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Traitement hormonal de la ménopause : définition, formes, avantages, risques

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Bouf­fées de cha­leur, stress, insom­nie, séche­resse vagi­nale, ce sont là quelques signes per­sis­tants de la mani­fes­ta­tion de la méno­pause chez les femmes. Ces symp­tômes gênants et par­fois désa­gréables limitent celles-ci dans leurs acti­vi­tés quo­ti­diennes et peuvent jus­ti­fier éga­le­ment leur baisse de ren­de­ment au travail.

Pour lut­ter effi­ca­ce­ment contre ces troubles, plu­sieurs pro­to­coles médi­caux sont de plus en plus éla­bo­rés, dont le trai­te­ment hor­mo­nal de la méno­pause (THM). Cepen­dant, plu­sieurs per­sonnes se méfient de cette méthode en rai­son de ses effets indé­si­rables. Qu’en est-il alors de ses bien­faits ? Pré­sente-t-il des contre-indi­ca­tions ? Focus !

Traitement hormonal de la ménopause : En quoi consiste-t-il ?

Sur­ve­nant chez toutes les femmes géné­ra­le­ment à par­tir de 50 ans, la méno­pause cor­res­pond à une période de vie au cours de laquelle celles-ci cessent de retrou­ver leurs mens­trua­tions. Ain­si, pour pal­lier la dis­pa­ri­tion des sécré­tions d’œstrogènes par les ovaires, les méde­cins se retrouvent dans l’obligation de pro­cé­der à la pres­crip­tion d’un trai­te­ment hormonal.

Cepen­dant, il est impor­tant de faire une dis­tinc­tion entre un trai­te­ment hor­mo­nal de la méno­pause (THM) et un trai­te­ment hor­mo­nal de sub­sti­tut (THS). Pen­dant que le pre­mier s’adresse aux femmes méno­pau­sées à un âge nor­mal, le second concerne plu­tôt celles ayant une insuf­fi­sance ova­rienne pré­ma­tu­rée encore appe­lée méno­pause pré­coce. Rete­nez juste que le THS n’est qu’une simple sub­sti­tu­tion à l’instar des hor­mones thy­roï­diennes admi­nis­trées à une femme souf­frant d’une hypo­thy­roï­die ou de diabète.

Traitement hormonal substitutif de la ménopause : indications

Les troubles fonc­tion­nels asso­ciés à la méno­pause consti­tuent les seules indi­ca­tions du trai­te­ment hor­mo­nal sub­sti­tu­tif de la méno­pause (TSH). Ils sont recon­nais­sables par plu­sieurs symp­tômes à savoir :

  • la dépres­sion ;
  • les sueurs ;
  • l’insomnie ;
  • l’irritabilité ;
  • les troubles de l’humeur ;
  • les bouf­fées de chaleur.

Les troubles fonc­tion­nels de la méno­pause ne se déve­loppent pas sys­té­ma­ti­que­ment chez toutes les femmes méno­pau­sées. Seule­ment 50 % d’entre elles sont sus­cep­tibles de les pré­sen­ter. Quand aucun symp­tôme fonc­tion­nel n’est obser­vé, la femme méno­pau­sée n’a aucun inté­rêt à uti­li­ser un trai­te­ment hor­mo­nal ; il est contre-indiqué.

Traitement hormonal de la ménopause : bienfaits

Outre pal­lier les troubles fonc­tion­nels de la méno­pause, le TSH pré­sente plu­sieurs bien­faits pour la san­té. Il s’agit entre autres de :

  • l’amélioration de la qua­li­té de vie ;
  • l’amélioration de la vie sexuelle ;
  • la pré­ven­tion du vieillis­se­ment de la peau ;
  • la pré­ven­tion des troubles génito-urinaires ;
  • la pré­ven­tion de l’ostéoporose ;
  • la pré­ven­tion des mala­dies cardiovasculaires ;
  • la pré­ven­tion de la mala­die d’Alzheimer.

Le méca­nisme duquel résulte cha­cun de ces bien­faits du trai­te­ment hor­mo­nal sub­sti­tu­tif de la méno­pause est expli­qué dans les rubriques ci-dessous.

