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LES STATINES inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase

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08/07/2007

Les sta­tines agissent avant tout en dimi­nuant le LDLc par inhi­bi­tion com­pé­ti­tive de l’HMG CoA réductase.
On peut éga­le­ment attendre une baisse des TG de 7 à 20 % sui­vant les molécules.Elles semblent éga­le­ment exer­cer un effet favo­rables sur la rhéo­lo­gie san­guine, les pla­quettes, les pro­téines de la coa­gu­la­tion et la fonc­tion endothéliale.
Actuel­le­ment la pré­ven­tion des mala­dies car­dio-vas­cu­laires reste donc leur pre­mière indi­ca­tion.…A suivre !!!

Tou­te­fois leurs effets anti-oxy­dants et immu­no­mo­du­la­teurs semblent leur appor­ter des ver­tus inat­ten­dues et

ON EN PARLE DANS.….

—- Les sta­tines en pré­ven­tion des can­cers su sein, pou­mon, pan­créas… 2005 ASCO Annual Meeting
—- Les sta­tines seront-elles « l’as­pi­rine » du 21ème siècle ? (cf infra)
—- Les sta­tines pour­rait reduire de 50% le risque de can­cer du poumon
—- Pré­ven­tion du can­cer du colon 40e Congrès de l’ASCO. 2004
—- Trai­te­ment de l’ostéoporose ?
—- Sta­tines et SEP
—- Insuf­fi­sance car­diaque dias­to­lique (cf infra)
—- Mala­die d’Alz­hei­mer (cf infra)
—- L’u­ti­li­sa­tion de sta­tines pour­rait pré­ve­nir la DMLA (cf infra)
—- les sta­tines dans les rhu­ma­tismes inflam­ma­toires (cf infra)
—- Les sta­tines dans la poly­ar­thrite rhu­ma­toïde, d’une pierre deux coups ? (cf infra)
—- les sta­tines rédui­raient le risque de cata­racte. (cf infra)
—- Les sta­tines en pré­ven­tion des états sep­tiques (cf infra)
—- Les sta­tines asso­ciées à une meilleure évo­lu­tion chez des hommes trai­tés pour un can­cer de la pros­tate (cf infra)
—- Les sta­tines pour­raient réduire le déve­lop­pe­ment de pneu­mo­nies, (cf infra)
—- Effets in vitro de plu­sieurs sta­tines sur le CMV, HIV
—- Les sta­tines pro­tègent contre le rac­cour­cis­se­ment des télo­mères – 2013 (cf infra)

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Les sta­tines seront-elles « l’as­pi­rine » du 21ème siècle ?
http://www.uvp5.univ-paris5.fr/MED-INFO-COCHIN/AC/ArchivesRev.asp?Rev=43

Alors que l’aspirine est uti­li­sée depuis plus d’un siècle, on ne cesse de lui décou­vrir de nou­velles ver­tus thé­ra­peu­tiques. Ain­si, outre son action anti­py­ré­tique, antal­gique anti-inflam­ma­toire et anti­agré­gante pla­quet­taire, elle exer­ce­rait une action pro­tec­trice vis à vis de cer­tains can­cers et semble réduire le risque de déve­lop­per une mala­die d’Alzheimer.
Les sta­tines sont des médi­ca­ments net­te­ment plus récents mais elles semblent pro­mises à un futur tout aus­si inté­res­sant dont MedIn­fo­Co­chin s’est sou­vent fait l’é­cho (Revue n°17, 19, 40 et 41). Leurs pro­prié­tés semblent dépas­ser la seule action sur le cho­les­té­rol plas­ma­tique. Elles pos­sèdent notam­ment une action pro­tec­trice car­dio­vas­cu­laire indé­pen­dante des taux de cho­les­té­rol des patients.

L’étude 4S (Scan­di­na­vian Sim­vas­ta­tin Sur­vi­val Stu­dy) qui avait contri­bué à éta­blir les pro­prié­tés pro­tec­trices car­dio­vas­cu­laires des sta­tines a été pour­sui­vie 5 ans en ouvert au delà de la durée ini­tiale de l’essai ran­do­mi­sé (1). Elle confirme le béné­fice en terme de sur­vie d’un trai­te­ment par la sim­vas­ta­tine, résul­tant prin­ci­pa­le­ment de son action car­dio­vas­cu­laire mais aus­si du fait d’une réduc­tion de l’incidence des can­cers, bien que la dif­fé­rence entre le groupe ini­tia­le­ment sous sim­vas­ta­tine et celui sous pla­ce­bo ne soit pas sta­tis­ti­que­ment significative.

Les patients infec­tés par le VIH reçoivent sou­vent des sta­tines pour cor­ri­ger les ano­ma­lies méta­bo­liques pro­vo­quées par les trai­te­ments anti­ré­tro­vi­raux. Une équipe espa­gnole vient de mon­trer que la lovas­ta­tine don­née durant un mois à 6 patients VIH+ ne rece­vant aucun trai­te­ment anti­ré­tro­vi­ral, induit une dimi­nu­tion de la charge virale asso­ciée à une élé­va­tion du taux de lym­pho­cytes CD4 cir­cu­lants (2). Cette action résul­te­rait de la régu­la­tion néga­tive d’une GTPase mem­bra­naire impli­quée dans l’étape d’ouverture de la mem­brane cel­lu­laire contri­buant à l’entrée ou la sor­tie des par­ti­cules virales.

