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La presbyacousie : causes, symptômes et traitements ?

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La pres­bya­cou­sie s’attaque habi­tuel­le­ment aux per­sonnes âgées de plus de 50 ans. Cette mala­die a été long­temps consi­dé­rée comme un mal engen­dré par la vieillesse. Cepen­dant, elle peut être cau­sée par d’autres fac­teurs favo­ri­sant sa sur­ve­nue. Quelles sont les causes et symp­tômes de la pres­bya­cou­sie ? Quels sont les trai­te­ments adé­quats pour la vaincre ? Focus !

Description de la presbyacousie

La pres­bya­cou­sie désigne une patho­lo­gie se mani­fes­tant par une perte lente et pro­gres­sive de l’audition. En effet, elle est un phé­no­mène rare, mais demeure très fré­quent en France.

Ce mal est habi­tuel­le­ment remar­qué chez les per­sonnes du troi­sième âge. Il appa­raît géné­ra­le­ment, plus fré­quem­ment chez les hommes que chez les femmes. La rai­son de cela réside en ce que l’appareil audi­tif de l’homme se dété­riore plus rapi­de­ment que celui de la femme.

De plus, au fur et à mesure que l’âge évo­lue, le risque de déve­lop­per une pres­bya­cou­sie reste très éle­vé. Cepen­dant, cette forme de sur­di­té peut appa­raître à un jeune âge, plus pré­ci­sé­ment dans la ving­taine. Dans ces cas, il est remar­qué que le sujet pré­sente une pré­dis­po­si­tion héré­di­taire à la presbyacousie.

Il est donc impor­tant d’effectuer des consul­ta­tions dans cette tranche d’âge pour détec­ter le plus tôt pos­sible le mal. Des consul­ta­tions sont aus­si recom­man­dées dès le troi­sième âge pour détec­ter assez tôt la pathologie.

Caractéristiques de la presbyacousie

La pres­bya­cou­sie est un phé­no­mène de sur­di­té bila­té­rale. Autre­ment dit, elle attaque les deux oreilles simul­ta­né­ment. Elle est carac­té­ri­sée par une dif­fi­cul­té à per­ce­voir les sons émis. En effet, tout l’appareil audi­tif se dégrade plus pré­ci­sé­ment l’oreille interne et externe ain­si que les voies ner­veuses.

De plus, lorsqu’un sujet souffre de pres­bya­cou­sie, ses cel­lules neu­ro­sen­so­rielles trans­forment les sons et vibra­tions émis autour de lui. Le tym­pan du sujet atteint devient moins souple et déforme les infor­ma­tions et les sons reçus.

À ce stade, le sujet arrive dif­fi­ci­le­ment à cer­ner les paroles de ses pairs et ceci sur­tout dans un endroit bruyant. Par consé­quent, la com­mu­ni­ca­tion devient très dif­fi­cile avec une per­sonne souf­frant de la presbyacousie.

Par ailleurs, la pres­bya­cou­sie est éga­le­ment carac­té­ri­sée par :

  • La perte d’environ 2100 neu­rones chaque 10 ans ;
  • La mau­vaise oxy­gé­na­tion de l’appareil auditif ;
  • La des­truc­tion des neu­rones audi­tives.

Quels sont les différents types de presbyacousie ?

Les dif­fé­rents types de pres­bya­cou­sie concernent tous la perte audi­tive compte tenu d’une fré­quence don­née. La pres­bya­cou­sie est dite sen­so­rielle ou méca­nique, lorsque la perte audi­tive concerne les fré­quences aiguës uni­que­ment. Elle est dite ner­veuse quand elle porte sur les fré­quences vocales et aiguës. Elle est rela­tive à la cir­cu­la­tion san­guine lorsqu’elle engendre une perte d’audition de toutes les fré­quences (aiguës, graves, basses).

Quelles sont les causes de la presbyacousie ?

Cette forme de sur­di­té est cau­sée par des lésions du sys­tème ner­veux. Cela agit sur la trans­crip­tion des infor­ma­tions reçues. Cette patho­lo­gie peut éga­le­ment être cau­sée par des lésions de la mem­brane basi­laire et du liga­ment spiral.

