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Chondrocalcinose articulaire : causes, symptômes, diagnostic, traitement

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Le fonc­tion­ne­ment du corps humain repose sur la prise en consi­dé­ra­tion de tous ses com­po­sants et de leur état. Cela inclut des élé­ments comme les muscles, les organes et les arti­cu­la­tions. Ces der­nières servent d’ailleurs à relier les élé­ments moteurs du corps afin d’assurer les mou­ve­ments néces­saires au quo­ti­dien. Il peut cepen­dant arri­ver que les arti­cu­la­tions ne soient plus en mesure de jouer par­fai­te­ment leur rôle.

Si dans cer­tains cas, la per­tur­ba­tion est pas­sa­gère, dans d’autres, il s’agit d’une situa­tion embê­tante, voire para­ly­sante. Au nombre des affec­tions qui peuvent entra­ver le fonc­tion­ne­ment de ces agents, il y a la chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire. Bien que rela­ti­ve­ment répan­due, cette mala­die n’est pas for­cé­ment connue. Il convient alors d’apporter un cer­tain éclair­cis­se­ment, indis­pen­sable à une prise en charge opti­male. Voi­ci ce qu’il faut rete­nir de la chon­dro­cal­ci­nose articulaire.

Chondrocalcinose articulaire : présentation et formes

Lorsqu’on parle des affec­tions arti­cu­laires, il est ques­tion des dif­fé­rents pro­blèmes qui peuvent per­tur­ber le fonc­tion­ne­ment des arti­cu­la­tions. Ces der­niers sont défi­nis comme les points de contact entre les os. Leur rôle est d’assurer la mobi­li­té des membres comme les jambes et les bras. Par­mi les arti­cu­la­tions du corps, il est pos­sible d’énumérer les coudes et les genoux.

La chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire est l’une des nom­breuses affec­tions qui peuvent entra­ver le fonc­tion­ne­ment des arti­cu­la­tions. Elle peut être para­ly­sante et cau­ser des dou­leurs plus ou moins intenses. Il faut pré­ci­ser qu’il existe plu­sieurs formes de chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire qui peuvent être plus ou moins grave.

Ce dont il s’agit

La chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire est une mala­die clas­sée par­mi les arthro­pa­thies. En termes simples, il s’agit d’un trouble qui tra­duit ou se carac­té­rise par des dou­leurs arti­cu­laires. Géné­ra­le­ment asso­ciée au vieillis­se­ment, cette mala­die se pré­sente comme la consé­quence d’une accu­mu­la­tion de micro­cris­taux dans les arti­cu­la­tions. Elle est aus­si connue sous l’appellation de « pseu­do goutte ».

De manière pra­tique, le déve­lop­pe­ment de la chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire inter­vient après la for­ma­tion de pyro­phos­phate de cal­cium dans le liquide arti­cu­laire. Ils vont alors se poser au fil du temps sur les liga­ments ain­si que les car­ti­lages. Cela va ain­si les ron­ger petit à petit et les détruire. Il faut savoir que la chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire peut être confon­due à des mala­dies comme :

  • L’arthrose ;
  • la goutte ;
  • et bien d’autres inflam­ma­tions articulaires.

Cette mala­die est assez com­mune puisqu’elle atteint près de 80 % des per­sonnes âgées de plus de 60 ans.

Les différentes formes et dérivées

Il existe plu­sieurs formes de chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laires. Elles se dif­fé­ren­cient tant par leur ori­gine que par leurs mani­fes­ta­tions. La pre­mière forme de cette mala­die est dite asymp­to­ma­tique. Cela s’explique par le fait qu’elle ait comme une dégé­né­res­cence silen­cieuse des arti­cu­la­tions tou­chées. Le mal n’est alors remar­qué que très tard. Il faut pré­ci­ser que cette forme est celle qui touche le plus les per­sonnes âgées.

Ensuite, il y a la chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire inflam­ma­toire chro­nique. Cette forme est assez han­di­ca­pante puisque les symp­tômes se pré­sentent sou­vent. Ils sont assez recon­nais­sables et peuvent entra­ver la per­sonne dans le quo­ti­dien. D’ailleurs, la chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire inflam­ma­toire chro­nique fait pen­ser à la poly­ar­thrite rhu­ma­toïde. Il s’agit d’une affec­tion carac­té­ri­sée par les gon­fle­ments occa­sion­nés peuvent entrai­ner la des­truc­tion de l’articulation.

