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BPCO Broncho pneumopathie chronique obstructive Synthèse en 2012

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Phy­sio­pa­tho­lo­gie

  • La BPCO se défi­nit par une obs­truc­tion bron­chique per­ma­nente et pro­gres­sive des voies aériennes asso­ciant une dimi­nu­tion du calibre des petites bronches, une des­truc­tion alvéo­laire d’a­val (emphy­sème) et une réponse inflam­ma­toire pul­mo­naire anor­male à des toxiques inha­lés (tabac [85 % des cas], pol­luants…). La paroi des bronches s’é­pais­sit et leur lumière s’en­combre de bou­chons muqueux. Les parois alvéo­laires dis­pa­raissent d’où une dimi­nu­tion de l’é­las­ti­ci­té glo­bale du tis­su pul­mo­naire. Obs­truc­tion bron­chique et perte d’é­las­ti­ci­té s’as­so­cient pour gêner l’ex­pul­sion de l’air au moment de l’expiration.
    Le degré de gra­vi­té est défi­ni par l’E­FR (VEMS-CV) : BPCO et le trai­te­ment en fonc­tion de la gra­vi­té [Lire] (Source GOLD Gui­de­lines – www.goldcopd.com (12/2000 – 2011)
  • La méca­nique de la res­pi­ra­tion étant per­tur­bée, une dys­pnée et une into­lé­rance à l’ef­fort appa­raissent, ame­nant le patient à réduire ses acti­vi­tés. Cette séden­ta­ri­sa­tion est elle-même res­pon­sable d’une perte mus­cu­laire, qui aggrave à son tour l’es­souf­fle­ment : c’est le cercle vicieux du décon­di­tion­ne­ment qui peut abou­tir à un han­di­cap sévère.
  • La BPCO sévère peut être res­pon­sable d’une dénu­tri­tion plus ou moins mar­quée avec fonte mus­cu­laire et amiagrissement
  • On parle d’exa­cer­ba­tion lorsque les symp­tômes se majorent durant plus de 48 heures (dys­pnée, fièvre) en par­ti­cu­lier en cas de sur­in­fec­tion bac­té­rienne ou virale.

    Trai­te­ments

  • L’arrêt du taba­gisme. C’est la prin­ci­pale mesure voire la seule sus­cep­tible d’interrompre la pro­gres­sion de la maladie
  • Les médi­ca­ments qui agissent sur les bronches . Les bron­cho­di­la­ta­teurs, les bêta‑2 ago­nistes de courte (sal­bu­ta­mol, ter­bu­ta­line) ou longue (for­mo­té­rol, sal­mé­té­rol, inda­ca­té­rol) durée d’action, et des anti­cho­li­ner­giques de courte (ipra­tro­pium) ou longue (tio­tro­pium) durée d’action.
    Voir éga­le­ment : BPCO : Mieux avec un trai­te­ment com­bi­né [Lire]
  • Les cor­ti­coïdes inha­lés agissent sur la part de l’in­flam­ma­tion bron­chique de la BPCO, mais ils ne sont indi­qués qu’en asso­cia­tion aux bron­cho­di­la­ta­teurs bêta‑2 ago­nistes de longue durée d’action, dans une popu­la­tion souf­frant de BPCO sévère avec exa­cer­ba­tions fréquentes.

  • NB NB NB L’ap­pren­tis­sage du manie­ment des dis­po­si­tifs d’in­ha­la­tion est essentiel.
    2/3 des patients n’u­ti­lisent pas leurs inha­la­teurs de façon adéquate.
    Le méde­cin doit faire une démons­tra­tion à son patient et véri­fier que sa tech­nique est correcte.
    Pen­ser au rin­çage de la bouche après prise d’un cor­ti­coïde inhalé.

  • Des bêta-blo­quants dans le trt de la BPCO ? [Lire] (BMJ 2011 ; 342:d2549 )
  • Les vac­ci­na­tions : grippe, pneumocoque
  • La kiné­si­thé­ra­pie La réha­bi­li­ta­tion res­pi­ra­toire est un élé­ment majeur de la prise en charge de ces malades. Elle amé­liore leur qua­li­té de vie.
    La kiné­si­thé­ra­pie de désen­com­bre­ment est essen­tielle dans le trai­te­ment des pous­sées d’exa­cer­ba­tion des BPCO
  • Les muco­ly­tiques ne sont pas indiqués.
  • L’activité phy­sique. Le réen­traî­ne­ment mus­cu­laire ou au mini­mum une acti­vi­té phy­sique régu­lière, même en dehors des pro­grammes de réha­bi­li­ta­tion res­pi­ra­toire, est indis­pen­sable. Il contri­bue, en aug­men­tant la capa­ci­té mus­cu­laire, à amé­lio­rer la tolé­rance à l’ef­fort et donc à dimi­nuer la dyspnée.
    Le réen­traî­ne­ment concerne les membres infé­rieurs et supé­rieurs. 30 à 45 mn de marche par jour de vélo ou de nata­tion suf­fisent. Les muscles res­pi­ra­toires au cours de la BPCO sont, en effet, plu­tôt per­for­mants et sont peu concer­nés par la perte mus­cu­laire consé­cu­tive de la sédentarisation.
    Voir : BPCO : La réha­bi­li­ta­tion res­pi­ra­toire [Lire]

    Les com­pli­ca­tions

  • Consul­ta­tion dès que l’essoufflement, la toux, le volume des cra­chats aug­mentent, ces signes pou­vant témoi­gner d’une exa­cer­ba­tion – surinfection
    Voir : Anti­bio­thé­ra­pie par voie géné­rale dans les exa­cer­ba­tions de Bron­cho­pneu­mo­pa­thie Chro­nique Obs­truc­tive [Lire] (Afssaps 2010)
  • Atten­tion à la dénu­tri­tion chez les patients atteints de BPCO (IMC<21kg/m2). Si néces­saire, les apports éner­gé­tiques et en pro­téines doivent être aug­men­tés. Ne pas cher­cher à maigrir.

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