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Les troubles psychologiques : causes, symptômes et traitements

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Les souf­frances et les chan­ge­ments régu­liers de com­por­te­ment sont notam­ment les prin­ci­pales carac­té­ris­tiques des troubles psy­cho­lo­giques. Ces troubles peuvent être tem­po­raires, mais aus­si per­ma­nents. En effet, il existe de nom­breux types de troubles psy­cho­lo­giques, cha­cun avec des mani­fes­ta­tions dif­fé­rentes. Com­ment défi­nir les troubles psy­cho­lo­giques ? Quelles sont leurs causes et leurs mani­fes­ta­tions les plus fré­quentes ? Quels sont les meilleurs trai­te­ments contre les troubles psychologiques ?

Les troubles psychologiques : de quoi parle-t-on exactement ?

Les troubles psy­cho­lo­giques sont aus­si nom­més troubles psy­chiques, troubles psy­chia­triques et troubles men­taux. Ce sont des ano­ma­lies ou des per­tur­ba­tions de l’es­prit, qui se tra­duisent par des com­por­te­ments pou­vant sérieu­se­ment impac­ter le mode de vie des per­sonnes atteintes. On défi­nit aus­si les troubles psy­cho­lo­giques comme des psy­cho­pa­tho­lo­gies qui font perdre aux per­sonnes tout sens de la réalité.

Les illu­sions et les hal­lu­ci­na­tions sont des faits très fré­quents dans ces troubles. Ain­si, les vic­times n’arrivent plus à faire la dif­fé­rence entre la réa­li­té et leur ima­gi­na­tion. Les troubles psy­cho­lo­giques peuvent évo­luer dans le temps et prendre des formes plus graves. C’est le cas par exemple des délires dans les­quels, le sujet déve­loppe une croyance en une chose ou une per­sonne qui n’existe réel­le­ment pas.

Comment apparaissent les troubles psychologiques ?

Il existe de mul­tiples façons par les­quelles des troubles psy­cho­lo­giques peuvent appa­raître. Tout dépend du type de trouble et de l’é­tat psy­cho­lo­gique géné­ral de la per­sonne. Par ailleurs, ces troubles peuvent appa­raître à n’im­porte quel âge, de l’en­fance jus­qu’à la vieillesse.

Mais habi­tuel­le­ment, c’est à l’a­do­les­cence notam­ment entre 15 et 20 ans, que les troubles psy­cho­lo­giques appa­raissent le plus sou­vent. Entre 20 et 30 ans, ces troubles peuvent se mani­fes­ter de manière intense, en rai­son des dif­fé­rentes pres­sions de l’en­trée dans la vie active.

Par ailleurs, l’ap­pa­ri­tion des troubles psy­cho­lo­giques peut se faire du jour au len­de­main, sans aucun signe annon­cia­teur. Mais, chez cer­taines per­sonnes, elle est pro­gres­sive. On com­mence à remar­quer chez les sujets des signes évo­ca­teurs tels que : la tenue de pro­pos bizarres, l’é­loi­gne­ment des membres de la famille et des proches ain­si qu’une perte impor­tante d’in­té­rêt pour les acti­vi­tés habi­tuelles.

Les parents et les proches, incons­cients du fait qu’il s’a­gisse d’un début de trouble psy­cho­lo­gique, rejettent sou­vent la faute sur les crises d’a­do­les­cence, les échecs sco­laires ou les cha­grins amou­reux.

Cepen­dant, si le début du trouble psy­cho­lo­gique est bru­tal, cela peut repré­sen­ter un vrai dan­ger, autant pour le sujet que pour ses proches. On note ain­si, les agi­ta­tions sans cesse et les ten­ta­tives de sui­cide répétées.

Les troubles psychologiques : quelles en sont les causes ?

Il est très dif­fi­cile, voire impos­sible, de déter­mi­ner la cause réelle d’un trouble psy­cho­lo­gique. Cepen­dant, des études ont per­mis d’a­voir une idée claire des fac­teurs qui contri­buent au déclen­che­ment de ces der­niers. Les dés­équi­libres chi­miques dans le cer­veau seraient notam­ment en cause. On peut aus­si évo­quer les expé­riences de l’en­fance, le stress, l’hé­ré­di­té ain­si que quelques expo­si­tions pré­na­tales.

