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La sertraline dans le syndrome de stress post-traumatique

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David­son J et coll. Effi­ca­cy of ser­tra­line in pre­ven­ting relapse of post­trau­ma­tic stress disor­der : results of a 28-week double-blind, pla­ce­bo-control­led stu­dy. Am J Psy­chia­try 2001 ; 158 : 1974–1981.

Le syn­drome de stress post-trau­ma­tique (SSPS) ou névrose post-trau­ma­tique est en géné­ral trai­té par la psy­cho­thé­ra­pie par des tech­niques de revi­vis­cence de l’événement trau­ma­ti­sant avec une charge émo­tion­nelle suf­fi­sante. Les thé­ra­pies com­por­te­men­tales sont éga­le­ment par­fois utilisées.

Dans les cas traî­nants ou réci­di­vants, la ser­tra­line (50 – 200 mg/j) – dans un essai ran­do­mi­sé, mené à double insu contre pla­ce­bo, chez 96 malades atteints d’un SSPS – a été admi­nis­trée pen­dant 28 semaines chez 46 sujets (78 % de femmes) (ver­sus un pla­ce­bo chez 50 malades, dont 62 % de femmes).

Diverses échelles spé­ci­fiques du syn­drome ont été uti­li­sées, toutes les 2 semaines, pour juger de l’efficacité des traitements

Dans le groupe trai­té par la ser­tra­line, les rechutes du SSPS sont net­te­ment moins fré­quentes que dans le groupe pla­ce­bo (5 % ver­sus 26 %). Le risque de rechute est 6,4 fois plus éle­vé dans ce der­nier que dans le groupe trai­té par la ser­tra­line. L’analyse de Kaplan-Meier confirme l’efficacité de la ser­tra­line qui per­met d’allonger signi­fi­ca­ti­ve­ment la durée de la rémis­sion cli­nique, quels que soient les symp­tômes car­di­naux du syn­drome : réexpérience/intrusion, évitement/hébétement, « hyperdéfense ».

Une ana­lyse montre en outre qu’une réponse pré­coce pen­dant le trai­te­ment aigu s’associe à une réduc­tion du risque de rechute d’au moins un fac­teur 16 quand le médi­ca­ment est rem­pla­cé par le placebo.

La dose moyenne de ser­tra­line est de 137 mg et son accep­ta­bi­li­té est jugée satis­fai­sante, la fré­quence des évè­ne­ments indé­si­rables consi­dé­rés indi­vi­duel­le­ment étant infé­rieure à 10 %.

Cette étude contrô­lée démontre que les inhi­bi­teurs sélec­tifs de la recap­ture de la séro­to­nine, type ser­tra­line, sont à même d’améliorer les symp­tômes du SSPS et de pré­ve­nir effi­ca­ce­ment ses rechutes.

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