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VACCINATION CONTRE LE CHOLERA DUKORAL ®

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Duko­ral est dis­po­nible à comp­ter du 30/12/2004 dans les seuls Centres de Vac­ci­na­tions Internationales

Com­po­si­tion
– 2.5 x 1010 de : – V. cho­le­rae O1 souche Inaba inac­ti­vée par la cha­leur – V. cho­le­rae O1 souche Inaba El Tor, inac­ti­vée par for­mol – V. cho­le­rae O1 souche Ogawa,inactivée par la cha­leur – V. cho­le­rae O1 souche Oga­wa, inac­ti­vée par le for­mol – Total : 1 x 1011 vibrions – toxine B subu­ni­taire recom­bi­nante cho­le­ra : 1mg

Mode d’ Action
Le vac­cin sti­mule les GALT* dans l’intestin et pro­voque une reponse IgA contre les com­po­sants cellulaires
Anti-bac­te­rien IgA. Il pré­vient la colo­ni­sa­tion avec V. cho­le­rae O1 et les diar­rhées en blo­quant les CT ou LT

Indi­ca­tion
Cf infra l’a­vis du Conseil Supé­rier d’Hy­giène Publique de France

Admi­nis­tra­tion ‑Poso­lo­gie
1) Dis­soudre les gra­nu­lés effer­ves­cents dans un verre d’eau (approx. 150 ml) Enfants 2–6 ans : la moi­tié de la solu­tion (75ml)
2) Agi­ter le fla­con de verre (1flacon =1 dose)
3) Ajou­ter le conte­nu du fla­con dans la solu­tion dans le verre. Melan­ger et boire dans les deux heures maximum.
Ali­ments et bois­sons inter­dits 1 heure avant et après vaccination.

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MINISTERE DE LA SANTE ET DE LA PROTECTION SOCIALE
DIRECTION GENERALE DE LA SANTE
AVIS DU CONSEIL SUPÉRIEUR D’HYGIÈNE PUBLIQUE DE FRANCE
SECTION MALADIES TRANSMISSIBLES
Rela­tif au vac­cin oral contre le choléra
(Séance du 14 mai 2004)

Consi­dé­rant d’une part :
  • que plu­sieurs études ont mon­tré que le risque pour un voya­geur de contrac­ter le cho­lé­raé­tait extrê­me­ment faible1,
  • que par­mi le per­son­nel de san­té expa­trié en mis­sion huma­ni­taire notam­ment dans des­camps de réfu­giés où sévis­sait une épi­dé­mie, les noti­fi­ca­tions de cas de cho­lé­ra chez ce per­son­nel ont été extrê­me­ment rares2,
  • que les cas recen­sés chaque année en France par le Centre Natio­nal de Référence3des vi-brions et du cho­lé­ra varient de zéro à six au cours des dix der­nières années

    Consi­dé­rant d’autre part :

  • la dis­po­ni­bi­li­té récente d’un vac­cin oral ayant comme indi­ca­tion l’im­mu­ni­sa­tion active contre le cho­lé­ra chez l’a­dulte et l’en­fant à par­tir de 2 ans se ren­dant dans des région­soù la mala­die est endé­mique ou épidémique
  • les don­nées de tolé­rance et d” immu­no­gé­ni­ci­té de ce vaccin
  • le rap­port bénéfice/risque jugé favo­rable dans le cadre de l’AMM du DUKORAL®

    Consi­dé­rant enfin :

  • que les inter­ac­tions de ce vac­cin avec les autres vac­cins sus­cep­tibles d’être admi­nis­tré­sau voya­geur n’ont pas été étu­diées, mise à part la réponse immu­ni­taire induite par le vac­cin contre la fièvre jaune qui n’est pas dimi­nuée, lors­qu’il est admi­nis­tré de manière conco­mi­tante avec le vac­cin oral contre le choléra.

Le CSHPF conclut :que ce vac­cin ne doit pas être recom­man­dé habi­tuel­le­ment pour les voya­geurs mais qu’il pour­rait éven­tuel­le­ment être préconisé

  • pour le per­son­nel de san­té allant tra­vailler auprès de patients ou dans des camps de réfu­giés, en période d’épidémie,
  • ou dans des situa­tions épi­dé­miques particulières.

Le CSHPF sou­haite rappeler

  • - que pour le voya­geur, la pre­mière pré­ven­tion contre le cho­lé­ra demeure le res­pect des­me­sures d’hy­giène (hygiène ali­men­taire, lavage des mains),
  • qu’il est néces­saire de dis­po­ser de don­nées sup­plé­men­taires sur les inter­ac­tions pos­sibles en cas d’u­ti­li­sa­tion conco­mi­tante avec d’autres vaccins.

1incidence du cho­lé­ra chez le voya­geur :- Mor­ger et al, Epi­de­mio­lo­gy of cho­le­ra in tra­vel­lers, and conclu­sions for vac­ci­na­tion recom­man­da­tions. BMJ1983 ; 286 : 184–186 = 1/500.000 voya­geurs par séjour- Stef­fen et al, Health pro­blems after tra­vel to deve­lo­ping coun­tries. J Infect Dis 1987 ; 156 : 84–91 = 5/1.000.000voyageurs par mois- Wit­tlin­ger et al, Risk of cho­le­ra among wes­tern and japa­nese tra­ve­lers. J tra­vel Med 1995 ; 2 : 154–158 =5/100.000 toutes des­ti­na­tions confon­dues et 13/100.000 pour Bali2- un seul cas de cho­lé­ra a été décla­ré en 1994, dans l’Ar­mée Fran­çaise, chez un per­son­nel du Ser­vice de San­tédes Armées de retour en métro­pole , suite à l’o­pé­ra­tion « Tur­quoise » aux fron­tières du Rwan­da et de la Répu­bli-que Démo­cra­tique du Congo, où 4.000 mili­taires ont été déployés- sur 20 ans d’ex­pé­rience d’é­pi­dé­mies de cho­lé­ra, un seul cas de cho­lé­ra a été contrac­té, au Sou­dan, par un mem-bre du per­son­nel expa­trié de Méde­cins sans frontières.3CNR des vibrions et du cho­lé­ra 25/28 rue du Doc­teur Roux 75724 Paris cedex 15. Mel : vibrions@pasteur.fr4Ces cas de cho­lé­ra étant sur­ve­nus dans leur très grande majo­ri­té chez des voya­geurs (cas d’importation)

CET AVIS NE PEUT ETRE DIFFUSE QUE DANS SON INTEGRALITE, SANS SUPPRESSION, NI AJOUT

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