HomeParapharmacieRASILEZ (ALISKIREN) : INDICATIONS, CONTRE-INDICATIONS, POSOLOGIE, PRÉCAUTIONS, INTERACTIONS ET EFFETS INDÉSIRABLES

RASILEZ (ALISKIREN) : INDICATIONS, CONTRE-INDICATIONS, POSOLOGIE, PRÉCAUTIONS, INTERACTIONS ET EFFETS INDÉSIRABLES

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Par­mi les dif­fé­rents médi­ca­ments com­plé­men­taires recom­man­dés dans le cadre du trai­te­ment de l’hypertension arté­rielle essen­tielle, figure l’Aliskiren. Encore com­mer­cia­li­sé sous le nom de RASILEZ, ce médi­ca­ment a long­temps fait l’objet de nom­breuses études, jusqu’à l’arrêt de sa com­mer­cia­li­sa­tion en France (2017). Ces études ont en effet révé­lé qu’il était peu utile dans les pre­miers trai­te­ments de cette affec­tion cou­rante. Néan­moins, il reste dis­po­nible sur le mar­ché dans d’autres pays de l’Union euro­péenne en tant qu’antihypertenseur, inhi­bi­teur direct de la rénine. Que faut-il rete­nir alors sur ce médi­ca­ment ain­si que sur les études réa­li­sées pour sa validation ?

RASILEZ (ALISKIREN) : PRÉSENTATION

RASILEZ est un médi­ca­ment qui contient le prin­cipe actif Alis­ki­ren sous forme d’hémifumarate. Il se pré­sente sous forme de com­pri­més pel­li­cu­lés conte­nant res­pec­ti­ve­ment 150 mg et 300 mg du prin­cipe actif.

Les com­pri­més pel­li­cu­lés de 150 mg sont ronds, bicon­vexes et de cou­leur rose clair por­tant les ins­crip­tions « IL » gra­vées sur une face et « NVR » sur l’autre. Ceux de 300 mg quant à eux sont des com­pri­més ovales, bicon­vexes et de cou­leur rouge clair. Ils portent les ins­crip­tions « IU » sur une face et « NVR » sur l’autre. Tous ces com­pri­més sont conte­nus dans des boites indi­vi­duelles et sous forme de pla­quettes ther­mo­for­mées per­fo­rées de 56.

Par ailleurs, outre le prin­cipe actif Alis­ki­ren, RASILEZ comprend :

  • La cros­po­vi­done ;
  • L’hypromellose ;
  • Le stéa­rate de magnésium ;
  • Le macro­gol ;
  • La cel­lu­lose micro­cris­tal­line ;
  • La povi­done ;
  • La silice col­loï­dale anhydre.

Outre ceux-là, RASILEZ contient du talc, du dioxyde de titane (E171), de l’oxyde de fer noir (E172) et de l’oxyde de fer rouge (E 172).

RASILEZ (ALISKIREN) : INDICATIONS ET MODE D’ACTION

Le médi­ca­ment RASILEZ est géné­ra­le­ment recom­man­dé pour trai­ter l’hypertension arté­rielle essen­tielle carac­té­ri­sée par une pres­sion arté­rielle éle­vée. Le terme « essen­tielle » indique que cette affec­tion n’a pas de cause pro­fonde connue, mais plu­tôt des fac­teurs de risque.

De fait, la sub­stance active Alis­ki­ren est, comme énon­cé, un inhi­bi­teur de la rénine. Ain­si, elle bloque l’activité de cette enzyme impli­quée dans la for­ma­tion de la sub­stance appe­lée l’angiotensine I. Celle-ci est conver­tie en angio­ten­sine II, connue pour pro­vo­quer une vaso­cons­tric­tion (rétré­cis­se­ment des vais­seaux sanguins).

Lorsque la pro­duc­tion d’angiotensine I est blo­quée, les taux d’angiotensine I et d’angiotensine II chutent consi­dé­ra­ble­ment. En consé­quence, les vais­seaux se détendent et se dilatent (vaso­di­la­ta­tion). Alors, la pres­sion arté­rielle baisse par la même occa­sion. Et évi­dem­ment, cela peut réduire le risque d’hypertension chez les per­sonnes adultes.

RASILEZ : ÉTUDES DE VALIDATION

Il faut noter que les effets de RASILEZ ont d’abord été tes­tés sur des modèles expé­ri­men­taux (ani­maux). Sur l’homme par contre, ce médi­ca­ment a fait l’objet de plu­sieurs études prin­ci­pales (14). Celles-ci por­taient sur des per­sonnes atteintes d’hypertension arté­rielle (légère à modé­rée). Tou­te­fois, l’une d’elles a été réa­li­sée sur des per­sonnes pré­sen­tant la forme sévère.

