ROUGEOLE

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MAJ 2008 – 2010 – 2011

Virose (myxo­vi­rus groupe ii) infan­tile (8 mois à 5 ans) deve­nue rare grace à la vac­ci­na­tion (ROR), trés contagieuse.

Voir MAJ 2011
[CAT devant un cas suspect]
Rou­geole : atten­tion aux ados et aux jeunes adultes
La rou­geole n’est pas uni­que­ment une mala­die de l’en­fance et touche aus­si les jeunes adultes. La moi­tié des malades décla­rés en 2010 étaient âgés de plus de 15 ans et ce sont eux les plus sujets aux com­pli­ca­tions (INPES). La seule pré­ven­tion, c’est 2 doses de vac­cin. www.info-rougeole.fr
MAJ Avril 2010 (Vac­ci­na­tion DGS Urgent )
Plus de 650 cas de rou­geole ont déjà été noti­fiés depuis le 1er jan­vier 2010 confir­mant la pour­suite de l’ex­ten­sion de l’é­pi­dé­mie de rou­geole qui a débu­té fin 2008 (1525 cas en 2009).

L’a­na­lyse des don­nées confirme éga­le­ment un dépla­ce­ment de l’âge de la mala­die aux dépens des enfants de moins de un an, des ado­les­cents et des jeunes adultes, âges où les com­pli­ca­tions de la mala­die sont les plus fré­quentes et les plus graves.

Dans ce contexte pré­oc­cu­pant, il convient de rap­pe­ler les recom­man­da­tions vac­ci­nales avec le vac­cin tri­va­lent rou­geole-oreillons-rubéole pour :

  • les enfants âgés de 12 à 24 mois : une dose de vac­cin à 12 mois et une 2ème dose entre 13 et 24 mois.
  • les enfants accueillis en col­lec­ti­vi­té avant l’âge d’un an : une dose de vac­cin à 9 mois et une 2ème dose entre 12 et 15 mois.
  • les per­sonnes nées depuis 1992 et âgées de plus de 24 mois, deux doses de vac­cin à au moins un mois d’intervalle.
  • les per­sonnes nées entre 1980 et 1991 n’ayant jamais été vac­ci­nées contre la rou­geole : une dose de vaccin.

Cette vac­ci­na­tion, si elle est pra­ti­quée dans les 72 heures après un contact avec un cas de rou­geole, peut pré­ve­nir la sur­ve­nue de la mala­die, elle reste pré­co­ni­sée même si ce délai est dépassé.

Le signa­le­ment rapide et la confir­ma­tion bio­lo­gique (tests sali­vaires dis­po­nibles auprès de votre ARS) per­mettent la mise en place rapide des mesures visant à limi­ter l’ex­ten­sion de la maladie.

Ces mesures sont décrites dans le docu­ment de l’INPES « Repère pour votre pra­tique, la rou­geole », [Lire] et dans les fiches tech­niques 2, 3 et 4 de la cir­cu­laire rou­geole ([Lire]).

Pour en savoir plus :http://www.sante-sports.gouv.fr/rougeole-sommaire.html
http://www.invs.sante.fr/display/“doc=surveillance/rougeole/donnees/donnees_310310.htm


INCUBATION
10 jours +/- 2

INVASION
Elle dure 3 à 5 jours au cours desquels :
—- Fièvre avec malaise général.
—- Toux inces­sante , cory­za, larmoiement
—- A ce stade signe de Köplick pathog­no­mo­nique : petits points blanc-bleuâtres situé sur la face interne des joues enre­gard des 2ème molaires supé­rieures. Il est fugace 48 heures
— Leu­co­pé­nie fréquente.

