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RAS LE BOL Douleur et Dépression, même combat !

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Dr H. Ray­baud
 

LA NON COMPLIANCE AUX TRAITEMENTS.
UN PROBLEME EXPLOSIF
Source : 10ème congrés du Col­lège Euro­péen de neu­ro-psy­cho­phar­ma­co­lo­gie – Vienne 13–17 sep­tembre 1997

—- L’a­ban­don pré­coce des trts est lar­ge­ment cor­ré­lés aux EI
—- Il est dif­fi­cile de convaincre la pour­suite d’un trt lorsque le patient va mieux
—- Il y aura tou­jours  » le couillon de ser­vice  » pour lui affir­mer qu’il se drogue
—- La presse grand public dia­bo­lise volon­tiers les anti­dé­pres­seurs ( comme Inter­net ! ) : ça fait vendre

.

Faut-il inter­dire le PROZAC ?
L’E­vè­ne­ment du Jeu­di SANTE du 25 SEPTEMBRE AU 1er OCTOBRE 1997

ET LA CONNERIE ? RIEN DE PREVU ?

 

Les anti­dé­pres­seurs res­pon­sables de suicides ?
13 avril 2015
Après la sor­tie du Pr Ber­nard Debré, les psy­chiatres remettent les pen­dules à l’heure

Ce ne sont pas les anti­dé­pres­seurs qui pro­voquent les sui­cides, mais la dépres­sion, sou­ligne le Pr Tho­mas. Il y a en France un décès par sui­cide toutes les trois heures. Et beau­coup pour­raient être évi­tés, et ce en iden­ti­fiant mieux la dépres­sion et en évi­tant la stig­ma­ti­sa­tion ou la dia­bo­li­sa­tion de la prise en charge, des patients, des psy­chiatres, des médi­ca­ments et en dif­fu­sant une infor­ma­tion juste étayée par les études scien­ti­fiques. Il faut à tout prix évi­ter les idées reçues sur ce sujet. [Lire]


Quelques titres-extraits de l’ar­ticle ( le papier est un peu épais, dommage) :
  • Alain Ehren­berg, Socio­logue : Lors­qu’on donne du Pro­zac, on ne sait plus ce que l’on soigne ( la grippe, Ducon ).
  • On s’a­che­mine vers un psy­chisme vir­tuel sous Pro­zac ( Escu­lape : psy­chisme vir­tuel, eh oui, la mode est au virtuel…)
  • Tour­née chez les tou­bibs : En 5 minutes, 2 mois de trai­te­ment( C’est pas bien, les mecs ! Même si le diag­nos­tic est fait, faut cau­ser, c’est 50 % du traitement )
  • Silence, on vend (Escu­lape : l’EDJ , on le donne ? )
  • Selon un méde­cin belge, le Pro­zac peut rendre violent ses adeptes (Escu­lape : Belge ! pour­quoi pas. Adepte ! comme pour les sectes bien sur !!! UN MEDECIN fait le printemps)
  • Ne déli­rons pas, il ne fait pas le bon­heur… (Escu­lape : ah bon, c’é­tait pré­vu ? )
  • En France 900 000 boites de Pro­zac ven­dues chaque mois ( Escu­lape : soit 450 000  » adeptes donc. On va faire simple, la France 30 mil­lions d’a­dultes et les esti­ma­tions parlent de 10 % de dépres­sifs soit 3 mil­lions, allez même avec 5 % cela fait encore 1,5 mil­lions soit un mil­lion de patients dépres­sifs sans trt… )
  • 80 % des pres­crip­tions sont faites par des MG (Escu­lape : 0 % par les plom­biers )

Et voi­la, encore une fois un jour­na­leux redres­seur de tord, grand expert en patho­lo­gie psy­chia­trique ( si, si il a publié dans Ici Paris, l’EDJ et même la Chro­nique de Saint-Yvon­nas publi­ca­tions scien­ti­fiques de haut niveaux ) informe le grand public que les MG sont des cons dan­ge­reux, incompétents.
Encore une fois, une pseu­do-élite bien pen­sante, au chaud , bien nour­rie, se pre­nant la tête devant son trai­te­ment de texte, le cul bien calé, bref, un  » des milieux auto­ri­sés  » comme disait Coluche. vient expli­quer au patient déses­pé­ré que le PROZAC, Caca : ça rend pas heureux !!
Rien ne vaut le pinard bien de chez nous. C’est le pre­mier anxio­ly­tique fran­çais. Mais, eh, ho , Tabou ça ! Pas touche, c’est du gros pognon