De plus, plu­sieurs autres fac­teurs peuvent cau­ser cette forme de sur­di­té. Il s’agit en pre­mière posi­tion de l’âge. En effet, le vieillis­se­ment est un fac­teur entraî­nant la pres­bya­cou­sie. Il engendre l’affaiblissement total de toutes les par­ties du corps. Ain­si, l’appareil audi­tif éga­le­ment s’affaiblit et se dété­riore, puis engendre à la longue la pres­bya­cou­sie.

En outre, le deuxième élé­ment favo­ri­sant cette mala­die est l’écoute per­ma­nente des sons aigus ou forts. Les per­sonnes qui fré­quentent régu­liè­re­ment les boîtes, les bars et les concerts sont les plus pré­dis­po­sées à déve­lop­per la pres­bya­cou­sie. Aus­si est-il remar­qué l’apparition de ce mal chez les per­sonnes qui aiment jouer leur musique à fond.

Des mala­dies peuvent aus­si favo­ri­ser la sur­ve­nue de la perte pro­gres­sive d’audition. Il s’agit de l’artériosclérose, du dia­bète ou encore de l’hypertension artérielle.

L’artériosclérose est une mala­die qui dimi­nue l’oxygénation de l’oreille interne. Par consé­quent, cela conduit à long terme à une perte d’audition. Le dia­bète et l’hypertension quant à eux, réduisent le flux san­guin vers l’oreille interne condui­sant à une pres­bya­cou­sie pré­coce.

La prise régu­lière de cer­tains médi­ca­ments peut aus­si cau­ser ce phé­no­mène. Il est ques­tion des médi­ca­ments suivants :

  • Les anti­bio­tiques ;
  • Les anti-inflam­ma­toires non stéroïdiens ;
  • L’aspirine.

Par ailleurs, une pré­dis­po­si­tion héré­di­taire peut être aus­si un fac­teur condui­sant à cette mala­die. Les per­sonnes pos­sé­dant des gènes de pres­bya­cou­sie dans leur famille, pré­sentent un risque éle­vé de déve­lop­per la maladie.

Quels sont les symptômes de la presbyacousie ?

Les symp­tômes de la pres­bya­cou­sie sont géné­ra­le­ment très remar­quables. Les per­sonnes qui en souffrent peuvent mani­fes­ter une dif­fi­cul­té à entendre les sons bas. Elles peuvent aus­si mani­fes­ter un désir à aug­men­ter hau­te­ment le volume des sons. Elles ont habi­tuel­le­ment du mal à com­prendre les conversations.

De plus, des acou­phènes peuvent être remar­qués chez les per­sonnes souf­frant de la pres­bya­cou­sie. Les acou­phènes se tra­duisent par des sif­fle­ments de voix, des chu­cho­te­ments et des bour­don­ne­ments per­çus par le malade. Le sujet atteint de la pres­bya­cou­sie peut avoir du mal à com­prendre et à conver­ser dans un endroit bruyant.

Par ailleurs, d’autres signes peuvent se remar­quer chez les per­sonnes souf­frant de la pres­bya­cou­sie. Il s’agit :

  • D’un mal à suivre les discussions ;
  • D’une gêne à écou­ter les sons trop forts ;
  • Des troubles de l’équilibre ou des vertiges.

Quelles sont les répercussions de la presbyacousie ?

La pres­bya­cou­sie se mani­feste et évo­lue dif­fé­rem­ment chez chaque per­sonne. Elle est éga­le­ment une patho­lo­gie qui évo­lue len­te­ment. À un stade pri­maire, elle pré­sente moins de dégâts. Les per­sonnes qui en souffrent com­mencent par éprou­ver des dif­fi­cul­tés pour écou­ter des sons de 20 déci­bels. Elles arrivent à entendre uni­que­ment les sons allant de 20 à 40 décibels.

