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Saxagliptine – Onglyza : composition, posologie, contre-indication

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La consom­ma­tion d’aliments de moins en moins bio­lo­giques est l’une des prin­ci­pales causes du dia­bète. En plus de l’insuline, la met­for­mine ou la sul­fo­ny­lu­rée, le méde­cin pres­crit en com­plé­ment l’onglyza dans le cadre du trai­te­ment du dia­bète de type 2 chez les adultes. Quelle est sa com­po­si­tion ? Quel est son mode d’administration ? Quelles sont les contre-indications ?

Onglyza : composition

L’onglyza est un médi­ca­ment phar­ma­co­thé­ra­peu­tique. Il est com­po­sé majo­ri­tai­re­ment de la saxa­glip­tine.

La saxagliptine

Étant une sub­stance active, la saxa­glip­tine appar­tient à la classe des inhi­bi­teurs de la Dipep­ti­dyl pep­ti­dase 4 (DDP‑4). Cette molé­cule per­met de régu­ler le taux de gly­cé­mie dans l’organisme. Son action inhi­bi­trice sur les acti­vi­tés enzy­ma­tiques de la DPP‑4 contri­bue à accroître la pro­duc­tion des hor­mones pep­ti­diques : les incré­tines. Sécré­tées par les intes­tins, ces hor­mones aug­mentent la concen­tra­tion d’insuline dans le corps lorsque le taux de glu­cose est éle­vé dans le sang.

Le lactose monohydraté

Le lac­tose mono­hy­dra­té est un sucre qui pro­vient du lait. En rai­son de sa pro­prié­té de com­pres­si­bi­li­té excel­lente, il est employé par les indus­tries phar­ma­ceu­tiques dans le cadre de la fabri­ca­tion des com­pri­més. Étant un exci­pient à effets notoires chez cer­taines per­sonnes, les doses uti­li­sées sont très minimes.

Les autres excipients

En plus de la saxa­glip­tine et du lac­tose mono­hy­dra­té, l’onglyza est com­po­sé d’autres élé­ments non médi­ci­naux notamment :

  • Le stéa­rate de magnésium ;
  • Le dioxyde de titane ;
  • L’oxyde de fer jaune ;
  • Le talc ;
  • Le macro­gol 3350 ;
  • La cel­lu­lose microcristalline ;
  • La cros­car­mel­lose sodique ;
  • L’alcool poly­vi­ny­lique ;
  • Le poly­éthy­lè­ne­gly­col ;
  • Encre : laque d’aluminium indi­go­tine (AD et C bleu n° 2).

L’automédication est for­te­ment décon­seillée. Il faut tou­jours pri­vi­lé­gier un avis médi­cal pour mini­mi­ser d’éventuels risques rela­tifs à la consom­ma­tion de médi­ca­ments non adap­tés à l’affection ou à l’organisme.

Onglyza : posologie

L’onglyza est uni­que­ment dis­po­nible sous forme de com­pri­més ronds, bicon­vexes et pel­li­cu­lés de 2,5 mg ou 5 mg. Les com­pri­més de 2,5 mg ont une cou­leur jaune et ceux de 5 mg une cou­leur rose. La dis­tinc­tion entre les deux ver­sions se situe au niveau de la quan­ti­té de saxa­glip­tine incor­po­rée dans chaque cachet. La dose habi­tuelle de ce médi­ca­ment est de 5 mg par jour. Il est bien évi­dem­ment admi­nis­tré par voie orale. Il doit être ava­lé en entier avec une quan­ti­té consé­quente d’eau.

Il faut noter que ce trai­te­ment doit être sui­vi rigou­reu­se­ment et en confor­mi­té avec les indi­ca­tions du spé­cia­liste. En cas d’omission d’une dose, le patient peut ins­tan­ta­né­ment prendre le médi­ca­ment. L’essentiel est qu’il res­pecte le dosage jour­na­lier. Ne jamais prendre le risque d’augmenter la dose pres­crite dans le but de com­pen­ser une omis­sion. En cas de doute pen­dant le trai­te­ment, il est pré­fé­rable de faire appel au méde­cin pour plus d’éclaircissement.

Onglyza : contre-indications

La prise de l’onglyza est décon­seillée dans les cas ci-après :

  • Dia­bète de type 1 ;
  • État de pré­co­ma ou coma diabétique ;
  • Cétoa­ci­dose diabétique ;
  • Pré­dis­po­si­tion aller­gique à une com­po­sante du médicament.

En géné­ral, un trai­te­ment à l’insuline est pres­crit pour les cas graves de diabète.

