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Larmoiement excessif de l’œil

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Le lar­moie­ment est un pro­blème rela­ti­ve­ment fré­quent. C’est l’un des symp­tômes que les patients mani­festent très sou­vent lors de leur visite au cabi­net d’ophtalmologie. Le lar­moie­ment peut être un pro­blème très gênant pour les patients, car ils se retrouvent à devoir sécher leurs larmes conti­nuel­le­ment et souffrent d’une vision trouble.

 

C’est assez para­doxal mais si vos yeux pleurent c’est peut être parce qu’ils manquent de larmes.
En vieillis­sant, on constate une dimi­nu­tion de la sécré­tion des larmes. « Cette dimi­nu­tion entraîne une alté­ra­tion lacry­male » explique le Pr Gilles Renard, oph­tal­mo­lo­giste. « Cela envoie un signal au cer­veau qui, pour remé­dier au pro­blème, déclenche une hyper­sé­cré­tion de la glande lacry­male », ajoute-t-il. D’autres fac­teurs comme les pro­duits cos­mé­tiques, l’air trop chaud ou trop froid peuvent aus­si entraî­ner ce genre de désagrément.
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Voie lacry­male normale

La voie lacry­male nor­male débute au niveau de l’angle interne de la pau­pière, près du nez. Deux petits conduits, appe­lés cana­li­cules lacry­maux naissent sur les pau­pières supé­rieure et infé­rieure et gagnent le sac lacry­mal, une struc­ture située tout près des fosses nasales et des sinus para­na­saux. Le sac lacry­mal draine ensuite direc­te­ment vers le nez.

Dans des condi­tions nor­males, le volume de larmes est à peine per­cep­tible dans le nez, étant don­né que celles-ci sont réab­sor­bées à l’aide de l’air conti­nuel­le­ment ins­pi­ré et expiré.

Causes du larmoiement

Les causes du lar­moie­ment sont nom­breuses, et c’est pour­quoi un trai­te­ment effi­cace doit com­men­cer par une explo­ra­tion méti­cu­leuse par un oph­tal­mo­lo­giste spé­cia­li­sé. Une manière simple d’en com­prendre les causes est de les clas­ser entre lar­moie­ment pro­vo­qué par des ano­ma­lies dans le sys­tème de drai­nage et lar­moie­ment cau­sé par une sur­pro­duc­tion de larmes.
C’est assez para­doxal mais si vos yeux pleurent c’est peut être parce qu’ils manquent de larmes.

Le sys­tème lacry­mal peut être alté­ré dans n’importe quelle par­tie : du début des cana­li­cules jusqu’au conduit lacry­mo­na­sal. Par­fois, le sys­tème est per­méable à l’exploration, mais ne draine pas conve­na­ble­ment les larmes. Dans ce cas, c’est la fonc­tion qui est alté­rée, et non la struc­ture. Ce phé­no­mène est appe­lé épiphora.

Les nou­veaux-nés peuvent par­fois pré­sen­ter une obs­truc­tion du conduit lacry­mo­na­sal. Ceci s’explique par le manque de matu­ri­té du sys­tème et, dans la plu­part des cas, se réta­blit spon­ta­né­ment au cours de la pre­mière année de vie.

Chez les adultes, le trouble le plus connu du sys­tème lacry­mal a lieu dans le conduit lacrymonasal.

Pour des rai­sons incon­nues, le conduit rétré­cit avec l’âge et peut finir par se fer­mer com­plè­te­ment. Ceci est plus fré­quent chez les femmes de plus de cin­quante ans. Quand le conduit lacry­mo­na­sal rétré­cit, le lar­moie­ment appa­raît, par­fois accom­pa­gné d’une infec­tion dont les carac­té­ris­tiques sont la dou­leur, les rou­geurs et occa­sion­nel­le­ment du pus dans la région du sac lacrymal.

Quand la voie lacry­male du patient est nor­male, il convient de cher­cher d’autres causes. Il est impor­tant, dans un tel cas, d’examiner la sur­face ocu­laire avec atten­tion, car tout pro­blème dans cette région peut pro­vo­quer des irri­ta­tions, et par ce biais, une aug­men­ta­tion du larmoiement.

Trai­te­ment des obs­truc­tions des voies lacrymales

L’obstruction du conduit lacry­mo­na­sal a un seul trai­te­ment chi­rur­gi­cal, appe­lé dacryo­cys­to­rhi­no­sto­mie (DCR). Cette inter­ven­tion consiste à créer une nou­velle voie pour les larmes, qui va du sac lacry­mal jusqu’au nez, en évi­tant le conduit lacry­mo­na­sal obs­trué. Il s’agit d’une chi­rur­gie ambu­la­toire qui se déroule, dans la plu­part des cas, sous anes­thé­sie locale et sédation.

La forme la moins inva­sive de DCR est la chi­rur­gie endo­sco­pique trans­na­sale. Cette tech­nique obtient des résul­tats simi­laires à la chi­rur­gie externe clas­sique, or elle pré­sente l’avantage d’être plus courte, sans cica­trice et son temps de réta­blis­se­ment est plus court.

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