Par ailleurs, cer­tains troubles psy­cho­lo­giques comme la dépres­sion et la per­son­na­li­té bor­der­line, sont plus fré­quents chez les femmes. Chez les hommes par contre, on note d’autres troubles plus explo­sifs. Quant aux troubles graves comme la schi­zo­phré­nie, ils affectent autant d’hommes que de femmes.

Quelques types de troubles psychologiques

Les troubles psy­cho­lo­giques sont clas­sés sui­vant leurs mani­fes­ta­tions et les consé­quences qu’ils peuvent avoir sur la vie du patient. Il en existe alors une panoplie.

Les délires

Aus­si connus sous le nom de para­noïa, les délires sont un des troubles psy­cho­lo­giques les plus fré­quents. Les per­sonnes qui en sont atteintes ont des pen­sées et des idées déli­rantes dont elles sont per­sua­dées de la véra­ci­té. Les troubles déli­rants impactent de manière néga­tive la vie sociale des per­sonnes qui en souffrent, dans la mesure où ces der­nières n’ar­rivent plus à entre­te­nir des inter­ac­tions. Leurs com­pé­tences dans n’im­porte quel domaine de la vie, se trouvent aus­si diminuées.

Les troubles déli­rants peuvent être de dif­fé­rents types selon les idées défor­mées du sujet. Ce der­nier se sent sou­vent uti­li­sé, per­sé­cu­té et a constam­ment l’im­pres­sion qu’il y a une conspi­ra­tion contre lui.

La schizophrénie

Ce trouble psy­cho­lo­gique est aus­si très cou­rant. Il com­bine à la fois les hal­lu­ci­na­tions et les pen­sées néga­tives qui décon­nectent les sujets de la réa­li­té. Plon­gés dans leur monde, ces der­niers peuvent com­mettre des actes vio­lents quand on essaie de les aider. Les hal­lu­ci­na­tions dans la schi­zo­phré­nie, peuvent être visuelles ou audi­tives.

Cer­taines hal­lu­ci­na­tions peuvent être contrô­lées par la prise de cer­tains médi­ca­ments. Les per­sonnes qui ont ce genre d’hal­lu­ci­na­tion ont donc un niveau d’a­dap­ta­tion fonc­tion­nel. Cer­tains cas de schi­zo­phré­nie sont liés à des lésions céré­brales impor­tantes. On décèle alors chez les sujets, une in-expres­sion émo­tion­nelle, de l’a­pa­thie et du manque d’in­té­rêt pour toute sorte d’ac­ti­vi­tés. Il existe plu­sieurs types de schi­zo­phré­nie dont :

  • La schi­zo­phré­nie para­noïaque : essen­tiel­le­ment carac­té­ri­sée par les délires et les sen­sa­tions de per­sé­cu­tion, de mani­pu­la­tion, de conspi­ra­tion ;
  • La schi­zo­phré­nie cata­to­nique : mar­quée par des épi­sodes de para­ly­sie et d’im­mo­bi­li­sa­tion. Elle est défi­nie comme un trouble de la mobi­li­té ;
  • La schi­zo­phré­nie hébé­phré­nique : c’est un état de désor­ga­ni­sa­tion constant, des pen­sées, des com­por­te­ments ain­si que des émotions ;
  • La schi­zo­phré­nie indif­fé­ren­ciée : c’est une forme de schi­zo­phré­nie dans laquelle, aucun symp­tôme n’est domi­nant par rap­port aux autres.

On peut aus­si évo­quer la schi­zo­phré­nie rési­duelle qui n’est pas très courante.

Les troubles psychotiques brefs

Ces troubles sont des réponses natu­relles que l’or­ga­nisme déve­loppe face à des situa­tions trau­ma­ti­santes. Les situa­tions de stress peuvent aus­si être res­pon­sables de l’ap­pa­ri­tion de ces troubles psy­cho­lo­giques. Ces der­niers se mani­festent par des épi­sodes d’in­co­hé­rences, qui peuvent durer de nom­breux jours.

Les troubles psychotiques partagés

Aus­si connu,s sous le nom de folie à deux, il s’a­git de l’un des troubles psy­cho­lo­giques les plus rares. Dans ce genre de troubles, ce sont deux per­sonnes qui par­tagent les mêmes hal­lu­ci­na­tions et qui sont sujettes aux mêmes crises de démence. Géné­ra­le­ment, cela arrive à des per­sonnes qui font par­tie de la même famille ou ayant subies des évè­ne­ments trau­ma­ti­sants cha­cun de leur côté.

Les troubles psychologiques : quels sont les principaux symptômes ?