Onglyza : effets secondaires

Comme tous les médi­ca­ments, l’onglyza peut entrai­ner des effets secon­daires. Il s’agit de mani­fes­ta­tions indé­si­rables suite à la prise d’un médi­ca­ment. En fonc­tion de l’organisme du patient, ils peuvent avoir des consé­quences légères ou sévères sur la san­té de ce der­nier. Dans le cadre du trai­te­ment à l’onglyza, les effets sui­vants peuvent apparaitre :

  • Des érup­tions cutanées ;
  • Des dou­leurs intenses au niveau des articulations ;
  • Des maux de tête ;
  • De la fièvre ;
  • Des dif­fi­cul­tés respiratoires ;
  • Des chan­ge­ments d’humeurs ;
  • Des trem­ble­ments ;
  • Des dou­leurs au niveau de la gorge ;
  • Des écou­le­ments nasaux ;
  • Une toux ;
  • Des envies inces­santes d’uriner ;
  • Des nau­sées ;
  • Un gon­fle­ment de l’abdomen ;

Ces malaises sont rapi­de­ment pris en charge et peuvent dans des cas excep­tion­nels dis­pa­raître seuls.

Bien que ces effets ne soient consta­tés que chez très peu de patients, le méde­cin évoque tout de même ces pos­si­bi­li­tés pen­dant la consul­ta­tion pour évi­ter toute panique en cas de mani­fes­ta­tions. À l’apparition du moindre signe, il est essen­tiel de le signa­ler auto­ma­ti­que­ment au spé­cia­liste pour évi­ter toute com­pli­ca­tion par la suite.

Onglyza : précautions d’emploi

Pen­dant les échanges avec le méde­cin, il est très impor­tant de don­ner toutes les infor­ma­tions néces­saires sur ses anté­cé­dents médi­caux, qu’ils s’agissent d’allergies, de troubles patho­lo­giques ou méta­bo­liques. En cas de trai­te­ment en ins­tance, il est éga­le­ment cru­cial de le lui noti­fier, peu importe l’affection. Il en est de même pour les femmes enceintes ou allai­tantes. Toutes ces don­nées aident le spé­cia­liste à choi­sir le meilleur trai­te­ment à admi­nis­trer au patient. Une infor­ma­tion cachée ou omise peut avoir de lourdes réper­cus­sions.

Cas d’un diabète de type 1 et d’une cétoacidose diabétique

Un trai­te­ment à la saxa­glip­tine ne peut être pres­crit dans le cas du dia­bète de type 1 ou d’une cétoa­ci­dose (accu­mu­la­tion de sub­strats éner­gé­tiques dans le sang et l’urine).

Cas d’une maladie hépatique

La dimi­nu­tion ou le dérè­gle­ment de la fonc­tion hépa­tique peut entrai­ner l’accumulation de la saxa­glip­tine dans l’organisme et pro­vo­quer des effets indé­si­rables. Lorsque le patient souffre d’un trouble hépa­tique, le méde­cin le suit de très près. Des exa­mens sont régu­liè­re­ment effec­tués pour sur­veiller l’évolution de l’affection. Bien évi­dem­ment, si le trai­te­ment est un risque pour le patient, le méde­cin l’oriente vers une autre option.

Cas du trouble de la fonction rénale

La prise de la saxa­glip­tine peut déclen­cher des effets secon­daires dans le cas d’une mala­die rénale. Il est donc essen­tiel d’échanger avec le méde­cin sur les éven­tuelles consé­quences qui peuvent en décou­ler et les habi­tudes à adop­ter pour opti­mi­ser son effi­ca­ci­té. Des tests sont aus­si régu­liè­re­ment réa­li­sés pour sur­veiller le fonc­tion­ne­ment des reins du patient. L’onglyza est stric­te­ment décon­seillé chez les per­sonnes atteintes d’une insuf­fi­sance rénale.

Cas d’une hypoglycémie

Ayant des pro­prié­tés inhi­bi­trices, la com­bi­nai­son de la saxa­glip­tine avec de l’insuline ou de la sul­fo­ny­lu­rée peut accroître le risque d’hypoglycémie (réduc­tion consi­dé­rable du taux de glu­cose dans le sang). Dans ce cas d’espèce, le spé­cia­liste peut conseiller de dimi­nuer la dose des autres médi­ca­ments asso­ciés au traitement.

Dans le constat de l’apparition de cer­tains symp­tômes se rap­pro­chant à une hypo­gly­cé­mie telle qu’une baisse de forme géné­rale, des maux de tête, un étour­dis­se­ment, une sen­sa­tion de faim…, la consul­ta­tion d’un méde­cin est requise.

Cas d’une infection, d’un traumatisme ou d’une intervention chirurgicale

Lorsque l’organisme est sujet à des troubles tels que le stress, un trau­ma­tisme ou une infec­tion, on peut obser­ver une irré­gu­la­ri­té au niveau du taux de sucre dans le sang. Pour ce faire, le spé­cia­liste peut inter­rompre tem­po­rai­re­ment le trai­te­ment. Par ailleurs, une inter­ven­tion chi­rur­gi­cale est un pro­ces­sus qui exige au préa­lable une pré­pa­ra­tion. Il est donc recom­man­dé d’en par­ler avec son méde­cin, car il existe des médi­ca­ments qui sont incom­pa­tibles avec la saxa­glip­tine.

