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La prise en charge de 4 MILLIONS DE BUVEURS EXCESSIFS EN FRANCE Boire moins, c’est mieux

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Il semble rai­son­nable et beau­coup plus effi­cace d’in­ter­ve­nir avant l’ap­pa­ri­tion de l’al­coo­lo-dépen­dance c’est à dire dans cette zone « grise » ou la consom­ma­tion exces­sive volon­tiers convi­vio-sociale est encore sen­sible à l’in­for­ma­tion et à la volonté
Le risque existe au-delà de la consom­ma­tion régu­lière de [Lire]


La consom­ma­tion d’al­cool fait par­tie de notre culture et reste inté­grée aux rap­ports sociaux. Le non consom­ma­teur, lar­ge­ment mino­ri­taire, est para­doxa­le­ment sus­pect de ne pas par­ta­ger  » le savoir vivre convi­vial « . Les consom­ma­teurs cou­tu­miers sont les plus nombreux.
Par­mi ces consom­ma­teurs cou­tu­miers, une large majo­ri­té usent de l’al­cool sur un mode cultu­rel et/ou convi­vial non dan­ge­reux mais 4 mil­lions d’entre-eux sont des consom­ma­teurs « à risque » mais peuvent modé­rer leur consom­ma­tion alors que 2 mil­lions ont per­du cette liber­té et sont deve­nus alcoo­lo-dépen­dants (alcoo­lisme avéré).

L’u­sage inadap­té d’al­cool est la cause directe ou indi­recte d’une consul­ta­tion sur cinq en méde­cine géné­rale, de 15 à 25% des hos­pi­ta­li­sa­tions et de 30 000 à 50 000 décès par an. Il est éga­le­ment impli­qué dans de nom­breux acci­dents de la route, du tra­vail et éga­lemnt trés sou­vent retrou­vé dans les actes de vio­lence, sui­cide, etc…

A la demande du Minis­tère de la san­té, de la famille et des per­sonnes han­di­ca­pées et de l’INPES, une étude qua­li­ta­tive explo­rant les com­por­te­ments, repré­sen­ta­tions et atti­tudes des hommes face à l’al­cool a été réa­li­sée par l’ins­ti­tut d’é­tudes  » Sor­gem « . L’é­chan­tillon était com­po­sé de buveurs exces­sifs, âgés de 25 à 60 ans appar­te­nant à des caté­go­ries socio­pro­fes­sion­nelles diverses. (http://www.inpes.sante.fr/)

Cette étude a per­mis de mettre en lumière la rela­tion affec­tive que les hommes entre­tiennent avec l’al­cool et leur dif­fi­cul­té à en appré­cier de manière objec­tive les risques sani­taires. Pour la plu­part des hommes inter­viewés dans le cadre de cette étude, l’al­cool a une dimen­sion sym­bo­lique et généa­lo­gique très forte : l’al­cool est étroi­te­ment asso­cié à la viri­li­té et à la culture fran­çaise, mais aus­si à la tra­di­tion fami­liale dans laquelle la figure du père joue un rôle impor­tant. Cet atta­che­ment iden­ti­taire à l’al­cool repré­sente un obs­tacle impor­tant à l’ac­cep­ta­tion des mes­sages de pré­ven­tion et à la prise en compte des dan­gers d’une consom­ma­tion excessive.

C’est parce qu’au­jourd’­hui en France, les hommes sont beau­coup plus tou­chés par une consom­ma­tion exces­sive d’al­cool et par ses consé­quences sani­taires et sociales, qu’il est appa­ru essen­tiel de mieux com­prendre leurs moti­va­tions à consom­mer et les résis­tances à la prévention.

Certes, l’abs­ti­nence semble être l’idéal…mais socia­le­ment le buveur exces­sif peut dif­fi­ci­le­ment deve­nir « un buveur d’eau » …

Pour le Dr Michaud, géné­ra­liste alcoo­logue et membre de l’As­so­cia­tion natio­nale pour la pré­ven­tion de l’al­coo­lisme (anpa.asso.fr) le pro­gramme « Boire moins, c’est mieux » tente de réduire la consom­ma­tion d’al­cool des 4 mil­lions de més­usa­gers non dépen­dant (buveurs excessifs).
Il explique ain­si qu’il est néces­saire de vaincre l’in­ca­pa­ci­té géné­rale à per­ce­voir cette zone grise exis­tant entre abs­ti­nence et dépendance.

