HomeSantéSigmoïdite diverticulite aiguë : causes, symptômes, diagnostic, solutions

Sigmoïdite diverticulite aiguë : causes, symptômes, diagnostic, solutions

Publié le

spot_img

La sig­moï­dite diver­ti­cu­lite aiguë est une mala­die acquise qui a ten­dance à se mani­fes­ter le plus sou­vent après 60 ans. Les per­sonnes atteintes par ce mal souf­fri­ront de dou­leurs au niveau du colon. Plu­sieurs rai­sons sont à l’origine de cette patho­lo­gie. Quelles sont alors les causes de cette infec­tion ? Com­ment la diag­nos­ti­quer ? Quels sont les dif­fé­rents remèdes pour en venir à bout ? Voi­ci tout ce que vous devez savoir à propos.

Sigmoïdite diverticulite aiguë : les causes

La sig­moï­dite diver­ti­cu­lite aiguë est l’inflammation d’une por­tion du gros intes­tin se trou­vant juste avant le rec­tum. Elle est cau­sée par une com­pli­ca­tion de la diver­ti­cu­lose colique. C’est un trouble patho­lo­gique qui se carac­té­rise par la pré­sence de diverticules.

Celles-ci se pré­sentent sous forme de poches logées tout au long de la sur­face du colon. Leur appa­ri­tion est due au fait que la muqueuse colique trans­perce la mus­cu­leuse et pro­voque ensuite un échauf­fe­ment des diverticuloses.

Il existe d’autres fac­teurs à l’origine de ce mal. On cite entre autres :

  • une ali­men­ta­tion pauvre en fibres ;
  • une consom­ma­tion abu­sive des ali­ments sucrés ;
  • une séden­ta­ri­sa­tion et un manque d’exercices phy­siques réguliers.

À cela s’ajoute une masse cor­po­relle trop impor­tante. Notez que le taba­gisme est aus­si une poten­tielle cause de cette maladie.

Une alimentation pauvre en fibres

Lorsque vos repas ne contiennent pas assez de fibres, le tube diges­tif en souffre et en consé­quence, le taux de cho­les­té­rol sera éle­vé. En plus, cette carence aug­mente le nombre de bac­té­ries mal­saines dans l’organisme. Ce qui vous expose à plu­sieurs maux, dont la sig­moï­dite diver­ti­cu­lite aiguë.

Une consommation abusive des aliments sucrés

Un apport exces­sif en sucre a des réper­cus­sions non négli­geables sur le foie. En effet, si cet ali­ment est trop pré­sent dans l’organisme, cela sti­mu­le­ra la pro­duc­tion des graisses. Celles-ci engendrent plu­sieurs affec­tions chro­niques comme l’inflammation de la tuber­cu­lose qui est en par­tie res­pon­sable de la mala­die dont il est ques­tion ici.

La sédentarisation et le manque d’exercices physiques

La séden­ta­ri­té, c’est lorsqu’un indi­vi­du ne fait pas d’efforts phy­siques pour brû­ler l’accumulation des graisses. Dans ce contexte, il se pro­duit un dés­équi­libre ali­men­taire. Cela affecte de nom­breux organes, dont l’intestin. Avec le temps, plu­sieurs mala­dies naissent comme une sigmoïdite.

Par ailleurs, une per­sonne qui pra­tique régu­liè­re­ment du sport ren­force son sys­tème immu­ni­taire. Dans le cas contraire, cela laisse le champ libre à l’apparition de plu­sieurs agents patho­gènes qui peuvent être à l’origine d’une telle pathologie.

Une masse corporelle trop importante et le tabagisme

L’obésité peut abou­tir à une sig­moï­dite. En effet, ce pro­blème cor­po­rel peut conduire au mau­vais fonc­tion­ne­ment du gros intes­tin. Ce qui peut pro­vo­quer au fil du temps des per­cées au niveau du colon entraî­nant ensuite l’extériorisation des muqueuses intestinales.

Par ailleurs, vous savez cer­tai­ne­ment que fumer une ciga­rette tra­di­tion­nelle détruit le foie. Et pour­tant, si cet organe ne marche pas bien, vous pou­vez contrac­ter cette mala­die. Cela a été bien élu­ci­dé dans les pas­sages antérieurs.

Sigmoïdite diverticulite aiguë : symptômes

Sig­moï­dite diver­ti­cu­lite aiguë

Les mani­fes­ta­tions de cette mala­die sont dues aux réac­tions inflam­ma­toires. Plu­sieurs signes peuvent inter­pel­ler comme les dou­leurs au niveau de la fosse iliaque gauche, une zone située à la fin du tube digestif.

D’autres symp­tômes comme les troubles du tran­sit, les cas de diar­rhées ou la fièvre sont carac­té­ris­tiques d’une sig­moï­dite. Dans cer­taines cir­cons­tances, le sujet peut être constipé.

Lorsque le tableau cli­nique devient très inquié­tant ou sévère, le patient peut souf­frir d’abcès de péri­to­nite. À cela peut s’ajouter une hémor­ra­gie, un rétré­cis­se­ment du colon (sté­nose) et des fistules.

