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INFECTION URINAIRE DE L’ENFANT

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L’in­fec­tion uri­naire (IU) est fré­quente chez l’en­fant (3%). Elle touche plus fré­quem­ment la fille que le gar­çon (3 pour 1) bien que cette pro­por­tion soit inver­sée chez le nouveau-né.

Le diag­nos­tic d’in­fec­tion uri­naire est affir­mé par l’exa­men cyto-bac­té­rio­lo­gique des urines. L’i­ma­ge­rie joue un rôle essen­tiel au stade du bilan et en par­ti­cu­lier le couple écho­gra­phie – cys­to­gra­phie. Ce bilan sera dif­fé­rent s’il s’a­git d’une infec­tion uri­naire haute (= pyé­lo­né­phrite) ou d’une infec­tion uri­naire basse (= cystite).

Dans 40 % des cas d’in­fec­tions uri­naires, il existe une lésion cau­sale pré­cise , fac­teur de risque de dété­rio­ra­tion rénale et dans ce pour­cen­tage de patients, il s’a­git dans un cas sur deux d’un reflux vésico-urétéral.
L’exa­men cli­nique et l’in­té­ro­ga­toire éli­mi­ne­ra une agres­sion sexuelle.

NB : L’exa­men à la poche d’u­rine donne de nom­breux faux posi­tifs. Il est indis­pen­sable de tenir compte de la leu­co­cy­tu­rie : sans leu­co­cy­tu­rie pas d’in­fec­tion uri­naire (Dr G. Bour­dat-Michel. Néphro­pé­diate CHU de Gre­noble). Le germe le plus fré­quent est Esche­ri­chia col (> 80%)

MAJ 2014
Prise en charge des infec­tions uri­naires de l’enfant
Recom­man­da­tions du Groupe de Patho­lo­gie Infec­tieuse Pédia­trique (GPIP) de la Socié­té Fran­çaise de Pédia­trie & de la Socié­té de Patho­lo­gie Infec­tieuse de Langue Fran­çaise (SPILF)
[Extrait trai­te­ment] et [Texte com­plet]


CYSTITE
En pre­mière inten­tion, Après réa­li­sa­tion de l’ECBU on pres­crit une mono­thé­ra­pie , 3 anti­bio­tiques peuvent être uti­li­sés par voie orale en trai­te­ment ini­tial (MAJ 2014):
– Amox-Clav : 80mg/kg/J (sans dépas­ser 3 gr/J) en 3 prises
– Cotri­moxa­zole : 30 mg/kg/j de sul­fa­mé­thoxa­zole et 6 mg/kg/j de tri­mé­tho­prime en 2 prises sans dépas­ser la dose adulte
– Céfixime : 4 mg/kg toutes les 12 heures sans dépas­ser la forme adulte

Durée totale du trai­te­ment anti­bio­tique : 5 jours, adap­ta­tion du trai­te­ment en fonc­tion de l’évolution cli­nique et de l’antibiogramme éven­tuel­le­ment modi­fiée sur l’an­ti­bio­gramme. La durée de trai­te­ment est de 5 à 7 jours.
Les fac­teurs favo­ri­sants comme la consti­pa­tion, les troubles mic­tion­nels seront recherchés .
Un pre­mier épi­sode de néces­site ni écho­gra­phie ni autre exa­men (pas de consensus).
Escu­lape : Chez le petit gar­çon la vigi­lance jus­ti­fie une échographie

PYELONEPHRITE
Avant 6 mois ou en cas de signes de gra­vi­té (alté­ra­tion de l’EG) l’hos­pi­ta­li­sa­tion est nécessaire.
Le trai­te­ment avant anti­bio­gramme nécessite

  • Une bithé­ra­pie : C3G injec­table (Rocé­phine IM ou IV)+ ami­no­sides pen­dant un jour ou deux éven­tuel­le­ment modi­fiée par l’antibiograme
  • Puis une mono­thé­ra­pie injec­table pen­dant 3 à 4 jours
  • Puis un relais per os

Le trai­te­ment dure au moins 10 jours et la sté­ri­li­sa­tion des urines contro­lées au 8ème jour.
Une écho­gra­phie uri­naire sera sys­té­ma­ti­que­ment pra­ti­quée dans les 5 pre­miers jours de trai­te­ment à la recherche d’une ano­ma­lie anatomique
Selon les auteurs la cys­to­gra­phie rétro­grade – seul exa­men capable d’é­li­mi­ner un reflux vési­co-uré­tral – est pra­ti­qué soit la pre­mière pyé­lo­né­phrite (JP PRACROS Hôpi­tal Debrousse – Lyon) soit en cas de réci­dive (Pas de consensus)
La néphro­pa­thie du reflux est d’au­tant plus sévère qu’il s’a­git d’un enfant très jeune en pleine période de crois­sance rénale

En matière de reflux vési­co-uré­té­ral, il convient de dis­tin­guer le bilan ini­tial sur­tout écho­gra­phique et cys­to­gra­phique à valeur diag­nos­tique et les bilans ulté­rieurs à visée pro­nos­tique où l’é­cho­gra­phie et la scin­ti­gra­phie tiennent une place plus importante.

PREVENTION
Boire régu­liè­re­ment et favo­ri­ser les mic­tions fré­quentes en évi­tant de se rete­nir… petites filles à l’école ++++
Evi­ter les lin­gettes trop abra­sives et la constipation…

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