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Millepertuis ou Hypericum perforatum : propriétés, bienfaits et effets secondaires

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Les troubles dépres­sifs étant de plus en plus répan­dus, les anti­dé­pres­seurs sont deve­nus des médi­ca­ments très sol­li­ci­tés. Par­mi les alter­na­tives à ces médi­ca­ments figure le mil­le­per­tuis, de son nom bio­lo­gique Hyper­icum per­fo­ra­tum. Ori­gi­naire de plu­sieurs conti­nents (Europe, Afrique du Nord ou encore Asie occi­den­tale, cette plante vivace est uti­li­sée depuis des siècles en phy­to­thé­ra­pie). Elle pos­sède de nom­breuses ver­tus et pro­prié­tés recon­nues dans le trai­te­ment de la dépres­sion. Depuis 2009, cette plante est com­mer­cia­li­sée en France sous plu­sieurs for­mu­la­tions, même si son effi­ca­ci­té a été long­temps contro­ver­sée. Com­ment agit le mil­le­per­tuis sur l’organisme ? Voi­ci des explications !

Millepertuis ou Hypericum perforatum : description et histoire

L’utilisation de l’Hyper­icum remonte à très long­temps. En effet, cette plante était connue et uti­li­sée depuis la Grèce antique. La pre­mière per­sonne à la rendre popu­laire est Dios­co­ride, un méde­cin grec qui a vécu au pre­mier siècle apr. J.-C.. Il publie un célèbre livre, « De Mate­ria Medi­ca », dans lequel il recom­man­dait le mil­le­per­tuis pour chas­ser les mau­vais esprits du corps. Il y men­tionne en effet l’action prin­ci­pale recon­nue aujourd’hui, à savoir le rééqui­li­brage de l’humeur. Avant lui, Hip­po­crate, dès le IVe siècle av. J.-C., pres­cri­vait déjà des extraits de cette plante béné­fique pour sou­la­ger la jau­nisse, l’hystérie, l’insomnie et le rhume.

Par ailleurs, la plante dans la Rome antique était sacrée pour Jupi­ter. Elle était aus­si consi­dé­rée comme un sym­bole de lumière qui dis­perse les ténèbres et chasse les démons, d’où le nom de « chas­seur de diables ». Il convient de noter que l’Hypericum est l’un des remèdes les plus impor­tants des manuels de la méde­cine traditionnelle.

Sur­tout, à de nom­breuses reprises, les phy­to­thé­ra­peutes ont uti­li­sé cette plante dans le trai­te­ment des dou­leurs arti­cu­laires et mus­cu­laires. En outre, cette plante est très béné­fique pour trai­ter les troubles gas­triques et la diar­rhée. Elle est vue comme un relaxant du sys­tème ner­veux et un anti­rhu­ma­tis­mal. On lui connait éga­le­ment d’autres indi­ca­tions comme la pré­ven­tion de la goutte et le trai­te­ment des brû­lures et des lésions cuta­nées.

Description de l’Hypericum perforatum

L ’Hyper­icum est une plante her­ba­cée vivace qui appar­tient à la famille des Hypé­ri­ca­cées. Ses tiges « ligni­fiées » à la base s’étendent droit jusqu’à la par­tie api­cale. Là, elles se rami­fient pour atteindre une hau­teur com­prise entre 30 et 80 cm. Aus­si, ses feuilles, de cou­leur vert fon­cé, sont dis­po­sées en vis-à-vis (d’un côté et d’un autre) et pos­sèdent des pétioles brefs (presque ses­siles). On note éga­le­ment un limbe ovale lan­céo­lé avec des glandes sombres sur le bord de la feuille et des glandes trans­lu­cides carac­té­ris­tiques. Ces der­nières sont visibles en trans­pa­rence sous forme de petits trous.

De mai à sep­tembre, les fleurs du mil­le­per­tuis, réunies en corymbes (api­caux) mul­ti­flores à l’odeur bal­sa­mique sont par­se­mées d’une cou­leur jaune or. Elles portent des glandes sombres sur la marge. Étant une enti­té cos­mo­po­lite, on retrouve cette plante popu­laire dans les prai­ries arides, dans des lieux pleins d’herbes et incultes et sur les bords de routes de 0 sur 1600 m.