Encore une fois, soi­gner les maux de l’âme n’est pas noble. Les maux du corps, Oui !!
Encore une fois on se trompe de cible.
Le patient dépri­mé est han­di­ca­pé par sa mala­die ( comme pas­ser un exa­men avec 40 °C de fièvre).
Le but du trai­te­ment c’est pas de pas­ser l’exa­men, c’est de rendre au dépri­mé SES MOYENS NORMAUX POUR QU’IL PUISSE GERER LA CRISE AU MIEUX.
Le trai­te­ment ne résout pas les pro­blèmes mais essaye d’é­li­mi­ner le han­di­cap psy­cho­lo­gique que repré­sente la dépression.
Une psy­cho­thé­ra­pie de sou­tien – par le Méde­cin de famille – est indis­pen­sable. C’est notre bou­lot. Ne « psy­chia­tri­sons » pas ces pro­blèmes mais à l’in­verse, ne les négli­geons pas.

 

GAMIAN : Glo­bal Alliance of Men­tal Ill­ness Advo­ca­cy Net­works
En Europe, le taux de sui­cide a consi­dé­ra­ble­ment aug­men­té dans les 20 der­nières années en par­ti­cu­lier chez les hommes ( + 35 % ) chiffre qui passe à 65 % pour les 15–24 ans.
En France, six ado­les­cents sur 100 font une ou plu­sieurs ten­ta­tives de sui­cide chaque année.
Durant les 12 der­niers mois, 43 000 euro­péens ont mis fin à leurs jours et 700 000 per­sonnes ont ten­té de le faire.

Des inves­ti­ga­tions ont mon­tré que plus de 90 % des sui­cides ont lieu chez des sujets atteints de troubles men­taux, la dépres­sion arri­vant en tête avec 60 %., 20 % sont alcoo­liques et 10 % atteints de schizophrénie.
La dépres­sion atteint une femme sur quatre dans sa vie et un homme sur dix.

Diag­nos­ti­quée pré­co­ce­ment, 80 % des sujets dépres­sifs réagissent favo­ra­ble­ment au trai­te­ment anti­dé­pres­seur asso­ciant une psy­cho­thé­ra­pie de sou­tien et un médi­ca­ment séro­to­ni­ner­gique (PROZAC, DEROXAT, SEROPRAM, FLOXYFRAL, ZOLOFT,…)
Le rôle de la famille et de l’en­tou­rage proche est impor­tant ( 40 % des sui­ci­dés avaient évo­qué leur inten­tion dans les 6 mois pré­cé­dant leur ten­ta­tive ). Le MG est tout aus­si impor­tant puisque un sui­ci­dé sur deux consulte dans le mois qui pré­cède l’acte.
On peut esti­mer que 5 à 10 % des consul­tants d’un MG sont dépres­sifs ( pour atteindre 20 % dans cer­taines régions d’Eu­rope où les condi­tions de vie sont par­ti­cu­liè­re­ment difficiles.
L’al­coo­lisme et l’u­sage de la drogue repré­sentent sou­vent un sub­sti­tut de trai­te­ment des troubles anxio-dépressifs.

Le Pr J. Ang­st rap­pelle que  » chô­mage, iso­le­ment, alcoo­lisme, drogue, sen­sa­tion de déses­poir, apa­thie, insom­nie et manque de concen­tra­tion  » sont les prin­ci­paux fac­teurs de risque suicidaire.

L’é­tude Lépine menée à tra­vers l’Eu­rope en 1997 sur 78 000 patients :
—– 17 % souf­fraient de dépression.
—– 53 % d’entre eux ne cherchent pas à se traiter.
—– 2/3 de ceux qui demandent de l’aide ne reçoivent aucun trt.
—– Par­mi ceux qui sont trai­tés, un anti­dé­pres­seur n’est pres­crit qu’une fois sur quatre.

