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Tests rapides d’orientation diagnostique du VIH (TROD)

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Objec­tifs des tests rapides d’o­rien­ta­tion diag­nos­tique de l’in­fec­tion à VIH 1 et 2
Per­mettre aux popu­la­tions les plus expo­sées au risque de trans­mis­sion du VIH ou les plus iso­lées du sys­tème de soins : un accès faci­li­té et renou­ve­lé à la connais­sance de son sta­tut séro­lo­gique vis-à-vis de l’in­fec­tion par le VIH, une adap­ta­tion des stra­té­gies pré­ven­tives de cha­cun en fonc­tion de la connais­sance actua­li­sée de son sta­tut séro­lo­gique et de celle de ses par­te­naires, l’en­trée et l’ac­com­pa­gne­ment dans une démarche de soins la plus pré­coce pos­sible pour les per­sonnes décou­vrant leur séro­po­si­ti­vi­té au VIH.

Publics concer­nés
Il n’y a pas d’in­di­ca­tion spé­ci­fique selon l’ar­rê­té, hor­mis dans les zones à forte pré­va­lence où les per­sonnes les plus expo­sées au risque de trans­mis­sion du VIH peuvent béné­fi­cier en prio­ri­té du test.

Au préa­lable, le pro­fes­sion­nel de san­té doit recueillir le consen­te­ment libre et éclai­ré du patient dûment infor­mé avant la réa­li­sa­tion du test et infor­mer le patient : que le test ne per­met qu’une orien­ta­tion diag­nos­tique et ne consti­tue en aucun cas un diag­nos­tic bio­lo­gique, quant au résul­tat du test.

Selon l’ar­rê­té, les tests peuvent être réalisés

  • par un méde­cin, un bio­lo­giste médi­cal, une sage-femme, un infir­mier, un tech­ni­cien de labo­ra­toire, sous la res­pon­sa­bi­li­té d’un méde­cin ou d’un bio­lo­giste médi­cal, un sala­rié ou béné­vole, non pro­fes­sion­nel de san­té, à condi­tion qu’il ait préa­la­ble­ment sui­vi une for­ma­tion à l’u­ti­li­sa­tion des tests.
  • dans un cabi­net libé­ral, un éta­blis­se­ment ou un ser­vice de san­té, une struc­ture de pré­ven­tion ou une struc­ture asso­cia­tive impli­quée en matière de pré­ven­tion sani­taire, à la condi­tion que cette struc­ture dis­pose de l’ha­bi­li­ta­tion néces­saire.

    Les per­sonnes qui effec­tuent les tests sont : sou­mises au res­pect du secret médi­cal ou pro­fes­sion­nel, tenues au res­pect des recom­man­da­tions de bonnes pra­tiques, tenues de sous­crire une assu­rance garan­tis­sant leur res­pon­sa­bi­li­té civile lors de la réa­li­sa­tion des tests.

    Les locaux et lieux d’in­ter­ven­tion : peuvent être fixe ou mobiles, doivent être orga­ni­sés de telle manière à pré­ser­ver un accueil indi­vi­dua­li­sé et une remise du résul­tat du test dans des condi­tions garan­tis­sant la confidentialité.

    Le test est pra­ti­qué : sur sang total, sérum ou plas­ma, au moyen d’un réac­tif détec­tant l’in­fec­tion à VIH 1 et 2 à lec­ture sub­jec­tive, revê­tu du mar­quage CE et non atteint de péremp­tion, qui fait l’ob­jet d’une tra­ça­bi­li­té (nom de l’in­ter­ve­nant, numé­ro de lot du réac­tif uti­li­sé, coor­don­nées du patient, résul­tat du test).

Conduite à tenir en fonc­tion des résul­tats du test

En cas de résul­tat posi­tif : la per­sonne est diri­gée soit vers un méde­cin, soit vers un éta­blis­se­ment ou un ser­vice de san­té, pour la réa­li­sa­tion du diag­nos­tic bio­lo­gique de l’in­fec­tion à VIH 1 et 2, pour, si besoin, une prise en charge médicale.
En cas de résul­tat néga­tif : la per­sonne tes­tée est infor­mée des limites inhé­rentes à l’in­ter­pré­ta­tion du résul­tat du test, voire de l’é­ven­tua­li­té de réa­li­ser le diag­nos­tic bio­lo­gique pré­ci­té, notam­ment en cas de risque récent de trans­mis­sion du VIH.

Source : JORF n°0266 du 17 novembre 2010 page 20499 texte n° 19
Arrê­té du 9 novembre 2010 fixant les condi­tions de réa­li­sa­tion des tests rapides d’o­rien­ta­tion diag­nos­tique de l’in­fec­tion à virus de l’im­mu­no­dé­fi­cience humaine (VIH 1 et 2) [Lire]

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