L’amélioration de la qualité de vie

Le pre­mier bien­fait du trai­te­ment hor­mo­nal de la méno­pause est sans doute l’amélioration de la qua­li­té de vie de la femme méno­pau­sée. En effet, bouf­fées de cha­leur, suda­tion exces­sive, irri­ta­bi­li­té et troubles de l’humeur sont des symp­tômes ayant des réper­cus­sions impor­tantes sur le quo­ti­dien de la femme. Ils entravent l’épanouissement de celle-ci et consti­tuent des sources de nom­breux maux (insom­nie, stress) capables de dété­rio­rer la qua­li­té géné­rale de vie.

La femme se retrouve alors dans un état chro­nique de tris­tesse et perd pro­gres­si­ve­ment sa joie de vivre. Cepen­dant, dès qu’un trai­te­ment hor­mo­nal sub­sti­tu­tif de la méno­pause est ins­tau­ré, les symp­tômes dis­pa­raissent rapi­de­ment. Ain­si, il faut comp­ter seule­ment un mois pour voir régres­ser les signes tels que les sueurs noc­turnes et les bouf­fées de cha­leur. La femme mal­gré sa méno­pause, retrouve alors un cer­tain confort et sa qua­li­té de vie est consi­dé­ra­ble­ment amé­lio­rée.

De plus, le trai­te­ment hor­mo­nal de la méno­pause grâce à ses prin­cipes actifs, amé­liore la sécré­tion des hor­mones suivantes :

  • la dopa­mine ;
  • la séro­to­nine ;
  • l’ocytocine ;
  • l’endorphine.

Com­mu­né­ment appe­lées hor­mones du bon­heur, ces der­nières réduisent les signes tels que le stress, la tris­tesse et l’anxiété. Elles cor­rigent l’insomnie et l’humeur de la femme méno­pau­sée qui s’épanouit davan­tage. Tout ceci concourt à la pré­ser­va­tion de sa qua­li­té de vie.

L’amélioration de la vie sexuelle

Le trai­te­ment hor­mo­nal sub­sti­tu­tif de la méno­pause amé­liore éga­le­ment la vie sexuelle. En effet, les femmes méno­pau­sées font pour la plu­part objet d’une séche­resse vagi­nale. Par consé­quent, leur vie sexuelle est per­tur­bée. Elles res­sentent des dou­leurs d’intensité variable lors des rap­ports sexuels et voient leur libi­do bais­ser considérablement.

Lorsqu’un trai­te­ment hor­mo­nal sub­sti­tu­tif de la méno­pause est pris, la séche­resse vagi­nale est sup­pri­mée. Le confort sexuel de la femme ain­si que sa vie mari­tale sont alors amé­lio­rés. Cela a un impact posi­tif sur son humeur et sa qua­li­té de vie.

La prévention du vieillissement de la peau

Le vieillis­se­ment de la peau connaît une accé­lé­ra­tion impor­tante à l’âge de la méno­pause en rai­son de la chute des taux de col­la­gènes. Ain­si, le renou­vel­le­ment cel­lu­laire ralen­tit et la peau s’épaissit. S’en suivent alors les pro­blèmes cuta­nés tels que la déshy­dra­ta­tion, la peau sèche, le ter­nis­se­ment cuta­né, la dila­ta­tion des pores et les troubles pigmentaires.

Ces pro­blèmes qui sont des sources d’importants com­plexes pour les femmes. Ils peuvent tout de même être évi­tés grâce au trai­te­ment hor­mo­nal sub­sti­tu­tif de la méno­pause. En effet, d’après de nom­breuses études scien­ti­fiques, le TSH amé­liore la cir­cu­la­tion san­guine et la pro­duc­tion de col­la­gène. Se fai­sant il par­ti­cipe à la pré­ven­tion du vieillis­se­ment de la peau chez les femmes ménopausées.

La prévention des troubles génito-urinaires

La méno­pause entraîne des modi­fi­ca­tions phy­sio­lo­giques favo­rables à une atro­phie vagi­nale. La femme qui se trouve dans cette situa­tion est alors expo­sée à de nom­breux troubles géni­to-uri­naires. Cepen­dant, dès qu’elle com­mence un trai­te­ment hor­mo­nal sub­sti­tu­tif, le risque d’atrophie vagi­nale est réduit grâce aux estrogènes.

