HomeSantéHépatite C : causes, symptômes et traitements

Hépatite C : causes, symptômes et traitements

Publié le

spot_img

Mala­die très fré­quente dans plu­sieurs régions du monde, l’hépatite C est l’une des plus grandes inquié­tudes des cher­cheurs aujourd’hui. En effet, il s’agit d’une mala­die qui se trans­met par le sang et qui peut évo­luer de manière dras­tique. Ce qui peut entraî­ner de graves consé­quences à la per­sonne atteinte. Pour contrer ce mal, il fau­dra donc le connaître dans les moindres détails. Que savoir sur l’hépatite C ? Quels sont les causes et symp­tômes de cette pathologie ?

Que savoir sur l’hépatite C ?

L’hépatite C est une expres­sion du domaine médi­cal uti­li­sée pour par­ler d’une inflam­ma­tion du foie. Cette mala­die est pro­vo­quée par un virus appe­lé VHC (Virus de l’Hépatite C) iden­ti­fié au cours des années 1989. Selon les don­nées des experts, l’hépatite C se com­pose géné­ra­le­ment comme une patho­lo­gie silen­cieuse et sans symp­tômes par­ti­cu­liers. Pour­tant, elle est res­pon­sable de plu­sieurs décès dans le monde. A titre illus­tra­tif, on enre­gistre près de 2700 per­sonnes décé­dées chaque année en France. En effet, lorsqu’elle atteint un indi­vi­du, cette per­sonne peut ne pas se rendre compte qu’elle est malade. Face à cette situa­tion, il fau­dra donc res­ter vigi­lant et très hygiénique.

Par ailleurs, il faut noter que le virus de l’hépatite C se trans­met habi­tuel­le­ment par voie san­guine. Mais avec les nom­breuses recherches et expé­riences, les dépis­tages ont per­mis de réduire le taux de trans­mis­sion par voie san­guine. De nos jours, la mala­die se trans­met prin­ci­pa­le­ment suite à l’utilisation des seringues infec­tées par le virus.

De plus, l’évolution de l’hépatite C s’explique en deux phases. Il s’agit dans un pre­mier dans de la phase aiguë qui peut aller jusqu’à 6 mois. Au cours de cette phase, il est dif­fi­cile de res­sen­tir les symp­tômes de l’infection. Les per­sonnes qui pour­ront le remar­quer sont en nombre moins important.

Après cette période, on assiste à la deuxième phase de la mala­die qui est la phase chro­nique. Durant cette phase, près de 80 % des per­sonnes atteintes ne par­viennent pas à se débar­ras­ser du virus. Autre­ment dit, elles souffrent de la forme chro­nique de la patho­lo­gie. A ce stade, le foie est endom­ma­gé à cer­tains niveaux. Ce qui peut donc nuire à son fonctionnement

Quelles sont les causes de l’hépatite C ?

Comme il a été pré­ci­sé plus haut, le VHC est un virus dont la pro­pa­ga­tion se fait par voie san­guine. De ce fait, ce virus peut se trans­mettre de plu­sieurs manières. Notamment :

  • Après l’utilisation de seringues ou ins­tru­ments non sté­riles pour des pra­tiques comme les pier­cings et les tatouages ;
  • Suite aux échanges de seringues pour l’usage de cer­taines drogues. C’est d’ailleurs la voie la plus recon­nue pour favo­ri­ser la trans­mis­sion de l’hépatite C, sur­tout au Canada ;
  • Lorsqu’un indi­vi­du a des rap­ports sexuels avec plu­sieurs par­te­naires sans se protéger ;
  • Lors d’une trans­fu­sion san­guine ;
  • Suite aux échanges d’instruments des­ti­nés à l’hygiène cor­po­relle comme les brosses à dents, les ciseaux, les rasoirs, avec une per­sonne souf­frant de la maladie.

En dehors de ces fac­teurs de trans­mis­sion de l’hépatite C, il en existe bien d’autres. En réa­li­té, il est éga­le­ment pos­sible que les per­sonnes por­teuses du VIH ou d’une mala­die sexuel­le­ment trans­mis­sible trans­mettent par voie sexuelle de l’hépatite C.