En effet, inter­ve­nir sur des més­usa­gers fai­ble­ment ou non dépen­dants peut être plus effi­cace. Ils ont en com­mun de cou­rir le risque dune future dépen­dance mais res­tent capables de réduire volon­tai­re­ment leur consommation

L’abs­ti­nence reste l’i­déal consi­dère le Dr Michaud mais cela n’est pas néces­saire si l’on abaisse la consom­ma­tion d’al­cool au desous du seuil à risque. L’ob­jec­tif devient alors réa­li­sable. Son ambi­tion est d’ob­te­nir des confrères qu’ils fassent un peu pour tous plu­tôt que beau­coup pour quelques-uns

 

A. U. D. I. T.
Alco­hol Use Disor­ders Iden­ti­fi­ca­tion Test

Voir éga­le­ment : inter­ro­ga­toire rapide sim­pli­fié : [Lire]
Les scores que vous vous attri­buez ===>
0
1
2
3
4
Votre score : 0,1,2,3 ou 4
1/ Com­bien de fois vous arrive-t-il de prendre une bois­son alcoolise
Jamais
Une fois par mois ou moins
2 à 4 fois par mois
2 à 3 fois par semaine
Au moins 4 fois par semaine
.
2/ Com­bien de verre stan­dart buvez vous au cours d’une jour­née ou vous consom­mez de l’alcool
1 ou 2
3 ou 4
5 ou 6
7 ou 8
10 ou plus
.
3/ Pour les mêmes occa­sions, com­bien de fois vous arrive-t-il de boire 6 verres stan­dars ou plus
Jamais
moins de une fois par mois
Une fois par mois
Une fois par semaine
tous les jours ou presque
.
4/ Dans l’an­née écou­lée com­bien de fois avez vous obser­vé que vous n’é­tiez plus capable de vous arrê­ter de boire aprés avoir commencé ?
Jamais
moins d’une fois par mois
une fois par mois
une fois par semaine
tous les jours ou presque
.
5/ Dans l’an­née écou­lée com­bien de fois avez vous été empé­ché de faire ce qu’on atten­dait de vous par­ceque vous aviez bu de l’alcool ?
Jamais
moins d’une fois par mois
une fois par mois
une fois par semaine
tous les jours ou presque
.
6/ Dans l’an­née écou­lée, com­bien de fois aprés une période de forte consom­ma­tion avez vou du boire de l’al­cool le matin pour vous remettre en forme ?
Jamais
moins d’une fois par mois
une fois par mois
une fois par semaine
tous les jours ou presque
.
7/ Dans l’an­née écou­lée, com­bien de fois avez vous eu une sen­ti­ment de culpa­bi­li­té ou de regret aprés avoir bu ?
Jamais
moins d’une fois par mois
une fois par mois
une fois par semaine
tous les jours ou presque
.
8/ Dans l’an­née écou­lée com­bien de fois avez vous été inca­pable de vous sou­ve­nir de ce qui s’é­tait pas­sé la nuit pré­cé­dente parce que vous aviez bu ?
Jamais
moins d’une fois par mois
une fois par mois
une fois par semaine
tous les jours ou presque
.
9/ Vous êtes vous bles­sé ou avez vous bles­sé quel­qu’un parce que vous aviez bu ?
non
Oui mais pas au cours de l’an­née écoulée
Comp­tez 3
Oui mais pas au cours de l’an­née écoulée
Comp­tez 3
Oui mais pas au cours de l’an­née écoulée
Comp­tez 3
Oui au cours de l’an­née écoulée
.
10/ Est ce qu’un ami, un méde­cin ou un autre pro­fes­sio­nel de san­té vous a déjà conseillé de dimi­nuer votre consom­ma­tion d’alcool ?
non
Oui mais pas au cours de l’an­née écoulée
Comp­tez 3
Oui mais pas au cours de l’an­née écoulée
Comp­tez 3
Oui mais pas au cours de l’an­née écoulée
Comp­tez 3
Oui au cours de l’an­née écoulée
.
Les scores que vous vous attri­buez ===>
0
1
2
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4
Votre score total

RESULTAT
—- Consom­ma­tion exces­sive : score 6 à 12 pour une femme, 7 à 12 pour une homme
—- Dépen­dance pro­bable : score > 12

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