HomeNon classéGUIDE PRATIQUE N°1 " L'HERPES, parlons en "

GUIDE PRATIQUE N°1  » L’HERPES, parlons en »

Publié le

spot_img

L’HERPES est une mala­die très répan­due dans le monde entier.

  • En France, on estime qu’en­vi­ron 10 mil­lions de per­sonnes sont tou­chées, à des degrés et des loca­tions diverses.
  • L’her­pès labial (des lèvres) est le plus cou­rant. Il revêt le nom de  » bou­ton de fièvre  » bien connu.
    C’est l’her­pès du visage le plus fré­quent mais cer­taines formes sont plus sévères ( atteinte des yeux)
  • L’her­pès géni­tal c’est à dire celui qui touche les paries sexuelles et avoi­si­nantes (fesses, dos), concer­ne­rait plus de 2 mil­lions de per­sonnes en France.
    C’est une mala­die sexuel­le­ment trans­mis­sible et les crises réci­di­vantes peuvent être à l’o­ri­gine de dou­leurs et d’in­con­fort psy­cho­lo­gique qui altèrent la qua­li­té de vie.

L’HERPES EST UNE MALADIE VIRALE

Le virus de l’her­pès est une par­ti­cule infec­tieuse extrê­me­ment petite qui se mul­ti­plie dans l’organisme.
Ce virus s’ap­pelle Her­pès Sim­plex Virus (HSV).
Il en existe 2 types :

Le virus de type 1 (HSV1) res­pon­sable de la majo­ri­té des her­pès situés au des­sus de la taille. Il cor­res­pond géné­ra­le­ment à l’her­pès labial, c’est à dire le clas­sique bou­ton de fièvre.
Ce virus peut éga­le­ment se déve­lop­per sur d’autres par­ties du visage comme les yeux.

Le virus de type 2 (HSV2) cor­res­pond le plus sou­vent à l’her­pès génital.
Il touche géné­ra­le­ment les par­ties sexuelles mais peut éga­le­ment se déve­lop­per sur les fesses et les cuisses.

L’HERPES EST UNE MALADIE A RECIDIVES

Le virus de l’her­pès reste à vie dans l’or­ga­nisme. On peut apprendre à contrô­ler ses effets ; on ne peut jamais s’en débar­ras­ser définitivement
Les réci­dives ou pous­sées ou crises réap­pa­raissent presque tou­jours au même endroit.
La dou­leur est géné­ra­le­ment moins sévère que lors du pre­mier contact avec le virus.
Ces réci­dives, sou­vent pré­cé­dées de signes annon­cia­teurs, obéissent à des rythmes très variables d’une per­sonne à l’autre et même d’une période à l’autre de son exis­tence. Géné­ra­le­ment, plus on s’é­loigne du pre­mier contact avec le virus, moins les crises sont fréquentes.
Moins de 10% des per­sonnes pré­sen­te­ront des réci­dives tout au long de leur vie.

Cer­taines cir­cons­tances favo­risent les crises

  • La fièvre
  • Le stress ou une vive émotion
  • La fatigue, le déca­lage horaire
  • La consom­ma­tion d’alcool
  • Les règles
  • L’ex­po­si­tion au soleil
  • Les rela­tions sexuelles
  • Un trau­ma­tisme local (extrac­tion d’une dent, irri­ta­tion sexuelle)

PORTEUR DU VIRUS SANS LE SAVOIR
Cer­taines per­sonnes peuvent avoir été conta­mi­nées par le virus et ne jamais déve­lop­per de symp­tômes d’herpès.
Mal­gré cette absence de symp­tômes, la conta­gio­si­té demeure possible

L’HERPES EST UNE MALADIE CONTAGIEUSE

Comme de nom­breuses mala­dies virales, l’her­pès est une mala­die très contagieuse.
Le risque de conta­gion est plus impor­tant si le par­te­naire est en période de  » pous­sée  » ( c’est à dire avec des lésions cuta­nées, des lèvres ou des organes sexuels).
Il existe tou­te­fois un risque de trans­mis­sion en dehors de ce périodes symp­to­ma­tiques c’est à dire alors qu’au­cun symp­tôme n’est apparent.