De plus, il faut noter qu’une femme allai­tante atteinte peut trans­mette le virus à son bébé si l’un de ses mame­lons saigne ou pré­sente de petites bles­sures. Par contre, chez la femme enceinte, le risque de conta­gion est limi­té.  Les don­nées ne per­mettent pas encore de faire des com­men­taires sur la trans­mis­sion du virus au fœtus. Néan­moins, la femme enceinte se doit de faire atten­tion et de consul­ter régu­liè­re­ment un médecin.

Hépatite C : quels sont les symptômes ?

Après la conta­mi­na­tion, les pre­miers symp­tômes de la mala­die sont nom­breux. On parle en fait de la phase aiguë. En effet, au cours de cette phase, cer­taines per­sonnes malades peuvent res­sen­tir des symp­tômes tels que le jau­nis­se­ment des yeux et de la peau, la fatigue.

Aus­si, peuvent éga­le­ment sur­ve­nir les symp­tômes comme les maux de tête, la fièvre, les dou­leurs (abdo­mi­nales et mus­cu­laires). D’après les recherches les pre­miers symp­tômes appa­raissent géné­ra­le­ment pen­dant la période de  2 à 12 semaines qui ont sui­vi la conta­mi­na­tion. Cela dit, les symp­tômes peuvent durer entre 2 semaines et 6 mois.

Cepen­dant, étant don­né qu’il s’agit de la phase aiguë, les signes de la mala­die peuvent être confon­dus à ceux d’autres affec­tions. Cer­tains sujets peuvent même ne pas remar­quer l’apparition d’un symptôme.

Par ailleurs, il est pos­sible pour cer­tains d’éradiquer la mala­die pen­dant cette phase aiguë. Mais ce sont des cas qui repré­sentent 20 % des per­sonnes malades. En d’autres termes, la majo­ri­té des per­sonnes atteintes du VHC seront expo­sées à une patho­lo­gie chro­nique. Compte tenu de sa pro­gres­sion lente, les symp­tômes peuvent prendre du temps avant d’apparaître. Géné­ra­le­ment, il fau­dra attendre envi­ron 20 ans à 30 ans avant de voir appa­raître les pre­miers signes. Il s’agit entre autres :

  • De la perte d’appétit ;
  • Des arti­cu­laires ;
  • Des dou­leurs abdominales ;
  • De la jaunisse ;
  • Des sai­gne­ments très réguliers.

On peut aus­si par­ler de la for­ma­tion de bleus et des déman­geai­sons. D’autres symp­tômes peuvent éga­le­ment appa­raître mais ne figurent pas dans cette liste. Dans tous les cas, l’idéal est de vous rap­pro­cher d’un méde­cin le plus tôt pos­sible pour le diagnostic.

Comment diagnostiquer l’hépatite C ?

Pour réus­sir le diag­nos­tic de l’hépatite C, le méde­cin sou­met le malade à des ana­lyses de sang. Ces ana­lyses sont com­po­sées de tests de dépis­tage et d’autres tests per­met­tant de com­prendre les dom­mages cau­sés au foie. Le but de toute cette démarche est de détec­ter la pré­sence ou non d’hépatite C chez l’individu.

En outre, il est aus­si pos­sible de faire des tests anti-VHC pour recher­cher les anti­corps du virus res­pon­sable de l’hépatite C. Pour rap­pel, les anti­corps appa­raissent suite à la pré­sence d’un corps étran­ger dans l’organisme. De ce fait, le test per­met­tra de déce­ler la pré­sence du VHC chez la per­sonne malade. Tou­te­fois, il n’aide pas à connaître le niveau de pro­pa­ga­tion du virus dans le corps.

De sur­croît, si le méde­cin veut déter­mi­ner la pré­sence du VHC et son éten­due dans l’organisme, il peut faire pas­ser le test HCV RNA. C’est un test assez effi­cace uti­li­sé pour confir­mer le diag­nos­tic de l’hépatite C.

Dans cer­tains cas, lorsque le méde­cin constate des dom­mages engen­drés par l’hépatite C au foie, il peut recou­rir à une biop­sie du foie. Ceci dans le but de connaître avec pré­ci­sion la nature de ces dommages.

Quelles sont les complications de l’hépatite C ?

