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CHAMPIX – Varénicline : posologie, interactions et effets secondaires

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CHAMPIX est l’un des médi­ca­ments les plus employés dans le sevrage taba­gique, prin­ci­pa­le­ment la dépen­dance à la nico­tine chez les adultes. Conte­nant le prin­cipe actif « tar­trate de varé­ni­cline », ce médi­ca­ment a fait l’objet de nom­breuses études. Les résul­tats de ces der­nières ont confir­mé son effi­ca­ci­té, ce qui en fait l’une des meilleures options de trai­te­ment dans le sevrage taba­gique. Cepen­dant, dis­po­nible sur ordon­nance, CHAMPIX peut avoir, comme tout médi­ca­ment, des effets indé­si­rables sur les patients. Que contient-il et com­ment expli­quer son action dans l’organisme ? Com­ment uti­li­ser ce médi­ca­ment ? Quand ne pas le prendre ? Quels en sont les effets identifiés ?

CHAMPIX : description

CHAMPIX, uti­li­sé dans le sevrage taba­gique, contient la sub­stance active « varé­ni­cline » sous forme de tar­trate. Celle-ci est un com­po­sé qui appar­tient à la famille des désac­ti­veurs. Elle fait aus­si par­tie des sub­stances qui per­mettent de lut­ter contre la dépen­dance à la nico­tine conte­nue dans le tabac.

En plus du tar­trate de varé­ni­cline, CHAMPIX com­prend de nom­breux exci­pients aus­si bien dans son noyau que dans son embal­lage. Il est pré­sen­té sous diverses formes, bien que cer­taines ne puissent faire objet de com­mer­cia­li­sa­tion.

Composition

CHAMPIX est un médi­ca­ment dis­po­nible sous forme de com­pri­més pel­li­cu­lés de cou­leur blanche conte­nant 0,5 mg de tar­trate de varé­ni­cline. Ils peuvent éga­le­ment avoir une cou­leur bleue. Dans ce cas, ils contiennent 1 mg de tar­trate de varé­ni­cline.

Les pre­miers (de 0,5 mg) portent les ins­crip­tions « Pfi­zer » sur une face et « CHX 0,5 » sur l’autre. Par contre, sur ceux de 1 mg, on a gra­vé les ins­crip­tions « Pfi­zer » sur une face et « CHX 1.0 » sur l’autre. Cela vou­drait donc dire que ce médi­ca­ment est fabri­qué par le célèbre labo­ra­toire de recherches : Pfi­zer.

Les autres ingré­dients conte­nus dans le noyau de ces com­pri­més sont notamment :

  • La cel­lu­lose microcristalline ;
  • L’hydrogénophosphate de cal­cium anhydre ;
  • La Cros­car­mel­lose sodique ;
  • Le stéa­rate de magné­sium ;
  • La silice col­loï­dale anhydre.

Les exci­pients qui com­posent le pel­li­cu­lage des com­pri­més CHAMPIX de 0,5 mg sont l’hypromellose, la macro­gol, le dioxyde de titane E171 et la tri­acé­tine. Le pel­li­cu­lage de ceux de 1 mg, quant à lui, est com­po­sé aus­si des ingré­dients tels que le macro­gol ou le dioxyde de titane. Il com­prend éga­le­ment l’hypromellose, le car­min d’indigo sous forme de laque d’aluminium et la triacétine.

Contenus des packs

CHAMPIX est dis­po­nible dans les packs d’initiation au trai­te­ment qui contiennent 2 blis­ters. Dans cer­tains packs, on retrouve un embal­lage blis­ter trans­pa­rent avec 11 com­pri­més pel­li­cu­lés de 0,5 mg dans une boîte. Un autre blis­ter com­prend 14 com­pri­més de 1 mg conte­nus dans une autre boîte.

Dans d’autres packs d’initiation au trai­te­ment, l’un des blis­ters contient à la fois 11 com­pri­més pel­li­cu­lés de 0,5 mg et 14 de 1 mg. L’autre, éga­le­ment trans­pa­rent, com­prend 28 com­pri­més pel­li­cu­lés de 1 mg.