  • Pour l’her­pès labial (bou­ton de fièvre), la conta­mi­na­tion se fait géné­ra­le­ment entre l’âge de 6 mois à 4 ans par un simple par un bai­ser.
    On estime de que 70 à 90% de la popu­la­tion a été en contact avec le virus HSV1 mais cela ne veut pas dire que toutes ces per­sonnes déve­lop­pe­ront un jour des bou­tons de fièvre.
    Les fac­teurs déclen­chant des réci­dives sont les mêmes (soleil, froid, stress, règles, etc…)
  • Pour l’her­pès géni­tal, la conta­mi­na­tion se fait lors d’un rap­port sexuel avec une per­sonne pré­sen­tant des lésions sur le sexe ou sim­ple­ment por­teuse du virus. Ce pre­mier contact avec le virus passe tota­le­ment inaper­çu dans 9O% des cas.. En revanche, lors­qu’il se déclare, ile se mani­feste géné­ra­le­ment par des signes très dou­lou­reux au niveau du site de l’in­fec­tion (sexe, cuisse, fesses) bien sou­vent accom­pa­gnés de fièvre, de maux de tête et de dou­leurs au ventre.
  • De l’her­pès labial à l’her­pès génital
    Un rap­port sexuel met­tant en contact la bouche avec le sexe peut être à l’o­ri­gine d’une trans­mis­sion de l’her­pès labial vers les par­ties sexuelles ( 10 à 30% des her­pès géni­taux). L’in­verse est éga­le­ment possible.<

RECONNAITRE L’HERPES GENITAL

La plu­part du temps, un por­teur de virus de l’her­pès va  » sen­tir  » arri­ver la crise.
Cela com­mence par des dou­leurs, des pico­te­ments, des brû­lures sur les organes sexuels ou à proxi­mi­té (fesses, cuisse, anus,..). Des dou­leurs peuvent être res­sen­ties au pas­sage de l’urine.
Ces signes sont par­fois accom­pa­gnés de fièvre, de cour­ba­tures, de maux de tête et de ventre.

CHEZ LA FEMME
Les symp­tômes peuvent être accom­pa­gnées de pertes vaginales.
Une rou­geur appa­raît au niveau du vagin sui­vies de vési­cules (ou petites cloques) grou­pées en bou­quet.
Ces vési­cules, char­gées de virus, sont très fra­giles. Elles se rompent et pro­voquent des petites plaies à vif, par­fois très dou­lou­reuses. La cica­tri­sa­tion n’in­ter­vient qu’au bout d’une dizaine de jours et la croûte qui s’est for­mée tombe.
Chez cer­taines femmes, l’her­pès peut se mani­fes­ter dans le vagin et même sur le col de l’u­té­rus ce qui rend le diag­nos­tic dif­fi­cile car les signes sont internes et peu visibles à l’oeil nu.

CHEZ LA FEMME ENCEINTE
Une femme enceinte por­teuse d’un her­pès géni­tal ( ou si c’est le cas de son par­te­naire) doit en infor­mer rapi­de­ment son méde­cin. Il existe en effet un risque impor­tant de trans­mis­sion de la mala­die lors de l’ac­cou­che­ment. L’her­pès du nou­veau-né peut avoir de très graves consé­quences sur son état de santé.
Voir Guide N°2 : Her­pès et grossesse

CHEZ L’HOMME
Les symp­tômes sont sou­vent moins dou­lou­reux et plus rapides à passer.
Les zones tou­chées se situent en géné­ral sur le pénis, sur le pré­puce ou entre les deux.
Les lésions cuta­nées sur les tes­ti­cules sont par­ti­cu­liè­re­ment gênantes et longues à cicatriser.

 

Tout retard dans la consul­ta­tion peut rendre le diag­nos­tic plus dif­fi­cile. Il est très impor­tant de consul­ter son méde­cin dés l’ap­pa­ri­tion des pre­miers symptômes

Les symp­tômes de la pre­mière crise et des rechutes sont les mêmes. Ils sont moins pro­non­cés lors des récidives

D’autre l’her­pès peut être confon­du avec d’autres mala­dies des organes sexuels, notam­ment les mycoses

 

En pra­tique : Her­pès : A faire et à éviter

Derniers articles

Le pied douloureux de l’adulte : causes, symptômes, diagnostic, traitements

De multiples facteurs peuvent causer des douleurs au niveau du pied. Celles-ci peuvent invalider...

Mycoplasma pneumoniae : maladies caractéristiques, traitements

Les maladies infectieuses constituent un problème de santé majeur et figurent parmi les dix...

Paralysie faciale a frigore : causes, symptômes, diagnostic et traitement

La paralysie faciale a frigore (PFF) est l’une des formes les plus fréquentes des...

Ostéopénie : clinique, physiopathologie, étiologies, traitement

L’ostéopénie est un état de fragilité osseuse fréquent à partir de 50 ans. Elle est...

Pour aller plus loin

Le pied douloureux de l’adulte : causes, symptômes, diagnostic, traitements

De multiples facteurs peuvent causer des douleurs au niveau du pied. Celles-ci peuvent invalider...

Mycoplasma pneumoniae : maladies caractéristiques, traitements

Les maladies infectieuses constituent un problème de santé majeur et figurent parmi les dix...

Paralysie faciale a frigore : causes, symptômes, diagnostic et traitement

La paralysie faciale a frigore (PFF) est l’une des formes les plus fréquentes des...