Par ailleurs, la sphère uro­gé­ni­tale est pré­ser­vée. Les infec­tions, les déman­geai­sons, les irri­ta­tions du vagin ain­si que les cys­tites et les troubles de conti­nence uri­naires sont alors limi­tés. Même dans les cas où ils sur­viennent, ils évo­luent favo­ra­ble­ment et sont moins sus­cep­tibles à une complication.

La prévention de l’ostéoporose

À par­tir d’un cer­tain âge, la masse osseuse fond gra­duel­le­ment avec l’âge et indé­pen­dam­ment du sexe. Hommes et femmes sont donc sus­cep­tibles d’en faire objet. Dès leur 25ème anni­ver­saire, ils se doivent donc d’envisager des trai­te­ments capables de ralen­tir la fonte au risque de s’exposer à des com­pli­ca­tions plus graves.

Dans le cas par­ti­cu­lier de la femme, si aucun trai­te­ment hor­mo­nal n’est fait, la perte osseuse s’accélère au moment de la méno­pause. Cela favo­rise la sur­ve­nue de l’ostéo­po­rose. Consi­dé­rée comme une mala­die grave, elle touche près de la moi­tié des femmes méno­pau­sées. Elle est res­pon­sable d’importants tas­se­ments de ver­tèbres, d’une réduc­tion de la taille, de défor­ma­tions phy­siques et de frac­tures au poi­gnet ou au col du fémur.

Facteurs responsables de l’ostéoporose

L’ostéoporose à la méno­pause est favo­ri­sée par de nom­breux fac­teurs. Les prin­ci­paux sont la vitesse de la fonte osseuse et la pré­dis­po­si­tion géné­tique. En effet, la fonte osseuse est plus rapide chez cer­taines femmes que d’autres. De plus, c’est de la géné­tique que dépend le volume du capi­tal osseux d’une femme à l’âge adulte. Outre la vitesse de la fonte osseuse et la géné­tique, les autres fac­teurs qui favo­risent l’ostéoporose sont :

  • le taba­gisme ;
  • la consom­ma­tion d’aliments pauvre en calcium ;
  • la prise d’hormones thyroïdiennes ;
  • la prise de cortisone.

Solutions

Chez les femmes, les estro­gènes qui sont la com­po­sante prin­ci­pale d’un TSH consti­tuent la meilleure méthode de pré­ven­tion de la fonte osseuse. Ils sont effi­caces, et ce, peu importe, le moment où débute le trai­te­ment. Pour majo­rer leurs effets, il est impor­tant que la dose d’estrogènes admi­nis­trée soit adap­tée aux besoins de la femme méno­pau­sée. Si cette der­nière ne sup­porte pas des doses impor­tantes, le TSH est géné­ra­le­ment asso­cié à un trai­te­ment à base de vita­mine D ou du cal­cium.

Dans ces situa­tions où le trai­te­ment hor­mo­nal sub­sti­tu­tif de la méno­pause est contre-indi­qué, une ostéo­den­si­to­mé­trie peut s’avérer indis­pen­sable. Il s’agit d’un exa­men indo­lore et ano­din qui révèle le capi­tal osseux d’une per­sonne en seule­ment quelques minutes. Il per­met aus­si d’apprécier l’évolution de la perte osseuse et d’évaluer le traitement.

Étant don­né que l’ostéoporose est la consé­quence d’une série de fac­teurs, en plus du trai­te­ment hor­mo­nal sub­sti­tu­tif de la méno­pause il est impor­tant de faire du sport. Il fau­drait aus­si opti­mi­ser les apports de cal­cium par l’alimentation et lais­ser le tabagisme.

La prévention des maladies cardiovasculaires

Les mala­dies car­dio­vas­cu­laires consti­tuent une cause majeure des décès de femmes méno­pau­sées ayant plus de 70 ans. Pour les pré­ve­nir, diverses mesures effi­caces sont éla­bo­rées. La pra­tique d’une acti­vi­té phy­sique, l’éviction de la consom­ma­tion du tabac, la réduc­tion de la sur­charge pon­dé­rale et la dimi­nu­tion du cho­les­té­rol san­guin sont les plus importantes.

