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Douves hépatiques : causes, symptômes et traitements

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La douve hépa­tique est un para­site avec un cycle de vie com­plexe. Il a besoin de plu­sieurs hôtes pour sur­vivre et par­faire son déve­lop­pe­ment. Lorsque la douve hépa­tique infecte l’homme, les consé­quences peuvent être déplo­rables. Aus­si connue sous le nom de dis­to­ma­tose hépa­tique, la douve hépa­tique est recon­nue comme une mala­die para­si­taire dont les prin­ci­pales ori­gines sont les tré­ma­todes héma­to­phages. Com­ment ce para­site atteint-il l’homme ? Quels sont les symp­tômes les plus fré­quents de cette infec­tion ? Quels sont les meilleurs moyens pour trai­ter l’infection par la douve hépa­tique ?

Douve hépatique : qu’est-ce que c’est ?

La douve est un para­site par­ti­cu­lier qui se mani­feste par des symp­tômes non spé­ci­fiques, géné­ra­le­ment dif­fi­ciles à expli­quer. Le cycle de trans­mis­sion de la douve com­mence à par­tir des plantes qui la trans­mettent aux ani­maux, qui à leur tour la trans­mettent à l’homme.

En effet, les ani­maux acquièrent ce para­site lors­qu’ils consomment des plantes qui l’ont déjà. Au nombre de ces plantes, on peut citer les plantes aqua­tiques telles que le cres­son sau­vage ain­si que les plantes situées en zone humide.

La douve a très sou­vent la forme d’un ver plat et est à l’o­ri­gine d’une infec­tion du foie. La douve hépa­tique est alors défi­nie comme une para­si­tose clas­sée dans la caté­go­rie des tré­ma­todes, aus­si connues sous le nom de fas­cio­la hepa­ti­ca.

Quelle est la structure de la douve hépatique ?

Le cycle de vie de la douve hépa­tique est très com­plexe et est for­te­ment lié aux carac­té­ris­tiques de cette der­nière. Ces der­nières dépendent de la classe à laquelle appar­tient la douve hépa­tique.

Géné­ra­le­ment, la douve a une forme de feuille légè­re­ment apla­tie. L’a­pla­tis­se­ment est orien­té dans la direc­tion infé­rieure ou supé­rieure, et est carac­té­ri­sé par une cou­leur brun fon­cé. Au début ain­si qu’à la fin du cycle de vie de la douve hépa­tique, le corps de cette der­nière se rétré­cit à un des bords pointus.

En termes de taille, une douve hépa­tique mesure envi­ron quatre cen­ti­mètres ou moins.

La douve hépa­tique pré­sente un sys­tème diges­tif sous la forme de deux tubes sans sor­tie. Ce sont notam­ment grâce à ces tubes que, les voies hépa­tiques sont para­si­tées par les hel­minthes.

Pour ce qui est de la repro­duc­tion, celle de la douve hépa­tique est assez com­plexe. En effet, de nom­breux chan­ge­ments en diverses formes peuvent se pro­duire et une seule cel­lule œuf peut engen­drer plu­sieurs pro­gé­ni­tures. Géné­ra­le­ment, la repro­duc­tion de la douve hépa­tique se pro­duit par voie sexuelle.

Par ailleurs, les carac­té­ris­tiques struc­tu­rales et les dif­fé­rences de com­po­si­tion entre la struc­ture interne et celle externe de la douve, consti­tuent les prin­ci­pales rai­sons pour les­quelles, ce para­site s’at­taque au foie et aux voies biliaires.

Comment se produit l’infection par la douve hépatique ?

La douve hépa­tique est très pré­sente dans les régions humides, en rai­son de ses besoins très spé­ci­fiques en matière d’hôte.

Le cycle de vie de ces vers intes­ti­naux com­mence, lorsque la femelle pond des œufs dans les selles de l’hôte infec­té. Une fois dans de l’eau douce, l’œuf éclore : c’est la pre­mière phase lar­vaire. La larve obte­nue trouve main­te­nant un hôte inter­mé­diaire, qui peut être un escar­got d’eau douce, pour ter­mi­ner la deuxième phase larvaire.

La larve quitte main­te­nant son hôte et se retrouve dans les plantes aqua­tiques. C’est donc en consom­mant ces plantes aqua­tiques ou des pois­sons ayant ser­vi d’hôte aux larves, que l’homme est infec­té par la douve hépa­tique. Les voies biliaires consti­tuent les zones pré­fé­ren­tielles dans les­quelles ces douves vont se loger. Elles uti­lisent alors le sang des capil­laires pour se nour­rir (envi­ron 0,2 ml de sang par jour).

Les symptômes de la douve du foie

L’infection par la douve du foie se mani­feste géné­ra­le­ment par un cer­tain nombre de symp­tômes très désa­gréables. Les dou­leurs abdo­mi­nales, les vomis­se­ments, les nau­sées et par­fois la diar­rhée, consti­tuent les symp­tômes les plus fré­quents de l’infection.

On peut aus­si évo­quer les séries de fièvre qui pro­voquent un malaise constant chez les per­sonnes atteintes de l’infection. Chez cer­tains pro­fils de patients, on peut éga­le­ment obser­ver de l’urti­caire, une perte signi­fi­ca­tive de poids en un temps court et un manque d’appétit inex­pli­qué. Cepen­dant, l’infection par la douve du foie peut être asymp­to­ma­tique et ne pré­sen­ter aucune mani­fes­ta­tion apparente.

