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ALLI-ORLISTAT : Posologie, contre-indications, effets secondaires, précautions d’usage

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Perdre du poids consti­tue l’objectif san­té de nom­breux Fran­çais. Pour vite obte­nir une sil­houette de rêve, la majo­ri­té de ces der­niers pré­fèrent se pas­ser des régimes ou exer­cices pour se tour­ner vers les pilules. Bien que la plu­part de ces pro­duits min­ceur semblent fiables, leurs effets secon­daires ne donnent par­fois pas envie de les essayer.

Tou­te­fois, l’un d’entre eux marque la dif­fé­rence, car il fait plus de bien que mal. Il s’agit d’ALLI-ORLISTAT. Mal­gré sa pré­sence sur le mar­ché depuis plu­sieurs années déjà, ce médi­ca­ment semble peu connu, et ce, non pas parce qu’il n’est pas effi­cace, mais plu­tôt en rai­son de sa com­mer­cia­li­sa­tion limi­tée. En quoi consti­tue-t-il une valeur sûre pour perdre du poids ? Le point ici.

ALLI-ORLISTAT : Présentation

L’ALLI-ORLISTAT est un médi­ca­ment anti-obé­si­té. Il est donc conçu pour trai­ter le sur­poids. Le pro­duit existe sous deux for­mats. Dans le pre­mier cas, il est ques­tion de com­pri­més à sucer et cha­cun de ces der­niers pos­sède 27 mg du prin­cipe actif qui est l’Orlistat.

En revanche, il s’agit dans le second cas de gélules et cha­cune de ces der­nières pos­sède un dosage de 60 mg de l’excipient prin­ci­pal. C’est d’ailleurs sous cette forme que le pro­duit est majo­ri­tai­re­ment connu. Quelle que soit la confi­gu­ra­tion pré­fé­rée, l’ALLI-ORLISTAT est jusqu’à ce jour pro­po­sé dans une boîte.

Au sein de celle-ci se trouvent un étui et un fla­con. Le pre­mier élé­ment est un petit acces­soire de trans­port sus­cep­tible de conte­nir trois gélules et il fait en résine de poly­uré­thane. Quant au second élé­ment de la boîte, il contient deux embal­lages scel­lés de gel de silice dessinant.

Cette fiole accueille éga­le­ment les gélules (ou com­pri­més) dont la quan­ti­té peut être de 120, 90, 84, 60 ou 42. Cha­cune de ces pilules s’identifie par la men­tion alli qu’elles pos­sèdent sur leur corps, la bande bleu sombre qu’elles ont en leur centre et la cou­leur tur­quoise dont est dotée leur tête.

Par ailleurs, il est néces­saire de pré­ci­ser que l’ALLI-ORLISTAT n’est pas iden­tique au Xeni­cal bien que les deux pro­duits pro­viennent du même fabri­cant. En réa­li­té, le pre­mier n’est que la ver­sion light du second.

Concrè­te­ment, l’Alli pos­sède les mêmes exci­pients que le Xeni­cal, à la seule dif­fé­rence qu’il est deux fois moins dosé, car il ne contient que 60 mg d’Orlistat au lieu de 120 mg.

ALLI-ORLISTAT : personnes concernées

L’ALLI-ORLISTAT est un pro­duit décon­seillé aux sujets de moins de 18 ans, car les don­nées sur l’efficacité et la sécu­ri­té de l’emploi du médi­ca­ment chez de tels indi­vi­dus res­tent incon­nues. Seuls les adultes ont donc la pos­si­bi­li­té d’utiliser cette pilule min­ceur, mais pas tous.

En réa­li­té, ces gélules n’ont été conçues que pour les indi­vi­dus dont l’indice de masse cor­po­relle est égal ou se trouve au-delà de 28 kg/m². Il s’agit alors plus spé­ci­fi­que­ment des per­sonnes atteintes de sur­poids ou souf­frant d’obésité. Par ailleurs, pour entrer en pos­ses­sion d’un tel pro­duit, le sujet doit se rendre dans une phar­ma­cie.

Le médi­ca­ment n’y est pas com­mer­cia­li­sé sur ordon­nance, mais il n’est non plus pas dis­po­nible en accès libre. L’acheteur va donc devoir deman­der au phar­ma­cien et seul ce der­nier sera alors habi­li­té à déci­der s’il peut repar­tir ou non avec l’ALLI-ORLISTAT.

