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Les prothèses-auditives : avantages, coûts, typologie

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La pro­thèse audi­tive, encore appe­lée audio­pro­thèse, est un dis­po­si­tif qui est sou­vent employé pour aider les per­sonnes souf­frant d’une perte audi­tive. Ces der­nières ont dans la plu­part des cas du mal à entendre les dif­fé­rents sons de leur envi­ron­ne­ment. L’appareil rem­plit alors un rôle de sou­tien en aidant l’organe audi­tif à amé­lio­rer sa per­cep­tion. Dans les faits, il fonc­tionne comme un ampli­fi­ca­teur. Il capte les vibra­tions sonores et les aug­mente suf­fi­sam­ment pour faci­li­ter leur trai­te­ment par l’appareil audi­tif. De cette façon, les patients atteints de perte audi­tive sont en mesure d’entendre plus dis­tinc­te­ment les sons autour d’eux. Quelles sont les rai­sons qui peuvent entraî­ner l’usage d’un tel dis­po­si­tif ? Quels en sont les dif­fé­rents types ? Quels sont leurs avan­tages et leurs incon­vé­nients ? Quel est le coût d’un tel appareil ?

Les prothèses-aides auditives : avantages

De façon géné­rale, l’utilisation d’une audio­pro­thèse est jus­ti­fiée par la perte pro­gres­sive ou subite de l’audition chez une per­sonne. Cette der­nière, pou­vant cau­ser la sur­di­té, est liée à une mul­ti­tude de causes différentes.

La presbyacousie

Avec l’âge, le corps humain perd pro­gres­si­ve­ment en effi­ca­ci­té. Il est de moins en moins per­for­mant et plu­sieurs fonc­tions peuvent être défaillantes simul­ta­né­ment. Les cel­lules vieillissent et avec elles les dif­fé­rents organes qu’elles consti­tuent. Ce phé­no­mène n’épargne évi­dem­ment pas l’appareil audi­tif qui, lui aus­si, finit sim­ple­ment par vieillir.

Il s’agit alors de pres­bya­cou­sie. Avec la dégra­da­tion cel­lu­laire vient la perte pro­gres­sive de l’audition. Les dif­fé­rentes com­po­santes de l’oreille ont de plus en plus de mal à jouer leur rôle ; d’où la néces­si­té dans cer­tains cas de l’usage d’une pro­thèse auditive.

Un traumatisme sonore

L’appareil audi­tif, bien que très com­plexe, n’en est pas moins fra­gile. C’est un assem­blage de rouages carac­té­ri­sés par leur déli­ca­tesse. Dans les faits, à par­tir de 85 déci­bels, un bruit est consi­dé­ré comme nocif pour l’oreille. Cela est d’autant plus vrai si l’exposition est pro­lon­gée. Lorsque ce seuil est lar­ge­ment dépas­sé, la durée d’exposition n’a plus vrai­ment d’importance.

Les dégâts sont sou­vent immé­diats et irré­ver­sibles. C’est dans ce cas qu’il est ques­tion de trau­ma­tisme sonore ; lorsque les oreilles subissent des ondes sur­clas­sant leur capa­ci­té de trai­te­ment. Quand une per­sonne se retrouve dans cette situa­tion, pour une rai­son ou une autre, elle peut avoir besoin d’une pro­thèse auditive.

L’intoxication médicamenteuse

En cas de trai­te­ment, de quelque sorte que ce soit, il est recom­man­dé de suivre scru­pu­leu­se­ment les doses pres­crites. Dans le cas contraire, les risques d’expérimenter une intoxi­ca­tion médi­ca­men­teuse sont loin d’être faibles. Les troubles qui peuvent en décou­ler sont nom­breux. Par­mi ceux-ci, il y a la perte d’audition.

Une maladie

Il y a une mul­ti­tude d’afflictions aux symp­tômes tous plus dif­fé­rents les uns que les autres. Il est peu cho­quant que par­mi ces der­nières, cer­taines abou­tissent à une dimi­nu­tion de la capa­ci­té à entendre les sons. Il s’agit notam­ment de l’otite qui est une inflam­ma­tion ou une infec­tion du conduit audi­tif. Elle concerne aus­si l’oreille moyenne. En dehors de l’otite, la Mala­die de Ménière peut éga­le­ment mener à une audi­tion dimi­nuée. Il s’agit d’un trouble de l’oreille interne qui peut s’avérer assez grave sans prise en charge rapide.