Géné­ra­le­ment, la douve hépa­tique relève d’une infec­tion par les tré­ma­todes qui se retrouvent dans des para­sites inté­grés aux pois­sons crus, ou qui ne sont pas assez cuits. L’infection n’entraîne pas tou­jours de symp­tômes. Mais, la plu­part des mani­fes­ta­tions sont liées à l’abdomen auquel est inté­gré le foie.

En effet, une fois dans l’organisme, les para­sites se déplacent de l’intestin vers le foie. Ce mou­ve­ment est le prin­ci­pal des symp­tômes de l’infection.

Par ailleurs, l’apparition des symp­tômes de l’infection à la douve hépa­tique peut être le résul­tat d’une obs­truc­tion du sys­tème biliaire. C’est ce sys­tème qui crée, qui stocke et qui assure le dépla­ce­ment de la bile.

En ce qui concerne les fièvres, elles appa­raissent aus­si lorsque les douves hépa­tiques pro­voquent des ano­ma­lies de fonc­tion­ne­ment au niveau du sys­tème biliaire.

Les symp­tômes gas­tro-intes­ti­naux (nau­sées, vomis­se­ments et diar­rhée) font éga­le­ment par­tie des plus impor­tantes mani­fes­ta­tions de la douve hépa­tique. C’est géné­ra­le­ment au cours des pre­miers stades de l’infection que ces symp­tômes appa­raissent. On peut ensuite obser­ver une période de rémis­sion durant laquelle, le patient ne pré­sente plus ces symp­tômes. Cepen­dant, ces der­niers peuvent réap­pa­raître lorsque les douves hépa­tiques causent des inflam­ma­tions ou obs­truent le sys­tème biliaire.

Quant à l’urticaire, elle est consé­quente à la recon­nais­sance des douves hépa­tiques comme enva­his­seurs étran­gers par le sys­tème immu­ni­taire. Ce der­nier met alors en place une réac­tion aller­gique contre les para­sites. Il faut pré­ci­ser que le manque d’appétit et la perte de poids dans l’infection par la douve hépa­tique, sont plus fré­quents lorsque l’infection est à long terme.

Le diagnostic de l’infection par la douve hépatique

Le diag­nos­tic de l’infection par la douve hépa­tique peut être par­ti­cu­liè­re­ment dif­fi­cile, puisque cette der­nière ne se mani­feste pas tou­jours par des symp­tômes. Mais, la marche à suivre dépend géné­ra­le­ment du stade de l’infection. Une prise de sang et des recherches séro­lo­giques peuvent être suf­fi­santes pour diag­nos­ti­quer l’infection, lorsqu’elle se trouve dans sa pre­mière phase. On réa­lise dans ce cas, une numé­ra­tion de la for­mule san­guine, un bilan hépa­tique, puis une déter­mi­na­tion de la vitesse de sédi­men­ta­tion.

Un exa­men para­si­to­lo­gique plus appro­fon­di pour­ra être réa­li­sé, lorsqu’on découvre les œufs de para­sites dans les selles du patient. Dans cer­tains cas, le méde­cin trai­tant peut recou­rir à une écho­gra­phie ou à un scanner.

La prévention de l’infection par la douve hépatique

Il est très facile d’éviter les infec­tions par la douve hépa­tique. Une bonne cuis­son des pois­sons d’eau douce est géné­ra­le­ment suf­fi­sante, pour évi­ter cette infec­tion. C’est la dis­po­si­tion la plus impor­tante à prendre pour évi­ter d’être infecté.

Pour les per­sonnes qui voyagent dans des zones humides et insa­lubres, il est conseillé de faire très atten­tion à ce qu’elles consomment. Le res­pect de ces pré­cau­tions est essen­tiel puisqu’à ce jour, aucun vac­cin ne per­met de gué­rir l’infection par la douve du foie.

Quelques options de traitement de l’infection par la douve hépatique

Les médi­ca­ments sont géné­ra­le­ment les pre­mières réponses, en cas d’infection par les douves hépa­tiques. La tri­cla­ben­da­zole est très uti­li­sée et s’avère effi­cace. Ce médi­ca­ment se prend par voie orale en une ou deux doses. Il est effi­cace chez la plu­part des patients et n’engendre aucun effet secon­daire. Cepen­dant, les trai­te­ments à base de cor­ti­coïdes sont plus adap­tés pour les phases aiguës de l’infection.

Par ailleurs, de nom­breux médi­ca­ments per­mettent de sou­la­ger les dif­fé­rents symp­tômes de l’infection. C’est l’exemple de l’acétaminophène, qui per­met de sou­la­ger les dou­leurs abdo­mi­nales et de dimi­nuer la fièvre. Pour les nau­sées et les vomis­se­ments, les médi­ca­ments anti-nau­sées sont recom­man­dés. Tou­te­fois, ces médi­ca­ments ne font pas dis­pa­raître l’infection. Une fois que les symp­tômes se calment un tout petit peu, il faut rapi­de­ment consul­ter un méde­cin.

La chi­rur­gie devient une option néces­saire pour trai­ter l’infection par les douves hépa­tiques, lorsque des com­pli­ca­tions se pro­duisent. Il peut s’agir d’une infec­tion des voies biliaires.

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