Composition du Millepertuis

L’Hypericum per­fo­ra­tum se com­pose de plu­sieurs ingré­dients actifs chi­miques. On peut notam­ment citer :

  • Les xan­thones,
  • Les fla­vo­noïdes comme l’isoquercitrine, la rutine et l’hyperoside, etc.),
  • Les anthra­qui­nones (hypé­ri­cine, pseudohypéricine),
  • L’acyl-phloroglucinols (hyper­fo­rine),
  • L’huile essen­tielle (hydro­car­bures aliphatiques),
  • Les tanins comme les pro­cya­ni­dines et les catéchines,

Le mil­le­per­tuis se com­pose aus­si de déri­vés de l’acide caféique, y com­pris l’acide chlorogénique.

Millepertuis ou Hypericum perforatum : mécanisme d’action

Le méca­nisme d’action du mil­le­per­tuis dans le trai­te­ment de la dépres­sion n’est pas encore tota­le­ment élu­ci­dé. Tou­te­fois, l’hypé­ri­cine et l’hyper­fo­rine, deux com­po­sants de cette plante, semblent être les prin­ci­paux res­pon­sables de l’action bio­lo­gique de la plante.

L’action de l’hypéricine

D’après des recherches in vitro, il sem­ble­rait que l’action de l’hypéricine soit due à l’inhibition de l’enzyme appe­lée la mono­amine-oxy­dase (MAO). Elle est impli­quée dans l’inactivation de neu­ro­trans­met­teurs, notam­ment l’adrénaline, la séro­to­nine, la dopa­mine et la nora­dré­na­line. En fait, l’hormone séro­to­nine est le prin­ci­pal neu­ro­trans­met­teur impli­qué dans la régu­la­tion de l’humeur. Ain­si, elle est connue pour aug­men­ter cette sen­sa­tion, prô­née sur­tout pour la lutte contre la dépression.

Un autre méca­nisme est le blo­cage de la recap­ture de la séro­to­nine par les neu­rones. En fait, une fois l’action ter­mi­née, la séro­to­nine, ain­si que les autres neu­ro­trans­met­teurs, subissent cette recap­ture au sein de la ter­mi­nai­son pré­sy­nap­tique. La synapse est le point de connexion entre un neu­rone et un autre.

Les neu­ro­trans­met­teurs recap­tés sont ensuite réuti­li­sés si néces­saire. Au blo­cage de ce méca­nisme, la concen­tra­tion du neu­ro­trans­met­teur aug­mente et donc son action est ren­for­cée. Il convient de pré­ci­ser que les inhi­bi­teurs de la recap­ture de la séro­to­nine sont une autre classe impor­tante d’antidépresseurs qui exploitent ce mécanisme.

L’action de l’hyperforine

Cer­taines études ont mon­tré com­ment l’hyper­fo­rine peut inhi­ber la recap­ture de la séro­to­nine ain­si que de la dopa­mine et de la nora­dré­na­line. Elle agit de manière tout à fait ana­logue à celle des médi­ca­ments décrits ci-des­sus. Cepen­dant, le mil­le­per­tuis fonc­tionne même en l’absence d’hyperforine.

Par consé­quent, on pour­rait pen­ser que l’effet anti­dé­pres­seur est dû à la pré­sence et à l’action syner­gique de plu­sieurs com­po­sants bio­ac­tifs. Ces der­niers agissent grâce à de mul­tiples méca­nismes d’action. En effet, des études récentes réa­li­sées aus­si bien in vitro qu’in vivo semblent confir­mer cette hypo­thèse. L’hyperforine, les gly­co­sides fla­vo­noïdes et l’hypéricine agissent en syner­gie pour atté­nuer les symp­tômes de la dépres­sion.

