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VARICELLE – VACCINATION

Publié le

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Novembre 2004

Le vac­cin contre la vari­celle est dis­po­nible en France depuis le mois de sep­tembre 2004. VARIVAX ® (cf infra)
Selon les chiffres du réseau Sen­ti­nelles, la vari­celle touche entre 600 000 et 700 000 per­sonnes chaque année. Si l’in­fec­tion est bénigne pour la majo­ri­té des enfants ( nom­breux bou­tons et de fortes déman­geai­sons) ‚cer­tains peuvent avoir des formes graves et par­mi eux ce ne sont pas les immu­no-dépri­més qui sont très sur­veillés et mis sous anti­vi­raux dès les pre­miers symp­tômes qui­sont à haut risque. Les com­pli­ca­tions graves (3 %) arrivent chez des enfants qui n’ont aucun fac­teur de risque.
Selon le pro­fes­seur Daniel Flo­ret, de l’hô­pi­tal Edouard-Her­riot de Lyon, « 3 000 enfants sont hos­pi­ta­li­sés chaque année en rai­son de com­pli­ca­tions de la vari­celle et cinq à dix décès sont enregistrés ».

Voir éga­le­ment Vari­celle-Zona

AVIS DU CONSEIL SUPÉRIEUR D’HYGIÈNE PUBLIQUE DE FRANCE
SECTION MALADIES TRANSMISSIBLES

Rela­tif à la vac­ci­na­tion contre la varicelle
(Séance du 19 mars 2004)

Le Conseil supé­rieur d’hygiène publique de France

  • ne recom­mande pas la vac­ci­na­tion géné­ra­li­sée contre la vari­celle des enfants à par­tir de l’âge de 12 mois,
  • rap­pelle que s’appliquent les contre-indi­ca­tions pré­ci­sées dans le libel­lé de l’AMM des vac­cins, et par­mi elles, le CSHPF attire l’attention sur la gros­sesse : toute vac­ci­na­tion contre la vari­celle chez une jeune femme en âge de pro­créer doit être pré­cé­dée d’un test néga­tif de grossesse,
  • recom­mande la vac­ci­na­tion post-expo­si­tion dans les 3 jours sui­vant l’exposition à un patient avec érup­tion chez les adultes (à par­tir de l’âge de 18 ans) immu­no­com­pé­tents sans anté­cé­dents de vari­celle (ou dont l’histoire est dou­teuse), le contrôle de la néga­ti­vi­té de la séro­lo­gie étant facultatif.
    Le vac­cin, admi­nis­tré dans les 72 heures qui suivent un contact avec un patient source, est effi­cace pour pré­ve­nir les vari­celles post-expo­si­tion chez les sujets non-immuns dans plus de 90 % des cas
    Voir Vari­celle de l’a­dulte immunocompétent
  • recom­mande pour les pro­fes­sion­nels de santé : 
    • la vac­ci­na­tion à l’entrée en pre­mière année des études médi­cales et para­mé­di­cales aux étu­diants sans anté­cé­dents de vari­celle (ou dont l’histoire est dou­teuse) et dont la séro­lo­gie est négative,
    • qu’un rat­tra­page soit effec­tué auprès de l’ensemble du per­son­nel de san­té sans anté­cé­dents de vari­celle (ou dont l’histoire est dou­teuse) et dont la séro­lo­gie est néga­tive, à l’embauche ou à défaut déjà en poste, en prio­ri­té dans les ser­vices accueillant des sujets à risque de vari­celle grave (immu­no-dépri­més, gyné­co-obs­té­trique, néo-nato­lo­gie, pédia­trie, mala­dies infec­tieuses), les sujets vac­ci­nés étant infor­més de la néces­si­té d’une évic­tion de 10 jours en cas de rash généralisé ,
    • recom­mande la vac­ci­na­tion contre la vari­celle pour tout pro­fes­sion­nel en contact avec la petite enfance (crèches et col­lec­ti­vi­tés d’enfants notam­ment) sans anté­cé­dents de vari­celle (ou dont l’histoire est dou­teuse) et dont la séro­lo­gie est négative,
    • recom­mande la vac­ci­na­tion contre la vari­celle pour toute per­sonne sans anté­cé­dents de vari­celle (ou dont l’histoire est dou­teuse) et dont la séro­lo­gie est néga­tive, en contact étroit avec des per­sonnes immu­no­dé­pri­mées. Les sujets vac­ci­nés doivent être infor­més de la néces­si­té, en cas de rash géné­ra­li­sé, d’éviter les contacts avec les per­sonnes immu­no­dé­pri­mées pen­dant 10 jours,
    • recom­mande la vac­ci­na­tion contre la vari­celle dans les 6 mois pré­cé­dant une greffe d’organe solide chez les enfants can­di­dats rece­veurs sans anté­cé­dents de vari­celle (ou dont l’histoire est dou­teuse) et dont la séro­lo­gie est néga­tive, avec 2 doses à un mois d’intervalle, et en pra­ti­quant une sur­veillance du taux d’anticorps après la greffe,
  • sou­haite que soient développées : 
    • l’étude de la pro­blé­ma­tique des vari­celles néo­na­tales et congé­ni­tales, incluant des études épi­dé­mio­lo­giques, ain­si que la ques­tion des infec­tions mater­no­foe­tales évi­tables par la vaccination,
    • des études sur la tolé­rance, l’im­mu­no­gé­ni­ci­té et l’ef­fi­ca­ci­té des vac­cins contre la vari­celle chez cer­tains groupes de patients (notam­ment les enfants) immu­no­dé­pri­més, leu­cé­miques, can­cé­reux, etc…
    • des études pros­pec­tives por­tant sur la per­sis­tance des anti­corps anti-VZV et sur la pro­tec­tion vac­ci­nale sur une durée supé­rieure à 7 ans, notam­ment après une seule dose, avec les dif­fé­rents types de vaccins,
    • des tech­niques de bio­lo­gie molé­cu­laire par les labo­ra­toires de viro­lo­gie afin de pou­voir dis­tin­guer les souches de VZV sau­vages et vaccinales,
    • une sur­veillance des zonas, étude pré­li­mi­naire indis­pen­sable afin d’apprécier l’influence de la vac­ci­na­tion vari­celle sur la fré­quence et l’âge d’apparition des zonas (chez les vac­ci­nés et les non vaccinés).