CHAMPIX : mécanisme d’action

Les fumeurs deviennent géné­ra­le­ment dépen­dants de la nico­tine qui est une sub­stance chi­mique pré­sente dans le tabac. Celle-ci agit sur le sys­tème ner­veux où elle se lie à des récep­teurs et déclenche la libé­ra­tion d’un trans­met­teur chi­mique. Il s’agit de la dopa­mine qui joue un rôle impor­tant en tant que « mes­sa­ger » de la sen­sa­tion du plai­sir de fumer.

Le prin­cipe actif de CHAMPIX, la varé­ni­cline, peut en effet se lier à cer­tains de ces récep­teurs. Prin­ci­pa­le­ment, ce sont les récep­teurs de l’acétylcholine nico­ti­nique α4β 2 humain. En se liant à eux, la varé­ni­cline agit de deux manières. D’une part, elle rem­plit une fonc­tion simi­laire à la nico­tine (action ago­niste par­tielle), contri­buant à réduire les symp­tômes de l’état de manque com­pul­sif.

D’autre part néan­moins, la varé­ni­cline consti­tue un obs­tacle à la liai­son aux récep­teurs sus­men­tion­nés (action anta­go­niste). Par consé­quent, elle rem­place la nico­tine et réduit les sen­sa­tions et effets de plai­sir liés au tabagisme.

CHAMPIX : posologie et mode d’administration

CHAMPIX – Varénicline

Les vic­times du taba­gisme sont plus sus­cep­tibles d’arrêter de fumer si elles sont moti­vées. Les méde­cins ou phar­ma­ciens peuvent leur appor­ter des conseils, un sou­tien et des infor­ma­tions com­plé­men­taires. Cela pour­rait ain­si les aider à réus­sir leurs ten­ta­tives d’arrêt du tabac.

En ce qui concerne l’utilisation de CHAMPIX, il revient à ces pro­fes­sion­nels de pres­crire une dose. Le fumeur moti­vé doit en retour suivre rigou­reu­se­ment cela. Il prend les com­pri­més CHAMPIX par voie orale, avec de l’eau, mais tout en les ava­lant en entier.

Il convient de pré­ci­ser qu’avant de débu­ter le trai­te­ment par CHAMPIX, les fumeurs doivent géné­ra­le­ment fixer une date pour arrê­ter de fumer. Idéa­le­ment, cette der­nière se situe donc entre le 8e et le 14e jour. S’ils ne veulent ou ne peuvent pas fixer une date dans les deux pre­mières semaines, ils peuvent choi­sir une date indi­vi­duelle. Celle-ci se trou­ve­ra dans les 5 semaines sui­vant le début du trai­te­ment. Pour ne pas l’oublier, on recom­mande de l’inscrire sur l’emballage.

Tableau posologique

Les fumeurs doivent com­men­cer le trai­te­ment par les com­pri­més de cou­leur blanche avant de pas­ser ensuite à ceux de cou­leur bleue. Voi­ci un tableau qui réca­pi­tule les ins­truc­tions concer­nant les doses habi­tuelles à suivre dès le pre­mier jour du traitement.

Période Dose
Du 1er au 3e jour Du jour 1 au jour 3, le fumeur doit prendre un com­pri­mé pel­li­cu­lé blanc de 0,5 mg, une fois dans la journée.
Du 4e au 7e jour Pen­dant cette période, il faut prendre un com­pri­mé pel­li­cu­lé blanc de 0,5 mg deux fois par jour. Il est sou­hai­table de le faire une fois le matin et une fois le soir, à peu près à la même heure chaque jour.
Du 8e jusqu’à la fin du traitement Le patient doit prendre un com­pri­mé de 1 mg 2 fois par jour. Il est recom­man­dé de les prendre une fois le matin et une fois le soir. Il doit répé­ter cela le jour sui­vant à peu près à la même heure.