Les autres mécanismes

Il est éga­le­ment impor­tant de rap­pe­ler que le méca­nisme sous-jacent de la dépres­sion elle-même n’est pas encore entiè­re­ment com­pris. On sait depuis plu­sieurs années que le manque de neu­ro­trans­met­teurs n’est peut-être pas le seul méca­nisme en cause. En fait, la dépres­sion est éga­le­ment liée à des phé­no­mènes inflam­ma­toires et au stress oxy­da­tif. Les inves­ti­ga­tions montrent que chez 40 à 50 % des patients qui souffrent de symp­tômes dépres­sifs, il existe une aug­men­ta­tion des cyto­kines pro-inflam­ma­toires. Ce sont notamment :

  • L’interleukine 6 (IL‑6),
  • Le fac­teur de nécrose tumo­rale alpha (TNF‑α),
  • L’ACTH,
  • Le cor­ti­sol.

Ces sub­stances sont des média­teurs pro­duits en réponse à des situa­tions stres­santes. Dans une étude récente, les cher­cheurs ont consta­té que le mil­le­per­tuis et la fluoxé­tine réduisent signi­fi­ca­ti­ve­ment les taux plas­ma­tiques de quelques-unes. On peut citer l’ACTH, le cor­ti­sol et TNF‑α. Ces com­po­sés nor­ma­lisent aus­si l’activité des enzymes anti­oxy­dantes dans les zones céré­brales de l’hippocampe et de l’hypothalamus.

Ces décou­vertes mettent en évi­dence l’étroite cor­ré­la­tion entre les sys­tèmes immu­ni­taire, anti­oxy­dant et neu­roen­do­cri­nien du corps. Elles sou­tiennent ain­si l’hypothèse selon laquelle le mil­le­per­tuis, comme de nom­breux anti­dé­pres­seurs, agit avec de mul­tiples méca­nismes d’action.

Millepertuis ou Hypericum perforatum : propriétés

Hyper­icum per­fo­ra­tum, en par­ti­cu­lier son extrait sec pris par voie orale, se voit attri­buer des pro­prié­tés anti­dé­pres­sives confir­mées par diverses études et essais. C’est ce qui explique pour­quoi, cette plante entre dans la com­po­si­tion de plu­sieurs médi­ca­ments indi­qués pour le trai­te­ment des syn­dromes dépres­sifs légers à modé­rés. L’huile de mil­le­per­tuis quant à elle est obte­nue par macé­ra­tion dans une huile végé­tale. Elle pos­sède des pro­prié­tés anti- inflam­ma­toires et cicatrisantes.

Propriétés anxiolytiques

En ce qui concerne les pro­prié­tés anxio­ly­tiques du mil­le­per­tuis, elles s’exercent par l’activation du récep­teur des ben­zo­dia­zé­pines. Néan­moins, une seule molé­cule res­pon­sable de l’activité sus­men­tion­née n’a pas été iden­ti­fiée. En fait, les études réa­li­sées ont mon­tré que l’extrait d’hypericum dans son ensemble par­vient à exer­cer une action anxiolytique.

Tou­te­fois, les sub­stances qui le com­posent indi­vi­duel­le­ment, une fois iso­lées et admi­nis­trées, n’ont pas la même effi­ca­ci­té démon­trée. Par consé­quent, on pense que l’action anxio­ly­tique est due à la com­bi­nai­son des dif­fé­rentes molé­cules qui entrent dans la com­po­si­tion de l’extrait de millepertuis.

Propriétés antidépressives et anti-inflammatoires

Les dif­fé­rentes molé­cules entrant dans la com­po­si­tion de cette plante exercent aus­si des actions syner­giques dans le trai­te­ment des troubles anxieux et dépres­sifs légers. L’Hypericum peut être uti­li­sé par voie topique dans la lutte contre l’inflammation de la peau. Cela est pos­sible grâce à l’action anti-inflam­ma­toire exer­cée par les sub­stances conte­nues dans l’extrait de cette plante.

Il s’agit en par­ti­cu­lier de l’hypéricine. Dans ce cas, le mil­le­per­tuis est pré­sen­té sous forme d’extrait liquide ou d’huile et il est géné­ra­le­ment recom­man­dé d’appli­quer direc­te­ment sur la zone affec­tée. Il est tou­te­fois conseillé de suivre les ins­truc­tions d’utilisation cor­recte du pro­duit indi­quées sur l’emballage du produit.