Strand­berg T.E. et al. Mor­ta­li­ty and inci­dence of can­cer during 10-year fol­low-up of the Scan­di­na­vian Sim­vas­ta­tin Sur­vi­val Stu­dy (4S). Lan­cet, Août 2004, 364 : 771–777
del Real G. et al. Sta­tins Inhi­bit HIV‑1 Infec­tion by Down-regu­la­ting Rho Acti­vi­ty. J. Exp. Med. Août 2004, 200 : 541–547

Alz­hei­mer : les sta­tines ont-elles un rôle protecteur ?
Les connexions entre le cho­les­té­rol et cette démence sont nom­breuses. Une étude trans­ver­sale rescente ne sau­rait contre­dire l’hypothèse du cho­les­té­rol, dans la mesure où elle objec­tive une dimi­nu­tion de la pré­va­lence de la mala­die d’Alzheimer chez les malades qui ont été trai­tés par les statines.
Trois groupes de malades hos­pi­ta­li­sés ont été consti­tués pour par­ve­nir à cette conclu­sion : la popu­la­tion entière de l’étude, les malades qui ont reçu des sta­tines et ceux qui ont été trai­tés par d’autres médi­ca­ments des­ti­nés à une hyper­ten­sion ou une mala­die car­dio­vas­cu­laire. Les sujets, inclus entre le 1er octobre 1996 et le 31 août 1998 pro­ve­naient de trois hôpi­taux. Cette approche trans­ver­sale simple dans son prin­cipe sug­gère que, chez les malades expo­sés aux sta­tines, la pré­va­lence de la mala­die d’Alzheimer est de 60% à 73% infé­rieure à celle consta­tée dans la popu­la­tion entière ou le groupe trai­té pour HTA ou mala­die cardiovasculaire.
Cette étude trans­ver­sale ne sau­rait éta­blir la moindre rela­tion de cau­sa­li­té entre cho­les­té­rol et démence : elle n’en révèle pas moins une asso­cia­tion signi­fi­ca­tive entre l’exposition aux sta­tines et la pré­va­lence de la mala­die d’Alzheimer, ce qui devrait débou­cher sur d’autres études dans l’idéal longitudinales.
Wolo­zin B et coll. : “ Decrea­sed pre­va­lence of Alz­hei­mer disease asso­cia­ted with 3‑hy­droxy-methyl­glu­ta­ryl coen­zyme A reduc­tase inhi­bi­tors.” Arch Neu­rol 2000 ; 57 : 1439–1444.

Les sta­tines pro­tè­ge­raient les sujets âgés de la démence (Lan­cet 2000 ; 356 : 1627, Dick)
Cette étude a inclus 284 patients déments de plus de 50 ans et 1080 témoins, 13% avec hyper­li­pi­dé­mie non trai­tée, 11% sous sta­tines, 7% sous autres hypo­li­pé­miants, 69% sans hyper­li­pi­dé­mie. Le risque rela­tif de démence est inchan­gé en cas d’hy­per­li­pi­dé­mie non trai­tée ou en cas d’hy­per­li­pi­dé­mie trai­tée par hypo­li­pé­miants autres que sta­tines. Il est par contre dimi­nué (risque rela­tif de 0,29) sous statines.
Ain­si, les sta­tines dimi­nue­raient le risque de démence après 50 ans, qu’il y ait ou non hyperlipidémie.

Selon une étude du Dr H. DIck (Bos­ton) le risque rela­tif de démence chez les sujets ayant une hype­li­pi­dé­mie non trai­tée est de 0,72. Elle n’est que de 0,29 chez les patients sous sta­tine mais atteint 0,96 chez des sujets trai­tés par d’autres hypolipidémiants !!
Les auteurs estiment que cette réduc­tion de 70% du risque de démence est direc­te­ment liée à la classe médi­ca­men­teuse. Des études com­plé­men­taires sont néces­saires pour confir­mer cet impor­tant résultat.

Alz­hei­mer : le béné­fice se confirme (Lan­cet N° 9315)
Les sta­tines rédui­sant de 79% le risque de déve­lop­per la mala­die d’Alz­hei­mer selon une étude pré­sen­tée au Congrés Annuel de l’A­ca­dé­mie de Médecine.

Les trai­te­ments « anti-cho­les­té­rol » rédui­raient le risque de cancer »
Les Echos
Les Echos annonce en effet que « les sta­tines dimi­nue­raient de 20% le risque d’ap­pa­ri­tion de tumeurs selon une étude néer­lan­daise pré­sen­tée aux 39èmes assises de la Socié­té amé­ri­caine d’On­co­lo­gie à Chi­ca­go ». Le quo­ti­dien explique briè­ve­ment que « Mat­thi­js Graaf de l’A­ca­dé­mie de méde­cine de l’U­ni­ver­si­té d’Am­ster­dam estime que c’est au bout de quatre ans de trai­te­ment à base de sta­tines que le patient acquiert une pro­tec­tion contre le can­cer, tout par­ti­cu­liè­re­ment de la pros­tate et du rein. L’é­tude a été pour l’es­sen­tiel réa­li­sée sur des malades soi­gnés au Zocor ®, le médi­ca­ment anti-cho­les­té­rol du groupe amé­ri­cain Merck. Mais elles viennent confir­mer des tra­vaux préa­lables. Néan­moins, il fau­dra pour­suivre les recherches avant que les méde­cins ne puissent pres­crire les sta­tines pour leurs ver­tus contre le cancer.
Voir à ce sujet 2005 ASCO Annual Meeting

Les sta­tines aug­mentent la sur­vie des patients en insuf­fi­sance car­diaque diastolique.
L’insuffisance car­diaque dias­to­lique se carac­té­rise par une alté­ra­tion de la relaxa­tion du muscle car­diaque sans modi­fi­ca­tion de sa contrac­ti­li­té, ce qui se tra­duit par une fonc­tion sys­to­lique et une frac­tion d’éjection nor­males. Cette forme d’insuffisance car­diaque touche en par­ti­cu­lier les per­sonnes âgées. Jusqu’à pré­sent, aucune thé­ra­pie ne s’était mon­trée capable d’améliorer la sur­vie des patients atteints de cette pathologie.

