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FLAVOQUINE ® – CAMOQUIN ® DCI : AMODIAQUINE

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Labo­ra­toires Roussel.
Source MEDIQUICK 5.0 par esculapepro.com

L’a­mo­dia­quine a une action schi­zon­ti­cide sur les souches de Plas­mo­dium fal­ci­pa­rum sen­sibles et sur l’en­semble des souches de Plas­mo­dium vivax, de Plas­mo­dium ovale et de Plas­mo­dium malariae.Elle est régu­liè­re­ment effi­cace contre les souches de Plas­mo­dium fal­ci­pa­rum chlo­ro­qui­no-résis­tantes. On note­ra que l’a­mo­dia­quine n’est qu’une pro­drogue : la majeure par­tie de la molé­cule est méta­bo­li­sée en mono­de­sé­thy­la­mo­dia­quine lors du pas­sage dans le foie. C’est la mono­de­sé­thy­la­mo­dia­quine qui est le com­po­sant actif.

Pré­sen­ta­tion :
Com­pri­mé jaune sécable contenant :
—- 153mg d’A­mo­dia­quine, soit 200mg sous forme de chlorhydrate,
—- exci­pients : ami­don de maïs pré­gé­la­ti­ni­sé, ami­don de riz, stéa­rate de magnésium.
Boîte de 16 (pla­quette thermoformée). .

Il existe une pré­sen­ta­tion pédia­trique de la Fla­vo­quine °, en sirop. Elle n’est pas com­mer­cia­li­sée en France, mais très lar­ge­ment uti­li­sée en Afrique sub-saharienne.

Indi­ca­tions dans le paludisme :

Trai­te­ment de l’ac­cès palustre simple.
Trai­te­ment de l’ac­cès palustre simple résis­tant à la chloroquine.

Poso­lo­gie et mode d’administration :

- Trai­te­ment de l’ac­cès aigu : 35mg d’a­mo­dia­quine base par kg répar­tis sur 3 jours, soit :
—- à J1 : 15mg/kg répar­tis en 2 prises à 12h d’intervalle.
—- à J2 et J3 : 10mg/kg/j en 2 prises à 12h d’intervalle.
Pour un adulte de 70kg :
—- J1 : 4 com­pri­més matin et soir.
—- J2 et J3 : 2 com­pri­més matin et soir.

Groupes à risque
* Nou­veau-nés : peu de données.
* Nour­ris­sons : déconseillé.
* Enfants : décon­seillé chez les moins de 6 ans. Adap­ter la posologie.
* Gros­sesse : ne pas pres­crire comme une cure de 1ère inten­tion, absence d’ef­fet téra­to­gène chez l’a­ni­mal dans l’é­tat actuel de nos connais­sances, absence d’é­tudes chez l’homme.
* Allai­te­ment : décon­seillé, absence de données.
* Sujets âgés : pas de mises en garde particulières.
* Défi­ciences méta­bo­liques : – Insuf­fi­sance hépa­tique : (si en rap­port avec une prise anté­rieure d’a­mo­dia­quine) contre-indiqué.
– Insuf­fi­sance rénale : pas de mises en garde particulières.
* Mala­dies conco­mi­tantes : voir rubrique contre-indi­ca­tions. Il est néces­saire de sur­veiller l’ap­pa­ri­tion d’un pré-ictère (ano­rexie, asthé­nie, dou­leurs abdo­mi­nales, fièvre, nau­sées, vomis­se­ments, amai­gris­se­ment), et d’une agra­nu­lo­cy­tose (fièvre, angine, ulcé­ra­tions buc­cales) qui impose l’ar­rêt immé­diat et défi­ni­tif du traitement.

Contre-indi­ca­tions :
—- Anté­cé­dents d’hy­per­sen­si­bi­li­té à un des constituants.
—- Anté­cé­dents d’at­teinte hépa­tique ou d’a­gra­nu­lo­cy­tose par l’amodiaquine.
—- Réti­no­pa­thie (sauf en trai­te­ment cura­tif du paludisme).

