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RONFLEMENTS Traitement par radiofréquence velaire

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Dr H. Raybaud

Le ron­fle­ment est un trouble aux consé­quences trop sou­vent minimisées.
Elles sont de deux ordres
—- Pour le ron­fleur dont la qua­li­té du som­meil est dimi­nuée jus­qu’à atteindre le syn­drome des apnées du som­meil [Lire]
—- Pour le conjoint dont le som­meil est éga­le­ment plus ou moins perturbé.

Depuis une ving­taine d’an­nées, la chi­rur­gie vélaire (tra­di­tion­nelle ou par laser) a obte­nus des résul­tats spec­ta­cu­laires mais elle entraine des dou­leurs post-opé­ra­toires impor­tantes qui ont bien dimi­nué l’en­thou­siasme initial.

Voir éga­le­ment :

  • Apnée du som­meil :alter­na­tive thé­ra­peu­tique par implants palatins ?

    Actuel­le­ment, la radio­fré­quence vélaire appa­raît comme une alternative.
    Il existe plu­sieurs pro­to­coles et des appa­reils différents.

    PREMIERE TECHNIQUE

    La radio­fré­quence crée un trai­te­ment chi­rur­gi­cal qui uti­lise l’é­chauf­fe­ment contrô­lé des tis­sus four­ni par l’emploi d’un cou­rant approprié.
    Sous anes­thé­sie locale une élec­trode en forme d’ai­guille est pla­cée suc­ces­si­ve­ment en 3 endroits du voile. Elle est sou­mise à un cou­rant dont l’éner­gie rela­ti­ve­ment faible (2à 10 watts), le vol­tage modé­ré entraine une élé­va­tion de la tem­pé­ra­ture tis­su­laire qui ne dépasse guère 80°.
    L’anes­thé­sie est locale, et le trai­te­ment s’ef­fec­tue sans hos­pi­ta­li­sa­tion de manière ambulatoire
    Cet échauf­fe­ment entraine une lésion nécro­tique limi­tée par bru­lure interne, dont la cica­trice rétrac­tile dimi­nue la lon­gueur de la luette et rétracte le voile.
    La dou­leur qui lui fait suite dure quelques jours. Elle est d’intensité très variable selon les patients. Elle semble plus modé­rée que celle qui suit le laser (qui brûle), ou le bis­tou­ri (qui coupe). Mais elle se repro­duit après chaque séance.

    Les indi­ca­tions et les résul­tats sont com­pa­rables à ceux du laser mais la mai­trise de la loca­li­sa­tion et de l’im­por­tance de la nécrose n’est pas cer­taine et l’é­vo­lu­tion de la cica­trice rétrac­tile est dif­fi­ci­le­ment pré­vi­sible. C’est pour cela que, par sécu­ri­té, il est recom­man­dé d’ef­fec­tuer plu­sieurs séances à faible inten­si­té avec 6 à 8 semaines d’intervalle.

    SECONDE TECHNIQUE

    Le prin­cipe est de créer un cou­rant élec­trique de basse puis­sance sans élé­va­tion ther­mique tis­su­laire au moyen d’un géné­ra­teur de haute fré­quence. Le pas­sage tis­su­laire de l’onde radio (de 1,7 à 4MHz) entraîne une agi­ta­tion des molé­cules d’eau pro­vo­quant, une coa­gu­la­tion tis­su­laire et ensuite une fibrose séquel­laire rigi­di­fiant ain­si le voile mou du palais.
    Les résul­tats de cette tech­nique sont pro­met­teurs en terme d’ef­fi­ca­ci­té et de confort puisque les lésions muqueuses, source de dou­leur, sont inexis­tantes avec les nou­veaux géné­ra­teurs à hautes fréquences

    INDICATION DU TRAITEMENT PAR RADIOFREQUENCE VELAIRE

    • Rhon­cho­pa­thie simple avec ori­gine vélaire de la vibration.
    • Syn­drome d’apnée du som­meil léger c’est à dire avec index apnée / hypo­pnée < 20, absence de som­no­lence diurne et désa­tu­ra­tion noc­turne non significative

    LES RESULTATS

    Selon Dr Emma­nuel SCHMITT (Ser­vice ORL et Chi­rur­gie cer­vi­co-faciale Hôpi­tal St Antoine Paris) dans une série de 110 patients indique 91% d’ef­fi­ca­ci­té pour le contrôle du ron­fle­ment avec un résul­tat stable à 1 an et un indice satis­fac­tion de 94%

    les géné­ra­teurs de hautes fré­quences Ell­man, nous a per­mis non seule­ment d’élaborer la tech­nique intra-mus­cu­laire mais aus­si de trou­ver l’énergie néces­saire pour amé­lio­rer le rap­port efficacité/douleur.

    L’énergie déli­vrée dans chaque site vélaire est de 500 joules appor­tant lors d’une séance une dose totale de 1500 joules avec en moyenne 2 séances dis­tantes de 6 semaines.
    Pour en savoir plus http://www.collin-orl.com/produits/radiofrequence/radio_velaire.php

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