Le trai­te­ment hor­mo­nal sub­sti­tu­tif de la méno­pause agit prin­ci­pa­le­ment sur le cho­les­té­rol san­guin. En fait, il amé­liore le pro­fil lipi­dique des femmes en rédui­sant d’une part le taux total de cette hor­mone. D’autre part, il majore le cho­les­té­rol HDL (bon cho­les­té­rol).

Outre cela, par action directe, il aug­mente le débit des vais­seaux arté­riels en empê­chant le dépôt de sub­stances grasses sur leurs parois. Il réduit ain­si le risque d’athé­ro­sclé­rose qui est favo­rable à la sur­ve­nue des mala­dies cardiovasculaires.

Plu­sieurs études scien­ti­fiques ont été réa­li­sées depuis les années 1900 pour mettre en évi­dence la cor­ré­la­tion entre le THS et les mala­dies car­dio­vas­cu­laires. Cepen­dant, ce n’est que dans les années 2005 que l’hypothèse de la réduc­tion du risque car­diaque par le THS a été véri­fiée. Ces der­niers com­parent en double insu un pla­ce­bo aux trai­te­ments hor­mo­naux. Ils per­mettent aujourd’hui d’affirmer sans doute que le THS par­ti­cipe à la réduc­tion des décès dus aux mala­dies car­dio­vas­cu­laires chez les femmes ménopausées.

Il est à noter, par ailleurs, que le THS n’a aucun effet sur l’HTA (Hyper­ten­sion Arté­rielle) qui est un fac­teur prin­ci­pal de risque des mala­dies car­dio­vas­cu­laires. De même, il n’a aucune inci­dence sur la sur­ve­nue d’un AVC (Acci­dent Vas­cu­laire Céré­bral). On ne peut donc affir­mer avec cer­ti­tudes qu’il per­met de réduire leur fréquence.

La prévention de la maladie d’Alzheimer

La mala­die d’Alzheimer est un trouble de la mémoire qui touche prin­ci­pa­le­ment les per­sonnes âgées. Plu­sieurs femmes méno­pau­sées sont sus­cep­tibles d’en souf­frir à par­tir de 80 ans. Certes, il existe peu de moyens de la pré­ve­nir. Cepen­dant, d’après des tra­vaux de recherches récents, le trai­te­ment hor­mo­nal de la méno­pause contri­bue­rait à la pré­ven­tion de la mala­die d’Alzheimer. Le risque d’en souf­frir serait ain­si réduit de 30 à 50 % pour les femmes méno­pau­sées trai­tées com­pa­ra­ti­ve­ment aux femmes méno­pau­sées non traitées.

Ces tra­vaux sont tou­te­fois encore limi­tés. Leurs résul­tats doivent être véri­fiés à l’avenir par des recherches à grande échelle. Par ailleurs, d’autres études ont mon­tré que le TSH a un effet posi­tif sur la mémoire des femmes méno­pau­sées ayant des troubles de mémoire.

Traitement hormonal de la ménopause : effets sur quelques cancers

Trai­te­ment hor­mo­nal de la ménopause

Le trai­te­ment hor­mo­nal sub­sti­tu­tif de la méno­pause est lié à de nom­breux can­cers. Il s’agit, prin­ci­pa­le­ment du :

  • can­cer du sein ;
  • can­cer du col de l’utérus ;
  • can­cer du corps de l’utérus ;
  • can­cer du côlon.

Les effets pré­cis du trai­te­ment sub­sti­tu­tif de la méno­pause sur cha­cun des can­cers sus­men­tion­nés sont décrits ci-dessous.

Traitement hormonal de la ménopause et cancer du sein

Le can­cer du sein est réper­to­rié par­mi les can­cers fémi­nins les plus fré­quents. Il touche envi­ron 10 % de la popu­la­tion fémi­nine. Nombre de fac­teurs sont asso­ciés à son appa­ri­tion. Dans leur rang, on compte le trai­te­ment hor­mo­nal de la ménopause.