Un groupe de 137 sujets insuf­fi­sants car­diaques à fonc­tion sys­to­lique pré­ser­vée (frac­tion d’éjection = 50%) a été sui­vi sur une durée moyenne de 21 ± 12 mois afin d’évaluer l’impact sur la mor­ta­li­té des divers trai­te­ments médi­ca­men­teux reçus lors de leur entrée dans l’étude. Au cours de l’essai, 20 décès ont été obser­vés. Les inhi­bi­teurs de l’enzyme de conver­sion de l’angiotensine, les anta­go­nistes de l’angiotensine, les béta-blo­quants ou les anta­go­nistes cal­ciques n’ont eu aucun effet sur la sur­vie. En revanche, après prise en compte des dif­fé­rents para­mètres cli­niques ini­tiaux, les sta­tines ont dimi­nué de manière très signi­fi­ca­tive la mor­ta­li­té (risque rela­tif de décès = 0,20 ; IC à 95% = 0,06 à 0,62). Bien que le nombre de cas soit limi­té, ces résul­tats appa­raissent néan­moins très encourageants.
(Fuku­ta H et al ; Cir­cu­la­tion : 2005 ; 112, 357–363)

L’u­ti­li­sa­tion de sta­tines pour­rait pré­ve­nir la DMLA (http://www.cocnet.org/int/intarch7.html#stat)
Hall NF, et al. Risk of macu­lar dege­ne­ra­tion in users of sta­tins : cross sec­tio­nal stu­dy. BMJ 2001;323:375–6. http://www.bmj.com/cgi/content/full/323/7309/375

L’ac­tion béné­fique des sta­tines sur le pro­fil lipi­dique et la pré­ven­tion des acci­dents coro­na­riens a été attes­tée par plu­sieurs essais de grande enver­gure, tant en pré­ven­tion pri­maire que secon­daire. L’a­thé­ro­sclé­rose et les dys­li­pi­dé­mies étant des fac­teurs de risque de la dégé­né­res­cence macu­laire liée à l’âge (DMLA), ces molé­cules pour­raient être effi­caces sur le plan oph­tal­mo­lo­gique et cette étude, publiée peu avant le retrait média­ti­sé de la céri­vas­ta­tine, a ten­té d’é­va­luer cette hypo­thèse. Six-cent soixante habi­tants de la région de Shef­field, âgés de 66 à 75 ans, ont été contac­tés par cour­rier et 379 d’entre eux ont été sélec­tion­nés après pho­to­gra­phies sté­réo­sco­piques de la rétine. Un trai­te­ment par sta­tines a été noté dans 27 cas (7 %) et une DMLA a été objec­ti­vée chez 77 patients (20 %). Un seul malade trai­té par une sta­tine (4 %) pré­sen­tait une DMLA, alors que l’af­fec­tion a été mise en évi­dence chez 76 par­ti­ci­pants qui n’ont pas été trai­tés par une molé­cule de cette classe thé­ra­peu­tique (p = 0,02). La DMLA est donc appa­rue plus fré­quente dans le groupe qui n’a pas été trai­té par un inhi­bi­teur de l’HMG Co‑A réduc­tase. L’a­na­lyse de régres­sion logis­tique selon l’âge, le sexe, le taba­gisme et les anté­cé­dents coro­na­riens a mon­tré un pour­cen­tage d’in­ci­dence de la DMLA de 0,09 (0,01 à 0,73) par­mi les par­ti­ci­pants trai­tés par une sta­tine com­pa­rés à ceux qui n’en avaient pas pris. Le risque de sur­ve­nue d’une DMLA est ain­si appa­ru onze fois moindre dans le groupe de malades trai­tés par une sta­tine, bien que l’in­ter­valle de confiance large témoigne d’une éva­lua­tion impré­cise de cette dif­fé­rence. Trois méca­nismes sont évo­qués. Les sta­tines empê­che­raient l’ac­cu­mu­la­tion dans la mem­brane de Bruch du dépôt basal appa­rais­sant au cours des hyper­cho­les­té­ro­lé­mies impor­tantes. Les pro­prié­tés anti­oxy­dantes des sta­tines pour­raient pro­té­ger la rétine externe. La sim­vas­ta­tine empê­che­rait l’a­pop­tose des cel­lules endo­thé­liales et pré­ser­ve­rait de l’is­ché­mie en assu­rant la main­te­nance d’une per­fu­sion vas­cu­laire satis­fai­sante de la macula.

les sta­tines dans les rhu­ma­tismes inflammatoires
Abud-Men­do­za C et coll. “The­ra­py with sta­tins in patients with refrac­to­ry rheu­ma­tic diseases : a pre­li­mi­na­ry stu­dy ». Lupus 2003;12:8:607–11.
On connaît le rôle béné­fique des sta­tines dans l’a­thé­ro­sclé­rose, un rôle lié notam­ment à leurs pro­prié­tés anti-inflam­ma­toires. Plu­sieurs rap­ports de cas ont par ailleurs illus­tré une action posi­tive de cette classe d’hy­po­li­pé­miants chez des patients souf­frant de rhu­ma­tisme inflam­ma­toire. Mais peut-on pour autant leur accor­der un rôle thé­ra­peu­tique dans ces affections ?