VARIVAX ®
Vac­cin anti Vari­celle – Laboratoire(s) Aven­tis Pas­teur MSD
Source MEDIQUICK 5.0
Indi­ca­tions géné­rales des spé­cia­li­tés VARIVAX

  • VACCINATION POST-EXPOSITION CONTRE LA VARICELLE DANS LES 3 JOURS SUIVANT L’EXPOSITION A UN PATIENT AVEC ERUPTION CHEZ LES ADULTES IMMUNOCOMPETENTS SANS ANTECEDENTS DE VARICELLE, LE CONTROLE DE LA NEGATIVITE DE LA SEROLOGIE ETANT FACULTATIF.
  • VACCINATION CONTRE LA VARICELLE A L’ENTREE EN PREMIERE ANNEE DES ETUDES MEDICALES ET PARAMEDICALES AUX ETUDIANTS SANS ANTECEDENTS DE VARICELLE ET DONT LA SEROLOGIE EST NEGATIVE.
  • VACCINATION CONTRE LA VARICELLE DE TOUTE PERSONNE SANS ANTECEDENTS DE VARICELLE ET DONT LA SEROLOGIE EST NEGATIVE, EN CONTACT ETROIT AVEC DES PERSONNES IMMUNODEPRIMES.
  • VACCINATION CONTRE LA VARICELLE DANS LES 6 MOIS PRECEDANT UNE GREFFE D’ORGANE SOLIDE DES ENFANTS CANDIDATS RECEVEURS SANS ANTECEDENTS DE VARICELLE ET DONT LA SEROLOGIE EST NEGATIVE, AVEC 2 DOSES A 1 MOIS D’INTERVALLE ET EN PRATIQUANT UNE SURVEILLANCE DU TAUX D’ANTICORPS APRES LA GREFFE.