Sigmoïdite diverticulite aiguë : diagnostic

La mala­die due à l’inflammation de la diver­ti­cu­lose se diag­nos­tique sui­vant trois étapes. La pre­mière est une véri­fi­ca­tion cli­nique, la seconde est une prise de sang et la troi­sième est l’examen d’imagerie médicale.

1.    Examen clinique

Celui-ci est réa­li­sé par votre chi­rur­gien. Dans la pra­tique, ce der­nier pro­cède à l’élévation des hyper­leu­co­cy­toses. Les pro­téines de l’inflammation sont éga­le­ment invi­tées dans la culture.

2.    La prise de sang

Pour réus­sir la pré­cé­dente étape, votre pro­fes­sion­nel de san­té pré­lève au labo­ra­toire votre sang. Ce der­nier repré­sente le consti­tuant à par­tir duquel il va extraire l’hyperleucocytose et la CRP (pro­téine de l’inflammation). Pour ce faire, une tomo­den­si­to­mé­trie est réa­li­sée. Ce qui per­met de faire une ana­lyse cor­recte du côlon sig­moïde et de tout son environnement.

3.    Examen d’imagerie médicale

Cela consiste à uti­li­ser un scan­ner pour loca­li­ser le mal. Tou­te­fois, pour que cette ana­lyse médi­cale donne des résul­tats fiables, un bilan d’extension de la sig­moïde clo­nique est fait.

Cette action per­met aus­si de connaître l’évolution de la mala­die. Pour cela, le chi­rur­gien véri­fie la pré­sence d’une col­lec­tion abcé­dée péri­co­lique intra­mé­so­co­lique.

Par ailleurs, une colo­sco­pie peut être effec­tuée par votre spé­cia­liste de san­té pour iden­ti­fier d’éventuelles causes de l’infection.

Sigmoïdite diverticulite aiguë : solutions

Heu­reu­se­ment, il existe plu­sieurs trai­te­ments contre le déve­lop­pe­ment d’une diver­ti­cu­lose dans le colon. En voi­ci quelques-uns.

Le traitement conservateur

Si la situa­tion n’est pas grave, une prise en charge peut se faire par la mise en place d’une diète liquide. Il s’agit d’un régime hypo­ca­lo­rique consti­tué d’une consom­ma­tion de fruits et de légumes. Dans ce contexte, le patient est appe­lé à se nour­rir avec des soupes, des bois­sons sans sucre avec des tisanes. Aus­si, le thé et l’eau sont des élé­ments nutri­tifs uti­li­sés lors de cette cure.

Par ailleurs, une anti­bio­thé­ra­pie est pra­ti­quée pour venir à bout d’une sig­moï­dite. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un trai­te­ment fait avec des anti­bio­tiques qui sont des sub­stances inhi­bi­trices de bac­té­ries nocives. Sous d’autres cieux, une prise d’antispasmodiques peut s’avérer efficace.

Une prise en charge des complications

Lorsque c’est grave, le chi­rur­gien peut réa­li­ser une exé­rèse chi­rur­gi­cale du sig­moïde. Il s’agit d’une abla­tion du côlon. C’est un moyen pour défi­ni­ti­ve­ment en finir avec ce mal.

Par ailleurs, il existe d’autres options que votre spé­cia­liste de san­té peut uti­li­ser. C’est le cas du lavage péri­to­néal. Aus­si, la colec­to­mie ou le drai­nage radio­lo­gique sont entre autres des solu­tions alternatives.

L’émollient

Une autre forme de trai­te­ment de la sig­moï­dite est l’utilisation de l’émollient. C’est une sub­stance qui relâche et amol­lit les muqueuses en cas d’inflammation. Elle aide ain­si à sou­la­ger les dou­leurs de manière tem­po­raire. C’est pour cette rai­son qu’elle est employée ici.

La prévention

Pour ne pas souf­frir de cette mala­die, vous devez la pré­ve­nir. Cela consiste à réduire les fac­teurs de risque du déve­lop­pe­ment d’une diver­ti­cu­lose. Pour cela, il est pro­po­sé d’avoir une ali­men­ta­tion saine et équilibrée.

Vous devez éga­le­ment pri­vi­lé­gier un apport appro­prié en fibres dans vos repas. Aus­si, pour endi­guer ce mal, il convient d’éviter dans la mesure du pos­sible la séden­ta­ri­té et vous devez pra­ti­quer de manière régu­lière des acti­vi­tés physiques.

Sigmoïdite diverticulite aiguë : chirurgie

Sig­moï­dite diver­ti­cu­lite aiguë

Après l’exa­men médi­cal et un résul­tat final indi­quant une sig­moï­dec­to­mie, une inter­ven­tion chi­rur­gi­cale peut être faite. Voi­ci son déroulement !

Appliquer une anesthésie générale au patient

La pre­mière étape d’une telle opé­ra­tion est l’usage de l’anesthésie géné­rale. Pour ce faire, une lapa­ro­sco­pie ou une lapa­ro­to­mie est réa­li­sée. Tout va dépendre de la tech­nique employée par le chirurgien.