Par­tant du prin­cipe que « qui peut le plus, peut le moins », une équipe mexi­caine conduite par Car­los Abud-Men­do­za (San Luis Poto­si) a mené une étude pré­li­mi­naire, à court terme, chez des patients réfrac­taires au trai­te­ment conven­tion­nel de leur affec­tion. Sur les 10 patients inclus, 5 souf­frant de lupus éry­thé­ma­teux sys­té­mique (n’ayant pas répon­du à un trai­te­ment com­pre­nant pred­ni­sone et cyclo­phos­pha­mide + aza­thio­prine) ou de vas­cu­lite sys­té­mique ont reçu durant 8 jours de la sim­vas­ta­tine à la dose de 80mg/jour en une prise, les 5 autres, souf­frant d’ar­thrite rhu­ma­toïde réfrac­taire à une asso­cia­tion métho­trexate, sul­fa­sa­la­zine, aza­thio­prine, et/ou léflu­no­mide et pred­ni­sone, ont reçu de l’a­tor­vas­ta­tine à la dose de 20mg/jour en une prise.

Les résul­tats pré­li­mi­naires sont assez inté­res­sants, puisque dans le groupe sim­vas­ta­tine, les taux de pro­téi­nu­rie ont été signi­fi­ca­ti­ve­ment abais­sés, tan­dis que dans le groupe ator­vas­ta­tine, la dimi­nu­tion des taux de CRP était asso­ciée à une amé­lio­ra­tion cli­nique mani­feste. Sur le plan bio­lo­gique, les obser­va­teurs ont noté une réduc­tion signi­fi­ca­tive de l’a­pop­tose des lym­pho­cytes péri­phé­riques et de l’ex­pres­sion des CD69 et (HLA-DR) chez les patients lupiques sous sim­vas­ta­tine, ce qui a conduit ces auteurs à ini­tier une autre étude à 8 semaines com­pa­rant cette sta­tine (40 mg/jour chez 10 patients) à la chlo­ro­quine (250mg/jour chez 5 patients) après échec d’un trai­te­ment de l’ar­thrite rhu­ma­toïde par métho­trexate et pred­ni­sone. Et le constat de cette étude pré­li­mi­naire est tout aus­si inté­res­sant : 90% d’a­mé­lio­ra­tion cli­nique (en attei­gnant l’ob­jec­tif ACR50) sous sim­vas­ta­tine contre aucune amé­lio­ra­tion sous chloroquine.

Loin de faire des sta­tines le nou­veau trai­te­ment des rhu­ma­tismes inflam­ma­toires, les auteurs n’en sou­lignent pas moins leur poten­tiel, de quoi sus­ci­ter la mise sur pied d’é­tudes de plus large envergure.

Les sta­tines dans la poly­ar­thrite rhu­ma­toïde, d’une pierre deux coups ?
MED INFO COCHIN (http://www.uvp5.univ-paris5.fr/MED-INFO-COCHIN/AC/ArchivesRev.asp?Rev=41)

La poly­ar­thrite rhu­ma­toïde est asso­ciée à un taux de mor­bi­di­té et de mor­ta­li­té d’origine car­dio-vas­cu­laire éle­vé dont l’é­tat inflam­ma­toire chro­nique serait la cause. Dans la mesure où les sta­tines pos­sèdent, outre leur action sur la syn­thèse du cho­les­té­rol, des pro­prié­tés anti-inflam­ma­toires, l’utilisation de ces médi­ca­ments chez les patients atteints de poly­ar­thrite rhu­ma­toïde répon­drait à un double objec­tif. Un essai contrô­lé en double aveugle a été réa­li­sé chez 116 patients (âge médian : 56 ans) atteints de poly­ar­thrite rhu­ma­toïde cli­ni­que­ment active mal­gré un trai­te­ment de fond par les médi­ca­ments conven­tion­nels. Un trai­te­ment par ator­vas­ta­tine (Tahor®), 40mg/j ou pla­ce­bo (n=58, dans chaque groupe) était ajou­té durant 6 mois au trai­te­ment habi­tuel de chaque patient. L’efficacité de l’atorvastatine à 6 mois éva­luée selon un index com­po­site, asso­ciant le nombre d’articulations atteintes, un score d’activité et la VS (DAS28), était modé­rée mais signi­fi­ca­tive, les autres mar­queurs bio­lo­giques de l’inflammation ain­si que le bilan lipi­dique étaient améliorés.

Mal­gré un effec­tif réduit et une durée limi­tée, les résul­tats de cette pre­mière étude sont encou­ra­geants. Il reste à démon­trer l’in­té­rêt des sta­tines dans la pré­ven­tion car­dio-vas­cu­laire chez les patients atteints de poly­ar­thrite rhu­ma­toïde. Il serait inté­res­sant d’évaluer éga­le­ment l’association des sta­tines aux trai­te­ments anti-TNF.
McCa­rey D.W. et al. Trial of Ator­vas­ta­tin in Rheu­ma­toid Arthri­tis (TARA): double-blind, ran­do­mi­sed pla­ce­bo-control­led trial. Lan­cet, Juin 2004, 363 : 2015- 2021

les sta­tines rédui­raient le risque de cata­racte. ! 03/07/2006
Selon un tra­vail amé­ri­cain, ces médi­ca­ments rédui­raient le risque de cata­racte. ! Une mala­die qui rap­pe­lons-le, consti­tue la pre­mière cause de céci­té acquise dans le monde et frappe près de 90% des plus de 70 ans.
Sta­tin Use and Inci­dent Nuclear Cata­ract Bar­ba­ra E. K. Klein, MD, MPH ; Ronald Klein, MD, MPH ; Kris­tine E. Lee, MS ; Lisa M. Gra­dy, BS