En homéopathie et en médecine générale

En méde­cine géné­rale, la plante mil­le­per­tuis est uti­li­sée pour le trai­te­ment des affec­tions les plus diverses à savoir :

  • Les troubles du sys­tème res­pi­ra­toire (bron­chite et asthme),
  • Les troubles de la vési­cule biliaire,
  • Les troubles gas­tro-intes­ti­naux troubles (gas­trite, diar­rhée, énu­ré­sie noc­turne, etc.),
  • Les para­si­toses.

En outre, l’Hypericum est uti­li­sé comme remède contre les dou­leurs mus­cu­laires. En méde­cine chi­noise, en revanche, les spé­cia­listes emploient l’Hypericum sous forme de solu­tion pour se gar­ga­ri­ser contre l’amygdalite. L’extrait se pré­sente aus­si sous forme de lotion cuta­née contre les der­ma­toses. Le mil­le­per­tuis est éga­le­ment dis­po­nible en tant que remède homéo­pa­thique avec des indi­ca­tions pour le trai­te­ment des troubles dépres­sifs et de l’humeur. Il peut être recom­man­dé pour trai­ter l’asthme et des lésions des sys­tèmes ner­veux cen­tral et périphérique.

Millepertuis ou Hypericum perforatum : précautions

Mil­le­per­tuis

Lorsque le mil­le­per­tuis est uti­li­sé à des fins thé­ra­peu­tiques ou ana­logues, il est indis­pen­sable d’utiliser des pré­pa­ra­tions. Ces der­nières doivent être défi­nies et stan­dar­di­sées en prin­cipes actifs (hypé­ri­cine, fla­vo­noïdes et hyper­fo­rine). En réa­li­té, c’est le seul moyen de connaitre la quan­ti­té exacte de sub­stances actives qui sont prises.

Lorsqu’on uti­lise des pré­pa­ra­tions à base d’Hypericum per­fo­ra­tum, les doses de pro­duit à prendre peuvent varier en fonc­tion de la quan­ti­té des ingré­dients. Ce dosage est géné­ra­le­ment indi­qué direc­te­ment par le fabri­cant sur l’emballage ou la notice du même pro­duit. Il est donc très impor­tant de suivre les ins­truc­tions four­nies. Dans tous les cas, avant de prendre tout type de pré­pa­ra­tion conte­nant de l’Hypericum, il est conseillé de consul­ter d’abord un médecin.

Millepertuis ou Hypericum perforatum : interactions

Il existe de nom­breux médi­ca­ments avec les­quels l’hypericum peut inter­agir, pro­vo­quant des effets indé­si­rables. En cas de trai­te­ment médi­ca­men­teux simul­ta­né, il est for­te­ment conseillé de consul­ter un méde­cin avant de le prendre. Ain­si, cela per­met­trait d’adapter un trai­te­ment et la poso­lo­gie en conséquence.

Interactions positives

Le mil­le­per­tuis pro­duit des inter­ac­tions posi­tives avec cer­tains médicaments.

Le cisplatine

Selon une étude sur des ani­maux, l’hypericum aurait un effet pro­tec­teur sur les dom­mages rénaux pro­duits par le médi­ca­ment cis­pla­tine, un anti­tu­mo­ral. Tou­te­fois, il n’altère pas son effi­ca­ci­té antinéoplasique.

Le clopidogrel

Le mil­le­per­tuis peut repré­sen­ter une option valable pour aug­men­ter l’effet anti­pla­quet­taire du médi­ca­ment chez les patients dits non répon­deurs. On a pu retrou­ver des effets posi­tifs sur l’inhibition de l’agré­ga­tion pla­quet­taire chez les per­sonnes malades après post-inter­ven­tion coro­na­rienne. Il convient de noter que celles-ci ont été trai­tées avec le clo­pi­do­grel et le millepertuis.

Interactions indésirables

Le mil­le­per­tuis peut dimi­nuer le taux san­guin d’alprazolam par induc­tion du cyto­chrome P‑450 et donc son effi­ca­ci­té. Aus­si, il existe un risque de sur­ve­nue d’un syn­drome séro­to­ni­ner­gique dû à un excès de séro­to­nine dans le sys­tème ner­veux cen­tral. C’est une inter­ac­tion des inhi­bi­teurs de la recap­ture de la sérotonine.