En géné­ral, après 12 semaines de trai­te­ment, si la vic­time arrête de fumer, le méde­cin pour­ra lui recom­man­der une cure sup­plé­men­taire de 12 semaines. La dose employée est de 1 mg, deux fois par jour.

Si elle n’y par­vient pas, le pro­fes­sion­nel peut lui recom­man­der de réduire la consom­ma­tion de tabac pen­dant les 12 pre­mières semaines de trai­te­ment. Elle est tenue d’arrêter avant la fin de cette période. Ensuite, elle conti­nue à prendre les 1 mg deux fois par jour pen­dant 12 semaines.

Autres recommandations posologiques

En cas d’événements indé­si­rables, le pro­fes­sion­nel peut déci­der de réduire tem­po­rai­re­ment ou défi­ni­ti­ve­ment la dose à 0,5 mg deux fois par jour. Au cours du trai­te­ment, la pro­ba­bi­li­té que le fumeur recom­mence son vice dans la période qui suit la fin du trai­te­ment est forte. Dans ce cas, le méde­cin peut déci­der de réduire pro­gres­si­ve­ment la dose de CHAMPIX à la fin du trai­te­ment. Un arrêt pro­gres­sif est donc recommandé.

Outre ces cas, il convient de prendre des dis­po­si­tions par­ti­cu­lières pour la poso­lo­gie sui­vant les cas suivants.

Cas d’insuffisance hépatique et des enfants

Pour les per­sonnes atteintes d’insuffisance hépa­tique, aucun ajus­te­ment poso­lo­gique n’est néces­saire. De même, l’utilisation de CHAMPIX sur les enfants et les ado­les­cents de moins de 18 ans. En effet, la sécu­ri­té et l’efficacité de ce médi­ca­ment chez cette popu­la­tion pédia­trique n’ont pas été établies.

Cas d’insuffisance rénale

Chez les per­sonnes atteintes d’une insuf­fi­sance légère, aucun ajus­te­ment poso­lo­gique n’est sou­vent néces­saire. Prin­ci­pa­le­ment, il s’agit de celles qui ont une clai­rance de la créa­ti­nine supé­rieure à 50 ml/min et infé­rieure à 80 ml/min.

De même, cet ajus­te­ment n’est pas néces­saire chez les patients qui ont un taux de clai­rance de la créa­ti­nine supé­rieure à 30 ml/min et infé­rieure 50 ml/min. Chez ceux qui pré­sentent des effets secon­daires into­lé­rables, le pro­fes­sion­nel peut réduire la dose à 1 mg une fois par jour.

Dans le cas des vic­times d’insuffisance rénale sévère, il peut être utile de prendre une dose de 1 mg une fois par jour. On pré­cise que l’administration doit com­men­cer par une dose de 0,5 mg unique quo­ti­dienne pen­dant les 3 pre­miers jours. Par la suite, il fau­dra aug­men­ter à une dose unique jour­na­lière de 1 mg.

Chez les vic­times en phase ter­mi­nale de cette mala­die, CHAMPIX n’est pas recom­man­dé. Cela s’explique par l’insuffisance des expé­riences cli­niques qui ne prouvent ni n’infirment l’effet de cette substance.

Cas des personnes âgées

Les per­sonnes âgées n’ont géné­ra­le­ment pas besoin d’un ajus­te­ment poso­lo­gique. Tou­te­fois, le pro­fes­sion­nel qui pres­crit le médi­ca­ment bien que le méde­cin pres­crip­teur doit éva­luer l’état cli­nique rénal de ces victimes.

CHAMPIX : contre-indications, avertissements et précautions

On ne doit en aucun cas uti­li­ser CHAMPIX lorsqu’on est aller­gique au tar­trate de varé­ni­cline ou à l’un des autres ingré­dients du médi­ca­ment. Aus­si, les femmes enceintes feraient mieux de ne pas com­men­cer ce trai­te­ment. Elles doivent donc dis­cu­ter avec leur méde­cin sur­tout si elles envi­sagent de tom­ber enceintes. Tou­te­fois, si elles veulent tou­jours prendre CHAMPIX, il est sou­hai­table de défi­nir un plan de trai­te­ment à l’issue duquel elles peuvent tom­ber enceintes.