Carac­té­ri­sée par un trouble de la vision qui pro­voque la pré­sence d’un voile devant les objets, par des images – sur­tout loin­taines – qui deviennent floues et par une vision comme assom­brie, la cata­racte est dans la plu­part des cas liée à l’âge. Et selon une équipe amé­ri­caine, le stress oxy­da­tif en serait un fac­teur impor­tant. Or les sta­tines ont déjà prou­vé leur poten­tiel anti-oxy­dant. Dans une étude réa­li­sée en double aveugle contre pla­ce­bo, le Pr Bar­ba­ra Klein de l’U­ni­ver­si­té du Wis­con­sin, a démon­tré que l’ad­mi­nis­tra­tion d’une sta­tine rédui­sait de 60% le risque de cata­racte. Source : JAMA, 20 juin 2006

De 1998 à 2000, l’é­quipe de méde­cins a sui­vi 1300 per­sonnes qui pré­sen­taient des risques de contrac­ter une cata­racte dite nucléaire dans les cinq ans.
Pen­dant cette période, 12,2 % des sujets trai­tés avec des sta­tines ont eu une cata­racte nucléaire, com­pa­ra­ti­ve­ment à 17,2 % dans le groupe ne pre­nant pas le médicament.
Les risques de cata­racte ont ain­si bais­sé de 40 % pour les per­sonnes trai­tées avec des statines.

Le tabac et le dia­bète aug­men­tant les risques de cata­racte, les cher­cheurs ont aus­si ana­ly­sé les résul­tats du groupe de ceux qui n’a­vaient jamais fumé et qui ne souf­fraient pas de diabète.
Ain­si, ils ont consta­té que dans ce groupe les risques de cata­racte nucléaire étaient plus bas de 60 % chez les per­sonnes trai­tées avec des sta­tines que chez celles n’en pre­nant pas.
La cata­racte touche plus d’une per­sonne sur cinq à par­tir de 65 ans, plus d’une sur trois à par­tir de 75 ans et près de deux sur trois après 85 ans.Le seul trai­te­ment actuel, chi­rur­gi­cal, donne géné­ra­le­ment de bons résul­tats avec peu de risques. Les résul­tats com­plets sont publiés dans le Jour­nal de l’as­so­cia­tion médi­cale amé­ri­caine (JAMA) daté du 21 juin.

JAMA. 2006;295:2752–2758. Context Sta­tins are wide­ly pres­cri­bed for their lipid-lowe­ring effects but also have puta­tive antioxi­dant pro­per­ties. Oxi­da­tive stress is belie­ved to play a role in the deve­lop­ment of nuclear cata­ract, but lit­tle is known regar­ding the rela­tion­ship of sta­tin use and cata­ract incidence.
Objec­tive To eva­luate the rela­tion­ship of use of sta­tins and inci­dent cata­ract in adults in a mid­wes­tern com­mu­ni­ty in the Uni­ted States.
Desi­gn, Set­ting, and Par­ti­ci­pants The Bea­ver Dam Eye Stu­dy, an obser­va­tio­nal, lon­gi­tu­di­nal, popu­la­tion-based stu­dy of age-rela­ted eye disease in Bea­ver Dam, Wis. There were 1299 per­sons who were seen at the third exa­mi­na­tion in 1998–2000, had gra­dable pho­to­graphs in both eyes, and were dee­med to be at risk of deve­lo­ping nuclear cata­ract within 5 years.
Main Out­come Mea­sure Five-year inci­dence of cata­ract with res­pect to sta­tin use. Cata­racts were gra­ded from pho­to­graphs taken through the participant’s dila­ted pupil.
Results A total of 210 per­sons deve­lo­ped inci­dent nuclear cata­ract in the inter­val from 1998–2000 to 2003–2005. Five-year inci­dence of nuclear cata­ract was 12.2% in sta­tin users com­pa­red with 17.2% in nonu­sers (odds ratio [OR], 0.55 ; 95% confi­dence inter­val [CI], 0.36–0.84), control­ling for age. When only never smo­kers without dia­betes were asses­sed, the age‑, lipid level–, and sex-adjus­ted OR was 0.40 (95% CI, 0.18–0.90). Five-year inci­dence of cor­ti­cal cata­ract was 9.9% in sta­tin users and 7.5% in nonu­sers (OR, 1.28 ; 95% CI, 0.79–2.08); pos­te­rior sub­cap­su­lar cata­ract occur­red in 3.0% of sta­tin users and 3.4% of nonu­sers (OR, 0.82 ; 95% CI, 0.39–1.71).
Conclu­sion Sta­tin use in a gene­ral popu­la­tion appears to be asso­cia­ted with lower risk of nuclear cata­ract, the most com­mon type of age-rela­ted cataract.
Author Affi­lia­tions : Depart­ment of Oph­thal­mo­lo­gy and Visual Sciences, Uni­ver­si­ty of Wis­con­sin School of Medi­cine and Public Health, Madi­son. Vol. 295 No. 23, June 21, 2006

Les sta­tines en pré­ven­tion des états septiques
Hackam D.G et al. Sta­tins and sep­sis in patients with car­dio­vas­cu­lar disease : a popu­la­tion-based cohort stu­dy. Lan­cet, Février 2006 ; 367:413–418 http://www.uvp5.univ-paris5.fr/MED-INFO-MP5/AC/ArchivesRev.asp?Rev=56