Il est vrai que pen­dant les cinq pre­mières années de THS aucune majo­ra­tion du risque du can­cer du sein n’est obser­vée. Cepen­dant, au-delà, d’après plu­sieurs études une légère majo­ra­tion du risque du can­cer de sein est consta­tée chez bon nombre de femmes méno­pau­sées traitées.

Il est à noter que le risque n’est majo­ré que durant le trai­te­ment hor­mo­nal de la méno­pause. Cela sup­pose qu’à l’arrêt du trai­te­ment, ce risque n’existe plus. La femme méno­pau­sée à la fin du trai­te­ment hor­mo­nal a alors le même risque de contrac­ter un can­cer de sein qu’une femme méno­pau­sée non traitée.

Traitement hormonal de la ménopause et cancer du col de l’utérus

Le trai­te­ment hor­mo­nal de la méno­pause n’a aucun impact sur le risque de sur­ve­nue du can­cer du col de l’utérus. Il ne le favo­rise pas et il ne par­ti­cipe pas non plus à sa pré­ven­tion. Ceci pour la simple rai­son que le can­cer du col de l’utérus ne dépend pas d’une hor­mone. En d’autres termes, il n’est pas un can­cer hor­mo­no-dépen­dant. Un trai­te­ment hor­mo­nal ne peut donc l’impacter.

Traitement hormonal de la ménopause et cancer du corps de l’utérus

Le trai­te­ment hor­mo­nal de la méno­pause n’a aucun effet néga­tif sur le can­cer du corps de l’utérus. Il est vrai que, pris de façon iso­lée, les estro­gènes font aug­men­ter le risque de sur­ve­nue du can­cer du corps de l’utérus. Cepen­dant, dès qu’ils sont asso­ciés à un pro­ges­ta­tif ce risque est annu­lé. Or, dans le cadre du trai­te­ment hor­mo­nal de la méno­pause, les estro­gènes sont tou­jours asso­ciés à un progestatif.

Par ailleurs, le trai­te­ment hor­mo­nal de la méno­pause favo­rise le dépis­tage régu­lier du can­cer du corps de l’utérus. En cas de can­cers, il per­met une meilleure prise en charge des femmes ménopausées.

Traitement hormonal de la ménopause et cancer du côlon

Le can­cer du côlon est après le can­cer du sein, le deuxième can­cer le plus fré­quent chez les femmes non-fumeuses. Il est sus­cep­tible de tou­cher envi­ron une femme sur dix. Nombre de fac­teurs réduisent le risque de sa sur­ve­nue. Le trai­te­ment hor­mo­nal de la méno­pause est réper­to­rié par­mi ces der­niers. En fait, il réduit de près de 50 % le risque du can­cer du côlon. Les femmes ges­tantes trai­tées risquent donc de moins déve­lop­per un can­cer du côlon que les femmes non traitées.

Traitement hormonal de la ménopause : recommandations d’emploi

Trai­te­ment hor­mo­nal de la ménopause

Avant toute chose, il fau­drait savoir que le trai­te­ment hor­mo­nal de la méno­pause n’est pas une obli­ga­tion. Il s’agit plu­tôt d’une des alter­na­tives pro­po­sées aux femmes qui souf­fri­raient des effets de la méno­pause. Autant dire qu’il existe plu­sieurs recom­man­da­tions pra­tiques pour l’utilisation de ce traitement.

1re recommandation

Le TMH ne doit pas être pres­crit ni renou­ve­lé sys­té­ma­ti­que­ment. Sa pres­crip­tion n’est accep­tée que chez des femmes pré­sen­tant des troubles de méno­pause par­ti­cu­liè­re­ment la bouf­fée de cha­leur. De même, il est pres­crit uni­que­ment ou renou­ve­lé à la dose mini­male efficace.

2e recommandation

Le TMH ne peut être uti­li­sé que sur une courte durée en fonc­tion de la durée des symp­tômes gênants. Aus­si, doit-on éva­luer à la fin de chaque année s’il y a un inté­rêt de pour­suivre avec le trai­te­ment. En cas d’administration à une femme, celle-ci doit au prime à bord être infor­mée et cela doit se faire de façon volon­taire et non par contrainte.