Poso­lo­gie (VARIVAX pdre et sol p sol in sering 0,5 ml bte 1)
Réser­vé au sujet > 12 mois .
A admi­nis­trer en injec­tion sous-cuta­né dans le del­toïde ou dans la région supé­rieure anté­rio­la­té­rale de la cuisse. A admi­nis­trer le plus tôt pos­sible, dans les 30 minutes après la reconstitution

* Enfants de 12 mois à 12 ans :
1/ Cas géné­ral : La vac­ci­na­tion géné­ra­li­sée des enfants (hors HIV connu) n’a donc pas été rete­nue. Si elle était quand même pra­ti­quée, admi­nis­trer une seule dose de 0,5 ml
2/ En pré­sence d’in­fec­tion à VIH asymp­to­ma­tique asso­ciée à un pour­cen­tage de lym­pho­cytes T CD4+ supé­rieur à 25%.2 injec­tions espa­cées de 12 semaines sont préconisées

* A par­tir de 13 ans et chez l’adulte :
Femmes en âge de pro­créer : véri­fier l’ab­sence de gros­sesse puis contra­cep­tion effi­cace de 3 mois après chaque dose de vaccin.

L’ef­fi­ca­ci­té de VARIVAX est éta­blie jus­qu’à 9 ans après la vaccination.
La néces­si­té d’un rap­pel n’a pas été établie.

Contre-indi­ca­tions (VARIVAX)
– Trouvles de la coagulation.
– Leucémie.
– Lymphome.
– Autre néo­plasme malin tou­chant le sys­tème lym­pha­tique et sanguin.
– Asso­cia­tion avec un trai­te­ment immunosuppresseur.
– Défi­cit de l’im­mu­ni­té cel­lu­laire ou humo­rale (hypo­gam­ma­glo­bu­li­né­mie, sida).
– Symp­tômes d’in­fec­tion par le VIH ou stade CDC classe 2 ou plus ou dont le taux de lym­pho­cytes T CD4+ est infé­rieur à 25 %.
– Anté­cé­dents fami­liaux de défi­cit immu­ni­taire héré­di­taire ou congénital.
– Tuber­cu­lose non traitée.
– Fièvre supé­rieure à 38°5 C.
– Femme enceinte.

En cas de contage Selon le VIDAL, Un injec­tion dans les 3 ou 5 jours peut pré­ve­nir une infec­tion cli­nique ou modi­fier son développement (

Effets secon­daires

VARIVAX est sus­cep­tible d’en­trai­ner de la fièvre, une dou­leur, une rou­geur et une érup­tion de type vari­celle au point d’in­jec­tion (cette der­nière peut être géné­ra­li­sée chez les plus de 13 ans).
Chez les moins de 12 ans, une infec­tion res­pi­ra­toire haute ou une irri­ta­bi­li­té sont aus­si fré­quem­ment observés.

Inter­ac­tions

médi­ca­men­teuses VARIVAX peut théo­ri­que­ment être injec­ter en même temps que d’autres vac­cins (vac­cin com­bi­né rougeole/oreillons/rubéole, vac­cin hae­mo­phi­lus influen­zae type b, vac­cin hépa­tite B, vac­cin diphtérie/tétanos/coqueluche à germes entiers et vac­cin polio oral) mais sur des sites d’in­jec­tion différents.

Si VARIVAX n’est pas admi­nis­tré simul­ta­né­ment avec le vac­cin com­bi­né rougeole/oreillons/rubéole, un inter­valle d’un mois devra être res­pec­té entre les deux injec­tions (pré­cau­tion géné­rale pour l’in­jec­tion de vac­cins à virus vivant).

En cas d’in­jec­tion anté­rieure de gam­ma­glo­bu­lines ou d’une trans­fu­sion san­guine, il est néces­saire de repous­ser la vac­ci­na­tion avec VARIVAX de 5 mois pour garan­tir une effi­ca­ci­té optimale.

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