MÉTHODES D’ÉTUDES EMPLOYÉES

Dans quelques-unes de ces études, on a com­pa­ré les effets de RASILEZ (Alis­ki­ren) pris seul à ceux d’un pla­ce­bo ; c’est-à-dire un trai­te­ment fic­tif. En revanche, pris en asso­cia­tion avec d’autres médi­ca­ments, ses effets ont été com­pa­rés à ceux des sub­stances qui comme lui sont des anti­hy­per­ten­seurs. Par exemple, les cher­cheurs ont tes­té son effi­ca­ci­té avec :

  • Un inhi­bi­teur de l’angiotensine appe­lé ramipril ;
  • Un anta­go­niste des récep­teurs de l’angiotensine ARA II (Val­sar­tan) ;
  • Un bêta­blo­quant (Até­no­lol) ;
  • Un inhi­bi­teur des canaux cal­ciques (Amlo­di­pine) ;
  • Un diu­ré­tique (Hydro­chlo­ro­thia­zide).

La durée de toutes les études variait de 6 à 52 semaines. De plus, le prin­ci­pal cri­tère d’évaluation de l’efficacité de RASILEZ était la varia­tion de la pres­sion arté­rielle. Cette varia­tion devrait être notée pen­dant la phase de repos du rythme car­diaque (ten­sion arté­rielle dias­to­lique) ou pen­dant celle de la contrac­tion des ven­tri­cules car­diaques (ten­sion arté­rielle sys­to­lique). Il convient de noter qu’on a mesu­ré cette ten­sion en « mil­li­mètres de mer­cure (mmHg) ».

RÉSULTATS DES ÉTUDES MENÉES

Au terme de ces études, RASILEZ (Alis­ki­ren) s’est avé­ré plus effi­cace pour bais­ser la ten­sion arté­rielle que le pla­ce­bo ain­si que les trai­te­ments de com­pa­rai­son. En effet, après 8 semaines de trai­te­ment par ce médi­ca­ment, les auteurs des études ont noté un béné­fice. Il y a eu une dimi­nu­tion de la ten­sion arté­rielle dias­to­lique de 9 mmHg chez les par­ti­ci­pants qui avaient moins de 65 ans. Par contre, elle était de 5,8 mmHg chez ceux sous trai­te­ment fic­tif (pla­ce­bo).

En ce qui concerne le cas de par­ti­ci­pants de 65 ans ou plus, on a éga­le­ment noté des réduc­tions impor­tantes. Cela explique le fait qu’ils rece­vaient des doses de RASILEZ plus éle­vées. De plus, ce médi­ca­ment a lar­ge­ment contri­bué dans la réduc­tion de la ten­sion arté­rielle chez les per­sonnes en sur­poids souf­frant d’un dia­bète. Par ailleurs, même en asso­cia­tion avec d’autres anti­hy­per­ten­seurs, RASILEZ a per­mis de réduire la ten­sion arté­rielle, mieux que celle induite par ces médi­ca­ments pris seuls.

RASILEZ (ALISKIREN) : CONTRE-INDICATIONS

RASILEZ (ALISKIREN)

Comme tous les médi­ca­ments, RASILEZ a des contre-indi­ca­tions. En géné­ral, les experts décon­seillent sa prise si l’on est aller­gique au prin­cipe actif Alis­ki­ren ou à l’un des autres com­po­sants de ce médicament.

Éga­le­ment, il est contre-indi­qué si l’on a déjà pré­sen­té les formes d’œdème de Quincke :

  • Angioe­dème héré­di­taire (AOH) ;
  • Œdème de Quincke sans cause connue ;
  • Œdème de Quincke lors de la prise d’Aliskiren.

Les symp­tômes de ces formes sont des dif­fi­cul­tés à res­pi­rer ou à ava­ler, des gon­fle­ments du visage, des membres, des yeux, des lèvres ou de la langue.

Aus­si, dans le cas où l’on prend de la cyclo­spo­rine, de l’itraconazole (médi­ca­ment uti­li­sé pour trai­ter les infec­tions fon­giques) ou de la qui­ni­dine (médi­ca­ment uti­li­sé pour cor­ri­ger le rythme car­diaque), on décon­seille vive­ment la prise de RASILEZ. Il convient de remar­quer que le pre­mier médi­ca­ment est employé en trans­plan­ta­tion pour pré­ve­nir le rejet d’organe. En outre, on l’utilise pour le trai­te­ment d’autres affec­tions telles que la poly­ar­thrite rhu­ma­toïde ou la der­ma­tite atopique.