Il est néces­saire de pré­ci­ser que com­pa­ra­ti­ve­ment à son pré­dé­ces­seur, le pro­duit min­ceur en cause paraît bien moins cher. Cette par­ti­cu­la­ri­té pro­vient du fait que la nou­velle ver­sion du médi­ca­ment est moins dosée que l’ancienne. Tou­te­fois, il faut avouer que le prix de l’Alli n’est pas stan­dard. Il dépend en réa­li­té de la quan­ti­té du conte­nu de la boîte.

Par exemple, celle de 84 gélules coûte moins de 60 euros alors que l’emballage de 42 gélules revient à moins de 40 euros. Tout compte fait, le sujet va devoir pré­voir un bud­get de près de 1000 euros pour assu­rer son appro­vi­sion­ne­ment pen­dant toute la durée du traitement.

ALLI-ORLISTAT : Posologie

ALLI-ORLISTAT

L’Alli garan­tit une perte moyenne de 4,5 kg de poids à la fin du trai­te­ment. La durée de ce der­nier est de 6 mois. Au cours de cette période, l’individu doit consom­mer la gélule trois fois par jour. Chaque prise doit être effec­tuée durant les repas.

Si pour une quel­conque rai­son, le sujet ne peut prendre le médi­ca­ment durant le repas, il peut le faire avant ou après celui-ci, tout en veillant à res­pec­ter un espa­ce­ment de temps d’une heure. De même, si au bout de 12 semaines de trai­te­ment, le patient ne constate pas une perte de 5 % de son poids ini­tial, il doit en avi­ser son médecin.

Ce der­nier devra lui recom­man­der d’arrêter la prise de l’ALLI-ORLISTAT.

Qu’en est-il de l’efficacité du médicament ?

Les avis semblent miti­gés en ce qui concerne l’efficacité du pro­duit. Des son­dages auprès de plu­sieurs per­sonnes ayant déjà expé­ri­men­té l’ALLI-ORLISTAT ont per­mis de décou­vrir qu’au bout de 16 semaines de trai­te­ment, il y a une perte de poids de l’ordre de 3 kg. Cela n’a cepen­dant été pos­sible que dans cer­taines condi­tions de vie.

En réa­li­té, pour être effi­caces, les gélules doivent être asso­ciées à l’adoption d’un régime ali­men­taire équi­li­bré. Cha­cun des trois repas prin­ci­paux du quo­ti­dien de l’individu doit conte­nir toutes les caté­go­ries de sub­stances nutri­tives. Mieux, les calo­ries lipi­diques dont il est com­po­sé ne doivent consti­tuer que 30 % de l’apport total de la ration ali­men­taire.

Il s’agit donc pour la per­sonne sui­vant le trai­te­ment de pri­vi­lé­gier un régime ali­men­taire légè­re­ment hypo­ca­lo­rique. Outre cela, une fois que le délai maxi­mal recom­man­dé pour la prise des pilules vient à son terme, le patient doit main­te­nir ces règles ali­men­taires.

À cela, il devra ajou­ter la pra­tique d’activités spor­tives. C’est le com­por­te­ment à avoir pour évi­ter l’effet yoyo.

ALLI-ORLISTAT : Mécanisme d’action

L’ALLI-ORLISTAT ne consti­tue pas un coupe-faim, car il n’a aucun effet sur l’appétit. Le pro­duit ne pos­sède éga­le­ment pas de pro­prié­té de brû­leur de graisses. En effet, il n’agit pas sur les graisses déjà pré­sentes dans l’organisme, mais plu­tôt sur celles qui vont être ingé­rées. Le médi­ca­ment doit cette capa­ci­té à l’Orlistat, l’agent actif dont il est contenu.

Concrè­te­ment, une fois que la gélule est ingur­gi­tée, cet exci­pient prin­ci­pal va jouer son rôle d’inhibiteur de lipases gas­tro-intes­ti­nales. Ces der­nières consti­tuent des enzymes qui favo­risent la diges­tion des graisses.

Si leur action est inhi­bée, elles ne pour­ront plus hydro­ly­ser les graisses, ren­dant ain­si dif­fi­cile l’absorption de ces tri­gly­cé­rides par l’organisme. C’est ce méca­nisme qui va contri­buer à la perte de poids du sujet. Il faut dire qu’il n’y a que 25 % des graisses consom­mées qui subissent ce pro­ces­sus de non-digestion.