Bon j’ar­rête. Je sens que je vais deve­nir désagréable.
Voir éga­le­ment : Dépres­sion et Pyschiatrie
Voir éga­le­ment : Dépres­sion : Je suis Con
Voir éga­le­ment : France : 15% de dépression

NB NB NB NB
Les troubles bipo­laires repré­sentent une par­tie des syn­dromes dépressifs.
Dans sa forme aty­pique le diag­nos­tic demeure dif­fi­cile mais doit être de prin­cipe évo­qué en par­ti­cu­lier en l’ab­sence d’élé­ments déclen­chants (réac­tion­nels).
Toutes les addic­tions doivent éga­le­ment sou­le­ver la question.
Plus d’in­for­ma­tions : Les troubles bipolaires

J’ai­me­rai bien avoir qques réac­tions à ce sujet ICI
Les contacts avec des patients dépri­més sont assez fré­quents et la pre­mière plainte est géné­ra­le­ment l’in­com­pré­hen­sion de l’en­tou­rage et par­fois des soi­gnants. Ain­si, à la dépres­sion s’a­joute la culpabilité.…
DEPRESSSION, MALADIE HONTEUSE ??????????????????
Voir Dépres­sion : Une mala­die différente ?

Sub­ject : vecu
Date : Sat, 21 Feb 1998 14:46:22 +0100
From : xxxxxxxx@oncorum.com>
To : psychiatrie@esculape.com
Bon­jour, Oh la la cela m’a fait un bien fou de lire ces textes;je me trim­balle une dépres­sion depuis 2 ans et je vis avec tout l’at­ti­rail ‚médics et ana­lyse et thé­ra­pie conju­gale Il y a eu des jours tel­le­ment sombres que je ne pense pas que j’au­rai pu tenir sans médicalisation .
C’est vrai que cette fou­tue mala­die isole et que très peu de per­sonnes com­prennent et sur­tout acceptent la notion de maladie
Mer­ci de ces pages.

Dr AXXXX VXXXXX
Salut les gars de la couleuvre,
Mer­ci pour la bonne pinte de rigo­lade gra­tis : faut il que je sois têtu pour aller lire vos raille­ries à 1h du mat.
Moi je suis un pauvre sot de géné­ra­liste ins­tal­lé depuis 2 ans et je vois de plus en plus de dépres­sifs parce que je consulte pas avec un chronomètre.
Mon pre­mier geste après un entre­tien bien creu­sé sur la situa­tion du patient c’est le plus sou­vent une pres­crip­tion d’IRS (pro­zac ou ixel) et de plus en plus une pro­po­si­tion de mise au point rapide (2 à 3 semaines, le temps que l’an­ti­dé­pres­seur fasse effet), si je peux j’é­vite les ben­zo et je pro­pose de l’i­mo­vane en cas d’in­som­nie invalidante.
Bref, avec tout ça, les résul­tats sont spec­ta­cu­laires sur­tout sans les effets indé­si­rables des tri­cy­cliques. J’u­ti­lise (on va encore crier au mono­pole) le pro­gramme plein vent sou­te­nu par les gars de chez Prozac.
En clair : com­ment faire pour ne pas prendre vos patients pour des…
Salut et conti­nuez comme ça. Je vous suis!!!
Escu­lape : Honte à toi !!!!

Cher confrère,
Quel bon­heur de lire l’ex­pres­sion du bon sens et sur­tout de la vraie méde­cine qui se veut thé­ra­peu­tique. Je par­tage abso­lu­ment tout ce que vous dites et j’ai déjà éle­vé de la sorte la voix à moultes reprises notam­ment dans un Edi­to­rial de l’En­cé­phale inti­tu­lé : Plai­doyer pour les benzodiazépines.
Je fais en effet par­tie de ces méde­cins qui pensent que l’in­som­nie, l’an­xié­té ou la dépres­sion sont plus toxiques que les hyp­no­tiques, les anxio­ly­tiques ou les anti­dé­pres­seurs. Et qu’il est par­ti­cu­liè­re­ment irres­pon­sable de mettre à l’in­dex les médi­ca­ments psy­cho­tropes et leurs pres­crip­teurs et de contri­buer à frei­ner l’ac­cès aux soins de tant d’in­di­vi­dus en souf­france psy­chique (certes moins noble que la phy­sique), savon­nant d’au­tant la pente qui les fait glis­ser vers le han­di­cap voire le suicide.
Mer­ci de cette oeuvre bien­fai­sante et continuez
Pro­fes­seur Sai­da DOUKI
Pré­sident de la Socié­té Tuni­sienne de Psychiatrie

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