sans throm­bose ont des antib2GPI) contre 29 % et 38 % des IgG ou IgM anti­car­dio­li­pine. Pour 23 malades sur 24 on assiste à une chute du taux des IgG antib2GPI au moment de l’ac­ci­dent de throm­bose et une remon­tée, en moyenne 4 mois après, sug­gé­rant la par­ti­ci­pa­tion des antib2GPI au pro­ces­sus throm­bo­tique. Dans une autre étude pros­pec­tive, il a été mon­tré que le risque de déve­lop­per un deuxième épi­sode de SAPL était plus éle­vé chez les malades ayant des antib2GPI et chez ceux dont le pre­mier épi­sode avait été une ané­mie hémo­ly­tique (risque de 2,7) [26]. Il reste que les antib2GPI ne sont pas tota­le­ment spé­ci­fiques du SAPL pri­maire ou asso­cié au lupus. Ils ont pu être mis en évi­dence éga­le­ment au cours d’in­fec­tions virales qu’il s’a­gisse d’IgM ou d’I­gA chez 45 % des mono­nu­cléoses infec­tieuses, 10 à 25 % des infec­tions par le VIH [13].

 

2.3. Anti­corps antiprothrombine

Deux tiers des anti­coa­gu­lants cir­cu­lants ont une acti­vi­té anti­pro­throm­bine. Il est désor­mais pos­sible de doser direc­te­ment un anti­corps grâce à un ELISA sur plaques de micro­ti­tra­tion irra­diées per­met­tant soit de démas­quer des épi­topes enfouis soit d’aug­men­ter la den­si­té des sites anti­gé­niques et per­mettre la fixa­tion d’an­ti­corps anti­pro­throm­bine peu affins. Envi­ron 20 à 30 % des lupus ont des IgG anti­pro­throm­bine et 15 à 40 % des IgM [19, 27]. La valeur pré­dic­tive pour les throm­boses des anti­corps anti­pro­throm­bine reste encore très dis­cu­tée au vu d’é­tudes toutes trans­ver­sales. Des études pros­pec­tives devront être menées pour tirer une conclu­sion défi­ni­tive [28].

 

2.4. Anti­corps anti­phos­pha­ti­dyl etha­no­la­mine (PEA)

On sait que ce phos­pho­li­pide zwit­te­rio­nique se lie au kini­no­gène de haut ou bas poids molé­cu­laire (HMWK et LMWK). Un pour­cen­tage impor­tant de plas­mas avec un anti­coa­gu­lant cir­cu­lant et des acci­dents de throm­bose serait dépen­dant de la PEA. [29]. Des anti­corps anti-PEA sont par­fois les seuls mar­queurs autoim­muns de pertes fœtales répé­tées sans autre mani­fes­ta­tion de syn­drome anti­phos­pho­li­pi­dique. Au cours du lupus, les anti-PEA d’i­so­type IgG, M et A ont été mis en évi­dence par ELISA dans une série de 207 cas chez 3, 5 et 10 % des cas, mais sans asso­cia­tion avec les mani­fes­ta­tions cli­niques du SAPL [30]. Dans un petit groupe de 26 lupus avec signes de SAPL, mais sans anti­car­dio­li­pine ni anti­coa­gu­lant cir­cu­lant, les anti-PEA sont excep­tion­nels (4 % d’I­gA anti-PEA) dans l’ex­pé­rience de la même équipe. Ces résul­tats déce­vants ne sont pas venus confir­mer les pré­va­lences de 17 et 22 % rap­por­tées pré­cé­dem­ment d’an­ti-PEA au cours du lupus [31, 32]. Ces anti­corps sont pro­ba­ble­ment plus fré­quents dans le SAPL pri­maire et le syn­drome de Sned­don [33].

 

2.5. Anti­corps anti-annexine V

L’an­nexine V pos­sède une fonc­tion anti­coa­gu­lante en empê­chant la pro­throm­bine de s’ac­ti­ver sur la sur­face des mem­branes des vil­lo­si­tés pla­cen­taires [34]. Des anti­corps anti-annexine V sont ain­si poten­tiel­le­ment res­pon­sables de pertes fœtales répé­tées au cours du SAPL. Peu de tra­vaux ont mesu­ré ces anti­corps au cours du lupus [35, 36]. Des IgG anti-annexine V sont pré­sents chez 20 % des lupus et s’as­so­cient aux anté­cé­dents throm­bo­tiques et aux pertes fœtales de façon signi­fi­ca­tive. Ain­si 30 % des lupus avec SAPL avaient des anti-annexine V contre 4 % des lupus sans SAPL [37]. Une asso­cia­tion avec l’os­téo­né­crose asep­tique est sou­li­gnée par Sugiu­ra et coll [38].

 

Conclu­sion

A côté des anti­corps anti-ADN natif et des anti­corps anti­car­dio­li­pine, on dis­pose désor­mais de nou­veaux mar­queurs bio­lo­giques dont l’in­té­rêt n’est pas seule­ment phy­sio­pa­tho­gé­nique, mais pos­si­ble­ment pra­tique en cli­nique avec les IgG3 anti­nu­clé­somes et les anti­corps anti­co­fac­teurs des phos­pho­li­pides. Il manque encore d’é­tudes pros­pec­tives évo­lu­tives pour situer réel­le­ment leur place pré­dic­tive, soit d’une pous­sée rénale avec les anti­nu­cléo­somes, soit d’une com­pli­ca­tion throm­bo­tique ou obs­té­tri­cale dans le cadre du SAPL secon­daire avec les anticofacteurs.

