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REHYDRATATION DU NOURRISSON

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Source : Ame­ri­can medi­cal asso. – OMS – Pres­crire N° 207

Que ce soit lors d’une gas­troen­té­rite ou sim­ple­ment par la fièvre, l’a­no­rexie, les vomis­se­ments, la déshy­dra­ta­tion du NNO reste un pro­blème d’actualité.
Il appa­rait que dans la grande majo­ri­té des cas (97%) la réhy­dra­ta­tion par voie orale est effi­cace et doit être com­men­cée même en cas d’hospitalisation.

La conduite à tenir va alors com­prendre plu­sieurs volets dont l’a­na­lyse glo­bale- l’as­pect glo­bal du NNO – (l’oeil du maqui­gnon) rest une élé­ments essentiels :

Réhy­dra­ta­tion de l’en­fant après 6 mois
Les mérites d’un simple jus de pomme

Les enfants réhy­dra­tés au jus de pomme dilué, puis avec leurs bois­sons pré­fé­rées récu­pèrent et se réhy­dratent mieux Echec 16,5% des enfants ayant reçu le jus de pomme dilué ver­sus 25% pour ceux avec solu­tion de réhy­dra­ta­tion. En termes de fré­quence de la diar­rhée et de vomis­se­ment ou de perte de poids ou de réad­mis­sion à l’hô­pi­tal aucune dif­fé­rence signi­fi­ca­tive entre les 2 trai­te­ments de réhy­dra­ta­tion n’est constatée
Ain­si, un simple jus de pomme dilué peut être une alter­na­tive et lar­ge­ment plus accep­tée par les jeunes patients.
[Lire / Jama.jamanetwork.com]
Escu­lape Le Coca Cola dilué à 50/50 avec de l’eau peut être utilisé.

LES FAUX AMIS et VIEILLES COUTUMES

  • L’eau pure : Chez un nour­ris­son, en cas de déshy­dra­ta­tion même modé­rée, une réhy­dra­ta­tion par de l’eau pure sans apport de sodium peut entrai­ner une hypo­na­tré­mie et un oedème céré­bral par­fois grave (coma, état de mal convul­sif, hyper­ten­sion intra­cra­nienne). Lorsque l’a­li­men­ta­tion apporte le sodium, l’eau pure peut être uti­li­sée sans restriction.
  • Les bois­sons trop sucrées comme le Coca Cola ® sont inapro­priées à la réhy­dra­ta­tion d’un enfant diar­rhéique . D’une part leur teneur en sodium (2 mmol/l) est trop faible pur assu­rer la com­pen­sa­tion des pertes , d’aute part leur hyper­os­mo­la­ri­té (750 mmol/l pour le Coca Cola ® ) est lar­ge­ment trop forte et peut aggra­ver la dia­rhée par appel osmo­tique

    NB (Escu­lape) : 500 ml de coca, 500 ml d’eau, 1/2 à 1 cuillère à café de sel de cui­sine et 1 cuillère à café de jus de citron donne une solu­tion acceptable.…
    De même, un litre d’eau potable conte­nant 6 cuillères à café de sucre, 1 cuillère à café de sel et 1 cuillère à café de jus de citron donne une solu­tion de réhy­dra­ta­tion satisfaisante.

  • L’eau de riz - c’est à dire l’eau de cuis­son du riz – lar­ge­ment conseillée peut appor­ter eau et sodium si l’eau de cuis­son a été salée mais la concen­tra­tion en glu­cides reste bien trop faible (voir en fin de texte la bouillie de riz)
  • Les pré­pa­ra­tions à base de soupe de car­rotte doivent être aban­don­nées car elles apportent peu d’élec­tro­lytes mais masquent la diar­rhée par leur pou­voir absor­bant (Dr P. Ber­te­rot­tière. Ser­vice de nutri­tion pédia­trique. Hôpi­tal Trous­seau Paris)
  • Les médi­ca­ments anti­diar­rhéiques (ralen­tis­seurs du tran­sit, anti­sé­cré­toires, argiles, anti­spe­tiques intes­ti­naux) : L’OMS et l’a­ca­dé­mie amé­ri­caine de pédia­trie recom­mande de ne pas les uti­li­ser chez le jeune enfant. (Voir Les diar­rhées aigües).
  • L’al­lai­te­ment mater­nel doit être pour­sui­vi. Son arrêt mul­ti­plie le risque de déshy­dra­ta­tion par 3 à 5
  • Arré­ter le lait de vache : Lar­ge­ment conseillée, cette atti­tude n’est en fait pas néces­saire chez les enfants souf­frants d’une dia­rh­hée aiguë. La revue Pres­crire avait déjà en 1989 signa­lé que diverses études réfu­taient cette atti­tude : l’A­ca­dé­mie amé­ri­caine de Pédia­trie recon­nait main­te­nant cette donnée..
  • Les laits sans lac­tose : L’OMS les consi­dère comme  » chers et inutiles » (Escu­lape : le goût déplait à beau­coup d’en­fants…) Voir Liste
  • La cou­leur et odeur des selles n’ont aucun inté­rêt déci­sion­nel. Seule la pré­sence de sang dans les selles peut être évo­ca­trice d’une infec­tion intes­ti­nale bac­té­rienne (sal­mo­nelle, E.coli patho­gène, cam­py­lo­bac­ter, shi­gelles) jus­ti­fiant copro­cul­ture et par­fois antibiothérapie.(Voir Les diar­rhées aiguës de l’en­fant)

