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Dermatite atopique du nourrisson : causes, symptômes et traitements

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La der­ma­tite ato­pique du nour­ris­son est géné­ra­le­ment consi­dé­rée comme un phé­no­mène bénin. En effet, ce phé­no­mène est carac­té­ri­sé par des pro­blèmes de peau remar­qués chez les enfants d’un âge don­né. Il est sou­vent obser­vé chez les enfants de trois mois à deux ans. De plus, ce phé­no­mène peut éga­le­ment pro­vo­quer des déman­geai­sons et par consé­quent, conduire à des lésions sus­cep­tibles de s’infecter. Quels sont donc les causes et les symp­tômes de la der­ma­tite ato­pique ? Com­ment la trai­ter adéquatement ?

Définition de la dermatite atopique du nourrisson

La der­ma­tite ou l’eczéma ato­pique du nour­ris­son, est une mala­die inflam­ma­toire de la peau. Elle est assez fré­quente et attaque prin­ci­pa­le­ment les enfants de trois mois à deux ans. Tou­te­fois, elle peut appa­raître éga­le­ment chez ceux âgés de 5 ans et est carac­té­ri­sée par des déman­geai­sons intenses.

Autre­ment dit, elle est liée à des réac­tions exces­sives de l’organisme face à cer­tains fac­teurs de l’environnement ou de l’alimentation.

En outre, le nom eczé­ma du nour­ris­son vient du fait que les mani­fes­ta­tions de la mala­die res­semblent aux plaques d’eczéma. Il est impor­tant de pré­ci­ser que cette patho­lo­gie reste pénible et désa­gréable, même si elle est bénigne.

Manifestations de la dermatite atopique du nourrisson

La der­ma­tite ato­pique du nour­ris­son ren­voie à une peau ato­pique, plus pré­ci­sé­ment très sèche du nour­ris­son. En effet, face à une aller­gie de l’organisme de l’enfant, il y a une fai­blesse des bar­rières du corps. Cette fai­blesse faci­lite l’entrée des aller­gènes condui­sant ain­si à l’eczéma.

Ain­si, ces eczé­mas évo­luent par pous­sées et s’agglutinent. Ils pro­voquent ensuite de fortes déman­geai­sons sus­cep­tibles de créer des lésions à la par­tie. A force de grat­ter les par­ties qui démangent, cela peut pro­vo­quer des lésions, des plaies ou des égra­ti­gnures. Ces lésions ou égra­ti­gnures peuvent rapi­de­ment s’infecter en absence de traitement.

Par ailleurs, la der­ma­tite ato­pique appa­raît au niveau de cer­taines par­ties spé­ci­fiques du corps que sont :

  • Le visage ;
  • Le cou ;
  • Le dos ;
  • La bouche ;
  • Le coude ;
  • Les bras ;
  • Le ventre ;
  • Les fesses.

Tou­te­fois, à un âge avan­cé d’environ 4 ans, cette mala­die de peau attaque uni­que­ment les par­ties que sont :

  • Le front ;
  • Le men­ton ;
  • Les joues ;
  • Le pli des poignets ;
  • Les genoux ;
  • Les épaules ;
  • Les cuisses ;
  • La par­tie exté­rieure des oreilles ;
  • La par­tie anté­rieure des jambes.

Quelles sont les causes de la dermatite atopique du nourrisson ?

Les causes pou­vant entraî­ner l’apparition de der­ma­tite ato­pique sont mul­tiples et varient d’un nour­ris­son à un autre. L’un des fac­teurs prin­ci­paux est la pré­dis­po­si­tion géné­tique exis­tant dans la famille. De plus, il y a la sen­si­bi­li­té envi­ron­ne­men­tale et l’alimentation, qui peuvent cau­ser cette mala­die de peau chez les bébés.

La prédisposition génétique

La pré­dis­po­si­tion géné­tique est un fac­teur qui entraîne l’apparition de la der­ma­tite ato­pique du nour­ris­son. En effet, il est géné­ra­le­ment remar­qué que le nour­ris­son déve­loppe cette patho­lo­gie lorsque l’un de ses parents en a souf­fert. Dans ce cas, il y a 50 % de risques que le bébé déve­loppe la der­ma­tite ato­pique. Le risque est encore plus éle­vé, soit 70 % lorsque les deux parents en ont souffert.

La sensibilité environnementale

Le phé­no­mène d’eczéma chez le nour­ris­son peut être déclen­ché par des fac­teurs envi­ron­ne­men­taux et du cadre de vie du bébé. À cet effet, il faut dire que l’excès d’hygiène peut cau­ser cette mala­die. Lorsque le bébé est dans un milieu de vie très hygié­nique, il est moins en contact avec des agents patho­gènes.

Ain­si, quand il arrive qu’il se retrouve par mégarde en contact avec des agents patho­gènes, l’organisme réagit auto­ma­ti­que­ment. Cela peut donc pro­vo­quer le déve­lop­pe­ment de cette mala­die de peau. Il est remar­qué que la plu­part des nour­ris­sons en zone urbaine déve­loppent ce mal, bien plus que ceux en zone rurale.