Cas d’une pancréatite

La com­bi­nai­son de la saxa­glip­tine et la met­for­mine peut cau­ser une pan­créa­tite aiguë (inflam­ma­tion du pan­créas). Si le patient a déjà déve­lop­pé cette affec­tion, il peut être expo­sé à une réci­dive. Le méde­cin évi­te­ra donc d’associer ces deux trai­te­ments. Il peut pres­crire uni­que­ment de l’onglyza ou de la met­for­mine. En outre, un sui­vi médi­cal spé­ci­fique s’avère indispensable.

Cas d’un système immunitaire affaibli

En cas de défaillance du sys­tème immu­ni­taire, l’administration de la saxa­glip­tine peut cau­ser d’autres troubles. Le trai­te­ment peut être agres­sif et par consé­quent endom­ma­ger d’autres organes. Le méde­cin est donc très vigi­lant et éva­lue les poten­tiels risques. Il pres­crit géné­ra­le­ment une série d’examens pour avoir une idée du taux d’hémoglobine pré­sent dans le corps. En fonc­tion du résul­tat, il prend les mesures qui s’imposent.

Cas d’une personne âgée, d’une femme enceinte ou allaitante

Les per­sonnes âgées ayant plus de 65 ans sont sus­cep­tibles de déve­lop­per les effets secon­daires. Quant aux femmes enceintes, la saxa­glip­tine est tota­le­ment pros­crite. À cet effet, si une gros­sesse sur­vient au cours du trai­te­ment, il faut auto­ma­ti­que­ment arrê­ter la prise du médi­ca­ment et aller consul­ter dans les brefs délais un médecin.

Bien qu’aucune théo­rie n’ait encore prou­vé que les sub­stances de ce médi­ca­ment peuvent se mélan­ger au lait mater­nel, il est recom­man­dé de prendre l’avis d’un spé­cia­liste ou d’un phar­ma­cien pour plus de précautions.

Les interactions médicamenteuses

L’interaction médi­ca­men­teuse est la modi­fi­ca­tion des effets médi­ci­naux ou secon­daires d’un médi­ca­ment par un autre trai­te­ment. Les agents pou­vant inter­agir avec la saxa­glip­tine sont mul­tiples. Il s’agit :

  • Les anti­bio­tiques macro­lides : la cla­ri­thro­my­cine, l’érythromycine, l’azithromicine ;
  • L’acétate d’abiratérone ;
  • L’aspirine ;
  • La cyclo­spo­rine ;
  • Les médi­ca­ments sti­mu­lant la pro­duc­tion de la lutéi­no­sti­mu­line : la leuproréline… ;
  • Le diso­py­ra­mide ;
  • Les anti­bio­tiques de la famille des sul­fo­na­mides : le cotrimoxazole… ;
  • Les anti­bio­tiques de la classe des qui­no­lones : la norfloxacine… ;
  • La qui­nine ;
  • La tes­to­sté­rone ;

L’interaction d’un médi­ca­ment avec un autre n’est pas for­cé­ment néga­tive. Tou­te­fois, il est cru­cial que le méde­cin ait toutes les infor­ma­tions essen­tielles sur les anté­cé­dents médi­caux du patient. En cas d’interaction médi­ca­men­teuse, il est mieux aguer­ri pour pro­di­guer les conseils utiles afin d’éviter tout inci­dent. Qu’ils s’agissent de médi­ca­ments ou de trai­te­ment à base de plantes thé­ra­peu­tiques, aucun élé­ment n’est à négliger.

En cas de consom­ma­tion d’alcool, de stu­pé­fiant, de nico­tine ou caféine, le méde­cin doit éga­le­ment être avisé.

Les conclusions dans le cadre de l’utilisation de la saxagliptine

Selon cer­taines études, l’onglyza n’a pas un réel effet sur la régu­la­tion du taux HbA1c par rap­port à d’autres trai­te­ments. Cepen­dant, il a la même effi­ca­ci­té que les autres agents de la classe des glip­tines. Il est la plu­part du temps asso­cié aux autres trai­te­ments lorsqu’ils sont inef­fi­caces dans la régu­la­tion du taux de gly­cé­mie. En plus de la prise de ces médi­ca­ments, le patient est tenu de suivre un régime ali­men­taire adap­té et de pra­ti­quer régu­liè­re­ment une acti­vi­té spor­tive.

Quelques conseils

Le médi­ca­ment doit être conser­vé à une tem­pé­ra­ture ambiante à l’abri du soleil. Bien plus, les enfants ne doivent pas y avoir accès. En cas de médi­ca­ments non uti­li­sés ou péri­més, le recy­clage dans les phar­ma­cies est une excel­lente alter­na­tive. Ain­si, l’environnement est pré­ser­vé de la pol­lu­tion et l’entourage de toute intoxi­ca­tion accidentelle.

 

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