Par ailleurs, bien que cela ne soit pas confir­mé par une étude, CHAMPIX pour­rait pas­ser dans le lait mater­nel. Les patientes qui allaitent doivent donc deman­der l’avis d’un pro­fes­sion­nel de san­té avant le début du traitement.

En outre, CHAMPIX peut pro­vo­quer des étour­dis­se­ments et de la som­no­lence. Par consé­quent, les per­sonnes qui l’ont pris ne devraient pas prendre le volant ni uti­li­ser des machines com­plexes. Aus­si, elles ne doivent pas effec­tuer toutes autres acti­vi­tés poten­tiel­le­ment dan­ge­reuses jusqu’à ce qu’elles sachent si ce médi­ca­ment affecte ou non leur capacité.

Précautions en cas de dépression

Avant de prendre CHAMPIX, le fumeur doit s’adresser à son pro­fes­sion­nel. En effet, des cas de dépres­sion, des com­por­te­ments sui­ci­daires et de ten­ta­tives de sui­cide ont été rap­por­tés chez des patients sous ce traitement.

Par consé­quent, le fumeur doit arrê­ter le trai­te­ment et contac­ter son méde­cin lorsqu’il ressent :

  • Une agi­ta­tion ;
  • Une sen­sa­tion de dépression ;
  • Des chan­ge­ments de com­por­te­ment qui le pré­oc­cupent.

De même, il doit prendre la même pré­cau­tion lorsqu’il déve­loppe des idées ou des com­por­te­ments suicidaires.

Précautions en cas d’apparition des effets du sevrage

Les effets des modi­fi­ca­tions qui résultent de l’arrêt du tabac, sans ou avec le trai­te­ment CHAMPIX, peuvent affec­ter le méca­nisme d’action d’autres médi­ca­ments. Par consé­quent, on pour­rait pro­cé­der à un ajus­te­ment poso­lo­gique dans cer­tains cas.

Chez cer­taines per­sonnes, l’arrêt du tabac, avec ou sans trai­te­ment, a été asso­cié à un risque impor­tant de déve­lop­pe­ment ou d’exacerbation de symp­tômes psy­chiatres. On peut notam­ment citer la dépres­sion, les sauts d’humeur et les pen­sées sui­ci­daires. Alors, si un patient pré­sente des anté­cé­dents de troubles psy­chia­triques, il doit en par­ler à son méde­cin trai­tant ou pharmacien.

En phase d’arrêt du tabac, avec ou sans trai­te­ment, une humeur dépres­sive peut sur­ve­nir. Les obser­va­tions ont éga­le­ment rap­por­té des signes de dépres­sion et des ten­ta­tives sui­ci­daires chez des per­sonnes trai­tées pour le sevrage avec CHAMPIX. Si ces symp­tômes per­sistent lorsque le fumeur arrête de prendre le médi­ca­ment, le méde­cin devra conti­nuer à le sur­veiller étroi­te­ment. Il doit le faire jusqu’à ce que ce patient se sente mieux.

Précautions en cas de symptômes cardiovasculaires

En par­ti­cu­lier chez les per­sonnes qui ont déjà des troubles car­dio­vas­cu­laires, de nou­veaux évé­ne­ments de ce type appa­raissent ou s’aggravant. Les vic­times doivent infor­mer le pra­ti­cien si elles res­sentent des chan­ge­ments dans leurs symp­tômes pen­dant le trai­te­ment par CHAMPIX.

De plus, si elles pré­sentent des signes avant-cou­reurs de crise car­diaque ou d’AVC (acci­dent vas­cu­laire céré­bral), elles doivent voir en urgence un médecin.

Précautions en cas d’épilepsie

Avant de com­men­cer le trai­te­ment par CHAMPIX, les patients doivent infor­mer leur pro­fes­sion­nel de san­té sur­tout s’ils ont eu des crises ou souffrent d’épilepsie. En effet, de nom­breuses per­sonnes ont eu des convul­sions lors de la prise de ce médicament.