À la fin de celui-ci, elles sont éva­cuées à tra­vers les selles. L’analyse de ces excré­ments met géné­ra­le­ment en évi­dence une grande quan­ti­té de graisses ; une situa­tion tout à fait nor­male. Cela sous-entend donc qu’une fois que la prise des gélules sera stop­pée, la concen­tra­tion des tri­gly­cé­rides dans les selles rede­vien­dra habituelle.

Ce retour à la nor­male s’observe dans un délai de 48 à 72 heures après l’arrêt du traitement.

ALLI-ORLISTAT : Effets secondaires

Bien qu’ils ne se pré­sentent pas de la même manière chez tous les indi­vi­dus sous trai­te­ment, l’ALLI-ORLISTAT pos­sède tout de même des effets indé­si­rables. Ces der­niers peuvent sur­ve­nir au niveau de la peau, du sys­tème immu­ni­taire, lym­pha­tique ou uri­naire. Les dom­mages les plus recen­sés sont ceux qui sur­viennent au niveau du sys­tème digestif.

Il s’agit plus pré­ci­sé­ment de troubles fécaux. En réa­li­té, dans 80 % des cas, la consom­ma­tion des gélules Alli entraîne au début du trai­te­ment une incon­ti­nence fécale. Plus le régime est riche en graisses, plus les selles sont diar­rhéiques et donc incontrôlables.

C’est une situa­tion qui peut affec­ter le quo­ti­dien du patient. Pour évi­ter les mau­vaises sur­prises ou les pos­tures humi­liantes, il lui est conseillé de pri­vi­lé­gier le port de pan­ta­lons noirs et d’avoir tou­jours à sa por­tée des vête­ments de rechange.

Quels sont les autres effets indésirables du produit ?

Les autres affec­tions pro­vo­quées par la prise d’ALLI-ORLISTAT sont nom­breuses. Leur sur­ve­nue est cepen­dant de fré­quence variée. Ain­si, selon une pro­ba­bi­li­té de plus d’une per­sonne sur 10, le trai­te­ment peut occasionner :

  • Une réduc­tion du taux de sucre dans le sang ;
  • Des cépha­lées ;
  • Une fla­tu­lence avec suintement ;
  • Des dou­leurs abdominales ;
  • Des taches huileuses ;
  • Des selles molles.

Ces excré­ments peuvent être aus­si liquides et abondants.

Près d’une per­sonne sur 10 est sus­cep­tible de consta­ter après l’entame du trai­te­ment à base d’ALLI-ORLISTAT :

  • Une fatigue générale ;
  • Une mens­trua­tion irrégulière ;
  • Des dou­leurs rectales ;
  • Un bal­lon­ne­ment ;
  • Un gin­gi­val ;
  • Des selles fréquentes ;
  • Des signes d’anxiété.

De façon indé­ter­mi­née, ce médi­ca­ment anti-obé­si­té est source de :

  • Pan­créa­tite ;
  • Rapides bat­te­ments cardiaques ;
  • Hémor­ra­gie rectale ;
  • Cal­culs biliaires pro­vo­quant des douleurs ;
  • Vési­cules cutanées ;
  • Hausse d’enzymes hépa­tiques dans le sang ;
  • Cal­culs rénaux ;
  • Gon­fle­ment du visage ;
  • Inflam­ma­tion du côlon.

Ces réac­tions peuvent aus­si s’accompagner de déman­geai­sons, de trans­pi­ra­tion exces­sive et de dif­fi­cul­tés respiratoires.

ALLI-ORLISTAT : Contre-Indications

ALLI-ORLISTAT

Les don­nées dis­po­nibles sur l’ALLI-ORLISTAT ne per­mettent pas de conclure qu’il passe à tra­vers le lait mater­nel ou qu’il pos­sède des effets néfastes sur le déve­lop­pe­ment d’un embryon ou fœtus. Pour se mettre à l’abri de tout dan­ger, les méde­cins décon­seillent la prise du médi­ca­ment aux femmes enceintes et aux nourrices.