LES BONS PLANS de l’OMS

  • LA PREVENTATION
    En l’ab­sence signes cli­niques de déshy­dra­ta­tion (Voir déshy­dra­ta­tion du Nno)
    —- Aprés 6 mois l’aug­me­na­tion des apports nutri­tion­nels et hydriques (soupes, bouille de riz, yourts, eau) suffisent
    —- Avant 6 mois, chez l’en­fant ne pre­nant pas encore d’a­li­men­ta­tion solide, la solu­tion de réhy­dra­ta­tion doit être pro­po­sée avant le lait. Il n’y pas de res­tric­tion par­ti­cu­lière à la consom­ma­tion de lait – y com­pris en cas de diarrhée.
  • DESHYDRATATION MODEREE : (Voir déshy­dra­ta­tion du Nno)
    Quel que soit l’âge, un pro­to­cole sur 4 heures doit être mis en place. Les quan­ti­ti­tés ingé­rées doivent être notées par les parents ain­si que la pré­sence d’u­rines dans les couches
    —- L’a­li­men­ta­tion n’est pas pro­po­sée pen­dant ce pre­mier temps
    —- L’OMS sug­gère la consom­ma­tion de 75 ml/kg de solu­tion de réhy­dra­ta­tion orale sur 4 heures. Cette quan­ti­té peut être aug­men­tée en cas de diar­rhée profuse.
    —- En cas de vomis­se­ments, la majo­ri­té des enfants peuvent être hydra­tés par voie oral e en admi­nis­trant 5 ml de solu­tion (1 cuillère à café) toutes les 2 à 3 minutes
    L’é­tat de l’en­fant est rééva­lué au bout de 4 heures (Voir Désy­dra­ta­tion du Nno) pour déci­der la suite du traitement.
    Dans tous les cas la réhy­dra­ta­tion doit être pour­sui­vie tant que dure la diarrhée.
  • DESHYDRARATION GRAVE (Voir Désy­dra­ta­tion du Nno)
    L’hos­pi­ta­li­sa­tion est néces­saire mais débu­ter la réhy­dra­ta­tion orale reste le plus urgent.
    A l’hô­pi­tal, elle reste main­te­nue asso­ciée à une per­fu­sion IV de solu­tion de Rin­ger lac­tate 100 ml/kg en 3 à 5 heures ou par sonde naso­gas­trique (20 ml/kg/keure)

LES SOLUTIONS DE REHYDRATATION
Tous les sachets sont à diluer dans 200 ml d’eau pour un coût moyen de 23 à 25 francs le litre et ne sont pas rem­bours­sés par la la sécu­ri­té sociale alors que la plu­part des anti­diar­rhéiques décon­seillés le sont !!!!
Elles sont pro­po­sées fré­quem­ment, par petites quan­ti­tées (20 à 30 ml à chaque prise) pour assu­rer 50 à 100 ml/ Kg pen­dant les 6 pre­mières heures L’OMS sug­gère la consom­ma­tion de 75 ml/kg de solu­tion de réhy­dra­ta­tion orale sur 4 heures. Cette quan­ti­té peut être aug­men­tée en cas de diar­rhée profuse.

NB JO du 5 juin 2003 : Les solu­tés de réhy­dra­ta­tion orale(SRO) sont désor­mais remboursables

/////
GLUCIDES
Na (mmol/l)
K (mmol/l)
Osmo­la­ri­té
(mmol/l)
Nombre de sachets par boite
Type OMS Glu­cose = 111 mmol/l 90 20 311 -
Type SYSTEME D(Pour un litre d’eau potable) Sucre : 6 cuillères à cafél Sel : 1 cuillère à café Jus de citron : 1 cuillère à café Cor­recte -
ADIARIL ° Glucose+saccharose
169 mmol/l
49 25 326 14
ALHYDRATE° Sac­cha­rose 58 mmol/l + dex­trine-mal­tose 59 mmol/l 60 20 < 300 12
GES 45 ° Glu­cose + saccharose
167 mmol/l
49 25 298 10
BLEDILAIT RO ° Glu­cose + saccharose
171 mmol:L
51 25 326 14
FANOLYTE 90 mmol/l 60 20 240
dont 10 mmol /litre de citrates
.
Liste non limitative . . . . .

 

RECETTE DE LA BOUILLIE DE RIZ
Faire cuire 50 à 60 g (poids sec de riz) sans saler l’eau de cuis­son dans un litre d’eau.
Mixer le riz et ajou­ter 1/4 à 1/2 cuillère à café de sel de cui­sine et si pos­sible une cuillère à café de jus de citron (riche en potassium).

RINGER LACTATE
La solu­tion de Rin­ger lac­tate a une osmo­la­ri­té de 271mmol/l répar­tie en 130 de sodium, 40 de potas­sium, 109 de chlo­rure et 28 de lactate.

LES HYDROLYSATS DE PROTEINES DE LAIT DE VACHE
Alfa­ré ® de Nestlé
Pep­ti­ju­nior ® de Nutricia
Gal­lia­gène ® de Gallia
Nutra­mi­gen ® de Mead et Johnson
Pres­gé­ti­mil ® de Mead et Johnson

LAITS SANS LACTOSE
AL 110 ® de Nestlé
Giar­gal ® de Gallia
HN RL ® de Milupa
Olac ® (Mead et Johnson)

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