Ensuite, cette patho­lo­gie peut conduire à des migraines, la fatigue, le stress ou des ten­sions mus­cu­laires. Une hyper­ten­sion arté­rielle peut même être déclenchée.

À un stade évo­lué de la mala­die, l’audition se dété­riore de plus en plus. Les patients ont du mal à conver­ser et donc se rétractent. À cet effet, cela conduit à un iso­le­ment dans leur milieu de vie et dans les rela­tions sociales. Ce fai­sant, les patients se retrouvent dans un état de tris­tesse et de dépres­sion. Dans 20 % des cas, les per­sonnes souf­frant de cette forme de sur­di­té pré­sentent à long terme des symp­tômes de dépression.

En outre, étant don­né que les fonc­tions cog­ni­tives sont sol­li­ci­tées dans le pro­ces­sus d’audition, elles seront dou­ble­ment sol­li­ci­tées. Cela pour­rait conduire à une alté­ra­tion cog­ni­tive des années après. Un déclin cog­ni­tif est sur­tout remar­qué chez ceux qui sont à ce stade de la mala­die. Aus­si, est-il remar­qué un risque de démence.

Comment diagnostique-t-on la presbyacousie ?

Habi­tuel­le­ment, le diag­nos­tic de la pres­bya­cou­sie s’effectue par deux grands exa­mens. Il est ques­tion des exa­mens fonc­tion­nels et ceux d’imagerie. Le diag­nos­tic est réa­li­sé par un oto-laryn­giste et un audio­pro­thé­siste.

Examens fonctionnels

Les exa­mens fonc­tion­nels sont des tests effec­tués au sujet pour éva­luer sa capa­ci­té d’audition. Ils doivent être réa­li­sés chaque deux ans dans un centre audi­tif spé­cia­li­sé. Tout d’abord, une oto­sco­pie pour véri­fier l’état des tym­pans et des voies audi­tives est réalisée.

Ensuite, des tests audio­mé­triques doivent être effec­tués. Il s’agit de l’audiométrie vocale et tonale. Ces tests se réa­lisent durant 60 minutes et per­mettent d’abord de véri­fier la capa­ci­té du patient à entendre. Ils per­mettent de véri­fier aus­si la capa­ci­té à com­prendre les paroles. Les résul­tats des tests sont trans­crits sur un audio­gramme qui retrace les courbes des capa­ci­tés auditives.

Lors de ce test dans une cabine inso­no­ri­sée, le méde­cin émet un son de 20 à 60 déci­bels. Il essaie d’évaluer le moment où le patient per­çoit le son. Dans le cas où la courbe est située entre 0 et 40 déci­bels, il est ques­tion d’une pres­bya­cou­sie légère. Lorsqu’elle est située entre 40 et 70 déci­bels, la patho­lo­gie est à un stade moyen. Elle est sévère quand elle est entre 70 et 90 déci­bels et pro­fonde à plus de 90 décibels.

Examens d’imagerie

Les exa­mens d’imagerie réa­li­sés pour détec­ter la pres­bya­cou­sie sont entre autres une IRM, un scan­ner ou un exa­men de l’oreille. Par ailleurs, un bilan san­guin peut accom­pa­gner ces exa­mens. De plus, un bilan ORL peut être recom­man­dé par le méde­cin pour mieux diag­nos­ti­quer la patho­lo­gie. Ce bilan per­met de détec­ter la pré­sence d’acou­phènes étant à l’origine de la presbyacousie.

Quels sont les traitements possibles en cas de presbyacousie ?

Le trai­te­ment de la pres­bya­cou­sie se fait, compte tenu du stade de la mala­die. Ain­si, lorsqu’elle est à un niveau moins éle­vé, un trai­te­ment médi­ca­men­teux peut être recom­man­dé. Ce trai­te­ment repose prin­ci­pa­le­ment sur des vaso­di­la­ta­teurs et d’oxygénateurs tis­su­laires. Il per­met de pro­té­ger les vais­seaux san­guins de la cochlée de l’oreille interne.