Les prothèses-aides auditives : typologie

Même si les pro­thèses audi­tives ont glo­ba­le­ment la même fonc­tion, elles ne sont pas toutes iden­tiques. Il en existe de plu­sieurs sortes pour répondre à divers besoins spé­ci­fiques des patients. Dans les faits, elles peuvent être regrou­pées en trois grandes caté­go­ries. Il s’agit :

  • des pro­thèses audi­tives contours d’oreilles ;
  • des pro­thèses audi­tives intra-auri­cu­laires ;
  • et des pro­thèses micro-contours.

Cha­cune de ces caté­go­ries se dis­tingue par des par­ti­cu­la­ri­tés bien précises.

Les prothèses auditives contours d’oreille

Ce sont les audio­pro­thèses les plus clas­siques. Elles peuvent être consi­dé­rées comme les modèles tra­di­tion­nels de ce type de dis­po­si­tif. Cepen­dant, elles ne sont pas moins effi­caces. Dotées d’un boî­tier externe, elles sont sou­vent de taille et de puis­sance variables. Tout dépend du niveau de perte d’audition du patient.

Dans tous les cas, elles res­tent très per­for­mantes pour des pertes attei­gnant 70 % de la capa­ci­té ini­tiale des oreilles. Ce type d’audioprothèse dis­pose d’une excel­lente robus­tesse ain­si que d’une auto­no­mie et d’une puis­sance satis­fai­sante. Tou­te­fois, il est volu­mi­neux et com­plique cer­taines opé­ra­tions comme répondre au téléphone.

Les prothèses auditives intra-auriculaires

Les audio­pro­thèses intra-auri­cu­laires ont la par­ti­cu­la­ri­té de s’insérer direc­te­ment dans le conduit audi­tif. Elles sont sou­vent confec­tion­nées sur mesure et s’adaptent aux oreilles de chaque patient. Contrai­re­ment aux modèles contours d’oreille, il n’y a aucun boî­tier externe.

Le dis­po­si­tif est com­pact et donc moins encom­brant et plus dis­cret. Son esthé­tique et sa petite taille sont ses prin­ci­paux atouts. Ses incon­vé­nients sont sa faible auto­no­mie. Le modèle est aus­si limi­té en ce qui concerne les niveaux de perte audi­tive pris en charge.

Les prothèses micro-contours

Les audio­pro­thèses micro-contours sont adap­tées aux pertes audi­tives légères. Elles repré­sentent une sorte de com­bi­nai­son des deux pré­cé­dentes caté­go­ries. L’appareil dis­pose d’un boî­tier, mais il est suf­fi­sam­ment petit pour être pla­cé der­rière le pavillon de l’oreille. Pour favo­ri­ser une bonne audi­tion, il y a un tube qui ter­mine sa course dans le conduit audi­tif. Le dis­po­si­tif pos­sède une bonne auto­no­mie et est plus ou moins esthé­tique. Sa seule insuf­fi­sance réside dans sa par­tie exté­rieure qui peut être une gêne.

Les prothèses-aides auditives : risques

L’usage de pro­thèses audi­tives est éga­le­ment lié à quelques risques. Même si la plu­part sont mineurs, il convient d’en prendre connais­sance avant d’utiliser les appareils.

Agression du conduit auditif

Les pro­thèses audi­tives sont sou­vent insé­rées dans le conduit audi­tif pour favo­ri­ser une bonne cir­cu­la­tion des ondes sonores. Bien que cela soit fonc­tion­nel, il n’est pas exclu que le conduit soit endom­ma­gé en rai­son d’une inser­tion inap­pro­priée ou trop bru­tale. Il est impor­tant de rap­pe­ler que toutes les com­po­santes de l’oreille sont fragiles.

Celles de la par­tie interne le sont encore plus. L’embout du dis­po­si­tif peut égra­ti­gner le conduit audi­tif et même cau­ser des inflam­ma­tions. C’est la rai­son pour laquelle il est impor­tant de connaître les bonnes pro­cé­dures et les gestes adé­quats. Cette mesure per­met de mini­mi­ser les risques.

