HomeNon classéRIVOTRIL ® (clonazépam).

RIVOTRIL ® (clonazépam).

Publié le

spot_img

MAJ AFSSAPS 2008 – 2011

Le RIVOTRIL® est uni­que­ment indi­qué dans la prise en charge de l’épilepsie (cf infra)
L’efficacité et la sécu­ri­té d’emploi de RIVOTRIL ® ne sont en effet pas éta­blies dans le trai­te­ment de la dou­leur (notam­ment cépha­lées, dou­leurs osseuses, neu­ro­pa­thiques, arti­cu­laires, anal­gé­sie post-opé­ra­toire), ni dans les indi­ca­tions habi­tuelles des autres ben­zo­dia­zé­pines (notam­ment anxié­té et troubles du sommeil).

 

Le Rivo­tril ® – clo­na­zé­pam oral
sou­mis à la régle­men­ta­tion des stupéfiants.

Sep­tembre 2011

Un arrê­té publié au « Jour­nal offi­ciel » du 6 sep­tembre sou­met les médi­ca­ments à base de clo­na­zé­pam (Rivo­tril) admi­nis­trés par voie orale à des condi­tions par­ti­cu­lières de pres­crip­tion et de déli­vrance, en rai­son d’un risque de phar­ma­co­dé­pen­dance, d’a­bus et d’u­sage détourné.

En 2010, la durée maxi­male de pres­crip­tion était éta­blie à 12 semaines. Le Rivo­tril figu­rait aus­si sur la liste des médi­ca­ments sous sur­veillance ren­for­cée de février der­nier. Enfin, en juin, la com­mis­sion d’AMM don­nait un avis favo­rable aux mesures des­ti­nées à enca­drer les condi­tions de pres­crip­tion et de déli­vrance du médi­ca­ment : pres­crip­tion sur ordon­nance sécu­ri­sée et limi­ta­tion de la pres­crip­tion ini­tiale aux neu­ro­logues et aux pédiatres en 2012.

Rivo­tril clonazépam
Modi­fi­ca­tion des condi­tions de pres­crip­tion et de déli­vrance des formes orales

[Lire] (2011)

 

Comme pour toute ben­zo­dia­zé­pine, le trai­te­ment par RIVOTRIL ® peut entraî­ner un état de phar­ma­co­dé­pen­dance phy­sique et psy­chique, favo­ri­sé par la durée du trai­te­ment, la dose uti­li­sée ou les anté­cé­dents d’autres dépen­dances, médi­ca­men­teuses ou non, notam­ment une dépen­dance alcoo­lique. Une phar­ma­co­dé­pen­dance peut éga­le­ment sur­ve­nir à des doses thé­ra­peu­tiques et/ou chez des patients sans fac­teur de risque identifié.

Le réseau fran­çais des Centres d’Evaluation et d’Information sur la Phar­ma­co­dé­pen­dance (CEIP) a réa­li­sé une enquête natio­nale entre 1998 et 2006 qui révèle, pour les formes orales de RIVOTRIL®, une aug­men­ta­tion impor­tante des cas d’abus de phar­ma­co­dé­pen­dance et de détour­ne­ment d’usage, en par­ti­cu­lier chez des patients sous trai­te­ment de sub­sti­tu­tion aux opiacés.
La majo­ri­té des cas consta­tés ont été rap­por­tés après une pres­crip­tion de RIVOTRIL ® hors des indi­ca­tions vali­dées pour ce médi­ca­ment. L’obtention illi­cite de RIVOTRIL ® tend à se déve­lop­per. Par ailleurs, l’enquête natio­nale sur la sou­mis­sion chi­mique révèle éga­le­ment que RIVOTRIL® est uti­li­sé à des fins cri­mi­nelles ou délictuelles.

Afin de limi­ter les abus et détour­ne­ments d’usage consta­tés, nous vous infor­mons que le condi­tion­ne­ment de RIVOTRIL® 2 mg, com­pri­mé qua­dri­sé­cable en boîte de 40 com­pri­més sera rem­pla­cé, à épui­se­ment des stocks, par un condi­tion­ne­ment en boîte de 28 com­pri­més (code CIP : 381 649–8). Les condi­tions de pres­crip­tion et de déli­vrance res­tent inchangées.

Le RIVOTRIL ® est uni­que­ment indi­qué dans la prise en charge de l’épilepsie, dans les indi­ca­tions suivantes :

  • Pour les formes orales de RIVOTRIL® (com­pri­mé et solu­tion buvable) : trai­te­ment de l’épilepsie, soit en mono­thé­ra­pie tem­po­raire, soit en asso­cia­tion à un autre trai­te­ment antiépileptique :
    —- trai­te­ment des épi­lep­sies géné­ra­li­sées : crises clo­niques, toniques, toni­co-clo­niques, absences, crises myo­clo­niques, ato­niques, spasmes infan­tiles et syn­drome de Lennox-Gastaut ;
    —- trai­te­ment des épi­lep­sies par­tielles : crises par­tielles avec ou sans géné­ra­li­sa­tion secondaire.

    La forme com­pri­mé est indi­quée chez l’adulte et chez l’enfant à par­tir de 6 ans ; la forme solu­tion buvable en gouttes est par­ti­cu­liè­re­ment adap­tée à l’utilisation chez l’enfant de moins de 6 ans.

  • Pour la forme injec­table de RIVOTRIL ® : trai­te­ment d’urgence de l’état de mal épi­lep­tique de l’adulte et de l’enfant.

Nous vous remer­cions de prendre en compte ces infor­ma­tions dans le cadre de la pres­crip­tion de RIVOTRIL®, et comp­tons sur votre pré­cieuse col­la­bo­ra­tion pour per­mettre une uti­li­sa­tion sûre de ce médi­ca­ment dont le ser­vice médi­cal ren­du reste impor­tant dans le trai­te­ment de l’épilepsie. Pour une infor­ma­tion de pres­crip­tion com­plète, nous vous invi­tons à consul­ter le Résu­mé des Carac­té­ris­tiques du Pro­duit sur le Vidal .

Derniers articles

Le pied douloureux de l’adulte : causes, symptômes, diagnostic, traitements

De multiples facteurs peuvent causer des douleurs au niveau du pied. Celles-ci peuvent invalider...

Mycoplasma pneumoniae : maladies caractéristiques, traitements

Les maladies infectieuses constituent un problème de santé majeur et figurent parmi les dix...

Paralysie faciale a frigore : causes, symptômes, diagnostic et traitement

La paralysie faciale a frigore (PFF) est l’une des formes les plus fréquentes des...

Ostéopénie : clinique, physiopathologie, étiologies, traitement

L’ostéopénie est un état de fragilité osseuse fréquent à partir de 50 ans. Elle est...

Pour aller plus loin

Le pied douloureux de l’adulte : causes, symptômes, diagnostic, traitements

De multiples facteurs peuvent causer des douleurs au niveau du pied. Celles-ci peuvent invalider...

Mycoplasma pneumoniae : maladies caractéristiques, traitements

Les maladies infectieuses constituent un problème de santé majeur et figurent parmi les dix...

Paralysie faciale a frigore : causes, symptômes, diagnostic et traitement

La paralysie faciale a frigore (PFF) est l’une des formes les plus fréquentes des...