Une autre forme notable de chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire est dite inflam­ma­toire aiguë récur­rente. C’est cette forme de chon­dro­cal­ci­nose qui est encore appe­lée la pseu­do-goutte. En effet, tous les symp­tômes de la chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire sont concen­trés au même endroit. Le membre peut alors gon­fler anor­ma­le­ment, fai­sant pen­ser à une goutte.

Pour finir, il y a le cas de l’arthrose avec dépôts de chon­dro­cal­ci­nose. Dans cette situa­tion, le malade res­sent tous les effets de la chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire ain­si que les dou­leurs de l’arthrose. Qu’il s’agisse de l’une ou l’autre des formes de chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire, les ori­gines ain­si que les fac­teurs de risque peuvent être identifiés.

Chondrocalcinose articulaire : origines, causes et facteurs à risques

La chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire est une mala­die géné­ra­le­ment asso­ciée à la vieillesse. Cela peut s’expliquer puisque comme indi­qué plus tôt, elle touche la majeure par­tie des per­sonnes du troi­sième âge. En pra­tique, on estime à 10 % les chances de contrac­ter ce mal entre 60 et 75 ans. Les chances évo­luent à 30 % au-delà de cet âge et dès les 90 ans, elles passent à 50 %.

De manière simple, la chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire a pour cause les dépôts de cris­taux de cal­cium sur les arti­cu­la­tions. Elle se dif­fé­ren­cie ain­si de la goutte qui, elle, a pour ori­gine prin­ci­pale le dépôt de cris­taux d’urate de sodium sur les arti­cu­la­tions. Il faut savoir que la cause exacte de la for­ma­tion des cris­taux de cal­cium et du dépôt n’est pas encore déterminée.

Les fac­teurs de risque sont plus ou moins nom­breux. Pre­miè­re­ment, il y a l’hérédité. En effet, cer­taines études indiquent qu’il est pos­sible de contrac­ter cette mala­die avec un anté­cé­dent fami­lial. Tou­te­fois, il s’agit d’un fac­teur avec une cau­sa­li­té assez faible. Il est plus ques­tion d’une pré­dis­po­si­tion que d’une assurance.

En dehors de cela, cer­tains élé­ments peuvent être iden­ti­fiés. Ce sont entre autres :

  • L’alimentation ;
  • le sexe ;
  • et la sur­ve­nue de cer­taines maladies.

Concer­nant ce der­nier fac­teur, il est recom­man­dé de pro­cé­der à un sui­vi médi­cal. Les mala­dies iden­ti­fiées sont rela­tives aux sub­stances telles que le fer, le magné­sium, le cal­cium et l’hormone para­thy­roï­dienne dans l’organisme. Il faut aus­si savoir que les femmes sont plus expo­sées à la sur­ve­nue d’une chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire que les hommes.

Chondrocalcinose articulaire : symptômes

Chon­dro­cal­ci­nose articulaire

La recon­nais­sance de la chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire est assez simple. Cela s’explique par le fait que les symp­tômes sont recon­nais­sables. Puisqu’il s’agit en géné­ral d’une inflam­ma­tion, cer­tains signes peuvent être visibles sans le recours à une consul­ta­tion. Il peut cepen­dant arri­ver que la chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire soit tota­le­ment asymp­to­ma­tique.

Cela arrive géné­ra­le­ment dans le cas des per­sonnes âgées et il n’est pas rare d’assister à une mani­fes­ta­tion tar­dive de cette mala­die. Dans les autres cas de figure, il est pos­sible de noter des mani­fes­ta­tions telles que :

  • les dou­leurs ;
  • les rai­deurs au niveau des arti­cu­la­tions affectées ;
  • les engour­dis­se­ments articulaires ;
  • ou encore des gon­fle­ments au niveau des arti­cu­la­tions atteintes.

Il convient de pré­ci­ser que ces symp­tômes sont les plus clas­siques et qu’il est pos­sible d’en trou­ver de moins habi­tuels. C’est le cas par exemple lorsque la chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire pré­sente des consé­quences sur la colonne ver­té­brale. Il est alors ques­tion d’une forme pseu­do-ménin­gée de la mala­die. Dans ce cas, le patient peut déve­lop­per une tuber­cu­lose arti­cu­laire et par­fois la mala­die de plott.