Mise en garde en cas d’arrêt du traitement

Lorsque le fumeur arrête de prendre CHAMPIX, il doit tem­po­rai­re­ment signa­ler une aug­men­ta­tion de son irri­ta­bi­li­té ou une envie de fumer. Il peut éga­le­ment souf­frir d’une dépres­sion ou de troubles du som­meil. Son méde­cin peut réduire de façon pro­gres­sive la dose de CHAMPIX après le trai­te­ment.

Précautions de conservation

Les experts recom­mandent de tou­jours gar­der CHAMPIX hors de la por­tée et de la vue des enfants. Aus­si, on ne doit pas l’utiliser après sa date de péremp­tion (indi­quée sur la boîte ou pla­quette). En ce qui concerne la conser­va­tion, on recom­mande une tem­pé­ra­ture de 30 °C. Sur­tout, on ne doit pas jeter CHAMPIX dans les toi­lettes, les ordures ména­gères ou dans les eaux usées. Pour connaitre les bonnes habi­tudes à prendre, il est tou­jours sou­hai­table de s’adresser à un méde­cin. Il en va du devoir de tous de pro­té­ger l’environnement !

Précautions en cas de surdosage ou d’oubli d’une dose

Si on a acci­den­tel­le­ment pris une dose de CHAMPIX supé­rieure à celle thé­ra­peu­tique, il serait plus pru­dent de consul­ter le méde­cin. On peut éga­le­ment se rendre aux urgences les plus proches, tout en pre­nant le soin d’emporter la pla­quette de com­pri­més avec soi.

Par ailleurs, lorsqu’on oublie de prendre CHAMPIX, il ne faut abso­lu­ment pas ten­ter de com­pen­ser avec une double dose. On rap­pelle qu’il est très impor­tant que les patients prennent leurs com­pri­més régu­liè­re­ment à la même heure chaque jour.

En cas d’oubli, il faut juste prendre une dose dès que l’on sou­vient. Néan­moins, atten­tion ! Lorsque le moment coïn­cide avec la dose du jour en ques­tion, le patient prend sa dose habi­tuelle. Il ne doit pas prendre celle qu’il a oubliée.

CHAMPIX : interactions

CHAMPIX – Varénicline

Comme évo­qué, cer­tains médi­ca­ments peuvent modi­fier le méca­nisme ou l’action de CHAMPIX sur l’organisme. Pour cette rai­son, les spé­cia­listes recom­mandent aux patients d’informer le pro­fes­sion­nel de san­té, qui leur admi­nistre CHAMPIX, de la prise des médi­ca­ments suivants :

  • La théo­phyl­line qui est un médi­ca­ment pour trai­ter les troubles respiratoires ;
  • La war­fa­rine qui est un médi­ca­ment uti­li­sé pour réduire les caillots san­guins (throm­bose ou embolie) ;
  • La cimé­ti­dine(médi­ca­ment contre les troubles gas­triques) : en cas d’insuffisance rénale sévère, car cela peut entraî­ner une aug­men­ta­tion des concen­tra­tions de CHAMPIX ;
  • La nico­tine : cela peut entraî­ner une légère dimi­nu­tion de la pres­sion dias­to­lique et des effets indésirables ;
  • L’insu­line qui est un médi­ca­ment contre le diabète.

Dans cer­tains cas, on peut faire un ajus­te­ment poso­lo­gique. De plus, les cher­cheurs n’ont pas pu éta­blir la sécu­ri­té et les béné­fices de l’utilisation de CHAMPIX en asso­cia­tion avec d’autres médi­ca­ments de sevrage taba­gique. Par consé­quent, on décon­seille l’utilisation de CHAMPIX en asso­cia­tion avec ceux-là (bupro­pion).