Tableau 1 : autoan­ti­corps récem­ment décrits au cours du lupus

Autoan­ti­gène

  • Annexine V
  • Apo Al
  • Pro­téines phos­pho­ry­lées induites par l’apoptose
  • C HERV
  • C1 inhi­bi­teur
  • C1q
  • Cal­re­ti­cu­line
  • CD36 (pla­quettes et endothelium)
  • CD4
  • CD45
  • Col­la­gène type II
  • Fibro­nec­tine
  • Gu RNA heli­case nucleolaire
  • HERES‑1
  • Insu­line récepteur
  • Nerve growth fac­tor : NGF
  • p53
  • PL4
  • Gly­co­pro­téines de mem­brane plaquettaire
  • Sous uni­té C9 du pro­téa­some de type alpha
  • Pro­throm­bine
  • RAP74 sous uni­té de TFIIT
  • Repli­ca­tion pro­téine A
  • Spindle kine­sin-like pro­tein HsEg5 (NuMA‑2)
  • Anti-sens de ERCC‑1 (ASE‑1)
  • Pro­téines du stress
  • Thy­ro­glo­bu­line
  • Anti­gènes appa­ren­tés aux tRNA
  • tPA

Abré­via­tions : Apo = apo­li­po­pro­teine, ; hsp = heat shock pro­tein ; PL = pre­ci­pi­tin line ; tPA = tis­sue type plas­mi­no­gen activator.

Tableau II : Cor­ré­la­tions entre acti­vi­té du lupus et pré­sence d’an­ti­corps anti­nu­cléo­some et Cor­ré­la­tion-ADN déter­mi­nés en ELISA

 
Anti­nu­cléo­some n (%)
Anti-ADN n(%)
Total lupus
86 (71 %)
29 (24 %)
Lupus actif
29 (100 %)
21 (89,6 %)
Lupus inac­tif
57 (62,6 %)
3 (3,3 %)

D’a­près AMOURA et coll. [3]

 


 

Tableau III : Mala­dies asso­ciées à la pré­sence d’an­ti­corps anti­nu­cléo­some. Pour­cen­tage de patients avec une recherche posi­tive d’IgG anti­nu­clé­some par ELISA

 

.

IgG
.
p
 
N
N
%
.

Contrôles

406
14
3,5
.

Mala­dies

. . . .
Lupus éry­thé­ma­teux systémique
120
86
71,6
<0,001
Sclé­ro­der­mie
37
15
40,5
<0,001
Connec­ti­vites mixtes
20
11
55,0
<0,001
Myo­pa­thies inflammatoires
32
2
6,2
NS
Syn­drome de Gou­ge­rot-Sjö­gren primaire
50
2
4,0
NS
Poly­ar­thrite rhumatoïde
36
0
0
NS
Syn­drome pri­maire des anti­corps antiphospholipides
64
3
4,6
NS
Mala­die de Wegener
24
1
4,1
NS
Mala­die de Horton
9
0
0
NS
Poly­chon­drite atrophiante
19
1
5,2
NS
Arté­rite de Takayasu
10
0
0
NS
Sar­coï­dose
21
0
0
NS
Mala­die de Behçet
54
1
1,8
NS
Infec­tion par le virus de l’hé­pa­tite C
100
0
0
NS

p : com­pa­rai­son avec le groupe contrôle par test du chi‑1

D’a­près Amou­ra et coll. Arthri­tis Rheum 2000

 


 

 

Tableau IV : Prin­ci­paux cofac­teurs pro­téiques cibles desantiphospholipides

 

Cofac­teur
Phos­pho­li­pides
Béta2GPI Phos­pho­li­pides anio­niques (car­dio­li­pine, phos­pha­ti­dyl­sé­rine, cho­line, inosi­tol, acide phsophatidique)
Pro­throm­bine Phos­pho­li­pides anioniques
Pro­téine C Phos­pho­li­pides anioniques
Pro­téine S Phos­pho­li­pides anioniques
Annexine V Phos­pha­ti­dyl sérine
HMWK, LMWK Phos­pho­li­pides swit­te­rio­niques (phos­pha­ti­dyl ethanolamine)

 


 

Tableau V : Pré­va­lence des IgG antib2GPI ver­sus IgG anti­car­dio­li­pine (CL) au cours du lupus et asso­cia­tions clinico-biologiques

 

Séries publiées (chro­no­lo­giques)
LED
N
ACL+
%
abéta2GPI
%
abéta2GPI + thrombose
abéta2GPI + pertes foetales
ACL + abéta2GPI
(1)
47
70,2
36,2
oui
non
15/17
(2)
94
45,7
39,4
oui
non
19/37
(3)
140
43,6
15,0
oui
non
tous
(4)
36
38,8
13,9
non
non
5/5
(5)
175
46,9
17,1
non
ND
ND
(6)
308
12,3
10,1
oui
non
ND
(7)
81
41,9
40,7
non
non
tous
(8)
127
42,5
20,4
oui
non
23/26
(9)
79
36,7
6,3
oui
non
11/16
(10)
20
30,0
5,0
non
non
1/6
(11)
102
23,5
18,6
non
non
15/18
(12)
133
13,5
15,8
non
non
14/49

 

Figure 1 : Struc­ture du nucléosome

 
 

 

Figure 2 : Prin­ci­paux anti­corps anti­phos­pho­li­pides avec ou sans acti­vi­té anti­coa­gu­lante circulante

 
Réfé­rences

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