ERUPTION
 –  – 

Per­sis­tance voire aggra­va­tion du $ fébrile la veille de l’éruption.
Elle débute der­rière l’o­reile puis enva­hit le visage et conti­nue son évo­lu­tion des­cen­dante pour se géné­ra­li­ser en 3 jours
Phase érup­tive typique : Les macu­lo-papules forment des pla­cards sépa­rés par des inter­valles de peau saine.
Absence de prurit

EVOLUTION
Gué­ri­son spon­ta­née en 8 à 10 jours.
Par­fois émaillée de com­pli­ca­tions soit dues au virus (encé­pha­lite, pneu­mo­pa­hie ) soit à des sur­in­fec­tions des voies aériennes.
L’im­mu­ni­té acquise définitive.

Une mala­die infan­tile bénigne, la rougeole ?
Paris, le lun­di 2 mai 2016
Que nen­ni : chaque jour, plus de 300 per­sonnes (sur­tout des enfants) décèdent de cette mala­die infec­tieuse dans le monde. Era­di­quée de tout le conti­nent amé­ri­cain grâce à une bonne cou­ver­ture vac­ci­nale, la rou­geole est encore res­pon­sable de flam­bées épi­dé­miques ailleurs, en Afrique (comme actuel­le­ment au Nigé­ria), où la mor­ta­li­té est impor­tante, mais aus­si régu­liè­re­ment en Europe. Et pas sans dégât : la flam­bée qui a eu lieu aux Pays Bas en 2000 à par­tir d’une com­mu­nau­té oppo­sée aux vac­cins, pro­vo­quant de nom­breuses hos­pi­ta­li­sa­tions, des pneu­mo­nies et encé­pha­lites, a tué trois enfants. En 2013 dans ce même pays, une ado­les­cente non vac­ci­née a éga­le­ment suc­com­bé à une rougeole.
L’OMS consi­dère que le vac­cinle ROR. , dont l’ef­fi­ca­ci­té frôle les 100% après deux injec­tions, comme le meilleur inves­tis­se­ment en san­té publique, esti­mant qu’il a évi­té 17,1 mil­lions de décès de 2000 à 2014.
[Source / univadis.fr]

 

Diag­nos­tic cli­nique et bio­lo­gique de la rougeole
Fiche 1 : Direc­tion géné­rale de la san­té Sous-direc­tion des patho­lo­gies et de la santé
Bureau des mala­dies infec­tieuses et de la poli­tique vac­ci­nale
1.1 Trans­mis­sion

La rou­geole est une infec­tion virale hau­te­ment conta­gieuse. Sa trans­mis­sion se fait essen­tiel­le­ment par voie aérienne.
Le virus se trans­met soit direc­te­ment à par­tir d’un malade soit par­fois indi­rec­te­ment en rai­son de sa per­sis­tance dans l’air ou sur une sur­face conta­mi­née par des sécré­tions naso-pharyngées.
La phase de conta­gio­si­té com­mence la veille de l’apparition des pre­miers symp­tômes et s’étend jusqu’à 5 jours après le début de l’éruption.

1.2 Mani­fes­ta­tions cliniques

  • La période d’incubation dure 10 à 12 jours.
  • La phase d’invasion dure 2 à 4 jours. Elle se mani­feste prin­ci­pa­le­ment par l’apparition d’une fièvre à 38,5°C sui­vie d’un catarrhe ocu­lo-res­pi­ra­toire (toux, rhi­nite, conjonc­ti­vite) accom­pa­gné d’un malaise géné­ral avec asthé­nie. Le signe de Koplik, pathog­no­mo­nique, est incons­tant. Il appa­raît vers la 36 ème heure puis dis­pa­raît avec le début de l’éruption.
  • Après expo­si­tion, le délai d’apparition de l’éruption est de 14 jours en moyenne (de 7 à 18 jours).
  • L’é­rup­tion macu­lo-papu­leuse dure 5–6 jours. Elle débute au niveau de la tête et s’é­tend pro­gres­si­ve­ment de haut en bas et vers les extré­mi­tés, en 3 jours.