Voi­ci les autres situa­tions impli­quant des contre-indi­ca­tions de RASILEZ :

  • Lorsqu’on souffre de dia­bète ou d’insuffisance rénale et subit un trai­te­ment par les classes de médi­ca­ments uti­li­sés pour trai­ter l’hypertension arté­rielle (les anta­go­nistes des récep­teurs de l’angiotensine ARA II).
  • Les vic­times ont moins de 2 ans.

Dans tous cas, il serait sou­hai­table d’avoir l’avis d’un méde­cin.

RASILEZ : GROSSESSE ET ALLAITEMENT

Les femmes doivent immé­dia­te­ment arrê­ter la prise de RASILEZ lorsqu’elles sont enceintes. Elles doivent par la même occa­sion consul­ter leur méde­cin. Dans le cas où elles n’en ont pas la cer­ti­tude, mais pla­ni­fient la concep­tion, elles doivent aus­si deman­der conseil au pra­ti­cien ou à un phar­ma­cien avant de prendre ce médicament.

En fait, RASILEZ n’est pas recom­man­dé en début de gros­sesse et ne doit pas être pris sur­tout lorsqu’on est enceinte de plus de 3 mois, car il peut cau­ser de graves dom­mages au fœtus sur­tout lorsqu’il est uti­li­sé après le troi­sième mois de gros­sesse. Aus­si, il est contre-indi­qué pour toutes les femmes qui allaitent ou qui sont sur le point d’allaiter (viennent d’avoir un bébé). On recom­mande d’informer le méde­cin dans tous ces cas.

RASILEZ : POSOLOGIE

Nor­ma­le­ment, la dose ini­tiale est d’un com­pri­mé de 150 mg une fois par jour. L’effet de réduc­tion de la ten­sion arté­rielle se pro­duit dans les deux semaines qui suivent le début du trai­te­ment. En fonc­tion de la réponse au trai­te­ment, le méde­cin peut pres­crire une dose plus éle­vée d’un com­pri­mé de 300 mg une fois par jour. Tou­te­fois, il est pos­sible que d’autres spé­cia­listes recom­mandent de le prendre avec d’autres médi­ca­ments uti­li­sés pour trai­ter l’hypertension artérielle.

Il convient quand même de men­tion­ner les cas par­ti­cu­liers pour la posologie.

INSUFFISANCE RÉNALE

Pour les per­sonnes atteintes d’insuffisance rénale légère à modé­rée, aucun ajus­te­ment de la dose ini­tiale n’est sou­vent nécessaire.

Par contre, ce médi­ca­ment n’est pas recom­man­dé chez les vic­times pré­sen­tant une insuf­fi­sance rénale sévère, c’est-à-dire que le débit de fil­tra­tion glo­mé­ru­laire (DFG) est infé­rieur à 30 ml/min/1,73 m².

INSUFFISANCE HÉPATIQUE ET PATIENTS ÂGÉS DE 65 ANS ET PLUS

Aucun ajus­te­ment de la dose ini­tiale n’est néces­saire chez les vic­times d’une insuf­fi­sance hépa­tique légère à sévère.

Chez les per­sonnes âgées (65 ans et plus), la dose ini­tiale recom­man­dée est de 150 mg. Chez la plu­part, aucune autre réduc­tion signi­fi­ca­tive de la pres­sion arté­rielle n’a été obser­vée avec l’augmentation de la dose à 300 mg. Alors, on peut s’en tenir à la dose jour­na­lière de 150 mg.

ENFANTS

RASILEZ ne doit pas être uti­li­sé pour trai­ter les enfants âgés de 2 à moins de 6 ans. En effet, on a noté des pro­blèmes de sécu­ri­té liés au risque de sur­ex­po­si­tion à l’Aliskiren.

Tou­te­fois, la sécu­ri­té et l’efficacité de ce médi­ca­ment sur les enfants âgés de 6 à 17 ans n’ont pas encore été établies.

RASILEZ : MODE D’ADMINISTRATION

RASILEZ (ALISKIREN)

Le mode d’administration est plu­tôt très pra­tique. En réa­li­té, on recom­mande de prendre le com­pri­mé entier avec un peu d’eau. Aus­si, il fau­dra tou­jours le faire après le repas ou même sans l’avoir encore pris et de pré­fé­rence à la même heure chaque jour.