Mauvais réglage de l’appareil auditif

Une pro­thèse audi­tive est un appa­reil qui doit, pour ain­si dire, être cali­bré. Il ne suf­fit pas de le por­ter pour qu’il joue son rôle. En fonc­tion de l’audition du patient, le méde­cin défi­nit des para­mètres qui per­mettent à l’audioprothèse d’apporter le bon niveau d’amélioration. Ces réglages sont nor­ma­le­ment faits avant la pose et sont tes­tés à plu­sieurs reprises pour garan­tir leur adé­qua­tion avec les besoins de la per­sonne en perte auditive.

Mal­gré toutes ces pré­cau­tions, il est assez fré­quent que le dis­po­si­tif ampli­fie trop ou pas assez le son. Dans ce genre de situa­tion, il est vive­ment recom­man­dé de retour­ner voir le méde­cin le plus tôt pos­sible. Même si le patient est ten­té d’ajuster per­son­nel­le­ment sa pro­thèse, il est pré­fé­rable qu’il s’abstienne. Cer­taines erreurs peuvent aggra­ver sa perte d’audition.

Dysfonctionnement dû à un manque d’entretien

Compte tenu de la posi­tion de l’audioprothèse, elle n’est pas à l’abri de cer­tains élé­ments. Elle est en contact avec :

  • le céru­men ;
  • l’humidité ;
  • et la poussière.

Ce sont autant d’éléments qui peuvent en affec­ter le fonc­tion­ne­ment. Dans cer­tains cas, l’embout se retrouve bou­ché avec une accu­mu­la­tion de céru­men. De fait, il est dans l’incapacité de trans­fé­rer conve­na­ble­ment les sons cap­tés. Plus pré­ci­sé­ment, le patient a de plus en plus de mal à bien les percevoir.

C’est la rai­son pour laquelle il faut entre­te­nir la pro­thèse audi­tive le plus régu­liè­re­ment pos­sible. Si rien ne l’empêche, cela doit être fait quo­ti­dien­ne­ment. Le patient peut apprendre les bons gestes auprès de son centre d’audition pour une main­te­nance super­fi­cielle. Afin d’avoir un net­toyage en pro­fon­deur, s’en remettre aux pro­fes­sion­nels du centre est plus judicieux.

Les prothèses-aides auditives : le coût et les prises en charge

Le coût d’une pro­thèse audi­tive n’est pas fixe. Il est tout de même pos­sible de déter­mi­ner une four­chette de prix appor­tant une esti­ma­tion du bud­get à pré­voir. N’hé­si­tez pas à vous réfé­rer à ce guide d’a­chat pour trou­ver son appa­reil audi­tif.

Dans les faits, l’appareil peut aller de 1000 à 2000 euros. Si la dif­fé­rence est notable, c’est en rai­son des divers para­mètres qui affectent le prix de l’audioprothèse.

Pre­miè­re­ment, il y a la tech­no­lo­gie du dis­po­si­tif. Plus elle est avan­cée et plus les frais à enga­ger aug­mentent. Deuxiè­me­ment, il y a le niveau de perte d’audition du patient. Il condi­tionne le degré de pré­ci­sion que doit avoir la pro­thèse et par exten­sion sa tech­no­lo­gie. Indi­rec­te­ment, ce fac­teur contri­bue à avoir une audio­pro­thèse plus ou moins onéreuse.

Pour finir, le coût inclut éga­le­ment la main­te­nance et le sui­vi du dis­po­si­tif. Dans cer­tains cas, elle peut se faire une dizaine de fois en une seule année. Par ailleurs, il est pos­sible d’envisager une prise en charge qui per­met­tra de rem­bour­ser les frais enga­gés dans une cer­taine mesure.

Elle est effec­tuée par l’assurance mala­die uni­que­ment sur pres­crip­tion médi­cale. Il faut éga­le­ment que l’appareil soit ins­crit sur la liste des pro­duits et pres­ta­tions rem­bour­sables. Cette der­nière exclut par exemple :

  • les appa­reils géné­ra­teurs d’aérosols ;
  • cer­taines orthèses ;
  • ou encore les ortho­pro­thèses.

Bien que la prise en charge dépende du prix et de la classe de l’appareil, il y a des condi­tions géné­rales qui sont appli­quées. Pour les patients de 20 ans ou plus, elle peut atteindre 60 % des dépenses si plus de 400 euros ne sont pas requis pour chaque oreille trai­tée. En ce qui concerne les per­sonnes de moins de 20 ans, le taux de rem­bour­se­ment est le même, mais le seuil des dépenses est de 1400 euros par oreille.

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