Les sta­tines ont un impact signi­fi­ca­tif en pré­ven­tion pri­maire et secon­daire sur la mor­ta­li­té et la mor­bi­di­té car­dio­vas­cu­laires. L’ef­fi­ca­ci­té et la rapi­di­té d’ac­tion des sta­tines sur la réduc­tion des acci­dents coro­naires ont conduit à l’hy­po­thèse que les sta­tines pour­raient pos­sé­der des effets cho­les­té­rol-indé­pen­dants. En inhi­bant l’HMG-CoA réduc­tase, enzyme clé dans la syn­thèse du cho­les­té­rol, les sta­tines réduisent non seule­ment le cho­les­té­rol, mais aus­si la pro­duc­tion d’in­ter­mé­diaires iso­pré­noïdes non sté­roï­diens, impli­qués dans de nom­breuses fonc­tions cel­lu­laires. L’in­hi­bi­tion de ces com­po­sés iso­pré­noïdes pour­rait expli­quer les nom­breux effets cho­les­té­rol-indé­pen­dants des statines.

Un trai­te­ment par sta­tine, chez des patients de plus de 65 ans ayant une patho­lo­gie car­dio­vas­cu­laire, est asso­cié à une dimi­nu­tion du taux de sep­sis, de sep­sis sévères et de décès par sep­sis. Aucun béné­fice de cette nature n’est obser­vé avec les autres hypo­li­pé­miants. Telles sont les conclu­sions d’une étude de cohorte canadienne.

Uti­li­sant une base de don­nées de san­té de l’Ontario (Onta­rio Drug Bene­fit), les auteurs ont iden­ti­fié 141487 patients hos­pi­ta­li­sés, entre 1997 et 2002, pour une patho­lo­gie car­dio­vas­cu­laire en rela­tion avec une athé­ro­sclé­rose et ayant sur­vé­cu au moins 3 mois après leur sor­tie de l’hôpital. Par­mi ceux-ci, 46662 (33%) avaient eu au moins une pres­crip­tion de sta­tine durant les 3 mois pré­cé­dant l’hospitalisation contrai­re­ment aux 94825 autres (67%). A par­tir de ces don­nées, 2 groupes de 34584 patients com­pa­rables ont été consti­tués et sui­vis en moyenne 2,2 ans.

Le risque de sep­ti­cé­mie était dimi­nué de 19% sous sta­tine, le risque de sep­sis sévère ou de décès consé­cu­tif était dimi­nué de 17% et 25% res­pec­ti­ve­ment. Les résul­tats étaient simi­laires après ajus­te­ment pour les carac­té­ris­tiques démo­gra­phiques et les co-mor­bi­di­tés, ils étaient équi­va­lents pour les 3 sta­tines les plus pres­crites (ator­vas­ta­tine, sim­vas­ta­tine et pra­vas­ta­tine) aus­si bien pour des poso­lo­gies éle­vées que pour des poso­lo­gies faibles. Ces don­nées méritent d’être confir­mées par des études pros­pec­tives contrôlées.

Vieillis­se­ment : Des sta­tines pour mieux et moins vieillir ? (2013)
Les sta­tines peuvent aus­si ralen­tir le vieillis­se­ment humain ou du moins favo­ri­ser un vieillis­se­ment en bonne san­té, sug­gère cette étude de l’Université de Naples. Les sta­tines pro­tègent contre le rac­cour­cis­se­ment des télo­mères et donc ralen­tissent le pro­ces­sus de vieillis­se­ment cel­lu­laire, selon ces conclu­sions, pré­sen­tées dans le FASEB Jour­nal (Fédé­ra­tion des socié­tés amé­ri­caines de bio­lo­gie expé­ri­men­tale). [Lire]

L´utilisation à long terme des sta­tines est asso­ciée à une dimi­nu­tion du risque de lithiase com­pli­quée de cholécystectomie.
Sta­tin use and risk of gall­stone disease fol­lo­wed by cholecystectomy.
JAMA. 2009 Nov 11;302(18):2001–7.
Bod­mer M, Brau­chli YB, Krä­henbühl S, Jick SS, Meier CR.
CONTEXT : Gall­stone disease is a lea­ding cause of mor­bi­di­ty in wes­tern coun­tries and car­ries a high eco­no­mic bur­den. Sta­tins decrease hepa­tic cho­les­te­rol bio­syn­the­sis and may the­re­fore lower the risk of cho­les­te­rol gall­stones by redu­cing the cho­les­te­rol concen­tra­tion in the bile. Data on this asso­cia­tion in humans are scarce.

OBJECTIVE : To stu­dy the asso­cia­tion bet­ween the use of sta­tins, fibrates, or other lipid-lowe­ring agents and the risk of inci­dent gall­stone disease fol­lo­wed by cholecystectomy.

DESIGN, SETTING, AND PARTICIPANTS : Case-control ana­ly­sis using the UK-based Gene­ral Prac­tice Research Data­base. Inci­dent patients bet­ween 1994 and 2008 and 4 controls per each patient were iden­ti­fied and mat­ched on age, sex, gene­ral prac­tice, calen­dar time, and years of his­to­ry in the data­base. The stu­dy popu­la­tion was 76% women and the mean (SD) age was 53.4 (15.0) years at the index date. Condi­tio­nal logis­tic regres­sion was used to esti­mate the odds ratio (OR) of deve­lo­ping gall­stones fol­lo­wed by cho­le­cys­tec­to­my in rela­tion to expo­sure to lipid-lowe­ring agents, stra­ti­fied by expo­sure timing and dura­tion. The ORs and 95% confi­dence inter­vals (CIs) were adjus­ted for smo­king, body mass index, ische­mic heart disease, stroke, and estro­gen use.