Lorsque l’hépatite C atteint le stade chro­nique et est négli­gée à long terme, elle peut engen­drer des com­pli­ca­tions. Les­quelles des com­pli­ca­tions sont :

  • La cir­rhose du foie ;
  • Le can­cer du foie ;
  • L’insuffisance hépa­tique.

Il est vrai que ces com­pli­ca­tions peuvent prendre un long moment avant de se déve­lop­per. Néan­moins, elles ne sont pas évi­tables. Pour cela, il fau­dra envi­sa­ger rapi­de­ment des options de trai­te­ments de la maladie.

Hépatite C : quels sont les traitements ?

Toutes les per­sonnes atteintes de l’hépatite C n’ont pas besoin de trai­te­ment. Cela s’explique par le fait que chez cer­tains, la mala­die peut res­ter pen­dant dans l’organisme et dis­pa­raître d’elle-même. De plus, cer­tains orga­nismes ne répondent pas aux trai­te­ments pro­po­sés par les médecins.

A cet effet, les trai­te­ments sont géné­ra­le­ment recom­man­dés aux per­sonnes qui pré­sentent des résul­tats de la fonc­tion hépa­tique éle­vées suite aux ana­lyses. Il en est de même pour les per­sonnes souf­frant d’une cir­rhose ou inflam­ma­tion du foie signa­lée grâce à une biopsie.

Compte tenu de tous ces détails, il est indis­pen­sable de consul­ter régu­liè­re­ment le méde­cin pour assu­rer un meilleur sui­vi de la mala­die. Aus­si, faut-il noti­fier qu’il existe des médi­ca­ments que le sujet malade peut prendre pour cal­mer le mal. Ce sont géné­ra­le­ment des médi­ca­ments anti­vi­raux. Il faut faire atten­tion car, l’utilisation de ces pro­duits néces­site une grande pré­cau­tion. Dans tous les cas, l’idéal est de deman­der l’avis du pro­fes­sion­nel de san­té et de ne prendre aucun pro­duit sans son autorisation.

Comment prévenir l’hépatite C ?

Il n’existe pas encore de vac­cin des­ti­né à pré­ve­nir l’hépatite C. En consé­quence, le seul moyen effi­cace de res­ter à l’abri de la conta­mi­na­tion du virus est d’éviter l’exposition au virus. Cela dit, vous devez gar­der une bonne hygiène de vie et évi­ter d’utiliser les mêmes ins­tru­ments avec une per­sonne malade. Aus­si, il faudra :

  • Évi­ter d’utiliser tout objet cou­vert de sang d’une per­sonne souf­frant d’hépatite C ;
  • Se munir d’équipements de pro­tec­tion (gants et vête­ments), lorsque vous tra­vaillez dans un centre de san­té pour évi­ter de mani­pu­ler des objets contaminés ;
  • Uti­li­ser des pré­ser­va­tifs pen­dant les rap­ports sexuels et évi­ter d’avoir plu­sieurs partenaires.

Les pré­cau­tions à prendre sont nom­breuses. L’idéal est de mettre toutes les chances de votre côté pour évi­ter toute conta­mi­na­tion du virus. En cas de doute, votre méde­cin pour­ra mieux vous éclairer.

Derniers articles

Pasteurellose pasteurella multocida : symptômes, diagnostic et traitement

La pasteurellose est une maladie infectieuse assez fréquente qui se retrouve chez les animaux...

Paludisme : agent infectieux, clinique, personnes à risque

Le paludisme, maladie humaine évitable, mais potentiellement mortelle, est un mal fréquent. Dans le...

Phimosis : causes, symptômes, complications et traitements

Le phimosis est une pathologie qui touche particulièrement le sexe masculin à la naissance...

Le pied douloureux de l’adulte : causes, symptômes, diagnostic, traitements

De multiples facteurs peuvent causer des douleurs au niveau du pied. Celles-ci peuvent invalider...

Pour aller plus loin

Pasteurellose pasteurella multocida : symptômes, diagnostic et traitement

La pasteurellose est une maladie infectieuse assez fréquente qui se retrouve chez les animaux...

Paludisme : agent infectieux, clinique, personnes à risque

Le paludisme, maladie humaine évitable, mais potentiellement mortelle, est un mal fréquent. Dans le...

Phimosis : causes, symptômes, complications et traitements

Le phimosis est une pathologie qui touche particulièrement le sexe masculin à la naissance...