Par ailleurs, la plante peut consi­dé­ra­ble­ment réduire le taux san­guin du bupro­pion, un anti­dé­pres­seur. En outre, elle peut aug­men­ter le méta­bo­lisme des anti­con­vul­si­vants et de leur effi­ca­ci­té. Il a été éga­le­ment démon­tré que le mil­le­per­tuis réduit l’efficacité du mésy­late et de l’imatinib. En revanche, une autre étude a mis en évi­dence un pos­sible effet posi­tif dans la réduc­tion de sa toxi­ci­té.

Il est tout aus­si recom­man­dé d’éviter de prendre du mil­le­per­tuis en même temps que cer­tains anti­vi­raux, car cela affecte leur effi­ca­ci­té. De plus, la plante mil­le­per­tuis peut entrai­ner des phé­no­mènes hémor­ra­giques et sur­tout une dimi­nu­tion de l’effet d’un contra­cep­tif. Outre ces médi­ca­ments, l’hyper­icum inter­agit avec les sub­stances suivantes :

  • Les hypo­gly­cé­miants uti­li­sés dans le diabète,
  • Les anes­thé­siques,
  • Les anal­gé­siques opioïdes, 
  • Les immu­no­dé­pres­seurs,
  • Les vaso­di­la­ta­teurs (Nifé­di­pine),
  • Les anti­acides comme l’Oméprazole,
  • Les anti­hy­per­ten­seurs comme vérapamil.

Enfin, cette plante a des inter­ac­tions indé­si­rables sur le Zol­pi­dem, un séda­tif. En fait, elle peut réduire son taux san­guin et donc son effi­ca­ci­té. L’utilisation conco­mi­tante n’est pas de ce fait recom­man­dée. Le patient doit en dis­cu­ter avec son méde­cin ou phar­ma­cien au préalable.

Interactions avec d’autres herbes médicinales ou suppléments

En plus des médi­ca­ments, l’Hypericum peut inter­fé­rer avec l’action d’autres sup­plé­ments comme la levure de riz rouge, uti­li­sée pour faire bais­ser le taux de cho­les­té­rol. De la même manière, la prise de mil­le­per­tuis peut dimi­nuer son effi­ca­ci­té. Tou­te­fois, on recom­mande de prê­ter une grande atten­tion à la prise de sup­plé­ments de fer. En réa­li­té, la pré­sence de tanins dans l’Hypericum peut gêner la bonne absorp­tion du miné­ral.

Millepertuis ou Hypericum perforatum : effets secondaires

L’utilisation de mil­le­per­tuis n’est pas sans effets secon­daires. Par­mi les prin­ci­paux, on peut citer l’érythème de la peau. Cet effet est dû à une expo­si­tion aux rayons ultra­vio­lets (pro­prié­tés pho­to­sen­si­bi­li­santes). Non­obs­tant cela, une impor­tante pru­dence est sou­hai­tée pen­dant l’utilisation de la plante ou même des pro­duits qu’elle com­pose. En fait, quelques études menées ont per­mis de mettre en évi­dence des effets comme :

  • La crise hypertensive,
  • L’Hyperactivité,
  • La fatigue,
  • Le mal à la tête,
  • La fré­quence des mic­tions,
  • L’augmentation du niveau de TSH,
  • La rechute avec une anxié­té ou de la manie
  • Les troubles gastro-intestinaux.

Il est par­ti­cu­liè­re­ment sou­hai­table de recher­cher l’avis d’un méde­cin avant tout prise du mil­le­per­tuis par la voie orale.

Millepertuis ou Hypericum perforatum : contre-indications

La consom­ma­tion de mil­le­per­tuis par la voie orale est stric­te­ment inter­dite pour les femmes en état de ges­ta­tion. Il en est de même pour celles qui allaitent un enfant.  Par ailleurs, l’utilisation de cette plante est contre-indi­quée pour tous les patients qui pré­sentent une hyper­sen­si­bi­li­té au mil­le­per­tuis ou à ses composants.

 

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