Réaliser une résection anastomose ou Hartmann

Ici, on devrait enle­ver tout le côlon sig­moïde. Pour ce faire, le spé­cia­liste de san­té effec­tue une inci­sion. Après cela, il découpe de manière soi­gneuse la sec­tion indé­si­rable avant de l’ôter. Ensuite, une ana­sto­mose colo­rec­tale est réa­li­sée. Ce qui va per­mettre d’assurer la com­mu­ni­ca­tion du reste des organes.

Par ailleurs, une autre option consiste à pra­ti­quer une résec­tion de Hart­mann. Cette tech­nique vise à reti­rer le côlon sig­moïde malade sans réta­blis­se­ment de la conti­nui­té diges­tive. Cepen­dant, le rec­tum est satu­ré et lais­sé dans sa posi­tion ini­tiale. Dans ce contexte, un anus arti­fi­ciel est mis en place par le chi­rur­gien pour garan­tir l’évacuation des selles. Il est ici impor­tant de com­prendre que cette forme d’intervention est réa­li­sée en cas d’urgence.

Sigmoïdite diverticulite aiguë : avantages et inconvénients d’une résection sigmoïde

Une résec­tion sig­moïde se trouve néces­saire en cas d’aggravation ou de réci­di­visme de la sigmoïdite.

Bénéfices

Cette inter­ven­tion pré­sente plu­sieurs avan­tages comme l’éradication défi­ni­tive du mal. Aus­si, cette opé­ra­tion pro­longe la durée de vie des patients et sur­tout amé­liore leur forme physique.

Les per­sonnes qui souf­fraient de ce mal finissent par se retrou­ver dans leur période d’avant-maladie, ce qui leur pro­cure un bien-être accru.

Limites

Tou­te­fois, cette action pré­sente par­fois des effets indé­si­rables. Cette tech­nique peut entraî­ner par exemple des dom­mages au niveau de l’intestin. Aus­si, des dou­leurs chro­niques conti­nues et inces­santes sont enre­gis­trées chez cer­tains patients.

Par ailleurs, il se peut que l’anesthésie géné­rale ne fonc­tionne pas pen­dant l’opération. Cela peut pro­vo­quer d’énormes com­pli­ca­tions tant pour le malade que pour le chirurgien.

Sigmoïdite diverticulite aiguë : résection antérieure inférieure

Plu­sieurs formes de résec­tions sig­moïdes sont réa­li­sées en cas d’inflammation de la diver­ti­cu­lose. Par­mi celles qui sont appli­quées se trouve la résec­tion anté­rieure et inférieure.

Qu’est-ce que c’est ?

C’est une opé­ra­tion qui consiste à extraire une bonne par­tie du colon malade et à rat­ta­cher ensuite le reste du tis­su sain à l’anus. Après cela, un sac de colo­sto­mie est uti­li­sé pour recueillir les matières fécales en atten­dant que le colon gué­risse. Cette tech­nique n’exige pas une grande lésion de l’organisme contrai­re­ment à une résec­tion abdomino-périnéale.

Comment se réalise-t-elle ?

Avant l’intervention du chi­rur­gien, le patient est appe­lé à vider son colon. Pour cela, ce der­nier adopte une diète liquide 48 heures avant l’opération.

Un jour avant la date fati­dique, le spé­cia­liste admi­nistre au malade un pro­duit pour reti­rer tous les agents gênants encore pré­sents. Après ça, une anes­thé­sie géné­rale est faite par une ligne intra­vei­neuse. Advient à la fin une inci­sion qui se fait dans l’abdomen du sujet pour accé­der au colon afin d’enlever tous les tis­sus infectés.

Voi­là ! Vous savez désor­mais ce que c’est la sig­moï­dite diver­ti­cu­lite aiguë. Avec les infor­ma­tions ci-des­sus, vous connais­sez aus­si les trai­te­ments pos­sibles de ce mal. Tou­te­fois, pour ne pas en souf­frir, adop­tez les bons gestes pour pré­ve­nir cette maladie.

Derniers articles

L’oxyurose : voies de transmissions, traitements, prévention

Les invasions helminthiques (helminthiases) sont des maladies dues à des vers parasites (helminthes) qui...

La psychose maniaco-dépressive : troubles bipolaires I et II

La psychose maniaco-dépressive est l’une des affections psychiatriques les plus répandues en Occident. Elle fut...

Le bâillement : mécanisme et significations

Commun à presque toutes les espèces vertébrées sur terre, le bâillement est l’un des...

La rage chez l’homme : causes, symptômes et traitements

La rage est une maladie mortelle dont la cause est le virus RABV. Ce...

Pour aller plus loin

L’oxyurose : voies de transmissions, traitements, prévention

Les invasions helminthiques (helminthiases) sont des maladies dues à des vers parasites (helminthes) qui...

La psychose maniaco-dépressive : troubles bipolaires I et II

La psychose maniaco-dépressive est l’une des affections psychiatriques les plus répandues en Occident. Elle fut...

Le bâillement : mécanisme et significations

Commun à presque toutes les espèces vertébrées sur terre, le bâillement est l’un des...