La vic­time doit donc éta­blir un horaire quo­ti­dien confor­table pour prendre RASILEZ de la même manière tous les jours, en res­pec­tant celui de ses repas. Néan­moins, il fau­dra évi­ter la prise de ce médi­ca­ment avec des jus de fruits et/ou des bois­sons conte­nant des extraits de plantes. Les infu­sions de tisanes sont éga­le­ment incluses dans cette restriction.

RASILEZ : PRÉCAUTIONS

Pour une meilleure prise de RASILEZ, les cher­cheurs recom­mandent de suivre quelques mesures de précautions.

PRÉCAUTIONS D’EMPLOI

Si une vic­time oublie de prendre RASILEZ, elle doit le prendre dès qu’elle s’en sou­vient. Ensuite, elle devra prendre la dose sui­vante à l’heure habi­tuelle. Cepen­dant, s’il est presque l’heure de sa pro­chaine dose, elle peut sim­ple­ment prendre le pro­chain com­pri­mé à l’heure habi­tuelle, sans prendre la dose man­quée. En fait, il est vive­ment décon­seillé de prendre une double dose pour com­pen­ser une dose oubliée.

Par ailleurs, RASILEZ peut pro­vo­quer des étour­dis­se­ments, ce qui est sus­cep­tible d’affecter la capa­ci­té à se concen­trer. Avant de conduire un véhi­cule, d’utiliser des machines ou d’effectuer d’autres acti­vi­tés néces­si­tant la concen­tra­tion, il fau­dra au préa­lable connaitre les effets de ce médi­ca­ment sur soi.

En outre, il faut tou­jours deman­der l’avis de prendre RASILEZ :

  • Lorsqu’on est sous un diu­ré­tique, car il s’agit d’un médi­ca­ment qui aug­mente la quan­ti­té d’urine produite.
  • Lorsqu’on prend les médi­ca­ments des classes uti­li­sées pour trai­ter l’hypertension artérielle.
  • Lorsqu’on souffre d’insuffisance rénale. Le méde­cin éva­lue­ra atten­ti­ve­ment si ce médi­ca­ment convient et pour­rait pro­cé­der à un sui­vi régu­lier.
  • Si l’on a déjà pré­sen­té un œdème de Quincke sous ses formes susmentionnées.
  • Si l’on souffre d’une sté­nose des artères rénales. Il s’agit d’un rétré­cis­se­ment des vais­seaux san­guins d’un ou des deux reins.
  • Lorsqu’on souffre d’une insuf­fi­sance car­diaque sévère.
  • Si l’on a une diar­rhée sévère et per­sis­tante.

Le méde­cin peut véri­fier par moment le fonc­tion­ne­ment des reins, la ten­sion arté­rielle et la quan­ti­té d’électrolytes dans le sang.

AUTRES PRÉCAUTIONS

RASILEZ (Alis­ki­ren) doit être tenu hors de la por­tée des enfants et on ne doit l’employer après la date de péremp­tion indi­quée sur la boîte et la pla­quette ther­mo­for­mée. Pour aller plus loin, on ne doit conser­ver ce médi­ca­ment au-des­sus de 30 °C ni le jeter dans les eaux usées ou dans les pou­belles pour ordures ména­gères. Pour mieux com­prendre cela, on peut deman­der plus d’explications à un spé­cia­liste.

RASILEZ : INTERACTIONS

Il est néces­saire de deman­der l’avis de son méde­cin lorsqu’on est sous un trai­te­ment qui com­prend les médi­ca­ments suivants :

  • Les médi­ca­ments qui aug­mentent la quan­ti­té de potas­sium dans le sang : diu­ré­tiques épar­gneurs de potas­sium (spi­ro­no­lac­tone) et sup­plé­ments de potassium ;
  • Le furo­sé­mide ou le tora­sé­mide (médi­ca­ments appar­te­nant à la classe des diu­ré­tiques uti­li­sés pour aug­men­ter la quan­ti­té d’urine produite) ;
  • Un ARA ;
  • Les bar­bi­tu­riques ;
  • Le cyto­chrome P450 (CYPs) ;
  • La pen­toxi­fyl­line ;
  • Les inhi­bi­teurs de la phos­pho­dies­té­rase 5 (sil­dé­na­fil, vardénafil) ;
  • Le kéto­co­na­zole (pour trai­ter les infec­tions fongiques) ;
  • Le véra­pa­mil (pour abais­ser la ten­sion arté­rielle, trai­ter l’angine de poi­trine ou cor­ri­ger le rythme cardiaque) ;
  • Les inhi­bi­teurs de la pro­téase du VIH ;
  • Les hépa­rines de bas poids molé­cu­laire (énoxa­pa­rine et daltéparine) ;
  • Les inhi­bi­teurs de la monoamine-oxydase ;
  • Quelques types d’analgésiques anti-inflam­ma­toires non sté­roï­diens (AINS).