De plus, un cadre de vie à faible tem­pé­ra­ture au quo­ti­dien peut cau­ser la der­ma­tite ato­pique. Il s’agit d’un endroit à sai­son hiver­nale. La peau des nour­ris­sons étant fra­gile, ce type de cli­mat la fra­gi­lise et la des­sèche rapi­de­ment. Il en est de même lorsqu’il fait exces­si­ve­ment chaud.

L’alimentation

Aus­si, un pro­blème d’allergie ali­men­taire peut-il entraî­ner l’eczéma du nour­ris­son. Géné­ra­le­ment, les bébés déve­loppent des aller­gies après la consom­ma­tion de cer­tains ali­ments. Entre autres, il y a :

  • Les œufs ;
  • Les ara­chides ;
  • Le lait ;
  • Les tomates ;
  • Les fruits exotiques.

Ces types d’aliments favo­risent sou­vent l’apparition de la der­ma­tite atopique.

Par ailleurs, d’autres fac­teurs peuvent favo­ri­ser l’apparition de cette patho­lo­gie. Il peut s’agir des pro­duits cor­po­rels trop agres­sifs pour la peau du bébé.

Quels sont les symptômes de la dermatite atopique du nourrisson ?

Les nour­ris­sons qui souffrent de la der­ma­tite ato­pique pré­sentent des signes très pré­cis. Ils ont tout d’abord une peau super sèche qui est cou­verte de rou­geurs. Ensuite, il est remar­qué la for­ma­tion de petits bou­tons et des cloques ser­rées qui se déve­loppent et pèlent.

De plus, la forte déman­geai­son de ces croûtes sèches est l’un des signes d’eczéma du bébé. Les déman­geai­sons peuvent s’aggraver en temps de cha­leur et de froid. Les nour­ris­sons souf­frant de cette mala­die pré­sentent sou­vent des lésions au corps, à force de se gratter.

Par ailleurs, il est remar­qué d’autres symp­tômes que sont :

  • Des dartres dans le visage ou aux bras ;
  • Une irri­ta­bi­li­té chez le nourrisson ;
  • Une dif­fi­cul­té à dormir ;
  • Une fatigue générale ;
  • Des lésions rouges et squameuses ;
  • Des suin­te­ments ;
  • Une appa­ri­tion de pli au niveau de la paupière.

La der­ma­tite ato­pique est une mala­die qui néces­site d’être rapi­de­ment prise en charge, afin d’éviter des complications.

Quelles sont les complications de la dermatite atopique du nourrisson ?

À un stade moins avan­cé, la peau du nour­ris­son pré­sente un assè­che­ment énorme et des suin­te­ments des croûtes. La peau du bébé peut éga­le­ment chan­ger de cou­leur et prendre une cou­leur légè­re­ment rosée.

De plus, dans le cas d’une absence de prise en charge très tôt, la der­ma­tite ato­pique peut se com­pli­quer davan­tage. Ain­si, il y a un fort risque d’infections des lésions créées lors du grat­tage. En outre, cette patho­lo­gie peut conduire dans 30 % des cas, à une rhi­nite aller­gique qui est un rhume des foins.

Par ailleurs, il est obser­vé un déve­lop­pe­ment d’asthme dans 50 % des cas d’une der­ma­tite ato­pique du nour­ris­son. Le déve­lop­pe­ment d’une aller­gie res­pi­ra­toire peut éga­le­ment se remar­quer. Il est donc très impor­tant d’effectuer une consul­ta­tion afin de maî­tri­ser la maladie.

Comment s’effectue le diagnostic de la dermatite atopique du nourrisson ?

Le diag­nos­tic de la der­ma­tite ato­pique du nour­ris­son est éta­bli par le der­ma­to­logue. Il se repose prin­ci­pa­le­ment sur un exa­men cli­nique. À un début de la patho­lo­gie, le méde­cin a sou­vent du mal à repé­rer ce phénomène.

Tou­te­fois, lors de l’examen, le méde­cin essaie de véri­fier s’il y a une pré­sence des symp­tômes de la der­ma­tite ato­pique. Il s’agit entre autres :

  • De l’apparition de lésions rouges ;
  • Des suin­te­ments ;
  • Des déman­geai­sons.

L’eczéma ato­pique pré­sente des traits de res­sem­blance avec d’autres formes d’eczéma, dont l’eczéma de contact. Pour ce faire, le méde­cin peut exi­ger des exa­mens com­plé­men­taires. Dans ce cas, une topo­gra­phie peut être effec­tuée pour per­mettre de confir­mer le diag­nos­tic. Des tests cuta­nés spé­ci­fiques sont deman­dés, lorsque le méde­cin sus­pecte une aller­gie à l’origine du mal.

De plus, un pré­lè­ve­ment bac­té­rio-myco­lo­gique peut être deman­dé par le méde­cin. Ce pré­lè­ve­ment per­met de véri­fier l’existence d’une infec­tion au niveau des lésions pro­vo­quées par le grat­tage. Aus­si, est-il impor­tant de pré­ci­ser que la consul­ta­tion est idéale en cas d’apparition des symp­tômes liés à la der­ma­tite atopique.