Les formes com­pli­quées sont plus fré­quentes chez les patients âgés de moins de 1 an et de plus de 20 ans. La pre­mière cause de décès est la pneu­mo­nie chez l’enfant et l’encéphalite aiguë chez l’adulte.

1.3 Diag­nos­tic biologique

Compte tenu de la raré­fac­tion de la mala­die, le diag­nos­tic de la rou­geole doit être confir­mé biologiquement.
Le diag­nos­tic bio­lo­gique repose notam­ment sur la mise en évi­dence d’IgM spé­ci­fiques sur un pre­mier pré­lè­ve­ment ou sur l’élévation d’au moins quatre fois du titre des IgG sur deux pré­lè­ve­ments espa­cés de 10 à 20 jours, en s’assurant tou­te­fois qu’il n’y a pas eu de vac­ci­na­tion dans les deux mois pré­cé­dant le prélèvement.

Séro­lo­gie sur pré­lè­ve­ment de sang
C’est la tech­nique de réfé­rence pour le diag­nos­tic de la rougeole.

Les anti­corps IgM spé­ci­fiques appa­raissent à peu près au moment de l’éruption et peuvent être détec­tés jusqu’à 60 jours plus tard. Un seul pré­lè­ve­ment san­guin pour la détec­tion d’IgM est géné­ra­le­ment suf­fi­sant pour poser le diag­nos­tic car il est le plus sou­vent posi­tif s’il est réa­li­sé entre 3 et 28 jours après le début de l’éruption. Par contre, un pré­lè­ve­ment néga­tif réa­li­sé au cours des 3 pre­miers jours de l’éruption ne per­met pas d’éliminer le diag­nos­tic et doit être sui­vi d’un second prélèvement.

Les IgG spé­ci­fiques appa­rais­sant à peu près en même temps que les IgM, le diag­nos­tic de la rou­geole repose aus­si sur la séro­con­ver­sion ou l’élévation d’au moins quatre fois du titre des IgG entre la phase aiguë (dans les 7 jours qui suivent le début de l’éruption) et la phase de conva­les­cence (10 à 20 jours après le pre­mier prélèvement).

Détec­tion d’IgM salivaires
Le diag­nos­tic de rou­geole sur salive, tout comme la séro­lo­gie, doit se faire en l’absence de vac­ci­na­tion contre la mala­die dans les deux mois pré­cé­dant le pré­lè­ve­ment. Les IgM sont pré­sentes dans la salive à peu près en même temps que dans le sang.
Le diag­nos­tic immu­no­lo­gique repose sur une tech­nique immu­no-enzy­ma­tique de cap­ture des IgM par ELISA. Il s’agit d’un test réa­li­sé à par­tir d’un échan­tillon de salive pré­le­vé à l’aide d’un écou­villon en mousse que l’on passe le long de la gen­cive (voir annexe 2).

Culture
L’isolement du virus de la rou­geole en culture n’est pas pra­ti­qué en diag­nos­tic de routine.
Le virus est pré­sent au niveau du rhi­no­pha­rynx, de l’urine et des lym­pho­cytes du sang péri­phé­rique au cours des phases d’invasion et érup­tive. Un iso­lat per­met une ana­lyse géno­mique pour la com­pa­rai­son avec d’autres souches et l’identification de l’origine géo­gra­phique de la souche.

RT-PCR (Reverse Trans­crip­tion – Poly­me­rase Chain Réaction)
Des tech­niques de détec­tion du virus par RT-PCR sont actuel­le­ment stan­dar­di­sées et per­mettent de poser un diag­nos­tic à par­tir d’échantillons de sang, de salive, rhi­no-pha­ryn­gé ou d’urine. Il a été mon­tré que l’ARN viral peut être détec­té dans la salive, sur frot­tis de gorge et dans les urines de 5 jours avant le début de l’éruption jusqu’à 12 jours après. L’analyse géno­mique peut éga­le­ment être réa­li­sée à par­tir des échan­tillons posi­tifs en RT-PCR.

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