Cette pros­crip­tion va aus­si à l’endroit des per­sonnes atteintes du syn­drome de malab­sorp­tion chro­nique, sen­sibles à l’orlistat ou aux autres com­po­santes du pro­duit. Ces der­nières sont notamment :

  • La géla­tine ;
  • Le lau­ril­sul­fate de sodium ;
  • La cel­lu­lose microcristalline ;
  • Le poly­sor­bate80 ;
  • L’oxyde de fer noir ;
  • Le pro­py­lène glycol ;
  • La povi­done K30 ;
  • Le dioxyde de titane ;
  • Le car­min d’indigo.

Par ailleurs, il faut ajou­ter que la prise des gélules ne doit pas excé­der trois par jour. Il est inutile et dan­ge­reux de son­ger à aug­men­ter le dosage dans l’intention d’accélérer le pro­ces­sus de perte de poids.

De plus, il faut com­prendre que le médi­ca­ment ne fonc­tionne que lorsque des graisses sont ingé­rées. Si le repas du sujet ne contient donc pas de tri­gly­cé­rides ou pire, s’il n’a pas l’intention de man­ger, il n’est dans ces cas pas néces­saire de prendre la gélule. Une dose ratée, voire oubliée, n’est pas à rattraper.

ALLI-ORLISTAT : Interactions médicamenteuses

Le patient a l’obligation d’informer son méde­cin s’il suit tout autre type de trai­te­ment, car l’action de ce der­nier peut être modi­fiée par l’ALLI-ORLISTAT. Cette règle s’avère davan­tage néces­saire lorsque le médi­ca­ment en cours d’utilisation inter­vient dans le pro­ces­sus de gué­ri­son ou de sou­la­ge­ment de :

  • Troubles psy­chia­triques ;
  • Affec­tions sévères de la peau ;
  • L’infection par le VIH ;
  • L’épilepsie ;
  • Mala­dies rénales ;
  • Cho­les­tase ;
  • Dia­bète ;
  • Ten­sion artérielle ;
  • Hypo­thy­roï­die.

À vrai dire, en cas d’existence d’un trai­te­ment de l’une de ces patho­lo­gies, la consom­ma­tion de l’Orlistat 60 mg est tout sim­ple­ment inter­dite.

Par ailleurs, le cli­ni­cien doit faire com­prendre à son patient que l’usage de l’Alli ne peut être auto­ri­sé lors d’un trai­te­ment à base de ciclo­spo­rine, car la conco­mi­tance des deux pro­duits favo­rise la baisse de la capa­ci­té immunosuppressive.

De même, la gélule anti-obé­si­té ne peut être asso­ciée à un contra­cep­tif oral, car elle affecte la bio­dis­po­ni­bi­li­té de ce der­nier. En effet, avec les selles fré­quentes et abon­dantes que pro­voque la prise de l’Alli, le contra­cep­tif risque d’être éva­cué.

ALLI-ORLISTAT : Précautions d’usage

L’étui pré­sent dans l’emballage du médi­ca­ment sert à faci­li­ter le trans­port et la pro­tec­tion de quelques gélules lorsque le patient n’a pas l’intention de se dépla­cer avec toute la boîte. Cepen­dant, si la durée de conser­va­tion du pro­duit lui-même est de 2 ans, celle des pilules mises dans cet acces­soire est d’un mois.

Si pas­sé ce délai, les gélules ont été pla­cées dans l’étui sans avoir été uti­li­sées, elles doivent donc être jetées. Outre cela, les pro­fes­sion­nels de san­té recom­mandent d’informer son méde­cin en cas de mani­fes­ta­tion d’un effet secon­daire. Ils conseillent aus­si de prendre l’Alli avec uni­que­ment de l’eau.

De plus, avant le début du trai­te­ment, il est pré­fé­rable de se lan­cer pro­gres­si­ve­ment dans l’adoption du régime hypo­ca­lo­rique. Cela évite en réa­li­té de brus­quer le fonc­tion­ne­ment de son organisme.

De même, un sup­plé­ment mul­ti­vi­ta­mi­nique doit être asso­cié à la prise de l’Alli, car ce der­nier rend dif­fi­cile l’absorption des vita­mines, notam­ment A, D, E et K par l’organisme. Ce com­plé­ment de vita­mines doit être consom­mé le soir, plus pré­ci­sé­ment avant le cou­cher.

Par ailleurs, une bonne astuce pour réduire la fré­quence des selles pro­vo­quées par l’ALLI-ORLISTAT est de pri­vi­lé­gier tout au long du trai­te­ment un régime ali­men­taire plus ou moins pauvre en graisses.

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