MAIN OUTCOME MEASURE : The adjus­ted OR (AOR) for deve­lo­ping gall­stone disease fol­lo­wed by cho­le­cys­tec­to­my in rela­tion to expo­sure to lipid-lowe­ring agents.

RESULTS : A total of 27,035 patients with cho­le­cys­tec­to­my and 106,531 mat­ched controls were iden­ti­fied, inclu­ding 2396 patients and 8868 controls who had sta­tin use. Com­pa­red with nonuse, cur­rent sta­tin use (last pres­crip­tion recor­ded within 90 days before the first-time diag­no­sis of the disease) was 1.0% for patients and 0.8% for controls (AOR, 1.10 ; 95% CI, 0.95–1.27) for 1 to 4 pres­crip­tions ; 2.6% vs 2.4% (AOR, 0.85 ; 95% CI, 0.77–0.93) for 5 to 19 pres­crip­tions, and 3.2% vs 3.7% (AOR, 0.64 ; 95% CI, 0.59–0.70) for 20 or more pres­crip­tions. The AORs for cur­rent use of sta­tins defi­ned as 20 or more pres­crip­tions were simi­lar (around 0.6) across age, sex, and body mass index cate­go­ries, and across the sta­tin class.

CONCLUSION : Long-term use of sta­tins was asso­cia­ted with a decrea­sed risk of gall­stones fol­lo­wed by cholecystectomy.
PMID : 19903921 [Pub­Med – in process

Les sta­tines asso­ciées à une meilleure évo­lu­tion chez des hommes trai­tés pour un can­cer de la pros­tate ((Jour­nal of Cli­ni­cal Onco­lo­gy, publi­ca­tion élec­tro­nique accé­lé­rée – mai 2010)
Le trai­te­ment par les hypo­cho­les­té­ro­lé­miants de la famille des sta­tines semble asso­cié à une meilleure évo­lu­tion chez des hommes trai­tés par radio­thé­ra­pie pour un can­cer de la pros­tate, rap­portent des cher­cheurs amé­ri­cains dans le Jour­nal of Cli­ni­cal Onco­lo­gy (JCO) en ligne.
L’u­ti­li­sa­tion des sta­tines a déjà été asso­ciée à une réduc­tion du risque d’a­voir un diag­nos­tic de can­cer de la pros­tate et d’a­voir une mala­die avan­cée. De plus, chez les hommes ayant un diag­nos­tic de can­cer de la pros­tate, les sta­tines ont été asso­ciées à un taux d’an­ti­gène pros­ta­tique PSA plus bas et à une mala­die moins grave en cas de pros­ta­tec­to­mie radi­cale (cf dépêche APM FBME5001).
Le Dr Ruchi­cka Gutt de l’U­ni­ver­si­té de Chi­ca­go et ses col­lègues ont repris les don­nées de 691 hommes ayant un can­cer de la pros­tate loca­li­sé (94%) ou loca­le­ment avan­cé (6%) trai­tés par radio­thé­ra­pie externe à une dose médiane de 72 à 74 grays ou par curie­thé­ra­pie (pri­maire ou en com­plé­ment de la radio­thé­ra­pie). De plus, 41% rece­vaient aus­si une hor­mo­no­thé­ra­pie. Moins d’un tiers des patients (27%) pre­naient des statines.
Le sui­vi médian était de 50 mois après la radio­thé­ra­pie. Les sta­tines étaient asso­ciées à signi­fi­ca­ti­ve­ment moins de réci­dives bio­lo­giques (remon­tée du taux de PSA), à moins de trai­te­ment de sau­ve­tage anti-andro­gé­nique et à une meilleure sur­vie sans rechute, mais la sur­vie glo­bale n’é­tait pas différente.

  • En ana­lyse mul­ti­va­riée, la prise de sta­tines était asso­ciée à moins de réci­dives bio­lo­giques tout comme un PSA infé­rieur ou égal à 8,4 avant trai­te­ment, un stade infé­rieur à T2b et un score de Glea­son infé­rieur à 7.
  • En ana­lyse uni­va­riée, un taux de cho­les­té­rol total avant trai­te­ment infé­rieur à 1,9 g/L et un taux de LDL-cho­les­té­rol infé­rieur à 1,1 g/L étaient asso­ciés à moins de réci­dives à quatre ans.

    « L’ef­fet favo­rable des sta­tines pour­rait pro­ve­nir d’un effet direct ou pas­ser par l’ef­fet hypo­cho­les­té­ro­lé­miant de ces médi­ca­ments », indiquent les auteurs.

Les sta­tines ont mon­tré une acti­vi­té anti­can­cé­reuse in vitro et une action syner­gique avec l’ir­ra­dia­tion dans des lignées cel­lu­laires, par arrêt du cycle cel­lu­laire et apop­tose. « Nos propres tra­vaux pré­cli­niques sur des xéno­greffes démontrent un effet clai­re­ment radio­sen­si­bi­li­sant de la sim­vas­ta­tine sur la crois­sance cel­lu­laire. Si cet effet sen­si­bi­li­sant ou une acti­vi­té anti­can­cé­reuse sont confir­més, les sta­tines pour­raient alors per­mettre de réduire le trai­te­ment anti-andro­gé­nique ou la dose d’ir­ra­dia­tion », indiquent-ils.
« Ces modi­fi­ca­tions pour­raient alors réduire les coûts de trai­te­ment et dimi­nuer la mor­bi­di­té des trai­te­ments », ajoutent-ils.