Quels sont les traitements en cas de dermatite atopique du nourrisson ?

Des trai­te­ments médi­caux sont for­te­ment recom­man­dés pour trai­ter de la der­ma­tite ato­pique du nour­ris­son. Tou­te­fois, cer­tains trai­te­ments locaux peuvent éga­le­ment être utilisés.

Traitements médicaux

Les trai­te­ments médi­caux prennent en compte ceux recom­man­dés par le der­ma­to­logue. Ces trai­te­ments sont admi­nis­trés en fonc­tion de la sévé­ri­té de la patho­lo­gie. Lorsque la mala­die est à un stade moins avan­cé, le méde­cin recom­mande une hydra­ta­tion régu­lière de la peau du bébé.

En effet, cette hydra­ta­tion est impor­tante, car elle per­met de nour­rir la peau et d’éviter son assè­che­ment total. Elle doit être effec­tuée au moins deux fois par jour et à l’aide d’huile hydra­tante ou de crème ultra hydra­tante. Il est impor­tant d’appliquer les agents hydra­tants sur toutes les par­ties du corps du bébé et ceci régulièrement.

De plus, le méde­cin recom­mande aus­si une uti­li­sa­tion de pro­duits doux pour le corps du nour­ris­son. En ce qui concerne l’utilisation des pro­duits doux, il recom­mande sou­vent des pro­duits sans par­fum dont les céra­mides. Ces agents per­mettent de pro­té­ger davan­tage la peau sans l’abîmer. Des pro­duits per­met­tant d’apaiser les effets des rayons de soleil sur la peau du nour­ris­son peuvent être aus­si recommandés.

Par ailleurs, lorsque la der­ma­tite ato­pique est à une étape sévère, le der­ma­to­logue conseille un trai­te­ment rigou­reux. Il est géné­ra­le­ment basé sur les der­mo­cor­ti­coïdes qui sont sous forme de médi­ca­ments ou sous forme de crèmes. Des médi­ca­ments immu­no­mo­du­la­teurs et des anti­his­ta­mi­niques sont aus­si pres­crits pour apai­ser les démangeaisons.

Traitements locaux

Les trai­te­ments locaux prennent en compte des trai­te­ments natu­rels qui peuvent être effec­tués chez-soi sans pres­crip­tion. Il s’agit tout d’abord de l’application d’une pâte à base de bicar­bo­nate de soude. Cette appli­ca­tion doit être faite régu­liè­re­ment sur les zones affec­tées pen­dant au moins 20 minutes.

Ensuite, l’application des com­presses d’eau fraîche ou un enve­lop­pe­ment humide peuvent être effec­tués. Ces soins sont effec­tués avec un écart de 6 heures et au moins deux fois par jour. Ils per­mettent de cal­mer les déman­geai­sons issues de la der­ma­tite ato­pique.

Enfin, l’utilisation des huiles natu­relles à pro­prié­tés anti-inflam­ma­toires et cica­tri­santes est conseillée. Il est ques­tion des huiles de rose, de calo­phylle et d’aloe vera. L’application de ces huiles doit se faire régu­liè­re­ment pour garan­tir un résul­tat efficace.

Comment prévenir la dermatite atopique du nourrisson ?

Pour pré­ve­nir l’apparition de la der­ma­tite ato­pique chez le bébé, il fau­drait suivre cer­tains conseils.

  • Il faut suf­fi­sam­ment hydra­ter la peau du bébé à lon­gueur de jour­née. Pour ce faire, l’utilisation des crèmes et des pom­mades ultra hydra­tantes doit être privilégiée.
  • Il faut prê­ter atten­tion à l’alimentation du bébé. En effet, cer­tains ali­ments comme le yaourt per­mettent de pré­ve­nir la der­ma­tite ato­pique. Ain­si, l’adoption d’une ali­men­ta­tion conseillée aux nour­ris­sons est l’idéale pour pro­té­ger la peau du bébé.
  • Il est impor­tant de pro­té­ger la peau du nour­ris­son en cas de chan­ge­ment de tem­pé­ra­ture. Ain­si, il faut opter pour une bonne hydra­ta­tion en temps d’hiver. En période de cha­leur, l’utilisation de crèmes solaires et le port de vête­ments légers sont recommandés.
  • L’utilisation quo­ti­dienne du beurre de kari­té et des huiles végé­tales nour­ris­santes est for­te­ment pri­sée. Ain­si, l’huile de coco et d’avocat sont les meilleures pour l’hydratation de la peau du nour­ris­son.
  • La prise de douche à un bébé avec de l’eau chaude doit être évitée.

Aus­si, est-il impor­tant d’éviter les savons par­fu­més et sur­tout irri­tants pour évi­ter la der­ma­tite ato­pique. Le choix des savons adap­tés à la peau des nour­ris­sons doit être effec­tué à l’aide d’un dermatologue.

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