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INHIBITEURS CALCIQUES DYSFONCTION VENTRICULAIRE GAUCHE

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Source : LA LETTRE DE QRS N° 3
. Dr X. Har­lé, Dr M. Ah HOT, Dr A.Richard (Car­dio­logues – Île de la Réunion)

Para­doxa­le­ment, alors que les moyens thé­ra­peu­tiques des car­dio­pa­thies cau­sales les plus fré­quentes pro­gressent (HTA, Insuf­fi­sance coro­na­rienne) , l’in­suf­fi­sance car­diaque demeure un pro­blème majeur de san­té publique.
De plus en plus de patients sont en vie aprés des infarc­tus, les patients hyper­ten­dus sont plus agés mais beau­coup posent le pro­blème d’une dys­fonc­tion ven­tri­cu­laire gauche.
Dans ces popu­la­tions agées appa­rait éga­le­ment une enti­té encore impar­fai­te­ment com­prise , l’in­suf­fi­sance car­diaque à fonc­tion sys­to­lique conservée
Fina­le­ment de plus en plus de patients agés sont en vie au prix d’une dys­fonc­tion ven­tri­cu­laire gauche symp­to­ma­tique ou pas.

Les ICA ne repre­sentent pas en eux-même une classe thé­ra­peu­tique de l’in­suf­fi­sance car­diaque mais leur usage est sou­vent nécés­saire chez les patients atteints pour trai­ter une insuf­fi­sance coro­na­rienne ou une HTA associée.

Dans IC conges­tive cer­tains médi­ca­ments doivent être don­nés pra­ti­que­ment de principe :

Il reste tou­te­fois de nom­breux patients qui néces­sitent une trai­te­ment anti­an­gi­neux ou anti­hy­per­ten­seur complémentaire.
Les ICA sont sou­vent uti­li­sés pour ces indications
Leur effet sur l’an­gor, sur l’is­ché­mie rési­duelle, l’H­TA est lar­ge­ment démon­tré mais ils ne sont pas tous sans risque en cas d’al­té­ra­tion de le fonc­tion ventriculaire.

LES ICA DECONSEILLLES

  • La nifé­di­pine , dihy­dro­py­ri­dine de pre­mière géné­ta­tion (ADALATE ®) sem­blait pro­met­teuse pour sou­la­ger le tra­vail du ven­tri­cule gauche. Mal­heu­reu­se­ment son action lors des études en usage chro­nique s’est révé­lé néfaste y com­pris au plan de la mor­ta­li­té (sti­mu­la­tion adr­éner­gique réflexe)
  • Les ICA bra­dy­car­di­sants (dil­tia­zem, véra­pa­mil) sont aus­si décon­seillé ( effet inotrope néga­tif direct)

LES ICA CANDIDATS
Pour pal­lier ces incon­vé­nients, de nou­velles molé­cules à action inotrope néga­tive faible ou nulle et à début d’ac­tion pro­gres­sif, ont été développées
L’am­lo­di­pine (AMLOR®) a été éva­luée dans l’é­tude PRAISE faite sur 1200 patients en insuf­fi­sance car­diaque sévère ( classe III ou IV de la NYHA d’âge moyen 65 ans.
Les patients étaient sévè­re­ment atteints comme en témoigne la mor­ta­li­té glo­bale de 38% à 14 mois.
Le juge­ment ce cette étude por­tait essen­tiel­le­ment sur la mor­bi­di­té et la mortalité
Le groupe rece­vant l’am­lo­di­pine a vu la mor­bi­di­té et la mor­ta­li­té réduite( de 16% pour cette der­nière avec p=0,07 n’at­tei­gant pas la signi­fi­ca­tion statistique).
Il faut tou­te­fois noter que dans le sous-groupe des car­dio­pa­thies isché­miques, chez les patients à frac­tion d’é­jec­tion par­ti­cu­liè­re­ment basse (21% en moyenne), l’am­lo­di­pine n’a eu aucun effet néfaste et que aucune sur­mor­ta­li­té n’a été notée.

CONCLUSION
Cette sécu­ri­té per­met l’u­ti­li­sa­tion de l’am­lo­di­pine dans ces indi­ca­tions de plus en plus nom­breuses de coro­na­riens à mau­vais fonc­tion­ne­ment ven­tri­cu­laire gauche chez qui existe un angor ou une isché­mie myo­car­dique résiduelle.
Cette étude PRAISE ras­sure éga­le­ment sur la pos­si­bi­li­té d’u­ti­li­ser cet anti­cal­cique chez les hyper­ten­dus à fonc­tion VG altérée.

Réfé­rences
Packer M et coll . New England J. Med 1996 ; 355:1107–14
Elkyayam et coll. Cir­cu­la­tion 1990;82 : 1954–61
S Weber. Car­dio­lo­gie pra­tique. 1997 : 415

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