Il fau­drait mener une étude pros­pec­tive ran­do­mi­sée pour s’as­su­rer de l’ab­sence de biais de sélec­tion et pour éva­luer cor­rec­te­ment si les sta­tines réduisent le risque de réci­dive bio­lo­gique et la mor­ta­li­té spé­ci­fique du can­cer de la pros­tate chez les hommes trai­tés par radio­thé­ra­pie avec ou sans hor­mo­no­thé­ra­pie, com­mente Antho­ny D’A­mi­co du Dana Far­ber Can­cer Ins­ti­tute à Bos­ton (Mas­sa­chu­setts), dans un édi­to­rial accom­pa­gnant l’ar­ticle. Les sta­tines pour­raient réduire le déve­lop­pe­ment de pneu­mo­nies, confirme une étude randomisée

Les sta­tines pour­raient réduire le déve­lop­pe­ment de pneu­mo­nies, a confir­mé une étude ran­do­mi­sée pré­sen­tée lun­di à l’In­ters­cience Confe­rence on Anti­mi­cro­bial Agents and Che­mo­the­ra­py (ICAAC).

« Alors que des études obser­va­tion­nelles sou­lèvent la pos­si­bi­li­té qu’un trai­te­ment par sta­tine pour­rait réduire les taux de pneu­mo­nie et de cer­taines autres infec­tions, on manque de preuves pro­ve­nant d’es­sais ran­do­mi­sés éva­luant cette hypo­thèse », ont sou­li­gné Vic­tor Novack, du centre de méde­cine uni­ver­si­taire Soro­ka à Beer Shi­va (Israël), et ses col­lègues nord-amé­ri­cains, dans un résu­mé écrit de leur « late­brea­ker pos­ter ». Ils ont mon­tré à par­tir d’un sui­vi médian de 1,9 an et de 5 ans maxi­mum que le risque de déve­lop­per une pneu­mo­nie était signi­fi­ca­ti­ve­ment infé­rieur de 17% avec la rosu­vas­ta­tine par rap­port au placebo.
Ce risque était réduit de 19% lorsque le sui­vi était res­treint jus­qu’à la sur­ve­nue de la pre­mière pneu­mo­nie ou du pre­mier évé­ne­ment vasculaire.
Des baisses de risque du même ordre ont aus­si été obser­vées pour les infec­tions des tis­sus mous, pour les infec­tions gyné­co­lo­giques et pour les infec­tions fon­giques, mais pas pour les infec­tions uri­naires, ni pour les infec­tions virales ni pour toutes les infec­tions respiratoires.
Ces effets ne variaient pas après ajus­te­ment par rap­port à l’âge, au sexe, à la consom­ma­tion ou non de tabac, au syn­drome méta­bo­lique et aux taux de lipides ou de hsCRP.

Effets in vitro de plu­sieurs sta­tines sur le CMV
Des cher­cheurs japo­nais ont éga­le­ment mon­tré lun­di au congrès de l’I­CAAC l’ef­fet de plu­sieurs sta­tines contre la répli­ca­tion du cyto­mé­ga­lo­vi­rus (CMV) dans des cel­lules humaines.
Ils ont jus­ti­fié leur étude, dans un résu­mé écrit de leur pré­sen­ta­tion orale, par les effets inhi­bi­teurs des sta­tines qui ont déjà été rap­por­tés sur la répli­ca­tion du VIH‑1 et du virus de la poliomyélite.
Ils ont mon­tré que la mévas­ta­tine avait le plus d’ef­fet, sui­vie par la sim­vas­ta­tine, la lovas­ta­tine et la pra­vas­ta­tine, la concen­tra­tion de sta­tine néces­saire pour bais­ser de 50% la charge virale étant res­pec­ti­ve­ment de 0,0006, de 0,0055, de 0,04 et de 2,55 µM.

Sta­tines et LED
van Leu­ven SI et coll. : Sta­tin the­ra­py in lupus-media­ted athe­ro­ge­ne­sis : two birds with one stone ? Ann Rheum Dis 2011 ; 70 : 245–248 par jim.fr
En plus de réduire le cho­les­té­rol, il a été démon­tré par ailleurs que les sta­tines ont des pro­prié­tés immu­no­mo­du­la­trices, qui pour­raient avoir un inté­rêt par­ti­cu­lier dans le lupus.
Ain­si, les sta­tines semblent poten­tiel­le­ment en mesure de réduire les mala­dies vas­cu­laires athé­ro­sclé­ro­tiques chez les patients lupiques en dimi­nuant l’ac­ti­va­tion immu­ni­taire au sein de la paroi arté­rielle et en atté­nuant l’ac­ti­vi­té du lupus.
Plu­sieurs études ani­males ont éva­lué l’ef­fet des sta­tines sur l’ac­ti­vi­té du lupus et de l’a­thé­ro­ge­nèse médiée par le lupus et ont démon­tré des effets opposés.
Seul un nombre limi­té d’é­tudes chez l’homme ont été réa­li­sées. L’effet d’un trai­te­ment par sta­tines sur l’activité du lupus chez les patients atteints de LED.n’est pas tran­ché mais quelques études ont par contre mon­tré leur effets béné­fiques sur l’athérosclérose des malades lupiques.
Prendre la déci­sion ou non d’en­tre­prendre un trai­te­ment par sta­tines chez les malades lupiques dépend de l’es­ti­ma­tion du risque car­dio­vas­cu­laire à 10 ans et devrait prendre en compte le lupus comme un fac­teur de risque à part entière

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