Par ailleurs, on peut prendre CHAMPIX avec ou sans ali­ments. Cepen­dant, l’administration avec les bois­sons sur­tout alcoo­li­sées est pros­crite. En réa­li­té, il n’y a pas de don­nées cli­niques suf­fi­santes sur une inter­ac­tion éven­tuelle entre l’alcool et la varé­ni­cline.

Des rap­ports post-com­mer­cia­li­sa­tion ont fait état d’une aug­men­ta­tion des effets toxiques de l’alcool chez les per­sonnes trai­tées par varé­ni­cline. Tou­te­fois, on n’a pas pu éta­blir une rela­tion cau­sale entre ces évé­ne­ments et la varénicline.

CHAMPIX : effets secondaires

CHAMPIX ne pro­voque pas des effets indé­si­rables sys­té­ma­ti­que­ment chez tout le monde. Le sevrage taba­gique avec ou sans trai­te­ment peut déjà engen­drer des symp­tômes tels que les sautes d’humeur, l’insomnie ou les dif­fi­cul­tés de concen­tra­tion. Voi­ci, les effets secon­daires du médi­ca­ment selon leur fré­quence d’apparition.

Effets indésirables fréquents

Ils peuvent affec­ter un patient sur 10 trai­tés. Ce sont : inflam­ma­tion du nez et de la gorge, troubles du som­meil, maux de tête, nau­sées, infec­tions pul­mo­naires et des sinus. Outre ceux-là, on peut obser­ver : une dimi­nu­tion ou aug­men­ta­tion de l’appétit, une perte de poids, des ver­tiges, la toux et l’essouf­fle­ment.

Par ailleurs, cer­tains patients res­sentent des brû­lures d’estomac ou ont des vomis­se­ments, une consti­pa­tion ou une diar­rhée. Il leur arrive aus­si d’avoir des bal­lon­ne­ments, une indi­ges­tion, les maux de dents, des fla­tu­lences, des dou­leurs abdo­mi­nales, arti­cu­laires, mus­cu­laires ou thoraciques.

Effets indésirables peu fréquents

Ces symp­tômes peuvent affec­ter jusqu’à 1 per­sonne sur 100 trai­tées au CHAMPIX. Ils com­prennent : les infec­tions par un virus ou un cham­pi­gnon, les dif­fi­cul­tés à pen­ser, l’anxiété, les hal­lu­ci­na­tions, les convul­sions ou la perte de sen­si­bi­li­té au toucher.

Dans cer­tains cas, les fumeurs qui prennent CHAMPIX peuvent pré­sen­ter une conjonc­ti­vite, des dou­leurs ocu­laires, un bour­don­ne­ment, une angine ou des bouf­fées de cha­leur. D’autres souffrent d’une conges­tion de la gorge, du nez ou de la poi­trine et attrapent par­fois le rhume des foins.

On note éga­le­ment des éruc­ta­tions, des dou­leurs aux gen­cives, des acnés, des sueurs noc­turnes et des spasmes mus­cu­laires. Cer­taines vic­times ont rap­por­té qu’elles res­sentent une envie fré­quente d’uriner (sur­tout la nuit), une gêne tho­ra­cique, une fièvre ou un malaise. Cer­taines femmes ont remar­qué que leur flux de sang pen­dant les mens­trua­tions était plus abondant.

Effets secondaires rares

Des effets sont dits rares lorsqu’ils affectent une per­sonne sur 1 000. Pen­dant le trai­te­ment CHAMPIX, les patients peuvent avoir :

  • Une soif excessive ;
  • Un AVC ;
  • Une aug­men­ta­tion de la ten­sion musculaire ;
  • Des dif­fi­cul­tés à arti­cu­ler ;
  • Des pupilles dilatées ;
  • Une sen­si­bi­li­té à la lumière, lar­moie­ment abon­dant ou myopie.

Les maux de gorge, le sang dans le vomi, les rai­deurs, les kystes, les alté­ra­tions de per­for­mances sexuelles sont des symp­tômes qui sur­viennent, quoique rares. En pré­sence de tous ces effets, il est sou­hai­table de consul­ter un méde­cin pour un ajus­te­ment poso­lo­gique ou non.

 

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