Les mani­fes­ta­tions des troubles psy­cho­lo­giques dépendent du type pré­cis de trouble dont il est ques­tion et la manière dont le sujet gère ses émo­tions. Cepen­dant, l’hu­meur et cer­tains com­por­te­ments ne varient pas, quel que soit le type.

La majo­ri­té des symp­tômes des troubles psy­cho­lo­giques sont chro­niques, récur­rents et empêchent d’a­voir une vie nor­male en socié­té. Par ailleurs, cer­tains troubles tels que l’an­xié­té peuvent se mani­fes­ter par des symp­tômes phy­siques très sem­blables à ceux d’une attaque car­diaque.

Par­mi les symp­tômes les plus cou­rants des troubles psy­cho­lo­giques, on peut citer :

  • L’agitation, l’hostilité et des signes d’agression ;
  • L’anxiété ;
  • Une impor­tante alté­ra­tion des niveaux d’énergie ;
  • La confu­sion et une décon­nexion de la réa­li­té ;
  • Les chan­ge­ments fré­quents d’humeur ;
  • Les psy­choses, les délires et les hal­lu­ci­na­tions ;
  • Le retrait social ;
  • Le déni des problèmes.

Quel que soit le type de trouble psy­cho­lo­gique, ces symp­tômes sont pré­sents, même si leur niveau de gra­vi­té peut varier.

Par ailleurs, les troubles psy­cho­lo­giques peuvent aus­si se mani­fes­ter par des symp­tômes phy­siques au nombre desquels :

  • Les troubles du sommeil,
  • Les malaises,
  • Les pro­blèmes phy­siques inex­pli­cables,
  • La perte d’appétit et un chan­ge­ment signi­fi­ca­tif du poids.

Il est impor­tant de pré­ci­ser que cer­taines mani­fes­ta­tions des troubles psy­cho­lo­giques peuvent repré­sen­ter un dan­ger de mort pour le patient et ses proches. Les sujets se trouvent dans l’incapacité de satis­faire leurs propres besoins, et peuvent déve­lop­per une défor­ma­tion osseuse, des brû­lures et des bles­sures qu’ils s’infligent eux-mêmes.

Quelques facteurs à risque des troubles psychologiques

Le risque de déve­lop­per des troubles psy­cho­lo­giques peut être aug­men­té, grâce au concours de nom­breux fac­teurs à risque. Cepen­dant, toutes les per­sonnes pré­sen­tant ces fac­teurs ne déve­loppent pas for­cé­ment ces troubles. Au nombre de ces fac­teurs, on peut énumérer :

  • La négli­gence des trai­te­ments dans l’enfance ;
  • Un faible poids à la naissance ;
  • Les anté­cé­dents fami­liaux ;
  • Les expo­si­tions pré­na­tales à l’alcool ou à la drogue ;
  • L’absence d’attention pen­dant l’enfance ;
  • Les évè­ne­ments stres­sants ou trau­ma­ti­sants durant l’enfance ;
  • La toxi­co­ma­nie.

On peut aus­si évo­quer le cas des per­sonnes qui ont une intel­li­gence infé­rieure à la nor­male. Les condi­tions médi­cales telles que le can­cer, peuvent aus­si faire aug­men­ter le risque de déve­lop­per un trouble psychologique.

Le traitement des troubles psychologiques

Le trai­te­ment d’un trouble psy­cho­lo­gique est une tâche par­ti­cu­liè­re­ment dif­fi­cile, puisque le patient lui-même n’a géné­ra­le­ment pas conscience de sa mala­die. La pre­mière étape du trai­te­ment consiste donc à lui faire accep­ter qu’il a un pro­blème. Des soins médi­caux peuvent ensuite être réa­li­sés pour contrô­ler les troubles, et per­mettre aux méde­cins de pro­cé­der à des dépistages.

La psy­cho­thé­ra­pie est fré­quem­ment uti­li­sée dans le trai­te­ment des troubles psy­cho­lo­giques. Elle per­met d’évaluer et d’améliorer le com­por­te­ment et le déve­lop­pe­ment des com­pé­tences des patients. Lorsqu’il s’agit de troubles sévères qui mettent en dan­ger la vie du patient et de ses proches, une hos­pi­ta­li­sa­tion est nécessaire.

De nom­breux médi­ca­ments peuvent être pres­crits pour lut­ter contre l’anxiété, et des anti­dé­pres­seurs pour une amé­lio­ra­tion de l’humeur.

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