Traitement hormonal de la ménopause : formes de présentation

On dis­tingue plu­sieurs pro­duits estro­gé­niques à l’estradiol. Ils se pré­sentent sous forme :

  • De gélules ;
  • de com­pri­més ;
  • d’autocollants ;
  • ou des patchs.

Concer­nant les pro­ges­ta­tifs et la pro­ges­té­rone natu­relle, ils se pré­sentent sous forme de cap­sules ou de com­pri­més.

Au regarde de toute cette varié­té de formes, il revient au méde­cin de choi­sir le type de pro­duits et le pro­to­cole thé­ra­peu­tique adé­quat ; ceci après avoir exa­mi­né et dis­cu­té avec sa patiente. Plus clai­re­ment, le choix se fera en tenant compte des troubles pré­sen­tés par la patiente, de ses anté­cé­dents, de son exa­men cli­nique et de son bilan hor­mo­nal. Pré­ci­sons que cer­taines consi­dé­ra­tions bio­lo­giques et osseuses peuvent aus­si être prises en compte par le méde­cin avant de pas­ser au traitement.

Utilisation des patchs

Les patchs hor­mo­naux sont des dis­po­si­tifs auto­col­lants conte­nant une cer­taine quan­ti­té d’estradiol. Dans ceux-ci, l’estrogène est logé dans un réser­voir inclus dans la couche adhé­sive pour don­ner plus de sou­plesse et de finesse. On dis­tingue plu­sieurs caté­go­ries et diverses tailles de patchs hor­mo­naux avec des poso­lo­gies variant entre 25 et 100 micro­grammes d’estradiol. Les timbres les plus uti­li­sés sont ceux ayant des formes rondes et rec­tan­gu­laires ne dépas­sant pas 5 cm. Après avoir appli­qué le patch, l’œstrogène migre direc­te­ment sous la peau et se dif­fuse dans le sang.

Le patch est très appré­cié en rai­son de sa dif­fu­sion rapide et régu­lière de l’estradiol durant toute la durée de l’application. De ce fait, il per­met d’ingérer des quan­ti­tés moindres com­pa­ra­ti­ve­ment à une appli­ca­tion par voie orale.

Le patch hor­mo­nal peut être chan­gé deux fois dans une semaine en fonc­tion des pro­duits ou des besoins de celle qui l’utilise. Cepen­dant, il est conseillé de ne pas en faire une répli­ca­tion au même endroit. Après l’avoir enle­vé de son feuillet de pro­tec­tion, il peut être ain­si appli­qué à dif­fé­rentes zones du corps.

Utilisation des comprimés

Trai­te­ment hor­mo­nal de la ménopause

En ce qui concerne les com­pri­més hor­mo­naux, ils doivent être pris de façon quo­ti­dienne par voie orale. Ils contiennent entre 1 et 2 mil­li­grammes d’estradiol. Par ailleurs, leurs horaires de prise seront fonc­tion de la chro­no­lo­gie des symp­tômes gênants. Si par exemple ces der­nières pré­do­minent au milieu de la nuit comme les sueurs, le trai­te­ment sera plu­tôt orien­té vers le soir à l’heure du coucher.

Pour limi­ter la dose d’un trai­te­ment hor­mo­nal de la méno­pause, il est recom­man­dé de ne prendre qu’un seul com­pri­mé entier tous les deux jours. Cela per­met­tra donc d’éviter le risque de surdosage.

Les boites des œstro­gènes oraux sont com­po­sées de 20 à 28 com­pri­més. Ce nombre cor­res­pond en réa­li­té à la durée du cycle mens­truel nor­mal. En cas où les com­pri­més finissent un peu plus tôt, il va fal­loir donc en com­plé­ter.

Pour d’autres cas, le trai­te­ment hor­mo­nal de la méno­pause est pres­crit pour seule­ment 24 jours. Dans ces condi­tions, il res­te­ra des com­pri­més à la fin du cycle qui peuvent être uti­li­sés pour le début d’un nou­veau cycle à venir.