Par contre, à un stade évo­lué, des aides audi­tives sont recom­man­dées par le méde­cin. Il est ques­tion d’un appa­reil qui aide à amé­lio­rer l’audition. Il peut être uti­li­sé pour une seule oreille ou les deux, selon la gra­vi­té de la mala­die. En effet, les pro­thèses audi­tives sont les tech­niques les plus pri­sées en cas de pres­bya­cou­sie évo­luée. Elles per­mettent aux patients d’effectuer moins d’effort pour com­prendre les dis­cus­sions. Les plus conseillées sont :

  • Les appa­reils audi­tifs extra-auri­cu­laires à contour d’oreille ;
  • Les appa­reils audi­tifs à contour d’oreille avec écou­teurs ;
  • Les appa­reils audi­tifs intra-auri­cu­laires ultras dis­crets qui sont pra­ti­que­ment invisibles.

Ces appa­reils per­mettent effi­ca­ce­ment de ralen­tir l’avancée de la pres­bya­cou­sie. De plus, des séances avec des spé­cia­listes de l’audition sont aus­si conseillées. Ce sont des séances avec des assis­tants d’écoute audi­tive qui œuvrent pour amé­lio­rer la situa­tion des patients. Ils apprennent au sujet des tech­niques de lec­ture des paroles sur les lèvres de leur interlocuteur.

En outre, lorsque la pres­bya­cou­sie est cau­sée par une infec­tion négli­gée de l’oreille interne, un trai­te­ment anti­bio­tique est envi­sa­gé. Aus­si est-il conseillé des anti-inflam­ma­toires. Il est impor­tant d’utiliser uni­que­ment les médi­ca­ments pres­crits par un méde­cin dans ces cas. Cela per­met d’éviter d’endommager davan­tage les oreilles. Dans cer­tains cas, le trai­te­ment de la pres­bya­cou­sie peut néces­si­ter une inter­ven­tion chi­rur­gi­cale.

Comment prévenir la presbyacousie ?

La pré­ven­tion de la pres­bya­cou­sie prend en compte pre­miè­re­ment l’alimentation. Il est très impor­tant de veiller à son ali­men­ta­tion, sur­tout lorsque l’âge avance. En effet, l’omega3 pos­sède des pro­prié­tés d’antioxydants très indis­pen­sables pour les cel­lules audi­tives. Ain­si, l’idéal est de consom­mer le thon, le hareng, la sar­dine, les graines de lin et les fruits rouges secs.

En deuxième posi­tion, il fau­drait évi­ter les fac­teurs qui favo­risent la sur­ve­nue de la patho­lo­gie. Dans ce cas, il est impor­tant de suivre les conseils sui­vants. Il s’agit :

  • De pro­té­ger les oreilles contre les bruits aigus et forts ;
  • D’éviter d’introduire des objets dans les oreilles au risque de pro­vo­quer une déchirure ;
  • D’éviter la fré­quen­ta­tion régu­lière de tout endroit bruyant ou mettre des casques dans ces endroits bruyants ;
  • D’effectuer régu­liè­re­ment des bilans pour véri­fier l’état des oreilles ;
  • D’arrêter le tabac ;
  • De soi­gner les infec­tions d’oreilles pou­vant conduire à la presbyacousie ;
  • D’éviter l’utilisation des pro­duits liquides dans les oreilles sans une auto­ri­sa­tion médicale ;
  • De réduire les appels télé­pho­niques aux volumes trop forts.

Par ailleurs, la pra­tique de bonnes habi­tudes pour évi­ter le sur­poids, le cho­les­té­rol et le dia­bète est impor­tante. Cela per­met de pré­ve­nir la mala­die, car ces fac­teurs favo­risent une appa­ri­tion rapide du mal. Pour ce faire, il faut man­ger sain et faire du sport.

La prise en charge immé­diate de la patho­lo­gie est néces­saire pour évi­ter les com­pli­ca­tions. Ain­si, lorsqu’une quel­conque dou­leur ou un évè­ne­ment anor­mal se pro­duit, une consul­ta­tion est rigou­reu­se­ment recommandée.

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