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GLAUCOME PAR FERMETURE DE L’ANGLE – GFA GLAUCOME A ANGLE FERMÉ

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Par aimable auto­ri­sa­tion du Dr LAROCHE – Questions/Réponses sur MGLIST

L’ap­pel­la­tion  » glau­come  » désigne deux enti­tés, le glau­come à angle ouvert (GPAO) et glau­come à angle fer­mé (GFA), que tout sépare : les symp­tômes, le pro­nos­tic, les contre-indi­ca­tions. Le GFA est rare (1 glau­come sur 100) alors que le GPAO est fré­quent. Ce der­nier ne contre-indique aucun trai­te­ment. Il est donc impor­tant de ne pas les confondre et de savoir que lors­qu’un GFA existe il a, en géné­ral, été trai­té et n’ex­pose donc plus à un risque particulier.

L’i­den­ti­fi­ca­tion des risque de GFA se fait au cours de toute consul­ta­tion oph­tal­mo­lo­gique de base.
En effet les états pré-cri­tiques ont une séméio­lo­gie sub­tile mais évo­ca­trice. Entre autres la faible pro­fon­deur de la chambre anté­rieure et le pin­ce­ment de l’angle iri­do-cor­néen. (Il faut se sou­ve­nir que la ten­sion ocu­laire des per­sonnes pré­sen­tant un risque de GFA est stric­te­ment normale).
L’oph­tal­mo note ces par­ti­cu­la­ri­tés ana­to­miques en les quan­ti­fiant. Il peut réa­li­ser si besoin une iconographie.
Si le risque de fer­me­ture de l’angle est faible, il n’est pas indis­pen­sable d’al­ler au delà de la déli­vrance au malade d’une infor­ma­tion claire et détaillée.

Si le risque est plus éle­vé, l’in­di­ca­tion d’une iri­do­to­mie au laser se pose.
Dans bon nombre de cas cette inter­ven­tion bénigne est accep­tée, en par­ti­cu­lier lorsque il y a eu des anté­cé­dents fami­liaux de crise de GFA.
Un expo­sé sur le risque médi­ca­men­teux peut favo­ri­ser l’ac­cep­ta­tion du trai­te­ment prophylactique.

Voir éga­le­ment : Diag­nos­tic et CAT du glau­come aigu par fer­me­ture de l’angle[Lire]
Voir éga­le­ment : Glau­come : les contre-indi­ca­tions [Lire]

A coté de l’ur­gence du glau­come aigu , il y a trois situa­tions si un trai­te­ment est contre-indi­qué en cas de GFA :

A) – le malade n’a jamais consul­té d’oph­tal­mo ; il ne sait pas qu’il risque d’être vic­time d’un glau­come par fer­me­ture de l’angle (GFA) ; son géné­ra­liste l’i­gnore également.
Dans ces condi­tions tout peut se pro­duire lors de l’emploi de sub­stances à effet atropinique
. Avec un peu de chance il ne se pas­se­ra rien du tout.
Avec moins de chance on déclen­che­ra un glau­come aigu bila­té­ral. Et le pres­crip­teur sera très lour­de­ment condam­né en cas de procédure.

B) – le malade a déjà consul­té un oph­tal­mo ; ce der­nier lui a appris qu’il pré­sente un angle iri­do-cor­néen étroit, et lui a expli­qué les consé­quences éven­tuelles de cet état ; le malade a bien enre­gis­tré et com­pris l’in­for­ma­tion ; mais il n’a pas don­né suite à la pro­po­si­tion qui lui a été faite de subir un trai­te­ment pro­phy­lac­tique au laser
Son géné­ra­liste et les divers spé­cia­listes, infor­més – dans l’i­déal – de cette par­ti­cu­la­ri­té ocu­laire, s’ef­for­ce­ra alors de ne jamais pres­crire à ce malade de médi­ca­ments contre-indiqués.

C) – le malade a subi une iri­do­to­mie pro­phy­lac­tique bila­té­rale qui l’a mis pour le res­tant de ses jours à l’a­bri de la sur­ve­nue de toute crise d’hy­per­to­nie, qu’elle soit phar­ma­co­gène ou spon­ta­née. Il peut rece­voir sans risque n’im­porte quel médicament.

Doit on les envoyer chez l’oph­tal­mo d’abord

La réponse à ta ques­tion « Doit on les envoyer chez l’oph­tal­mo d’a­bord » dépend en fait de la situa­tion dans laquelle on se trouve (A, B, ou C), de l’ur­gence, de la néces­si­té et de la durée du traitement.
Dans la situa­tion A, la réponse est oui, nuan­cée bien enten­du par l’ur­gence éven­tuelle du traitement.
Dans la situa­tion B, la réponse est a prio­ri non ; un coup de télé­phone à l’oph­tal­mo peut suf­fire. Ce der­nier pour­ra pro­ba­ble­ment don­ner immé­dia­te­ment une réponse en consul­tant la fiche du malade « suspect ».
Dans la situa­tion C il n’y a plus aucun risque, et les médi­ca­ments contre-indi­qués peuvent être prescrits.

A défaut de feu le car­net de san­té ou d’une future carte Vitale adé­quate, une méthode qui a fait ses preuves pour gérer au mieux cette patho­lo­gie consiste, quand les oph­tal­mos constatent un risque de GFA, à ce qu’ils remettent à leurs patients une lettre des­ti­née à être lue par les pra­ti­ciens de toutes dis­ci­plines qu’ils pour­ront consul­ter ultérieurement.

En conclu­sion, ce n’est pas sans rai­son que les oph­tal­mos pré­co­nisent le pas­sage de tous leurs conci­toyens, au moins une fois dans leur vie, devant leurs petits appareils.
Leur insis­tance à sou­te­nir que la cor­rec­tion des défauts optiques doit res­ter médi­ca­li­sée s’ap­puie entre autres sur le fait que, chez l’a­dulte, la sur­ve­nue de l’i­né­vi­table pres­by­tie est l’oc­ca­sion idéale pour consta­ter la pré­dis­po­si­tion ana­to­mique à la fer­me­ture de l’angle et pour mettre en place avec l’aide des géné­ra­listes (et des phar­ma­ciens, qui ont leur mot à dire) la pré­ven­tion des glau­comes aigus.

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