Traitement hormonal de la ménopause : adaptation

L’objectif de l’adaptation ici est d’aboutir à un effet qui sup­prime les symp­tômes sans pour autant engen­drer d’autres phé­no­mènes liés à un éven­tuel sur­do­sage. Pour cela, il est capi­tal que celle qui doit subir le trai­te­ment décrive au fur et à mesure ce qu’elle res­sent, et ce, avec les moindres détails.

De la même manière qu’un sur­do­sage peut entrai­ner des consé­quences graves telles que le can­cer, la ten­sion des seins, le sous-dosage peut éga­le­ment pro­vo­quer des malaises. Il s’agit entre autres :

  • des bouf­fées de cha­leur persistantes ;
  • de la fatigue ;
  • de la séche­resse vaginale.

Géné­ra­le­ment, les méde­cins pré­co­nisent un trai­te­ment à poso­lo­gie hor­mo­nale modé­rée. De plus en plus, la ten­dance vise à réduire les doses des trai­te­ments hor­mo­naux de la méno­pause pour une meilleure tolé­rance cli­nique.

Traitement hormonal de la ménopause : quand l’arrêter ?

Trai­te­ment hor­mo­nal de la ménopause

La durée du trai­te­ment hor­mo­nal de la méno­pause doit être sim­ple­ment limi­tée à la durée de la mani­fes­ta­tion des troubles gênants. Cepen­dant, les agents de san­té ne donnent aucune pré­ci­sion face à cette interrogation.

Pour l’Agence Natio­nale de Sécu­ri­té des médi­ca­ments (ANSM), la durée du trai­te­ment peut s’élargir sur tout le temps que les symp­tômes durent. Selon cette ins­ti­tu­tion, il fau­drait dans tous les cas uti­li­ser des doses faibles des pro­duits qui rentrent dans le cadre de ce trai­te­ment. Il n’y a pas de durée limite fixée de façon arbi­traire pou­vant s’appliquer à toutes les femmes pour ce qui concerne le traitement.

Il fau­drait chaque année faire une petite éva­lua­tion quant à l’intérêt de la pour­suite du trai­te­ment. Ain­si, il est pos­sible de sus­pendre le trai­te­ment dans une même année pen­dant une période allant de 1 à 2 mois. Si pen­dant le temps de cet arrêt aucun symp­tôme tel que les bouf­fées de cha­leur n’apparaît, alors le trai­te­ment peut être aban­don­né de façon définitive.

Par contre, si les symp­tômes per­sistent, le trai­te­ment hor­mo­nal pour­ra être repris si on le juge oppor­tun. Une fois encore, cela doit se faire avec le consen­te­ment de la patiente. De toutes les façons, rete­nez qu’aucune déci­sion concer­nant l’emploi d’un THM ne doit être définitive.

Il est éga­le­ment pos­sible de dimi­nuer au fur et à mesure la dose et la durée de l’administration du trai­te­ment dans un même mois. Ceci per­met d’obtenir une réduc­tion pro­gres­sive. Aus­si, ceci est capi­tal sur­tout pour évi­ter un sevrage bru­tal. Il est impor­tant aus­si de rap­pe­ler que le TMH doit être admi­nis­tré sous sur­veillance d’un méde­cin spécialiste.

Les phytoœstrogènes peuvent-il remplacera un traitement hormonal de la ménopause ?

Les phy­toœs­tro­gènes sont des sub­stances pro­ve­nant des espèces d’origine végé­tale ayant une faible action œstro­gé­nique. Ils sont répar­tis en deux grands groupes :

  • Les iso­fla­vones retrou­vées dans les légu­mi­neuses telles que le soja et
  • Les lignanes

Les phy­toœs­tro­gènes sont consi­dé­rés comme étant des com­plé­ments ali­men­taires et sont mis sur le mar­ché sans aucun contrôle. Cer­taines études ont mon­tré leur effi­ca­ci­té contre les bouf­fées de cha­leur. Cepen­dant, ils ne peuvent pas rem­pla­cer un trai­te­ment hor­mo­nal de la méno­pause pour lequel ils n’ont pas toute la ver­tu thé­ra­peu­tique. Ain­si, bien qu’ils soient en vente libre, les phy­toœs­tro­gènes peuvent ne pas for­cé­ment aider à cal­mer tous les symp­tômes gênants de la ménopause.

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