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SCLEROSE EN PLAQUES – SEP Traitement 01/1999 – MAJ 2004 – 2007 – 2010

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Source : Soi­rée de l’hô­pi­tal Amé­ri­cain de Neuilly – Jan­vier 1999
Drs S. Ker­baum et H. Dechy

Voir éga­le­ment SEP (Géné­ra­li­tés, piste virale MSRV, méthotréxate, )

L’é­vo­lu­tion de la SEP est carac­té­ri­sée par deux élé­ments : la pro­gres­sion et les poussées.
Il existe des formes évo­luant uni­que­ment par pous­sées (formes dites rémit­tentes), des formes pro­gres­sives dans les suites d’une pous­sée (formes dites secon­dai­re­ment pro­gres­sives) et des formes pro­gres­sives d’emblée.
Une pous­sée est une aggra­va­tion nette et durable des symp­tômes que pré­sente le patient. On parle de SEP à par­tir de la sur­ve­nue d’une seconde poussée.

LE TRAITEMENT DES POUSSEES
Actuel­le­ment, il repose sur l’ad­mi­nis­tra­tion de méthyl­pred­ni­so­lone (SOLUMEDROL®) à forte dose sur une période courte

LE TRAITEMENT DE FOND (cf infra TYSABRI ® (nata­li­zu­mab)
Il a pour objec­tif de réduire ou d’es­pa­cer les pous­sées et de sta­bi­li­ser, voire amé­lio­rer, le han­di­cap fonc­tion­nel des patients.

Les pro­duits

. Interféron‑ß 1B
BETAFERON®
Copo­ly­mère
COPAXONE®
Interféron‑ß 1A
REBIF®
Interféron‑ß 1A
AVONEX®
Dose heb­do­ma­daire 30 mil­lions U SC 20mg/Jour SC 18 mil­lions U SC 6 mil­lions U IM
Cri­tère majeur : diminution
de la fré­quence des poussées
- 31 % - 29 % - 29 % p = 0,02 *

Le han­di­cap fonc­tion­nel des patients trai­tés par Avo­nex° s’ag­gra­vait moins vite que celui des patients sous placebo

Les Trois inter­fé­rons ont démon­tré leur capa­ci­té à dimi­nuer la fré­quence des pous­sées dans les formes remit­tentes et à amé­lio­rer les ano­ma­lies IRM.
Avo­nex° et Rebif° ont mon­tré leur capa­ci­té à sta­bi­li­ser le han­di­cap fonctionnel.
Les indi­ca­tions des interférons‑ß sont limi­tées aux patients atteints de formes rémit­tentes sans pro­gres­sion, ayant fait moins de 2 pous­sées en 2 ans et capables de se dépla­cer sur 100 m sans aide (et en l’ab­sence de contre-indi­ca­tion : hyper­sen­si­bi­li­té à l’in­ter­fé­ron, dépres­sion grave, épi­lep­sie non équi­li­brée, grossesse)

Récem­ment une grande étude euro­péenne a mon­tré l’ef­fi­ca­ci­té du Bét­fé­ron° chez les patients atteints de formes secon­dai­re­ment progressives

PLACE DES ANTICORPS NEUTRALISANTS
Inutiles si l’ef­fi­ca­ci­té cli­nique est satis­fai­sante, ils doivent être déman­dés si l’é­tat du patient se dégrade aprés un an de traitement.
Envi­ron 35 à 38% des patients sous Béra­fé­ron° et 5% des patiens trai­tés par Avo­nex° déve­loppent ces anticorps.
En prin­cipe si la recherche est posi­tive, il vaut mieux arré­ter l’in­ter­fé­ron (pas de consen­su formel).
En pra­tique si le taux est faible, la perte d’ef­fi­ca­ci­té n’est pas totale, il est recom­man­dé de répé­ter le dosage 6 mois plus tard car ces AC peuvent dis­pa­raitre en cours de traitement.

MAJ 2007 : TYSABRI ® (nata­li­zu­mab
TYSABRI ® a reçu une auto­ri­sa­tion de mise sur le mar­ché (AMM) euro­péenne le 27 Juin 2006. Il est indi­qué en mono­thé­ra­pie comme trai­te­ment de fond des formes très actives et d’é­vo­lu­tion rémit­tente-récur­rente de sclé­rose en plaques (SEP) chez les patients adultes uni­que­ment. Ce médi­ca­ment, com­mer­cia­li­sé en France depuis le 12 avril 2007, est réser­vé à l’u­sage hospitalier.

TYSABRI ® (nata­li­zu­mab) : Lan­ce­ment d’une étude épi­dé­mio­lo­gique natio­nale sur la sécu­ri­té d’emploi en situa­tion réelle de pres­crip­tion L’Afssaps a lan­cé une étude épi­dé­mio­lo­gique natio­nale sur le sui­vi des patients atteints de sclé­rose en plaques (SEP) et trai­tés par TYSABRI® (nata­li­zu­mab). Cette étude est réa­li­sée en par­te­na­riat avec la Fédé­ra­tion Fran­çaise de Neu­ro­lo­gie (FFN), le Ser­vice de Neu­ro­lo­gie du Centre Hos­pi­ta­lier Uni­ver­si­taire de Lyon qui coor­donne le réseau EDMUS*, et le Centre Régio­nal de Phar­ma­co­vi­gi­lance (CRPV) de Nice. Elle a pour objec­tif d’évaluer, en situa­tion réelle de pres­crip­tion, la sécu­ri­té d’emploi de TYSABRI®, l’évolution cli­nique des patients trai­tés en termes de pous­sées et d’accumulation du han­di­cap, et les condi­tions d’utilisation en France. LES TRAITEMENTS SYMTOMATIQUES
Ils res­tent trés impor­tants. La réédu­ca­tion a demon­tré son efficacité.