Mises en garde et pré­cau­tions d’emploi
—- Sur­veiller l’é­tat cli­nique, arrê­ter la cure et pra­ti­quer des tests hépa­tiques, un hémo­gramme, une goutte épaisse en cas de sur­ve­nue de : signes d’hé­pa­tite pré-icté­rique ou d’ic­tère, signes d’a­gra­nu­lo­cy­tose (risque d’hé­pa­tite, d’a­gra­nu­lo­cy­tose mor­telle), état fébrile iso­lé (risque d’ac­cès palustre par Plas­mo­dium fal­ci­pa­rum résis­tant à l’amodiaquine).
—- Admi­nis­tra­tion orale.

Inter­ac­tions médicamenteuses :
Evi­ter d’as­so­cier l’a­mo­dia­quine à des médi­ca­ments hépa­to­toxiques ou sus­cep­tibles d’en­traî­ner une agranulocytose.

Gros­sesse et allaitement :
—- Aucun pro­blème chez l’animal.
—- Aucune don­née chez la femme enceinte ou allaitante.

Effets indé­si­rables :

  • Sévères :
    – Fré­quents : hépa­tites cho­les­ta­tiques, par­fois mortelles.
    – Quelques cas d’ac­ci­dents héma­to­lo­giques (leu­co­pé­nies, agra­nu­lo­cy­toses avec dys­cra­sie san­guine) par­fois mor­tels ont été rapportés.
    Ces acci­dents, de méca­nisme incon­nu, n’ont été décrits qu’au décours de prises pro­lon­gées d’a­mo­dia­quine. Pour cette rai­son, l’a­mo­dia­quine est stric­te­ment contre-indi­quée en pro­phy­laxie du paludisme.
    – Rares : neu­ro­myo­pa­thie (fortes doses et trai­te­ment prolongé).
  • Symp­to­ma­tiques :
    – Ont été rare­ment signa­lés : pru­rit, rashs cuta­nés, pig­men­ta­tion ardoi­sée, en par­ti­cu­lier des ongles et des muqueuses.
    – En cas de fortes doses et trai­te­ment de longue durée : nau­sées et vomis­se­ments, ano­rexie, crampes abdo­mi­nales, diar­rhée, troubles tran­si­toires de l’ac­com­mo­da­tion, opa­ci­fi­ca­tions cor­néennes régres­sant à l’ar­rêt du trai­te­ment, hyper­hé­mie conjonc­ti­vale, excep­tion­nel­le­ment réti­no­pa­thies irréversibles.
    – Sur­ve­nue pos­sible de fai­blesse, acou­phène, trem­ble­ment, troubles du rythme car­diaque, malaise.
  • Autres :
    Rien à signaler.

Sur­do­sage :
– Dose dan­ge­reuse chez l’a­dulte : envi­ron 2g en une prise soit 10 cp. – Signes cli­niques : Cépha­lées, étour­dis­se­ments, troubles visuels, col­lap­sus car­dio-vas­cu­laire et convul­sions, sui­vis par l’ar­rêt res­pi­ra­toire et car­diaque bru­tal et pré­coce. – Conduite à tenir : Trans­fert d’ur­gence vers un centre spé­cia­li­sé. Aucun cas n’est cor­rec­te­ment docu­men­té. Par ana­lo­gie avec la chlo­ro­quine, le fabri­cant écrit qu’il y a sur­do­sage au-delà de : 2 cp pour un enfant de 10 kg 5 cp pour un enfant de 20 kg 7 cp pour un enfant de 30 kg 10 cp pour un enfant de 40 kg 20 cp pour un adulte Le sur­do­sage est fatal en moins de 3 heures, par arrêt car­dio-res­pi­ra­toire. Les signes d’a­lerte sont : vomis­se­ments, étour­dis­se­ments, troubles visuels et col­lap­sus car­dio-vas­cu­laire. Remarques géné­rales : L’a­mo­dia­quine connaît un regain d’in­té­rêt en Afrique à cause de sa meilleure effi­ca­ci­té que la chlo­ro­quine et cer­tains pays, comme le Came­roun (2), n’hé­sitent pas à la pres­crire en trai­te­ment de pre­mière inten­tion de l’ac­cès palustre simple.Après l’a­voir long­temps déni­grée, l’OMS l’a réha­bi­li­tée en 1996 (3). Autre déno­mi­na­tion com­mer­ciale : CAMOQUIN®.

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