Lorsque les symp­tômes appa­raissent, cer­taines arti­cu­la­tions sont plus expo­sées que d’autres. Ce sont les grosses arti­cu­la­tions comme le genou, les épaules et la hanche. Par contre, les arti­cu­la­tions des doigts, des poi­gnets et la che­ville peuvent aus­si être atteints. Dans les cas les plus graves, des mani­fes­ta­tions comme des épi­sodes hémor­ra­giques peuvent être notés.

Pour finir, la pré­sen­ta­tion des symp­tômes peut varier en fonc­tion de la forme de la chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire. Lorsqu’elle est chro­nique, les dou­leurs peuvent être para­ly­santes. De même, les crises peuvent durer seule­ment quelques heures, mais cer­tains patients peuvent être atteints pen­dant des jours.

Chondrocalcinose articulaire : diagnostic

Le diag­nos­tic de la chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire est néces­saire à une prise en charge opti­male. En effet, le mal est faci­le­ment assi­mi­lable à d’autres qui affectent aus­si le fonc­tion­ne­ment des arti­cu­la­tions. Dans cette caté­go­rie, il est pos­sible de trou­ver l’arthrose ou encore la goutte. De plus, pro­cé­der à un diag­nos­tic per­met de déter­mi­ner la forme de chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire dont souffre le patient.

Il faut savoir que le diag­nos­tic est exclu­si­ve­ment médi­cal. Cela vient du fait qu’une inter­pré­ta­tion pro­fes­sion­nelle est néces­saire à l’identification tant de la mala­die que de ses formes. De fait, dès l’apparition des symp­tômes chez le patient, il est recom­man­dé d’opter pour une consul­ta­tion. La pre­mière phase de l’examen sera une éva­lua­tion des symp­tômes pré­sen­tés par le patient.

Ensuite, le méde­cin va pro­po­ser de se sou­mettre à un exa­men d’imagerie médi­cale. Selon les sus­pi­cions du méde­cin, il peut s’agir :

  • de la radiographie ;
  • le scan­ner ;
  • l’imagerie par Réso­nance Magné­tique (IRM) ;
  • ou encore l’échographie articulaire.

En der­nier, il est pos­sible de sou­mettre le patient à un exa­men par ana­lyse médi­cale. Ici, c’est le liquide syno­vial qui sera pré­le­vé. Il s’agit du liquide qui per­met de lubri­fier les arti­cu­la­tions et l’examen per­met de détec­ter la pré­sence des cris­taux de cal­cium. Une fois le diag­nos­tic ter­mi­né, le patient pour­ra être mis au cou­rant de la nature du mal afin de lan­cer le trai­te­ment adéquat.

Chondrocalcinose articulaire : traitement et prévention

Le trai­te­ment de la chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire ne se situe pas dans la logique de détruire les cris­taux qui se sont posés. En effet, il est impos­sible d’obtenir ce résul­tat puis­qu’il n’existe pas de trai­te­ment abso­lu. Le but est alors de sou­la­ger les dou­leurs res­sen­ties par le patient et de faci­li­ter la vie au patient.

Lorsque la mala­die est une consé­quence d’autres affec­tions, la méthode de trai­te­ment consis­te­ra à trai­ter la source. Cela devrait per­mettre de réduire les symp­tômes et d’accorder une meilleure mobi­li­té. Dans le cas d’une chon­dro­cal­ci­nose arti­cu­laire inflam­ma­toire récur­rente ou chro­nique, la pres­crip­tion médi­cale est basée sur des Anti-Inflam­ma­toires non sté­roï­diens.

Il peut aus­si arri­ver que pour sou­la­ger la dou­leur, le méde­cin pres­crive des injec­tions de cor­ti­co­sté­roïdes. Ce sont des médi­ca­ments à consti­tu­tion hor­mo­nale qui per­met­tront de ren­for­cer un peu les arti­cu­la­tions. En der­nier recours, il est pos­sible de se voir recom­man­der une inter­ven­tion chi­rur­gi­cale. Celle-ci per­met de sépa­rer les arti­cu­la­tions cris­tal­li­sées et de rendre sa motri­ci­té au patient.

Il n’existe aucun moyen de pré­ve­nir la for­ma­tion ain­si que le dépôt des cris­taux de cal­cium sur les arti­cu­la­tions. Néan­moins, une meilleure hygiène ali­men­taire ain­si qu’un apport en magné­sium sont for­te­ment recommandés.

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