  • La spas­ti­ci­té est traiée par le LIOSERAL®, le DANTRIUM® et plus récem­ment en ATU, la Tiza­ni­dine entrai­nant peu d’hypotonie
  • Les Dou­leurs fré­quentes
    Les dou­leurs de désaf­fé­ren­ta­tion sont trai­tées par les anti­dé­pres­seurs tricycliques
    Le RIVO­TRILl® et le TEGRETOL® sont utiles dans les dou­leurs paroxystiques.
  • Les troubles uri­naires doivent être explo­ré par un bilan uro­dy­na­mique com­plet avant traitement
  • La fatigue (40 à 80% des patients) peut être amé­lio­rée par le repos et il est désor­mais pos­sible de pres­crire du MANTADIX® à la dose 200 mg/J qui s’est avé­ré trés effi­cace dans cette asthé­nie particulière.
  • La dépres­sion des patients atteints de SEP a lar­ge­ment béné­fi­cé des Inhi­bi­teurs de la recap­ture de la séro­to­nine avec un avan­tage théo­rique pour le PROZAC®

Ligue fran­çaise contre la sclé­rose en plaques

MAJ 06/2004
Un nou­vel espoir pour les per­sonnes atteintes de sclé­rose en plaques. Des scien­ti­fiques de l’U­ni­ver­si­té de Cal­ga­ry ont annon­cé, mar­di, une décou­verte impor­tante dans le trai­te­ment de la maladie.

. Selon les cher­cheurs, la mino­cy­cline, un remède uti­li­sé pour l’ac­né, peut éga­le­ment réduire l’ac­ti­vi­té des cel­lules endom­ma­gées du cer­veau à l’o­ri­gine de la sclé­rose en plaques. Les résul­tats de leurs tra­vaux sont publiés dans le numé­ro de mai de la revue Annals of Neurology.
Le Dr Wee Yong, un des auteurs de la recherche, pré­cise tou­te­fois qu’on ne parle pas de gué­ri­son. « Pour nous, c’est une décou­verte très encou­ra­geante en vue d’a­mé­lio­rer les trai­te­ments contre la sclé­rose en plaques. »
À l’heure actuelle, le trai­te­ment uti­li­sé contre la sclé­rose en plaques ne per­met pas d’é­li­mi­ner la mala­die. Il ne fait qu’en réduire l’in­con­fort et en retar­der la pro­gres­sion. Mais la décou­verte du Dr Yong et sa col­lègue, la Dr Luanne Metz, ouvre la pos­si­bi­li­té de mettre au point un trai­te­ment option­nel plus sécuritaire.
Les deux scien­ti­fiques ont entre­pris une nou­velle étude sur l’u­ti­li­sa­tion com­bi­née de la mino­cy­cline et de la Copaxone, un autre médi­ca­ment uti­li­sé pour trai­ter la sclé­rose en plaques. La recherche se dérou­le­ra au cours des pro­chains mois à Cal­ga­ry, Mont­réal, Edmon­ton et Van­cou­ver. MAJ 01/2010
Cla­dri­bine et Fin­go­li­mod : Nou­velles thé­ra­peu­tiques contre la sclé­rose en plaques

Une paru­tion dans le New England Jour­nal of Medi­cine, le 20 jan­vier 2010, montre que deux trai­te­ments, déli­vrés en double ano­ny­mat, ran­do­mi­sés et contrô­lés par pla­ce­bo, Cla­dri­bine et Fin­go­li­mod, per­mettent de réduire les aggra­va­tions et les rechutes d’une mala­die inflam­ma­toire du sys­tème ner­veux cen­tral, la sclé­rose en plaques.

Les tests de ces médi­ca­ments ont cha­cun été conduits sur plus de 1.000 per­sonnes, pen­dant deux ans, dans 18 pays. Ces médi­ca­ments pris ora­le­ment ont dimi­nué les rechutes de 50 à 60 % en com­pa­rai­son avec les sujets témoins. Le Fin­go­li­mod a éga­le­ment été com­pa­ré avec un médi­ca­ment actuel­le­ment cou­ram­ment employé dans cette indi­ca­tion, le bêta inter­fé­ron 1a. Dans ce der­nier cas le nou­veau médi­ca­ment s’est révé­lé être deux fois plus effi­cace que l’in­ter­fé­ron pour réduire le nombre de rechutes.

Ces médi­ca­ments, qui se prennent par voie orale, semblent réduire la fré­quence des pous­sées de la mala­die et sa pro­gres­sion. Ils pré­sentent cepen­dant des risques impor­tants d’ef­fets secon­daires du fait de l’af­fai­blis­se­ment du sys­tème immu­ni­taire. [Lien]

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