II revient au pro­fes­sion­nel de prendre les pré­cau­tions néces­saires. Par exemple, il peut recom­man­der l’arrêt de l’un des médi­ca­ments ou le chan­ger par un autre. Tou­te­fois, il peut pas­ser à un autre mode d’emploi pour l’un d’eux.

RASILEZ (ALISKIREN) : EFFETS INDÉSIRABLES

RASILEZ (ALISKIREN)

À l’instar de tous les médi­ca­ments, RASILEZ peut pro­vo­quer des effets indé­si­rables, mais ceux-ci ne sur­viennent pas chez tout le monde.

EFFETS INDÉSIRABLES GRAVES

Quelques per­sonnes sous trai­te­ment RASILEZ ont signa­lé des effets secon­daires graves. Ce sont des réac­tions aller­giques sévères avec les symp­tômes ci-après :

  • Une érup­tion cutanée ;
  • Des déman­geai­sons ;
  • Un gon­fle­ment du visage ou des lèvres ou de la langue ;
  • Des dif­fi­cul­tés respiratoires ;
  • Des étour­dis­se­ments.

Il fau­dra immé­dia­te­ment pré­ve­nir un méde­cin lorsqu’on res­sent l’un de ces effets.

AUTRES EFFETS SECONDAIRES

On dis­tingue des effets indé­si­rables fré­quents, peu fré­quents, rares et ceux de fré­quence indéterminée.

EFFETS FRÉQUENTS

Ils peuvent affec­ter jusqu’à 1 per­sonne sur 10. Ce sont notam­ment la diar­rhée, les taux éle­vés de potas­sium dans le sang, les dou­leurs arti­cu­laires (arthral­gies) et les vertiges.

EFFETS PEU FRÉQUENTS

Sont qua­li­fiés de peu fré­quents les effets qui touchent 1 per­sonne sur 100. On peut citer :

  • Les troubles rénaux dus à la dimi­nu­tion sévère de la quan­ti­té d’urine ;
  • Le gon­fle­ment des mains, des che­villes ou des pieds (œdème périphérique) ;
  • Les réac­tions cuta­nées (nécro­lyse épi­der­mique, réac­tions des muqueuses buc­cales, rou­geur de la peau, cloques sur les lèvres, les yeux ou la bouche, des­qua­ma­tion de la peau, fièvre) ;
  • La dépres­sion ;
  • Les pal­pi­ta­tions ;
  • La toux.

On note dans cer­tains cas des érup­tions cuta­nées avec déman­geai­sons (urti­caire) et une aug­men­ta­tion des enzymes du foie.

EFFETS RARES

Ils affectent une per­sonne sur 1 000. On note géné­ra­le­ment une aug­men­ta­tion du taux de créa­ti­nine dans le sang ain­si qu’une dimi­nu­tion du taux d’hémoglobine (ané­mie). Dans quelques cas, les vic­times pré­sentent des rou­geurs de la peau (éry­thèmes).

EFFETS DE FRÉQUENCE INDÉTERMINÉE

Les effets secon­daires à fré­quence indé­ter­mi­née sont ceux qu’on ne peut esti­mer sur la base des don­nées recueillies dans la popu­la­tion. Il peut s’agir de :

  • Sen­sa­tion de tour­nis ;
  • Réduc­tion du taux de sodium dans le sang ;
  • Essouf­fle­ment ;
  • Nau­sées voire vomissements ;
  • Symp­tômes de troubles hépa­tiques (nau­sées, perte d’appétit, urine fon­cée ou jau­nis­se­ment de la peau et des yeux).

Si les per­sonnes sous trai­te­ment res­sentent un quel­conque effet indé­si­rable, elles doivent en par­ler à leur méde­cin ou phar­ma­cien. Aus­si, tout effet n’ayant pas été men­tion­né, mais qui repré­sente une gêne doit être rap­por­té. En le fai­sant, ces per­sonnes contri­buent à four­nir plus d’informations sur la sécu­ri­té de ce médi­ca­ment.

 

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